Témoignages de victimes de violences sexistes et/ou sexuelles, ayant porté ou essayé de porter plainte auprès de la police."

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Bonsoir, je viens moi aussi témoigner concernant le commissariat central de montpellier… il y a 10 ans maintenant, j’ai subi un viol en pleine rue de Montpellier à 18h. En rentrant chez moi, mon père a tout de suite vu que je n’étais pas moi même, choquée par ce qui s’était passé. Il m’a encouragé à porter plainte car cela paraissait comme la meilleure chose à faire, pour ne pas que cette personne s’en sorte, pour protéger les autres également de ce prédateur, je dis ok. J’ai été reçu par le chef de la brigade des mœurs et c’est ce même homme qui m’a fait vivre une seconde agression. C’est comme ça que je l’ai vécu: il m’a accusé de menteuse, m’a dit que je voulais faire mon intéressante, m’a demandé comment j’étais habillée ce soir là, si je ne l’avais pas cherché… à chaque fois que je racontais les faits, le procès verbal que j’étais censé signer ne retranscrivait pas ce que j’avais dis.. même en faisant reprendre plusieurs fois, j’avais bien compris qu’on me décourageait dans la démarche. Ce policier a insisté plusieurs fois pour que je retire ma plainte. Et au bout de plusieurs fois de ce que j’ai vécu comme du harcèlement, j’ai voulu la retirer, complètement influencée... Je ne l’ai pas fais pour autant, j’ai tenu bon même si celle ci a été classée sans suite. Pour que cela cesse… j’ai vécu cette plainte comme une agression supplémentaire, je veux dire, RÉELLEMENT. j’étais traité comme le violeur, mes parents et moi étions juste choqués de cette façon de faire… j’ai eu la chance d’être épaulée par ma famille, on a tous vécu ça comme une agression. Je revenais du commissariat en pleurs, la boule au ventre (j’ai du y retourner plusieurs fois…) a l’époque, ma mère avait contacté un avocat qui lui avais dis que « c’était la procédure habituelle des policiers ». J’ai fais suite à cela 6 mois de dépression sous traitement médicamenteux. J’ai du travailler sur moi très longtemps pour digérer cette agression sexuelle mais aussi la manière dont la police m’avait traité car je me suis sentie d’avantage salie, en insécurité totale, en grande souffrance psychologique à cause d’eux, à aucun moment je me suis sentie respectée, au contraire rabaissée plus bas que terre a un moment de ma vie où je n’étais plus que le fantôme de moi même… j’ ai eu la chance d’avoir des parents en or qui ont tout fait pour moi mais le pire c’est qu’avant de lire tous ses posts, j’étais loin d’imaginer que je n’étais pas un cas Isolé mais en plus de ça que 10 ans après, ça continue. Ça me donne envie de gerber. Toute cette histoire m’a fait dire que porter plainte ne servait à rien. Comme si on devait souffrir en silence, comme si le coupable avait raison. La justice n’existe pas pour ce genre de crime. Voilà en conclusion je ne suis pas certaine que je recommanderai a une amie de porter plainte malheureusement si ça devait lui arriver car elle subirai davantage encore en le faisant. C’est juste insupportable, insoutenable. J’aime à croire que tous les policiers ne sont pas comme ça mais comment peut on le savoir ? C’est tellement vu et revu… Merci de libérer la parole.

LB

Montpellier

Montpellier

J’ai eu la même histoire avec ce commissariat, j’étais dans le tram et un mec se baladait en se frottant aux jeunes filles qui n’osaient pas le remballer (je l’ai su plus tard, j’étais sur mon téléphone avec des écouteurs je n’avais pas remarqué ce qu’il se passait), il est arrivé à mon niveau en pensant faire pareil sauf que malheureusement pour lui je suis très sanguine et ma première réaction a été de lui éclater le nez, il est sorti à l’arrêt suivant avec le nez en sang et c’est à ce moment-là que le conducteur du tram a appelé les policiers. Il ne s’est rien passé quand ils sont arrivés car ils ont décrété que comme l’homme en question s’était enfui il n’y avait rien de plus à faire. Je leur ai demandé si je pouvais me rendre au commissariat directement pour déposer une plainte et ils m’ont répondu « ah non c’est bon vous avez causé assez de dommages pour aujourd’hui » j’y suis quand même allée le lendemain, bien décidée à porter plainte coûte que coûte, mais ils ont refusé

Montpellier

Central

À 20 ans, un homme me harcelait par messages téléphoniques et SMS. Aucune idée de qui c'était ni comment il a eu mon numéro mais il me laissait tous les jours des messages répugnants à caractère sexuel. Des mois se sont écoulés de la sorte jusqu'à ce qu'il m'envoie un SMS mentionnant la tenue que je portais sur moi. J'étais serveuse à l'époque. J'ai filé au commissariat sur le champs, où l'on a refusé de prendre une plainte car "dites lui d'arrêter" ca devrait suffir. J'ai insisté pour déposer une main courante et le policier a contourné son bureau pour m'epier de la tête aux pieds en disant "et c'est ca la petite jupe bleue dont il parle ?" avec un mepris déconcertant. Je me suis sentie super humiliée et pas du tout protégée. Évidemment à leur demande j'ai écrit au harceleur de me laisser tranquille, ce qui n'a fait qu'aggraver la situation. Il a même trouvé mon adresse, j'ai du demenager et changer de numéro. Merci pour rien du tout au commissariat.

Montpellier

Comédie

Je suis allée dans la boîte de nuit le Cloud et je me suis faite agressée par un homme qui m’a infligé un coup de pied de toutes ses forces dans mes fesses (pour aucune raison car ivre) J’ai crié et je suis allée voir les videurs qui n’ont rien fait pour moi si ce n’est de dire à l’homme de « se calmer » le ton est monté, je me fais exclure de la boîte, cet homme a poursuivit sa soirée. Je retourne dans la boîte pour prendre mon agresseur en photo, ses amis se jettent sur moi en me poussant pour m’empêcher de collecter une preuve. Le lendemain, le 20 août, je décide d’aller porter plainte au commissariat de Lattes auquel je me rends, qui indique qu’ils ne prennent pas de plainte et qu’il faut se rendre a l’hôtel de police de Montpellier. Une fois arrivée sur place, je rentre dans un sas a l'entre avec une femme brune que je vois au loin et qui communique avec moi par un micro et haut parleu. Je lui explique la raison de ma venue. Je lui dit que je souhaiterais porter plainte pour agression physique ou sexuelle mais je ne sais pas car je ne suis pas sure de la qualification. Elle insiste « mais comment ça vous savez pas ? » Je suis déstabilisée, deux hommes rentrent dans le sas avec moi, je raconte mon histoire à voix hautes devant des hommes que je ne connais pas, j’ai honte. La femme m’indique qu’elle ne peut rien pour moi car je dois aller chez mon médecin pour un certificat, je lui explique que je n’ai pas de lésion physique et que mon médecin n’est pas disponible pour me recevoir. J’insiste pour qu’elle prenne ma plainte, elle refuse. Je lui dis que je compte bien rester jusqu’à ce qu’elle s’occupe de moi. Elle me répond qu’elle ne compte pas m’aider, que je peux rester des heures mais qu’elle ne s’occupera pas de moi car son équipe est en sous effectif. Le ton monte, et elle m’agresse verbalement. Je quitte les lieux sans porter plainte, humiliée une deuxième fois, mais cette fois ci par la police.

Montpellier

Hôtel de Police

Je venais enfin de me décider à porter plainte pour viols conjugaux contre le père de ma fille, plusieurs années après les faits. Motivée par le jugement de garde à venir, je souhaitais ajouter cette plainte au dossier, pour protéger ma fille. En à peine quelques minutes l'officier a remis en question tout ce que je disais, prétextant qu'il fallait "me titiller" un peu pour être sûre que je disais bien la vérité, que lui aussi ça lui arrivait de faire comme ça avec sa femme, et m'a expliqué plusieurs fois qu'il fallait bien que je reflechisse car je risquais de gâcher sa vie (à mon ex donc). Je suis partie encore plus honteuse qu'en arrivant, sans que ma plainte soit enregistrée avec pour conseil de consulter la psy en charge de ces dossiers au commissariat. J'ai fait une séance (peut-être deux?), au cours de laquelle je me suis entendue dire que ce n'était pas sain d'avoir ce genre de rancœur envers le père de la fille et que le fait qu'il m'ait peut-être forcée pendant qu'on était en couple ne voulait pas dire qu'il allait le faire avec elle. Je n'y suis jamais retournée et n'ai jamais réussi à porter plainte ailleurs.

Montpellier

Central

Quand j'avais 13 ans, j'ai fais des photos qu'on appelle maintenant 'nudes'. Des nudes destiné à mon copain de l'époque, qui m'en faisait également ! Bien entendu, il m'a fait du chantage et a afficher les nudes dans mon collège. Harcèlement pendant 12 ans, harcèlement sexuel et harcèlement moral et physique. J'ai porter plainte au commissariat de la ville de mon collège : Lattes. Ils m'ont dit d'aller à l'hôtel de police de Montpellier. J'ai déposé ma plainte et pendant celle-ci, ils m'ont dit :" en même temps a 13 ans, on montre pas son corps comme ça, après faut pas s'étonner si on se fait agresser ". J'avais 13 ans.

Montpellier

Hôtel de police

Cela s’est passé début août . J’étais séparée de mon ex compagnon depuis 4 mois. Lors d’une soirée un peu arrosée j’ai décidé de le rejoindre car je voulais lui parler et il me manquait. Nous avons continué la soirée ensemble jusqu’à aller chez lui, et c’est là que le drame s’est produit. Il avait de son côté consommé de la cocaine et il est devenu complètement paranoïaque et violent, m’assenant de coups, de gifles, et me projetant au sol. Je me suis débattue comme j’ai pu et mes cris ont poussé les voisins à appelé la police. Nous avons été amenés tous les 2 au commissariat central de Montpellier mais nous n’avons pas reçu le même traitement. Mon ex compagnon a été entendu, tandis que l’on m’enfermait dans une cellule pendant quelques heures. J’ai par la suite été escortée au chu pour constater les coups, et à mon retour, le policier en chef est venu me voir et m’a dit je cite « bon ! Tu t’en sors avec 2 jours d’itt, ça va il t’a pas non plus defoncé ». Il m’a ensuite demandé ce que j’allais faire chez lui vu qu’on n’était plus ensemble, et que dans ce sens je l’avais bien cherché. Pour finir, comme ils avaient trouvé de la cocaine partout dans l’appartement, ils m’ont accusé d’en avoir consommé : « regarde tes narines ! T’as le nez qui coule tu t’en ai mis plein le nez ». Je pleurais, en état de choc, et leur expliquais que mon écoulement était dû à cela. Je n’avais pris aucune drogue, et pour témoigner de mon innocence j’ai demandé un test urinaire (ndlr je suis infirmière en psychiatrie, je connais la procédure de test aux produits illicites). Ce qu’on m’a catégoriquement refusé, continuant néanmoins ces accusations mensongères. Je me suis mise en colère face à toute cette injustice et dit à ce chef tout ce que je pensais. Il a donc décidé de m’enfermer 5h de plus dans cette cellule, n’entendant ni mes excuses, ni mes implorations. Mon ex, lui, a été libéré bien plus tôt que moi…

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

Cela s’est passé début août . J’étais séparée de mon ex compagnon depuis 4 mois. Lors d’une soirée un peu arrosée j’ai décidé de le rejoindre car je voulais lui parler et il me manquait. Nous avons continué la soirée ensemble jusqu’à aller chez lui, et c’est là que le drame s’est produit. Il avait de son côté consommé de la cocaine et il est devenu complètement paranoïaque et violent, m’assenant de coups, de gifles, et me projetant au sol. Je me suis débattue comme j’ai pu et mes cris ont poussé les voisins à appelé la police. Nous avons été amenés tous les 2 au commissariat central de Montpellier mais nous n’avons pas reçu le même traitement. Mon ex compagnon a été entendu, tandis que l’on m’enfermait dans une cellule pendant quelques heures. J’ai par la suite été escortée au chu pour constater les coups, et à mon retour, le policier en chef est venu me voir et m’a dit je cite « bon ! Tu t’en sors avec 2 jours d’itt, ça va il t’a pas non plus defoncé ». Il m’a ensuite demandé ce que j’allais faire chez lui vu qu’on n’était plus ensemble, et que dans ce sens je l’avais bien cherché. Pour finir, comme ils avaient trouvé de la cocaine partout dans l’appartement, ils m’ont accusé d’en avoir consommé : « regarde tes narines ! T’as le nez qui coule tu t’en ai mis plein le nez ». Je pleurais, en état de choc, et leur expliquais que mon écoulement était dû à cela. Je n’avais pris aucune drogue, et pour témoigner de mon innocence j’ai demandé un test urinaire (ndlr je suis infirmière en psychiatrie, je connais la procédure de test aux produits illicites). Ce qu’on m’a catégoriquement refusé, continuant néanmoins ces accusations mensongères. Je me suis mise en colère face à toute cette injustice et dit à ce chef tout ce que je pensais. Il a donc décidé de m’enfermer 5h de plus dans cette cellule, n’entendant ni mes excuses, ni mes implorations. Mon ex, lui, a été libéré bien plus tôt que moi…

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

De mes 12 ans à mes 16 ans j ai été violée par mon grand père. Mon copain ne supportant plus d'être impuissant face à mes messages décrivant ce qu il faisait il a décidé d appeler les policiers qui le lendemain matin à 11h sont venu me récupérer. Deux hommes policiers m ont emmenée en voiture au poste de police ; durant le trajet l un d eux dit " elle a pas l air bien traumatisé" J étais vide et ailleurs, complétement déconnecté mais cette phrase m a choqué. Une femme prends ma plainte, me demandant beaucoup trop de fois si j étais sur de moi et que c était bien vrai. Mon grand père étant un homme "correct" au près de beaucoup dans son village, les policiers eux même, doutait de ma version.

Montpellier

Bonjour, je viens partager mon expérience de lorsque j'ai porté plainte pour viol. Déjà on m'a demandé d'appeler à l'avance pour prendre rendez vous, puis finalement que ce n'était pas nécessaire. Ensuite, arrivée au commissariat le plus proche, on me dit que je dois aller au commissariat central, attendre qu'ils m'appellent pour prendre rendez vous, deux jours plus tard. Il y a un vrai problème d'organisation et de désinformation. La plainte s'est assez bien passé dans l'ensemble, je suis tombée sur deux policières, qui appartenait apparemment à un service spécialisé dans l'accueil des victimes. Malheureusement, quelques questions m'ont pas mal secouée, choqué. On m'a demandé si j'avais pu lui donné envie de m'agresser ( après avoir raconté l'histoire). On m'a demandé ce que je portais. Et surtout, alors que je n'avais attendu que deux mois pour porter plainte, on m'a demandé pourquoi j'avais mis autant de temps à venir, d'un ton que j'ai trouvé très culpabilisant. Merci de m'avoir lu. Bonne journée

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

En sortie sur Montpellier, vers 5h du matin. Je m’arrête avec 2 copines prendre un kebab en fin de soirée. Un groupe d’hommes de notre âge chahute puis ils finissent par nous faire des réflexions de plus en plus insistantes et de plus en plus déplacées. 2 policiers arrivent et assistent à la scène. Je leur lance des regards implorants, espérant qu’ils interviennent auprès de ces hommes - qui n’ont d’ailleurs pas du tout étaient refroidis par leur arrivée. La situation se détériore encore et j’en viens aux mains avec un du groupe. Puis c’est alors que l’un des policiers dit « on se casse y a trop de gens bourrés ici ». Je me souviens m’être réfugiée dans le kebab en pleurs, je n’en revenais pas d’avoir été lâchement abandonnée par ceux qui sont censés nous protéger. Je n’en revenais pas qu’ils s’en fichent éperdument de ce qu’il aurait pu nous arriver. Je me souviendrai toujours de leur regard de mépris et la façon dont ils sont partis sans même un regard en arrière.

Montpellier

Bonjour à tous, je voudrais vous apporter mon témoignage sur le commissariat de Montpellier. Les faits se passent en 2018. Je suis dans mon appartement avec mon ex, une dispute éclate suivi de coup, cassage d'assiettes, arrachage de cheveux... Je m'enferme donc dans la salle de bain et appelle la police une première fois, un homme me dit de rester enfermer sans faire de bruit, qu'il va se calmer et arrêter de tambouriner dans la porte. 10 min après il n'a pas arrêté, je rappelle donc une deuxième fois la police et se décident a venir voir (25 min d'attente). Ils prennent en charge mon copain de l'époque dans une voiture et moi dans une autre. J'arrive au commissariat,des touffes de cheveux dans les mains, des bleus sur tout le corps et la levre qui saigne. Ils prennent ma déposition de façon très évasive, en me disant qu'il ne faut pas que j'abuse pour l'accabler, qu'il est encore jeune et bête. Aucune nouvelles pendant 6 mois. 6 mois après mon ex m'appelle donc, très content de lui, me disant qu'il vient de passer devant le juge et qu'il n'a rien eu (c'était au moins la 4e fois que je faisais remonter des violences au sein de notre couple). Il me dit "T'es juste folle ma pauvre, même la juge l'a dit, c'est de ta faute si je te tapais dessus, c'est parce que tu es folle". Depuis ce jour je suis dans la crainte de sortir de chez moi et le croiser. J'ai longtemps cru qu'ils avaient peut être raison, peut être que c'était de ma faute. Je remercie toutes les personnes ayant témoigné, je me sens entourée et comprise.

Montpellier

Centrale de police + juge

J’ai porter plainte en mars 2021 pour viol au commissariat central de montpellier. Les faits ayants eu lieu lors d’une soirée la surveille de mon dépôt de plainte j’étais encore sous le choc. Le policier qui m’a reçu avec une froideur sans égal m’a poser des questions extrêmement déplacés du genre « avez vous déjà eu des relations homosexuelles » « pratiquez vous la sodomie? Aimez vous ça? » comment trouvez vous (mon violeur) physiquement ? Vous plaît il? Ayant été appeler une dizaine de fois pendant la procédure pour refournir des informations déjà fournies lors de la plainte. De plus, fournir des preuves de tentatives d’intimidations ainsi que des menaces de la part de mon violeur. Et recevoir un appel 1 mois plus tard du même policier qui me dis que l’affaire a été classée sans suite car à la soirée j’avais été proche de cette personne. Sachant que de ce fait rien a été fait pour me protéger. Je me retrouve ainsi à fréquenter mon violeur tous les jours en cours. Une expérience extrêmement humiliante pour une jeune femme en pleine construction.

Montpellier

Commissariat central de montpellier

Je rejoignais ma meilleure amie à un arrêt de tram pas loin de notre faculté. Quand j'arrive je la vois assise près d'une femme d'une quarantaine d'année pressant une petite fille contre sa poitrine. Elle me lance des regards plutôt évocateurs et je comprends qu'il se passe quelque chose. A côté d'elles, un homme lui aussi d'une quarantaine d'année est entrain de hurler sur l'inconnue. Je m'approche et l'homme me voit arriver, ma meilleure amie me prend par le bras et avec un sourire forcé me demande si la femme peut venir avec nous à la fac. J'accepte comprenant ce qu'il se passe. Alors que j'essaye de parler de tout et de rien avec la femme pour saisir des informations sans alarmer l'homme, celui ci m'agresse : d'abord verbalement (insultes et menaces) puis physique en me prenant le bras et en me poussant pour que j'avance de mon côté "sans me retourner". La petite fille pleurait dans les bras de sa mère, la mère était terrorisée et je dis à ma meilleure amie que je vais marcher devant pour que je puisse appeler la police pendant qu'elle surveille l'évolution de la situation. Au début pas de problème, je donne nos signalements et notre position en précisant qu'il nous est impossible d'arrêter de marcher mais que nous nous dirigeons vers l'université, détaillant ainsi notre parcours. L'homme toujours derrière insulte la femme, nous insulte et je le vois essayer d'attraper l'enfant de force. Nous arrivons à la fac après une marche qui nous a semblé durer une éternité, n'ayant toujours aucune nouvelle de la police j'essaie de les rappeler : cette fois ci ils ne prennent pas le temps de m'écouter, ils me disent que de toute manière si on est entrain de marcher ça ne sert à rien et que l'homme a sûrement ses raisons pour être en colère, que ce ne sont pas nos affaires et pas les leurs non plus. Au moment où je raccroche je vois l'homme arracher la petite fille hurlante des bras de la femme, se débattant elle aussi. Je suis encore traumatisée par cette vision mais je sais aussi que la police ne fera rien.

Montpellier

Commissariat central

J’étais dans le train, en direction de Narbonne, lorsqu’un homme s’est masturber devant moi. À la sortie du train, à Montpellier, je suis allée avertir la sécurité SNCF de ce qu’il s’était passé et surtout que la personne se trouvait encore dans le TER. Ils m’ont très bien accueillie et écoutée. Ils m’ont également conseillé d’aller porter-plainte. Au moment d’entrer sur le parking, depuis l’interphone, une policière nous demande pourquoi nous étions là. Je lui dis que je suis venue porter plainte pour une agression dans le train. Elle a refusé de nous ouvrir et de prendre ma plainte car il n’y avait soi-disant personne pour la prendre mon dépôt de plainte, à 17h.

Montpellier

Commissariat Central, police national

Bonjour, C'est horrible à dire mais la réaction du central de Montpellier est très représentative de leur état d'esprit : "les vitimes, ces menteuses, ohlala les pauvres petits accusés". Je voulais également partager mon expérience, en tant qu'accompagnatrice et avec le consentement de mon amie. Il y a 18 mois maintenant, j'ai accompagné une de mes amie porter plainte pour viol, elle a reçu un traitement similaire à ce qui est décrit. Nous étions deux à l'accompagner, nous sommes arrivés le soir suivant la nuit de son viol pour déposer plainte, arrivés, tard, les barrières étaient baissées nous avons donc dû expliquer les raisons de notre venue "nous accompagnons notre amie porter plainte pour viol", à plusieurs reprises, avant que ce soit compris, on fini par rentrer. Il fait nuit, il y a une personne à accueil qui lui redemande pourquoi elle est là, elle lui dit "je viens porter plainte pour viol", on nous fait attendre dans l'espace central que l'opj arrive pour prendre sa plainte, mais c'est la même personne de l'accueil qui revient (pas un opj et donc pas habilitée, ni apte à gérer la situation) et commence à lui demander ce qu'il s'est passé, où, qui, quoi, si elle est sûre, etc. Au milieu de l'espace d'attente, sous le choc mon amie panique, l'opj arrive et l'interroge "ça c'est passé hier soir et c'est maintenant que vous venez ?" "Vous avez pris une douche alors que vous êtes médecin, vous savez qu'il ne faut pas faire ça, pourquoi vous avez fait ça ?". Déjà ça commence, une enquête est menée sur cette soirée, c'est une autre personne qui est en charge de l'affaire. 4 jours après, elle est convoquée, on lui dit que l'affaire sera classée sans suite (le courrier est arrivé plus d'un an après), qu'elle avait cherché ce qui était arrivé, qu'elle ferait bien de se respecter à son âge, qu'elle ne devrait pas boire si elle ne voulait pas que ce genre de chose arrive, que les magistrats étaient très en colère de sa plainte, qu'elle n'a pas été violée. Je vous laisse imaginer l'état après. Comme si les victimes ne souffraient pas assez, elles se retrouvent confrontés à ce genre de personne, qui se croient enquêteurs, avocats et surtout juges et bourreaux. Comme pour tout, ce n'est pas forcément une généralité ou tous les flics qui sont comme ça, il ne faut cependant pas nier et se rendre complice de ce qui arrive, ces comportements ont des conséquences, lourdes, sur des personnes qui ont déjà suffisamment soufferts, c'est elles qui faut protéger, pas un égo démesuré de nos administrateurs. Une chose est sûre, à toutes celles qui témoignent, qui ont vécu cette horreur, nous vous croyons. #DOUBLEPEINE

Montpellier

Central

J'ai déposé plainte il y a 2 ans au commissariat de police à Montpellier vers le polygone contre : attouchements, attouchements filmé, viol, hacking, partage de données non consentit, revengeporn, violence et menaces. Ça a été très difficile pour moi d'aller déposer plainte contre mon agresseur. Effectivement, j'en avais jamais parlé à personne et les faits remontais à 1 et 3 ans. J'ai eu le courage de le faire après avoir craqué et en avoir parlé avec une amie qui m'a ensuite poussé à aller au commissariat. Bref j'arrive enfin au commissariat à 11h30, on me prend à 11h40 en urgence car les fait sont grave. Me voilà dans le bureau d'une dame qui me regarde de haut en bas, qui s'assoit et qui me demande pourquoi je suis la. Je lui raconte donc pourquoi puis elle me coupe et me demande pourquoi je viens déposer plainte des mois/année après. Je lui dis que j'ai eu peur avant et qu'on m'en a enfin donné le courage. Puis la elle me dit "euh mouais moi je trouve ça bizarre, vous avez des choses à vous reprocher ou une vengeance ?" Je me suis sentit vraiment mal. Je lui répond que pas du tout, je lui répète que c'est juste que j'avais peur de le faire avant. Elle me dit d'accord, qu'elle vas prendre ma plainte, mais avec un air dégouté. Elle me demande mon nom, mon adresse, ma date de naissance... Puis elle me demande le numéro de mon agresseur. Je commence à pleurer et je lui demande si il vont le contacter car j'étais terrifiée d'avoir à faire à lui à nouveau. Elle me répond froidement "donnez son numéro sinon on pourra pas le joindre oui." Je continu de pleurer et j'ai du mal à parler sous la pression et la elle me dit d'un ton froid et hautain " bon donnez moi son numéro on vas dormir ici, c'est la pause déjeuner bientôt, donc soit vous déposez votre plainte avec son numéro ou soit vous partez c'est aussi simple que ça" Il y a eu un énorme blanc. Je suis une personne qui ne s'énerve jamais et qui garde tout pour soit. Mais la c'était trop. J'ai commencé à lui crier dessus en lui demandant d'avoir de la considération, que sa pause déjeuner pouvait attendre, que je voulais qu'elle m'écoute et qu'elle comprenne à quel point c'était difficile pour moi. Elle c'est tue. Et à enfin pris ma plainte. Elle n'a pas parlé pendant tout le long. Je n'ai pas eu le courage de lire mon dépôt de plainte car juste y repenser me rendais folle. Jusqu'à il y a quelques mois de ça ou un autre policier l'a relu car je suis allé déposé un complément de plainte ( cette fois ci mon agresseur commençait a vendre des nudes privée qu'il avait volé sur mes comptes ). Et la, la douche froide, elle avait presque rien marqué de ce que je disait et avait complètement minimisé les faits. Un cauchemars. Depuis ma plainte est toujours en instance, je compte engager un avocat pour me refaire un meilleur dossier.

Montpellier

Centre ville

Bonjour nous toutes ! Je voulais vous partager mon expérience avec le commissariat central de Montpellier… une expérience tout aussi atroce et inhumaine que les autres femmes qui témoignent Au mois de juillet 2019, j’ai déposé plainte dans un commissariat de la haute vienne pour les viols conjugaux que m’a fait subir mon ex compagnon. Puisque les faits se sont déroulés à Montpellier, la plainte a été transféré au commissariat centre de Montpellier. En janvier 2020, je reçois un appel de la brigade des mœurs qui me somme d’aller cher un médecin légiste et un psychiatre assermenté. Choses que je fais. Le rendez-vous chez le médecin a été dur psychologiquement mais il s’est déroulé « normalement ». Le rendez-vous avec le psychiatre assermenté a très certainement été le pire moment de toute ma vie. Il retranscrivait des paroles qui n’étaient pas les miennes, il soufflait, se frottait les yeux, n’écoutait pas ce que j’avais à dire. Il ne m’a pas écouté une seule fois sérieusement. Son diagnostic était le suivant : je suis une adulte attardée donc les capacités intellectuelles sont celles d’une enfant de 5 ans. Et l’homme qui m’a fait ça, répondait simplement à ses pulsions hormonales. J’ai été au commissariat central sans que l’on me donne les raisons de ma venue. Il s’agissait d’identifier le visage de mon agresseur et de ses colocataires sur les réseaux sociaux. J’aurai aimé pouvoir me préparer à cette situation puisque revoir son visage ma glace le sang. Pendant le rendez-vous, deux étudiantes en stage sont venues dans la salle alors que je n’étais pas au courant. Les deux étudiantes étaient de la même faculté que moi, je me suis sentie très mal. Le gendarme qui m’a reçu a très clairement refusé d’écouter ce que j’avais à lui dire alors que j’avais besoin de me confier, de raconter, de m’exprimer… Suite à ce rendez-vous, je n’ai jamais réussi à joindre le commissariat une nouvelle fois, je n’ai jamais eu de réponse à mes lettres ni à mes appels téléphoniques. J’ai reçu un seul mail mais rien d’autres. Au début de l’année 2021, je contacte une avocate qui se scandalise de ce manque de suivi et elle les saisit. La réponse est la même que pour toutes les autres femmes : infraction non suffisamment caractérisée. Je n’ai eu aucun suivi, personne ne m’a prévenu de la continuité de ma plainte. Personne ne m’a prévenu de la décision de justice ni même ne m’a transmis le rapport du psychiatre. La stratégie du gendarme de n’interroger l’homme qui m’a violé qu’après que tous ses amis aient été questionnés, à bien fonctionné. Il a pu se préparer et savoir quelles questions allaient lui être posées et à quels sujets. J’accapte que mon message soit diffusé.

Montpellier

Commissariat central

Pour moi dépôt de plainte au commissariat central de Montpellier après avoir été agressée dans la rue pour un vol de sac et téléphone.Je suis arrivée bien entendu très perturbée et épuisée au commissariat, après m'être d'abord rendue à celui de la comédie qui était fermé. N'étant pas de Montpellier et sans aucun moyen de communication, j'ai fini par trouver le commissariat. J'ai été reçue par un jeune homme. Je pensais pouvoir m'exprimer auprès de lui dans la confiance la plus totale. Mais après avoir minimisé les faits (ce n'était finalement qu'une "banale agression comme il en arrive tous les jours") malgré mes larmes, la personne a voulu m'amener à écrire des choses dans le procès-verbal que je ne souhaitais pas.Je n'avais pas clairement vu mon agresseur et il a essayé de me faire dire plusieurs fois que la personne était jeune et que c'était un migrant. J'ai tenu bon et ai fait refaire le PV une fois avant de le signer. Puis le policier a commencé à me poser beaucoup de questions personnelles (mariée ?Un petit ami? Que faisais je seule à cette heure là dans la rue?...) pour finir par m'inviter à revenir prendre le "petit-déjeuner" avec lui et ses collègues au commissariat le lendemain matin...Je suis repartie extrêmement perturbée par ces échanges,ne me suis pas sentie écoutée et en sécurité et me suis dit que si je vivais quelque chose de plus grave je ne retournerais pas dans ce commissariat pour déposer plainte. Consciente que ce que j'ai vécu est bien moins grave que les récits d'autres femmes violentées et/ou violées, je ne pense néanmoins pas qu'un fonctionnaire de police devrait pouvoir se permettre ce genre de façon de faire, aucunement professionnelle. Merci pour ce que vous faites pour nous toutes. Pourvu que nos témoignages ne restent pas lettres mortes mais qu'elles fassent avancer la cause féminine. Croyons en l'avenir.

Montpellier

Central

J’ai rencontré mon agresseur sur Tinder, il y a 8 ans. il s’avère que c’était mon voisin, je lui propose de se retrouver en bas de la résidence, après quoi il insiste lourdement pour boire un verre chez moi, j’accepte enfin. S’en suivent des embrassades et la volonté d’aller plus loin de son côté. Malgré mes tentatives de le repousser et mes nombreux « NON, s’il te plaît arrête ». Il force la pénétration et s’en suit un viol. Après avoir crié de toutes mes forces, il s’arrête, et me dit « desolé ». Puis je l’encourage à quitter l’appartement, ce qu’il fit. Après ça, je me rends directement au commissariat où je demande à voir une personne compétente pour porter plainte. On me reçoit presque directement et on prend ma déposition : « mais pourquoi vous l’avez invité chez vous? » « Pourquoi vous ne l’avez pas frappé ? » « Vous savez, un non peut être entendu comme un oui selon la façon de le dire ». « C’est la tenue que vous portiez pendant les faits ? » « Vous n’avez pas de contusions ni de blessures, ça va être difficile de prouver vos dires » Traumatisée, je suis reçue ensuite par un médecin légiste HOMME qui m’insère donc différents cotons tiges et autres appareils dans le vagin afin de prélever l’ADN de mon agresseur. On me demande mes sous vêtements, je me retrouve à attendre dans le commissariat sans culotte pendant des heures. Après m’avoir reçue une dernière fois pour signer ma déposition , je quitte le commissariat à 4h du matin alors que j’y suis arrivée la veille à 19h. On m’appelle le lendemain pour une nouvelle audition. Arrivée au commissariat, on m’annonce que mon agresseur est en Garde à vue, et qu’ils ont sa déposition. Je la lis : « oui elle avait dit non, mais moi j’ai pris ça pour un jeu, alors j’ai continué » « son non ne voulait pas vraiment dire non ». Les policiers me reçoivent cette fois ci à plusieurs dans un bureau ouvert, aux yeux et oreilles de tous. «  écoutez vous ne devriez pas porter plainte, vous n’avez pas assez d’éléments, aucun juge ne vous croira » Je leur répond que la déposition de mon agresseur relate explicitement les mêmes faits, ce à quoi ils me répondent qu’une déposition, ça se change et qu’il pourra très bien revenir dessus. Puis ils ajoutent : «  vous ne pensez pas que ce jeune homme en a assez bavé? Il a passé plus de 4h en garde à vue, vous n’avez vraiment pas pense a ce qu’il pouvait vivre seul dans cette cellule ? » «  de toute facon, vu les connaissances de son père dans la police, vous n’avez aucune chance » Je m’énerve et crie à l’injustice, on me répond qu’on va m’interpeller pour outrage à agent. Je suis sortie du commissariat en pleurs, je n’ai pas porté plainte. Et j’ai mis plusieurs années à me remettre de ce traumatisme. Toute m’a famille m’a laissée tomber, personne ne m’a crue puisque même la police n’à pas souhaité m’ecouter. Jamais je n’aurais la justice que je mérite, la justice que toutes les victimes méritent. Double peine pour moi, et pour toujours.

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

J'ai été agressée en pleine rue et en pleine journée. Je voulais aider un vieil homme à traverser, il m'a roué de coups. Je me rends donc juste après au commissariat. L'agente a la porte me dit : "On a trop de monde, repassez demain. De toute façon, on ne vous prendra pas si vous n'avez pas vu un médecin." Ca faisait 3 mois que je venais d'arriver à Mtp. Je ne connaissais personne. Je trouve un médecin, attends 1h en salle d'attente pour un examen et zéro jour d'ITT mais un "ca serait mieux de ne pas aller travailler demain". Sans arrêt de travail ???!!! Le lendemain, je reviens au poste. J'attends mon tour et l'agent me dit :"De toute façon, on ne retrouvera jamais." Il me présente des photos pour identification. Je le reconnais. 1 an et demain après, je suis convoquée au Tribunal pour son procès. J'arrive, mon dossier est introuvable pourtant j'ai la convocation. Depuis, j'ai écrit à 2 reprises au procureur pour connaître la suite... sans suite. par contre, j'ai recroisé le Monsieur qui m'avait agressé à plusieurs reprises dans mon quartier.

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