Témoignages de victimes de violences sexistes et/ou sexuelles, ayant porté ou essayé de porter plainte auprès de la police."

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J'accompagne ma meilleure amie porter plainte pour harcèlement et menaces. Le policier nous isolé dans une salle pendant que les autres policiers semblent en très grande forme. Le policier lis à peine les messages et décrète qu'elle ne peut pas porter plainte car le message dit "j'ai envie de t'éplucher la gueule" et non pas "je vais". Ce sera donc une main courante. Pendant ce temps là on entend les blagues graveleuses des policiers : "elle est où ta vaginette", "toi je vais te violer"...

Paris

Du 18eme

En attendant une amie devant un musée, un homme me demande « Tu suces ? » je lui dis non et qu il n’a pas me parler comme ça. Il s énerve, me menace de me violer, me bloque le passage. J ai réussi à entrer dans le musée et l agent de sécurité à empêcher l agresseur de me suivre et lui a demandé de partir. Quand j ai porté plainte le lendemain au commissariat, le policier qui m’a recue n’était pas formé : il ne savait pas ce que c etait qu un « outrage sexiste ». Il n a pas qualifié les faits comme il fallait puisqu il a omis la partie Menace de viol. Une autre policiere a assisté au dépôt de plainte, elle m interrompait pour discuter avec son collègue (celui qui prenait ma plainte). Le policier m a fait comprendre qu il n’y aurait pas d’enquête. Alors même que l agent de sécurité était témoin, le policier ne comptait pas lui demander de témoigner : il m a dit que c était à moi de retourner au musée pour demander à l agent de sécurité de venir au commissariat. Évidemment la plainte a été classée sans suite

Paris

14eme arrondissement

Bonjour, Un soir d'octobre, il y a 5 ans, je rentrais de mon service au restaurant, tard le soir, et j'ai été sexuellement agressé par un taxi. Avant de déposer plainte, je suis allée chez ma mère, quelque jours. J'avais déjà été violée 2 ans auparavant, alors je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ça se répétait. Grâce à elle et son soutien, je reviens sur Paris, et elle m'accompagne pour déposer plainte au commissariat. Problème, ils ne peuvent pas prendre la plainte, et nous conseillent de nous rendre au commissariat d'à côté, le lendemain. J'y vais seule, ma mère a du travail. Lorsque je suis reçue, c'est dans un bureau, face à un homme visiblement agacé. Il y a une femme policière dans le bureau, aussi. Je raconte donc mon histoire, et je dis que je veux déposer plainte. L'homme lève les yeux au ciel à la fin de mon récit. Il dit qu'il ne comprend pas. Que ça sonne faux. Et que les fausses victimes, il les reconnaît aujourd'hui ; et pour lui, j'en suis une. Choquée, je réponds que son avis m'est égal, et que je veux juste déposer plainte. Que ça n'est pas la première fois que ça m'arrive, et que je ne comprends pas son comportement avec moi. En entendant ça, que j'ai déjà été violée, il rigole. Il me dit que c'est encore un mensonge : comment une femme violée aurait-elle pu faire confiance à un taxi, sans voir venir l'agression ? Alors il dit qu'il va prendre ma plainte. Et puis qu'il fera des recherches. Sur moi, ce que je fais, mes activités. Dans mon téléphone, mon ordinateur, chez moi. Qu'il trouvera des preuves que je mens, "à tout prix". Là, c'est un peu trop. Je me lève de ma chaise, et je pleure en criant que je ne comprends pas. J'interpelle la femme aussi, en lui demandant si c'est normal. Je commence à paniquer. L'homme se lève aussi, et il me pousse hors de son bureau. Je lui demande ce qu'il fait, mais il est bien plus fort que moi. Il me jettera hors du commissariat. J'appelle ma mère, elle arrive, réclame le nom du flic qui n'a pas pris ma plainte. C'est la dame présente dans le bureau qui viendra à nous, en rigolant, et en affirmant que personne ici ne nous donnera son nom. Je porterai finalement plainte dans un autre commissariat, après en avoir fait 7 avec ma mère, à 22h. Le pire ? J'ai été rappelée par la police 3 mois après. Le type que je décrivais, 2 autres victimes l'ont décrites aussi. La même agression, 3 fois, sur 3 jeunes femmes différentes, en 6 mois à peine. Profil connu des services de police, le type est un agresseur sexuel récidiviste. Mon procès est dans 6 mois. J'en veux encore aujourd'hui tous les jours à ce flic, pour m'avoir fait douter de moi, alors que les faits le prouve : je n'ai jamais menti... Force à nous toutes.

Paris

12ème

7 ans après les faits, plus âgée, plus éclairée, traînant de lourds bagages, … je trouve la force d’aller au commissariat expliquer ce qu’il s’est passé. Je passe des heures à tout écrire sur un carnet et me rends au commissariat. Je suis reçue par une femme, nous commençons à discuter. Au bout d’un moment, je lui explique que l’homme en question s’est, depuis, engagé dans l’armée. Depuis plusieurs années maintenant. Il essaye parfois de me recontacter en m’appelant 5,6..20 fois. La femme me répond : « Mais, vous savez, il y a des tests psychologiques à l’armée, on ne rentre pas comme ça, on recrute des personnes saines d’esprit, … » et commence à remettre en question ce que je raconte. Je suis partie. Je ne suis jamais retournée dans un commissariat. Quand j’y pense, je ressens beaucoup de rage. #impunité

Paris

Commissariat central du 10e

J'ai appelé la police qqs heures après les faits. J'ai juste voulu de l'aide (voir un médecin surtout). Je n'étais pas dans une démarche de porter plainte. La police est arrivé là où j'étais. Quand j'ai dit le nom de mon agresseur tout a basculé. On m'a emmené au commissariat. Je voulais juste aller à l'hôpital, je n'avais pas le droit fallait attendre. Le policier n'a pas pris la peine de noter ses questions il ne m'a pas fait relire le pv: la preuve mon nom est mal écrit. Ce même policier m'a posé la question si c'était la première fois que je faisais une fellation, si c'était la première fois que je faisais la sodomnie et il a fait référence aux faits de viol en employant le mot "aventure". Il m'a ensuite conduit aux urgences (UMJ). En arrivant j'apprends par mon ancien agent que la police a fuité à la presse que j'ai porté plainte contre mon agresseur. Les policiers du 1DPJ ont déformé sans cesse mes dires. Une policière m'a (un mois plus tard) gardé pendant cinq heures et demie pour m'auditionner SANS PAUSE, sans nourriture. Elle m'a demandé à plusieurs reprises pourquoi je portais une robe, pourquoi je n'ai pas mis un pantalon avant d'aller voir mon agresseur. Je suis traumatisée par cet accueil et je ne cesse d'y penser car j'en suis sure que je suis pas la seule qui a été mal reçue par ce commissariat.

Paris

1 DPJ

Je me suis faite violée en 2012, à Paris, dans le 12ème. J'avais passé la soirée avec mon copain de l'époque et des amis. C'était une de mes premières soirées alcoolisée. J'étais ivre, on s'est disputé avec mon copain. Il est parti et je me suis retrouvée seule dans la rue. Sans batterie dans mon téléphone, sans argent et j'ignorais où j'étais exactement. J'ai croisé le chemin d'un homme qui m'a fait croire qu'il allait m'aider, me raccompagner chez moi, à Bagnolet. Je l'ai suivi. Il m'a entraînée dans une petite cour non éclairée, en bas de grandes barres d'immeubles. Là il m'a frappé, je suis tombée, il a enlevé ma culotte et m'a violée. Je portais une robe. Je n'ai pas osé crier. J'avais trop peur. Quand il a eu fini, il m'a frappé à nouveau et a volé mon téléphone, puis il s'est sauvé. Je n'avais plus de culotte. J'ai éré, plutôt, je me suis traînée dans la rue. Anéantie. Des inconnus sont venus à mon secours car je pleurais beaucoup, je leur ai raconté ce qui venait de se passer et ils ont appelé la police. Ils sont arrivés vite, deux hommes et une femme. Ils ne m'ont pas aidé du tout. Ils étaient très méchants. Ils ont dit que j'étais trop ivre, hystérique, ont refusé de me croire. Ils ont dit que je mentais probablement ou que si quelque chose était arrivé, c'était de ma faute car j'étais trop bourrée. Ça m'a mise hors de moi. J'ai commencé à leur crier dessus. La femme était la pire. Aucune compassion, aucun soutien. Elle m'a attrapé par le bras pour me calmer j'imagine, elle m'a fait un gros bleu. Ils ont refusé de me conduire à l'hôpital, de me ramener chez moi, ou de prendre ma plainte. Ils ont dit que la seule chose à faire c'était de me mettre en cellule de dégrisement. Ils ont dit que c'était de ma faute. J'ai refusé d'aller en cellule de dégrisement bien évidemment. Alors ils sont parti. Ce sont les inconnus qui les avaient appelé qui ont fini par me payer un taxi pour que je rentre chez moi. Cinq jours plus tard, un membre de la famille de mon copain a réussi à retrouver le commissariat et les policiers concernés. Ils ont soutenu que je mentais et que j'étais trop ivre, que c'était probablement des conneries. Je n'ai jamais porté plainte finalement et j'ai du apprendre à vivre avec ça. Je me suis faite agressée sexuellement à d'autres reprises après ça. Je n'ai jamais porté plainte et ne le ferai jamais, parce que je sais que c'est foutu d'avance.

Paris

Il y a 3 ans, lors d’un festival, je me réveille à l’infirmerie après avoir été droguée et, potentiellement, agressée sexuellement. Je suis transportée en urgence par la police dans un commissariat de nuit pour pouvoir déposer ma plainte et passer des examens médicaux. Mon calvaire commence dans la voiture où les policiers rigolent entre eux et me disent que « lorsqu’on ne sait pas boire, on ne boit pas ». Lorsque j’arrive au commissariat, on me fait patienter seule pendant une heure. Un officier vient finalement me chercher et m’emmène dans une salle avec 7 ou 8 autres agents. On me demande de souffler dans un long et large tube plusieurs fois. Tout le monde rigole. Je comprends alors qu’on me fait mimer une fellation. On me demande ensuite d’expliquer pourquoi je suis là et quel est le motif de ma plainte. Alors que j’essaie de parler, encore sous l'emprise de la drogue, on me reprend sans cesse. On me dit de parler plus fort, de m’exprimer correctement, de ne pas buter sur mes mots. Personne ne prend de notes, ils sont debout ou assis, tout autour de moi et me regardent le sourire aux lèvres. Un policier m’interrompt une énième fois pour faire une blague et je décide de sortir de la salle. Je me fais vite rattraper, et un officier décide de m’assoir sur un banc et de me menotter à celui-ci pour que « je me calme et redescende un peu ». Assise et impuissante, des policiers menacent de s'en prendre à moi et me réprimandent. Alors menottée à ce banc, j'utilise mon téléphone pour prévenir mes amies de ce qui est en train de se passer. Un policier vient me dire que je n’ai pas le droit d’être sur mon téléphone, comme je ne le range pas, il me le prend, me le fait déverrouiller et l’emmène avec lui dans la salle avec tous ces autres officiers. Lorsqu'il vient me le rendre, je lui demande de me détacher car j’ai mal au poignet. Il accepte mais décide de me mettre toute seule dans une salle car je ne suis « toujours pas calmée ». Dans cette salle, étant l'entrée du commissariat, je décide d’appuyer sur le bouton de sortie de secours et de m'enfuir. Quelques minutes plus tard, je reçois un appel. C’est une policière du commissariat à qui j'explique ce qu’il s’est passé. Elle me dit que ce n’est pas normal mais que je dois revenir pour poser ma plainte. Je décide d’y aller car elle me promet que je ne croiserais pas les précédents officiers. Dans son bureau, elle me pose quelques questions, puis me dit qu’elle ne peut malheureusement rien faire pour le moment. Je dois attendre le lendemain matin pour pouvoir faire mes tests médicaux et poser ma plainte. C’est à ce moment qu’un des policiers rentre dans le bureau, et me dit qu’on va me transférer dans le commissariat de jour qui s'occupera de moi. Il est 4h du matin. Je suis transférée dans ce deuxième commissariat. On me fait rentrer dans une salle vide et on me dit d’attendre qu’on vienne me chercher. Je passe ma nuit, à attendre sur un banc, sans eau, sans wc, seule et encore dans les vapes. A 7h, deux officiers viennent enfin me chercher et m’emmènent au centre hospitalier pour y faire des tests. Je retourne ensuite au commissariat, où je suis reçue par le chef de la brigade des mineurs, même si majeure à l'époque. Il me pose toute sorte de questions faisant partie d’un formulaire, puis me raccompagne dans les locaux de la police, demande à un officier de me ramener au festival et part. Je suis restée 8 heures dans la salle d’accueil du commissariat. Personne ne m’a ramené, malgré mes nombreuses demandes et explications. Personne ne m’a demandé ce que je faisais là. Je suis restée 8 heures, sans eau, sans affaires, sans moyen de rentrer, sans batterie. C’est en demandant un chargeur à une personne entrant dans le commissariat que j’ai pu prévenir mes amies et le festival qui ont fait les démarches nécessaire pour que l'on me ramène. Il leur a fallu 8 mois pour procéder aux examens gynécologiques, médicales et toxicologiques. La tardivité de ma prise en charge (plus de 9h après les faits) et de ces examens n'a pas permis de m'éclairer sur ce qui m'était arrivé. Je vis aujourd'hui avec ce double traumatisme, ne me souvenant pas de l'un, n'ayant que trop de souvenirs de l'autre. Merci de libérer la parole.

Paris

Je suis allée au commissariat car un homme avait soulevé ma jupe dans les escaliers du métro pour me toucher les fesses. On m’a demandé pourquoi j’étais là, j’ai expliqué ce qui m’était arrivé et on m’a invité à revenir une prochaine fois car il y avait trop de monde. Pourtant la salle l’acceuil était vide, j’ai dit que j’étais prête à attendre mais cela m’a été refusé. A l’époque ça m’a juste découragée, je suis partie et évidement je ne suis jamais retourner déposer plainte.

Paris

Commissariat de police du 11eme

À 13 ans, j’ai subi une tentative d’enlèvement dans la rue. Après avoir été écoutée respectueusement au commissariat lors du dépôt de plainte, mon dossier a été saisi par la police judiciaire pour tenter de retrouver l’auteur des faits. Le commissaire chargé de l’enquête m’a accueillie avec ces mots : « Bon, tu vois tous les dossiers sur mon bureau ? Ce sont des réelles affaires de viols, d’homicides, etc… Et à cause de petites gamines qui inventent des histoires, je perds mon temps alors que je pourrai m’occuper de ces affaires. Alors dis moi tout de suite que tu mens, et on en parle plus ». Ainsi, à peine rentrée, pour la simple raison que j’étais une jeune fille, ce commissaire m’accusait de mentir. L’entretien a été pour moi un véritable cauchemar. Au lieu de m’écouter, il cherchait par tous les moyens à vérifier si je disais ou non la vérité, si j’étais comme « toutes ces gamines en mal d’histoires, qui inventent un événement traumatisant pour se rendre intéressantes ». Il m’a demandée mon portable pour fouiller dans mes messages, dans le seul but de vérifier s’il y avait des éléments qui pourraient prouver un mensonge. Ma vie privée a été ainsi intrusée, j’ai été traitée tout du long de cet entretien comme une potentielle coupable, et non comme une victime, ma parole a été sans cesse mise en doute. Encore une fois, certainement pour l’unique raison que j’étais une jeune adolescente, de sexe féminin, qui ne pouvait aisément rétorquer ou s’insurger. À 13 ans, face à ce commissaire qui m’impressionnait, qui me menaçait, j’ai tenu bon, mais j’ai eu peur pendant deux heures. Moins d’une semaine après une agression, je me retrouvais une seconde fois dans une situation d’impuissance et d’insécurité. Je passe certains détails de cet entretien, qui sont encore douloureux pour moi à relater aujourd’hui, 15 ans plus tard. L’affaire a été classée sans suite, après des trop brèves recherches, car ils manquaient d’éléments pour retrouver l’agresseur en question. Ma mère m’a relatée que lorsque ce commissaire le lui a annoncé, elle en a profité pour lui dire que l’entretien que j’avais passé avec lui m’avait profondément secouée. Il lui a répondu qu’il avait « joué au mauvais flic », que ça faisait parti de son boulot. Alors, non. Avoir ce comportement face à n’importe qui, et encore plus face à un.e enfant, un.e adolescent.e, n’est ni banalisable, ni justifiable. J’ai été en effet davantage traumatisée par le déroulement de cet entretien que par l’agression que j’ai subie. Malgré le fait que je connaissais la véracité de mon témoignage, j’ai traversé mon adolescence en ayant des moments de doutes, en me demandant si je n’avais pas imaginé, halluciné, interprété. Je suis restée pendant un temps avec un sentiment de honte et de culpabilité, comme si j’avais menti. Une partie de moi avait malheureusement cédée à l’image que ce policier désirait me faire porter. Plusieurs années après, à la suite d’une agression sexuelle, je ne suis pas allée porter plainte, de peur qu’on me prenne à nouveau pour une hystérique affabulatrice. Aujourd’hui, j’arrive enfin à parler plus librement de cette partie de mon histoire, et heureusement, ma honte, mon silence, se sont transformés en une colère légitime et un désir de dénoncer ces injustices. Merci aux créatrices et créateurs de ce site de faire avancer la cause, et de contribuer à faire cesser ces comportements sadiques, maltraitants, causés par des élans sexistes. Aucune enfant, adolescente, jeune fille, femme, doit se retrouver dans la situation de n’être pas crue, au sein même d’une institution qui se donne pour but de recueillir et de respecter la parole.

Paris

Je me suis faites agressée par 4 ados (17/18 ans) de mon quartier, qui m’ont tabassée dans mon parking pour me voler et partir en courant. J’ai d’abord contacter la police par téléphoné qui m’ont poliment expliqué qu’il n’étaient pas dans le coin et donc qu’il ne se déplacerait pas. Ils m’ont ensuite informer que je pouvais allé au commissariat déposer plainte. Une fois sur place, on m’a expliqué qu’il était inutile que je dépose plainte car mes agresseur ne risquer pas grand chose et qu’il était préférable que je ne risque pas de représailles. Pour conclure tout ça ils m’ont dit «  que je pouvais toujours déménager si j’avais peur… » Pour une tout autre histoire, je suis allée déposer plainte dans ce même commissariat ( Paris XI ) pour harcèlement. Il s’agissait d’un mec de mon lycée qui m’a harceler par téléphone ( appels / sms / WhatsApp,FB ) avec constamment des nouveaux numéros ou des nouveaux compte. Puis il a commencé à contacter des amis et membres de ma famille sur les réseaux sociaux. Un jour il m’a attendu au pied de chez moi et à intercepter ma mère pour lui demander où j’étais. Ce jour j’ai eu vraiment peur et j’ai finit par aller porter plainte. Je suis arrivée avec plus de 50 pages de capture d’écran de ses message et appels. J’avais également enregistré les messages qu’il me laissé sur mon répondeur. Ils ont refusé ma plainte. Et m’ont proposé de déposer une main courante pour appel malveillant. J’ai su plus tard que déposer une main courante était parfaitement inutile. Un an et demi plus tard je suis convoquer par courrier et par téléphone sans jamais en connaître la raison au commissariat de Montreuil. Lors de mon audition, les policier m’ont expliqué que j’étais convoquer car un certain « nom du mec de mon lycée qui me harceler » a porté plainte contre moi pour harcèlement. Selon lui, je serai continuellement dans une camionnette pour le surveiller. Et par ailleurs ils venaient de se faire agresser et me soupçonner d’avoir envoyé 4 personne pour lui casser la gueule. Je suis sortie de cette convocation vraiment perplexe entre envie de rire et envie de pleurer. Cette histoire est allée au delà de ce que j’aurai pu imaginer. Cela va faire 4 ans que je n’ai plus reçu d’appel ou sms malveillant, ni eu de nouvelle de la police. Mais ce que je retiens c’est que je sais lequel de nous deux à réussi à déposer plainte.

Paris

Paris XI

En temps que staff dans un concert, je me suis faite prendre un main au cul par un festivalier, complètement défoncé, qui avait déjà fait chier une de mes collègues. La sécurité le sort et me demande si je veux porter plainte, je me dis pourquoi pas, si ça peut servir à débanaliser ces actes. Il est 2h du matin, je viens de me taper 48h de festival au staff. Un policier, d'abord gentil sous tous rapports, nous prend en charge pour mon dépôt de plainte, au bout d'à peine 3 minutes de discussion (j'étais encore en train de déclarer mon identité) il lance d'un ton léger et un peu blagueur, dans une volonté de détendre l'atmosphère : "Ah ! Vous êtes de 1998 ? Eh beh comme votre agresseur, vous êtes célibataire ? Eh vous auriez pu faire un effort avec lui quand même, ça nous tous aurait arrangé si vous auriez répondu à ses avances." Il m'a écouté, prit ma plainte et m'a encouragé à le faire mais n'a pas la décence d'esprit de se rendre compte que ce genre de phrases contribuent à la banalisation de ces actes et a la culture du viol.

Paris

Commissariat du 9e arrondissement

Je voulais déposer plainte pour viol. J'ai été victime de viol à l'âge de 8 ans. J'ai appelé une plateforme dédiée pour me renseigner sur la façon dont je devais procéder. La personne qui m'a écoutée m'a crue et m'a encouragée à aller au commissariat tout en me disant qu'une seule plainte ne servirait à rien et qu'il ne fallait pas que j'y aille seule. Qu'il fallait absolument que je sois capable de tout détailler et qu'au mieux, il y aurait enquête si les plaintes s'accumulaient. Cette personne m'a aussi dit qu'étant donné l'âge du violeur au moment des faits (16-17 ans), il avait sûrement réitéré. Ça m'a brisée sans être passée par la case commissariat qu'on me dise que ma plainte ne servirait grosso modo à rien, qu'on ne me croirait pas et qu'il pouvait en gros continuer à violer des enfants impunément.

Paris

A 25 ans, j’ai tenté d’avoir un job en tant que mannequin cabine. Un homme m’a donné ma chance et a accepté de me rencontrer, j’étais folle de joie. Malheureusement, on s’est vu plusieurs fois pour des essayages et les choses devenaient de plus en plus bizarres. La dernière fois, il m’a donné rdv à 20h. Je trouvais ça tard mais il m’avait juré qu’il ne serait pas seul, que son équipe serait avec lui au showroom. Je m’y suis rendu et il m’attendait à la lumière de bougies avec une bouteille de champagne déjà ouverte. Je me suis dis, ma fille il a mis quelque chose dedans. J’ai tout de suite allumé les lumières pour y voir et j’ai signalé que je venais pour finir le travail d’essayage mais que je repartais dans cinq minutes. Il a fait traîner en longueur en instant pour que je boive, et puis il me tripotait de plus en plus. Il m’a finalement collé contre un mur et a tenté d’enfoncer sa main dans mon pantalon tout en me touchant les seins. Ça m’a sorti de mon état de sidération, je me suis dis il est temps de partir et j’ai claqué la porte. Je ne comptais pas porter plainte mais quelque semaines plus tard je croise dans Paris une fille que j’avais vu au showroom, qui était modèle aussi. On discute et elle me raconte qu’elle a déposé une plainte contre le gars avec qui on avait travaillé et là on réalise qu’on a vécu des choses similaires. Elle me demande donc de porter plainte dans le même commissariat afin d’étayer sa plainte et de grossir le dossier contre ce mec. Je n’avais jamais fais ça, mais pour elle je voulais vraiment me faire violence et aller au bout de la démarche. Je me rends donc dans le même commissariat où elle avait été quelques jours plus tôt. Deux policiers fument un clope dehors et quand j’approche de la porte d’entrée l’un d’eux m’arrête et me demande pourquoi je viens. Ça me parait étonnant dans la rue comme ça mais je n’ai pas honte alors je réponds « déposer plainte pour agression sexuelle ». Je m’en rappellerais toujours, ce mec me regarde de ma tête au pied et se met à rire. Dans la rue comme ça avec son collègue à côté. Ça m’a assommé. Je lui ai demandé ce qu’il trouvait de drôle, il s’est donc calmé et m’a dit « rien rien, mais clairement je prendrais pas votre plainte ». J’ai fini par trouver à l’intérieur des lieux un autre policier pour me recevoir. Racontant mon histoire, les questions désagréables s’enchaînaient « mais pourquoi être revenu faire des essayages pour lui si il semblait bizarre ? Vous vouliez vous mettre en danger » « mais il vous faisait porter quoi comme tenue ? Vous avez accepté de porter une robe transparente devant lui et vous pensiez ne pas l’exciter ? ». Ça sonnait comme des jugements. Le policier n’était pourtant pas désagréable mais il semblait pas du tout renseigné sur la manière de me parler etc. Il a fini par me dire que comme il n’y avait pas eu de pénétration il ne pouvait pas y avoir de preuve d’agression. J’ai eu la sensation qu’il aurait fallu que je laisse les choses aller jusqu’au bout pour pouvoir me faire entendre, et encore… j’ai pourtant un papa dans la police et je n’avais jamais eu d’apriori sur les policiers avant ce moment. Depuis je refuse de me tourner vers eux lorsqu’il m’arrive ce genre de choses.

Paris

"Ce n'est pas si grave." de la part du policier en charge de mon dépôt de plainte. Parce que je ne me suis faite "que" toucher les seins dans la rue. Quand je lui ai répondu qu'il n'avait pas à juger de la gravité de ce que je ressentais, il m'a menacé en me disant que comme cela c'était passé à ma sortie d'un bar, j'aurais pu être mise en cellule de dégrisement s'il le voulait. Que je devais me montrer reconnaissante de sa politesse depuis le début de notre échange. Je suis sortie bouleversée et apeurée de son bureau.

Paris

4ème arrondissement

J’ai été droguée au GHB et agressée sexuellement en plein milieu du bar le Supersonic ce vendredi vers minuit. Lorsque j’ai voulu aller porter plainte le lendemain avec une amie à moi et ma sœur, on m’a dit « il y a une plainte pour viol avant vous c’est un sujet sensible » et on m’a fait partir. On a refusé ma plainte. Le bar que j’ai contacté pour les avertir qu’un de leur habitué drogue des jeunes femmes et les agresse sous les yeux des barmans et de la sécurité, ne m’a pas répondu. Silence radio. Honte au Supersonic complice, qui a fait rentrer l’agresseur à nouveau dans le bar quand on m’a tranquillement demandé de partir. Qui est la prochaine victime ? J’ai eu de la chance, mes amies étaient là et on pris soin de moi. Je n’aurai pas passé la soirée autrement. Aujourd’hui c’est la colère qui m’habite et mon corps est en guerre. En guerre contre la police qui m’a fait comprendre que je n’avais pas été violée et que ça n’est pas si grave. En guerre contre cette policière qui a levé les yeux au ciel quand j’ai parlé de GHB. En guerre contre ce bar où j’allais si souvent et où je me sentais chez moi. En guerre contre cet homme du double de mon âge. En guerre contre ce système où on prendra ma plainte et mon témoignage quand je serai morte.

Paris

Commissariat du 12ème

J’ai été agressée sexuellement par un inconnu il y a 13 ans quand j’avais 20 ans. Je me rendais en cours un matin et il m’a abordée alors que je m’engageais dans une ruelle vide. Il faisait encore nuit, je ne voyais pas bien son visage mais je suis partie en l’insultant et je pensais qu’il ne m’arriverait rien puisque j’étais à 2 pas de ma fac. Il m’a suivie dans la ruelle et m’a fait tomber en arrière en m’agressant. Heureusement et malgré le choc, j’ai eu la force de crier et il est parti. Je ne suis même pas allée porter plainte, je savais déjà à l’époque que ça ne servirait à rien, je n’avais pas assez de preuves ni la force de me confronter à la police.

Paris

J’ai mis du temps à aller porter plainte… il a fallu 3 ans que j’accepte que c’est pas normal que le « pote » n’ait pas tenu compte du non que je disais. J’ai d’abord été sur le site de signalement des violences sexistes où on m’a dit que ces faits de mon récit n’étaient pas normaux et répréhensibles. La procédure fait qu’ils transmettent ensuite nos échanges au commissariat à proximité de mon domicile comme une pré-plainte et le commissariat rappelle ensuite pour convenir d’un rendez-vous. Au bout de 2 semaines tjrs pas de nouvelles du commissariat, je retourne sur la plateforme ils retransmettent le message et je suis rappelée rapidement par le capitaine qui me propose un rdv tout en me disant qu’il me le confirmera. Je tiens à dire que je ne mets pas en doute l’oubli ou l’erreur de transmission. En revanche, il faut se mettre à la place des victimes. Une fois qu’on a porté plainte, notre cerveau génère des angoisses terribles, on imagine l’accusé qui revient, nous attaque verbalement ou physiquement et ça c’est sans aucun doute du à notre société qui fait des femmes des victimes permanentes incapables de se défendre (si qqun souhaite remettre en question cette remarque, qu’il/elle comptabilise le rapport hommes/femmes dans les victimes de toutes les séries policières ou qu’il/elle lise Kong Kong theory, Despennes le raconte très bien). Du coup c’était la panique et cet oubli a failli faire que je lache l’affaire. Le jour du rdv vient, j’ai pas eu de nouvelles mais me pointe au commissariat où je suis reçue. (Pareil là j’ai failli lâcher l’affaire). Bref au commissariat je vais pas refaire le dépôt de plainte mais j’ai eu droit à: - « Mais madame, parfois quand on est bourré on fait des choses qu’on ne devrait pas » en parlant du forcing de l’accusé - Faire remodifier 2 fois la déposition car la notion d’insistance et de surprise étaient totalement absentes. Autant dire que j’ai pas osé faire modifier une 3ème fois et j’ai laissé qqch qui me gênait (je sais j’aurais du ne rien lâcher…) - les AR des fonctionnaires dans le bureau disant bonjour et demandant des stylos (comme cadre d’accueil des victimes c’est pas top et franchement heureusement que mon histoire était pas la plus trash + grosse réflexion sur le manque de moyens de la police même si ça n’excuse rien) - a l’arrivée au commissariat, passer les grilles et de faire accueillir par un « vous voulez quoi » agressif - heureusement que j’avais rdv… Bon sans surprise, ça fait 2 ans que je n’ai aucune nouvelle. J’appelle tous les 6 mois savoir où ça en est. Je tombe sur des interlocuteurs bienveillants qui prennent le numéro de plainte et oublient de me rappeler. De fait, chaque appel me met dans un état de stress pendant 1h, résultat alors que je sais que je devrais relancer je ne le fais pas. La conclusion de tout ça, c’est qu’entre porter plainte et ne pas porter plainte, au regard du résultat et des situations violentes subies (qu’elles soient volontaires ou non) je ne vois aucun bénéfice à l’avoir fait. On est soupçonnées, mal vues, on gêne, ça se sent. C’est pas normal d’avoir à batailler pour que justice soit faite (ou a minima étudiée). J’attends le moment de confrontation avec mon agresseur au stade où ça en est je sais même pas si ça se fera…

Paris

Crimée 19eme

Le jour de mon dépôt de plainte pour viol, la première question fut "c'était un "viol viol" ?" Lors de l'enquête, on me demande, à moi, à mes ami.e.s, à mon copain, si j'ai déjà couché avec des gens que je ne connais pas, si je pratique le bdsm, quelles sont mes pratiques sexuelles préférées. Pendant mon audition, on me force à répondre rapidement à des questions difficiles, on remet ma parole en doute avec des "pas la peine d'inventer des choses non plus" et autres "beaucoup de filles mentent, nous on est pas là pour prendre le témoignage d'un soir ou vous avez regretté de coucher avec un mec".

Paris

Petit garçon, j'ai subi des viols de la part de deux amis militaires de mon père : l'un pendant 2 ans et demi, de 11 à 13 ans (1976-1978), et l'autre, pendant plusieurs semaines à 13 ans et demi, incité à le faire par le premier violeur. Le second que j'ai repoussé au bout de quelques temps a agressé mes sœurs sexuellement également. Souffrant depuis de longues années d'un stress post-traumatique complexe, bien diagnostiqué, je me suis rendu au commissariat du 11e de Paris de mon domicile début octobre 2019, afin de porter plainte pour moi et mes sœurs, en dépit de la prescription, car nous sommes convaincus que le 1er criminel, en particulier, continue de commettre ses horribles crimes en se rendant très régulièrement en Thaïlande, une enquête devrait donc être ouverte au moins pour essayer de trouver des victimes plus récentes et arrêter ce fléau, cet engrenage de crimes perpétrés sur des gamins. À l'accueil, autrement dit, en public, l'inspecteur de police très énervé a refusé le dépôt de plainte, en dépit de mon calme olympien et les documents tirés du Journal Officiel remis par une association que je lui ai présenté très tranquillement qui indiquaient clairement qu’une plainte reste tout à fait recevable même après la prescription. C’est au procureur d’en juger. J’ai surtout gardé mon calme, mais j’ai bien « continué d’insister » sur ce point la preuve. L’inspecteur s’est alors très énervé et a hurlé à ses hommes qui me ceinturaient déjà, alors que je ne provoquais aucun grabuge et restais imperturbable : « JETEZ-LE MOI DEHORS ! », comme si j’étais un « déchet, une merde ». Je lui ai alors demandé, toujours posément : « J’ai bien entendu ? « Jetez-le moi dehors ! » ? ». Alors, j’ai dit : « ce ne sera pas la peine, je vais sortir de moi-même, mais avant cela je vous donne oralement les nom, prénom et adresse du premier violeur… BIP ! BIP ! BIP !..., vous serez dorénavant responsables de ses crimes ». Je suis sorti. Les criminels sont bien sûr toujours en liberté, dorment sur leurs deux oreilles, les policiers également, mais PAS MOI ! Je n’ai plus de vie, plus de sommeil, j’ai juste envie de vomir, tellement la société est complice de tous ces criminels, et laisse détruire des millions de vies innocentes. Envie de se flinguer.

Paris

Du 11e arrondissement

En expliquant pourquoi je venais porter plainte, à savoir le harcèlement d'un type qui pendant plusieurs semaines me suivait dans la rue, m'attendait à la sortie du boulot et m'appelait des dizaine de fois par jours pour me menacer de m'agresser, me dire qu'il savait où j'habitais etc., la policière m'a dit en rigolant que ce n'était pas un motif de plainte, qu'elle ne pouvait rien faire pour moi et qu'il ne fallait pas se plaindre car j'avais quand même beaucoup de chance d'avoir un admirateur secret ! Quand j'ai essayé dans un autre commissariat, une fois que j'avais réussi à avoir le numéro de téléphone du harceleur et la liste de ses centaines d'appels, le policier m'a dit qu'ils avaient plus important à faire et qu'il fallait mieux repasser un autre jour.

Paris

19e

Un soir en 2011, j'étais dans un bar avec une amie, on s'est fait offrir des verres par des mecs, j'ai perdu de vue ma copine et puis, pour moi, le trou noir. Le lendemain, je me suis réveillée complètement nue dans le lit d’un inconnu avec un coquard à l’œil et des bleus sur le corps. Le peu de souvenirs qui me sont revenus plus tard de cette nuit là, sont des sensations et de la douleur. J’ai été portée plainte au commissariat du 19ème arrondissement de Paris où j’ai été accueilli par une dame à l’accueil qui m’a dit : « et c’est que maintenant que vous venez ?? » quand je lui ai dit qu'une semaine s'était écoulée depuis les faits. Les policiers m'ont posé tout un tas de questions, on m’a demandé ce que j’avais bu, combien de verres j’avais bu, avec qui j’avais parlé, comment j’étais habillée. Puis, celui qui était en charge de ma déposition m’a ensuite dirigée vers la police judiciaire. J’ai été reçue par un capitaine de police qui m'a d'abord demandé d'enlever mon t-shirt dans son bureau pour pouvoir prendre en photo mes bleus qui étaient dans le dos et sur mon oeil droit. Plus tard, pendant que je lui racontais mon histoire, un de ses collègues est rentré dans son bureau sans frapper, en râlant sur son dossier en cours. Le capitaine de police qui m'écoutait lui a répondu : « je te l'fais pas dire, que des dossiers de merde en ce moment, c’est pas mieux de mon côté. Ne le prenez pas mal hein mademoiselle. » Après avoir écouté toute mon histoire, il m’a dit : « bon écoutez Mademoiselle on n’est pas là pour vous aider à vous rappeler de votre soirée. Ça arrive de trop boire et de faire des choix malheureux, ce n’est pas une raison pour venir voir la police sinon on s’en sortirait pas. » Je suis rentrée du commissariat en me sentant encore plus humiliée. Et je me suis demandée, à quoi bon...

Paris

19e

J’arrive pour porter plainte pour un viol subi 15 jours plus tôt, c’était à la montagne au ski avec mon Universite, je ne voulais pas que toute ma fac soit au courant et je voulais voir ma mère et mon psychiatre avant de prendre une décision aussi lourde que celle de porter plainte. A l'accueil on me demande pourquoi je suis là, j’essaie d’être discrète, on répète fort « Donc vous voulez porter plainte pour un viol » (l’idée même qu’il puisse y avoir une file d’attente dédiée à ça me donne la gerbe), j’attends, un homme vient me chercher, je commence à lui raconter l’histoire, il doit être environ 15h30. Après un témoignage succinct il me conseille de porter plainte pour agression sexuelle je lui réponds que ce que j’ai subi est définit comme un viol (un inconnu qui couche avec une nana trop alcoolisée pour s’exprimer et qui ne réagit pas à ce qui se passe parce qu’elle se voit hors de son corps j’appelle ça un viol), il me dit qu’il doit appeler quelqu’un du tribunal et me remet en salle d’attente. J’attends 2h30, seule, sans informations, quand il revient il me dira seulement qu’il était sur la ligne d’attente du tribunal pendant 2h (le niveau intellectuel du gars est clairement questionnable). On retourne dans le bureau je lui dis que je veux porter plainte, il commence à me dire qu’il est 18h qu’il va falloir revenir, je m’énerve, il accepte de faire son travail. Au moment de commencer le procès verbal il ne trouve pas le code à entrer pour la procédure « viol » donc il crie de son bureau « c’est quoi le code pour VIOL ? » et la 2/3 collègues à lui entrent pour essayer de l’aider, sans aucune considération pour moi et mon malaise. Il me demandera si j’avais une culotte ou un string, si j’ai déjà vécu d’autres agressions donc je lui parlerait des attouchements et fellations forcées que j’ai subi au lycée, il me dira « c’est peut être parce que vous avez subi ces choses que vous voyez un viol dans cette situation ». Il insistera sur pourquoi je n’ai pas porté plainte pour les deux autres viols de mon lycée, pourquoi je n’y suis pas allée directement le lendemain au ski, me culpabilisera en me faisant comprendre que c’est perdu d’avance. C’était il y a un an et demi, j’ai une avocate mais absolument aucun avancement dans l’affaire alors que j’ai le nom du mec, je sais où il habite. J’ai eu un appel d’un policier qui semblait un peu plus pro mais qui a finit l’entretien par « vous savez mademoiselle, là il n’y a qu’une relation sexuelle entre deux adultes alcoolisés». Bref ça n’avance pas je n’ai aucune nouvelle et je ne sais pas si ça n’aurait pas été une meilleure idée de process ça de mon côté sans faire appel à cette justice complice.

Paris

5e arrondissement

Une femme de 35 ans avec qui j’avais eu des relations sexuelles m’a volé une montre Patek Philippe en or le 27 juin 2013. Le soir même je suis allé en bas de chez elle, et l’ai contactée par téléphone. Elle descend de chez elle, monte dans ma voiture, j’enregistre son aveu du vol et le lendemain 28 juin 2013 elle vient avec moi chez le receleur qui me restitue la montre. Vexée de ce que je l’avais accusée de vol auprès du receleur, elle dépose une fausse plainte contre moi pour viol fin juillet 2013. La policière salope me met en garde à vue le 1er août 2013. Elle refuse d’écouter ma version, preuve à l’appui, disant « on ne parle pas de vol, on ne parle que du viol ». A ma sortie de garde à vue, dans des conditions inhumaines et sordides, je lui annonce mon intention de déposer plainte contre elle et mon accusatrice. Du coup pour bloquer ma plainte pour vol et dénonciation calomnieuse contre mon accusatrice, et de complicité contre elle-même, la policière ne transmet le dossier au parquet que 2 ans après. (Incidemment, l’état a été condamné à me verser 6.000€ de dédommagement pour ce retard). Puis comme par hasard mon dossier est «perdu»par le parquet! Mais sous la menace de divulguer l’enregistrement que j’avais fait de l’adjointe du procureur, le dossier a été «retrouvé» Après plusieurs classement de mes plaintes, la contre enquête avec mon iPhone (confisqué depuis 4 ans) conclut à la véracité de mes dires. La procureure décide néanmoins de classer le dossier en falsifiant les conclusions de l’enquête. Après appel de la décision de la procureure, la juge d’instruction a finalement décidé HUIT ANS APRÈS LES FAITS de poursuivre mon accusatrice pour vol et dénonciation de crime imaginaire, mais pas la policière. Entre-temps cette dévoyée, avec les nationalités allemande et équatorienne, s’est sauvée de la France !!! J’appuie sans réserve les plaintes légitimes de femmes violées ou violentées par des salopards. Mais je dénonce également sans réserve le traitement à la légère des fausses plaintes grossières par des policières ou procureures qui font passer leur féminisme avant leur devoir essentiel d’œuvrer pour la manifestation de la vérité surtout lorsqu’elle saute aux yeux.

Paris

Paris 17

J'ai déposé plainte en décembre 2018 pour un viol qui a eu lieu en 2011, alors que j'étais en état d'inconscience (dans les pommes). Je donne alors l'identité et les coordonnés du mis en cause, et celles de la personne à contacter pour voir la vidéosurveillance. Mon besoin était, sans même espérer la condamnation car je connais les chiffres, que ce type pense à ce qu'il avait fait pendant quelques minutes face à un flic et se remette en question. Un an plus tard, mes témoins sont interrogés : on leur demande si je suis une menteuse, habituellement. On pose à mon ex des questions sur ma vie sexuelle. Je ne suis pas informée, c'est une témoin qui me prévient et me raconte. Mon dossier est transféré dans une ville à 700km car le violeur vit là-bas, je ne suis pas mise au courant mais l'info a été donnée à la témoin. Dans deux mois, cela fera trois ans que j'ai déposé une plainte avec des faits caractérisés. Je n'ai jamais été rappelée. Le mis en cause n'est même pas au courant que j'ai déposé plainte. La négligence est une violence supplémentaire.

Paris

Je suis allée porter plainte la veille dans un autre commissariat pour un viol, ayant eu lieu 2 jours avant. J’étais dans un état misérable, mais ma famille m’encourage à parler. Je suis convoquée à la police judiciaire, dans le 17ème pour être entendue. C’est la que ça commence, la brigadière me dit d’office que mon violeur est en GAV, et qu’ils ont autre chose à faire que de le garder. Elle me dit de parler, alors je lui raconte (3ème récit en 24h, c’est dur). Je pleure, elle me dit que j’ai été inconsciente. Elle me dit que j’aurais du savoir que ça allait arriver, que je n’avais pas à être hors de chez moi à cette heure là, que je n’étais plus une enfant inconsciente. Elle me dit qu’elle ne voit pas pourquoi elle me croirait, vu qu’il n’a pas le « profil type du violeur ». La veille, j’avais refusé la confrontation, c’était écrit noir sur blanc sur mon procès verbal, j’en étais incapable. Elle m’a dit que si je refusais la confrontation, elle refusait la poursuite de l’enquête. Que c’était du parole contre parole, et qu’elle n’avait pas que ça à faire que de le garder en GAV. J’ai donc été confronté de force avec mon violeur, 3 jours après les faits. Dans une même pièce. Avec seulement un brigadier. Je n’étais pas au courant que j’avais le droit de venir avec un avocat, c’est une amie de ma mère qui me l’a fait savoir quand je suis rentré chez moi, effondrée et terrifiée a l’idée de devoir être confronté à lui le lendemain. Je suis donc venu à, leur grande surprise avec mon avocat pour la confrontation. N’y allez jamais, jamais, jamais, jamais. Ces auditions ont ajouté un autre traumatisme, en plus de celui du viol.

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17ème arrondissement

nous sommes début mars 2020, une petite soirée (on aller être moins de 10) est organisée chez mon agresseur, mon agresseur c’était mon ami, c’était une personne de confiance, c’était quelqu’un que tout le monde aimait et tout le monde le trouvais gentille. ce jour là je me prépare pour cette soirée en amis et puis je sort un peu plus tôt et je suis la première à être arrivée sur place, je ne me suis absolument pas sentie en danger à ce moment là, j’avais une confiance énorme en lui. j’arrive et il m’ouvre la porte, il me dit que je suis la première mais que je peux entrer, je sais qu’il m’invite à se poser dans sa chambre, on s’assoit sur son lit à l’opposer d’un et de l’autre, il commence à me toucher et je lui dis d’arrêter et j’étais choqué de ce comportement venant de cette personne là. mais il n’arrête pas et j’essaye de me lever pour prendre mon sac quand je sens qu’il m’attrape le poignet, il se lève et me met une claque qui me met au sol et puis trou noir je me rappelle juste de mettre retrouver sur son lit et il était sur moi, il se touchait sur moi et avec l’autre main il levait mon t-shirt et me touchait et j’ai vraiment peur et mon instinct me dit de rester droite de rien dire, rien faire et il me laissera partir. je n’ai aucune idée de combien de temps ce moment a durer mais pour moi ça a durer une éternité, c’était infernal, il avait un regard que je n’avais jamais vu, un regard noir et froid et je voyais le mal dans ses yeux. sa mère rentre et il entend la porte d’entrée et se lève, me descend le t-shirt et puis à ce moment là il se dirige vers la porte pour aller voir sa mère et je me lève cours prendre mon sac et mes chaussures et je pars en courant, je descend les escaliers de l’immeuble en courant avec mon sac dans une main et mes chaussures dans l’autre. j’arrive en bas de l’immeuble je met mes chaussures je cours jusqu’à l’arrêt de bus et rentre chez moi, je suis resté sans émotion pendant tout le confinement, pas une larme coulait, juste du dégoût et de la peur de recroiser cette homme. je n’ai pas réussi à en parler et je garde ça pour moi, en mars 2021 (1 ans plus tard) deux amies à moi décide de parler pour porter plainte contre lui, et je me suis sentie coupable de pas en avoir parler avant parce que j’aurais peut-être pu l’es sauvée, et je craque je dit tout. nous sommes en octobre 2021, nos trois plaintes on été déposées en avril 2021 et cet homme est libre comme l’air et il vie une vie parfaite. la justice nous demande d’attendre mais en attendant nous nos vies, la vie des victimes reste en pauses. ça fait plus de 1 ans et demie que ma vie est en pause car la justice n’agis pas.

Paris

J’étais dans le RERB à Denfert Rochereau pour me rendre un peu plus loin sur cette même ligne. J’entre dans le wagon, du monde mais sans plus, pas autant qu’en heure de pointe. Je m’adosse contre la porte, et un homme d’environ 50 ans se colle à moi. Jusque là, je me dis que c’est étrange car il y a de la place ailleurs, mais sans plus. Je remarque très vite qu’il devient insistant, qu’il se colle de plus en plus, qu’il commence à frôler sa main contre ma cuisse. Je me déplace donc et m’adosse à l’opposé de cet homme. Il se déplace également, et devient plus insistant dans ses gestes. Je ne savais pas comment réagir, d’autres passagers regardaient me détournait le regard en même temps. J’étais paralysé et lui me bloquait contre la porte, je n’avais aucune possibilité de boucher. Ses mains continuaient à me caresser. On était en hiver, j’avais donc un pantalon long et un gros sweat, je me sens obligé de préciser ma tenu désormais. J’étais tellement paralysé, que je n’ai pas osé sortir à l’arrêt auquel je devais sortir, je suis descendu au terminus, à Mitry, il m’a suivi jusque là. Une fois arrivé à cette gare, j’ai sauté dans le premier bus que j’ai vu, heureusement pour moi, il n’a pas eu le temps de monter dedans, et je pense surtout qu’il ne m’a pas vu. Le soir même j’en ai parlé avec mon copain de l’époque, en lui disant que je souhaitais porter plainte. Il m’a « convaincu » de ne pas le faire car « c’est bon y’a pas mort d’homme, il ne t’a pas violé ». Aujourd’hui, je regrette de l’avoir écouté.

Paris

Après un an d'hésitations et de souffrances, je décide de porter plainte contre mon violeur, contre l'avis des quelques personnes qui étaient au courant des faits dans mon entourage. L'inspecteur me reçoit une première fois, se montre bienveillant et dit vouloir m'aider. Je suis rassurée. Mon violeur a ensuite été convoqué à son tour, et a raconté audit inspecteur que j'étais une folle, et que mon viol n'était en réalité qu'un jeu sado-masochiste qui aurait mal tourné (sic). Un jeu qu'il jouait tout seul visiblement. Lors de ma seconde entrevue avec l'inspecteur, le ton a radicalement changé. L'inspecteur croit manifestement mon agresseur : j'ai droit à des questions humiliantes sur ma vie et mes pratiques sexuelles avec mon compagnon, il sous-entend que je serais une perverse revancharde et menteuse. L'inspecteur m'exhorte plusieurs fois à retirer ma plainte ("c'est très grave mademoiselle ce que vous faites"), ce que je refuse à plusieurs reprises, sous le choc. Il finit par me pousser vers la sortie, en me menaçant d'une plainte pour diffamation que mon agresseur allait déposer, et me laisse seule dans la rue, choquée et en pleurs. Cet épisode m'a traumatisée autant que le viol en lui même, j'ai mis un an de plus pour m'en remettre. Bien entendu ma plainte n'a pas abouti. Double peine.

Paris

J'ai porté plainte mais on m'a dit que ça ne servirait à rien car j'étais alcoolisée et j'avais des difficultés à me souvenir (traumatisée, j'avais été sidérée). Deux ans plus tard, on me recontacte, j’identifie le violeur formellement. On m'incite à retirer ma plainte car "non crédible", "vous aviez trop bu", "il y a des incohérences dans votre récit", "Ca devait juste être un coup rapide dont vous n'étiez pas très fière". J'ai retiré ma plainte, on m'a dit qu'on ferait des "remontrances" au violeur ... et je suis retombée dans une détresse profonde.

Paris

Quand j’ai porté plainte contre mes agresseurs le policier qui a pris mon dossier me draguait ouvertement, en dédramatisant la situation ce qui me faisait encore plus culpabiliser. Il riait de moi avec ses collègues puis me disait que je pourrai compter sur lui à tout moment, qu’il avait regardé le trajet de chez lui à chez moi et que ce n’était pas loin donc que je ne devais pas hésiter à l’appeler si besoin. J’étais accompagné d’un homme, qui contrairement à ses collègues masculins, n’a pas pu me suivre dans son bureau. Il m’a demandé si on avait encore des rapports et comment allait ma libido en terminant son discours par “ne t’inquiète pas tu sais ici on traite des choses beaucoup plus grave, des viols, toi excuse moi mais ce n’est juste qu’une main au cul faut dédramatiser” On m’a déshabillée dans les couloirs d’un métro.

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Paris 18

Les voisins avaient appelé les voisins, mon conjoint me violentait depuis des mois. Il est policier, a bossé dans le commissariat du quartier. Quand les flics sont arrivés à la porte, il a reconnu un de ses potes et leur a dit qu'il ne se passait rien, que tout allait bien. Ils sont répartis... Il venait de m'étrangler, me taper. Je l'ai quitté quand une nuit, mon cri de peur après qu'il m'ait giflé avec une de ses tongs, a réveillé ma fille. Je n'ai pas déposé plainte ni déposé de main courante pour ma tranquilité, car il aura accès au dossier et m'a promis de me pourir la vie si je faisais quoi que ce soit...

Paris

Paris 18

10 jours après avoir été violée je me présente au commissariat, la policière qui me reçoit me répond : "Si on arrêtait tous les mauvais baiseurs on ne s'en sortirait plus. C'était un goujat". Juste après, elle m'a dirigée vers le bureau du psy de la police estimant que j'étais déprimée et pas équilibrée dans ma vie.

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Grenoble

A 18 ans, je suis venue déposer plainte contre un homme qui avait braqué un pistolet sur moi puis m'avais courru après, bras tendu. Le policier en charge de récupérer ma plainte à beaucoup ri de l'histoire, me disant que c'était simplement de la maladresse pour me draguer et que si un jour je voulais écrire un livre j'avais déjà un super scénario.

Paris

15e

Lorsque j'ai voulu déposer plainte pour deux agressions sexuelles répétées par le même homme que je connaissais, j'ai demandé conseil à un officier de police judiciaire. Il m'a dissuadé de venir déposer ma plainte et m'a expliqué qu'aucun de ses collègues ne me croirait ni ne prendrait ma plainte. Et lui ne voulait pas le faire non plus. J'ai donc laissé tomber en pensant que c'était impossible. Le jour où je me suis dit que je devrais insister je me suis rendue compte que les faits étaient prescrits. Je ne pourrais jamais réparer ce traumatisme.

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