Témoignages de victimes de violences sexistes et/ou sexuelles, ayant porté ou essayé de porter plainte auprès de la police."

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Je suis allée au commissariat suite au viol de ma fille. A l'accueil un policier à pris le téléphone pour prévenir les OPJ. il a hurlé c'est pour un dépôt de plainte d'une mineure à Paris. Toutes les personnes se sont retournées et étaient choquées. Quand j'en ai parlé aux OPJ, elles m'ont dit il n'est as très fin. En repartant je lui ai signalé qu'il devait être plus discret que les personnes n'avaient pas à entendre. Il a 0arlź à sa collègue a l'accueil en disant voilà encore qui .... et que je devais écrire à son supérieur. Je suis allée chercher de l'aide j'y ai recueilli du mépris. Et là heureusement que ma fille n'était pas là Quand o. A un policier comme ca

Agen

Commissariat

Harcelée par le même numéro de téléphone via sms (à caractère sexuel)/whatsapp/appel téléphonique (voix d'homme) sur ma ligne professionnelle, j'ai pu utiliser le Tableau d'Accueil Confidentialité mis en place au commissariat du Mans. J'ai été accueillie assez discrètement et isolée dans un bureau pour que l'agent de police de l'accueil me demande pour quel fait je voulais porter plainte. Elle est allée ensuite se renseigner auprès de sa hiérarchie et est revenue en me disant que les faits n'étaient pas assez grave puisque je n'avais pas été agressée physiquement ou sexuellement. J'ai insisté fermement et ai pu obtenir un rdv pour déposer ma plainte 2 jours plus tard. J'ai dû prouver à l'agent de police lors de mon rdv que ma plainte était justifiée en faisant des recherches sur internet. Il ne savait pas la qualifier sur son outil informatique, c'est moi qui l'ai guidé...

Le Mans

coeffort

Suite à une agression sexuelle dans le métro, je me rends au commissariat accompagné d’une amie. Je suis reçu par un policier qui me pose la traditionnelle question : vous étiez habillé comment ? Je me rendais au sport et étais donc en legging.. je vois donc un regard insistant sur ma tenue en levant les yeux au ciel. Le policier me fait passer de nombreux visages et je semble en reconnaître un. Après d’autres questions insistantes du type : vous avez bien vu le sexe érection ? Trois fois… je repars avec mon amie. Le soir même je reçois un ajout Facebook, et mon amie aussi. Le fameux policier. Il demande comment ça va etc. Je ne répond pas, il insiste. Mon amie reçoit pareil et fini par répondre pour avoir des nouvelles de mon dossier. Il répond : ton amie a qu’à répondre. 3 ans plus tard ma plainte n’a jamais été traité. Pourquoi? Parce que je n’ai pas répondu sur Facebook. Et l’agresseur est toujours en liberté.

Toulouse

Commissariat

J'ai 17 ans, je rentre chez moi à pieds. Un homme s'arrête au bord de la route et me propos de me déposer plus loin.. innocente que j'étais, j'accepte. Nous discutons un peux, et ses questions sont toujours orientés sur ma beauté ou ma vie amoureuse, je lui dit que je n'ai que 17 ans et que j'ai un chéri mais ses réponses m'inquiètent de plus en plus. Je finis par vouloir sortir de la voiture mais il me retient et commence à me tripoter et m'embrasse de force. J'arrive malgré tout à sortir du camion et je pars en courant. Quand je rentre chez moi et que je l'annonce à ma mère, elle m'emmène porter plainte. Arrivée devant eux les questions mal placés fusent : "Et vous étiez habillée comme ça?" (pantalon/débardeur) "Et vous lui avez dit que vous étiez mineure?" (puis en se tournant vers ma mère) "En même temps, vous conviendrez qu'elle ne fait pas 17 ans ! ", "Mais un joli brin de fille comme ça, il faut qu'elle s'attende à recevoir de l'attention !", "Et, est ce que tu l'a trouvé bel homme? Souvent c'est juste une incompréhension de monsieur ! "... Et j'en passe Nous vivions dans un petit village, il travaillait visiblement dans le coin et malgré une description physique complète ainsi qu'une description de son camion et d'une partie de la plaque, il n'a jamais été retrouvé.

Hagetmau

Je me suis faite violée par un homme il y a quelques années. Traumatisée j ai vomi pendant longtemps . Le lendemain j’ai téléphoné pour demander de l aide . L ambulance à mi beaucoup de temps à arriver. J’ai du aller voir un médecin légiste qui était un homme. Déjà que je me m étais faite violee la veille j ai du me déshabiller pour les prélèvements ce qui était très gênant. En plus j avais mes règles. Me croyant mineure ils ont contacté mes parents. Mon père m a accompagné au commissariat du boulevard de la tour d Auvergne pour le dépôt de plainte.J étais très traumatisée. J arrive devant le policier et lui dit que je viens porter plainte pour viol. J avais à peine commencer à parler qu il me sort «  pourquoi vous portez plainte que maintenant ?  », rajoute «  de toute façon 7 femmes sur 10 qui portent plainte racontent des conneries « puis « j’ai connu une femme qui a porter plainte ça s est retourné contre elle » Certains policiers font culpabiliser les victimes pour pas qu elles portent plainte parce que ça leur fait des dossiers en moins à traiter . J avance dans mon récit malgré ses commentaires j étais au plus mal. Il commence a dire a mon père de me conseiller de pas porter plainte.. j en pouvais plus mais j ai continuer mon récit il marquait sur son ordi mes propos sauf qu il les a déformés je m en suis aperçue par la suite. Il a pri mes empreintes , m a demander mon adresse mail. Puis il m a demander de quelle race était mon agresseur et si je prenais des médicaments. Je suis en situation de handicap psychique et je prends des neuroleptiques. triple peine. Porter plainte à la police des polices ? Ça va être sa parole contre la mienne . Quand je vois comment j ai été traitée par eux j’ai pas confiance en la police des polices.je voudrais que ça change et qu il n y ait plus d «  accueil «  comme ça faites aux victimes qui portent plainte. L affaire a été classée sans suite. Je m étais dis que si ça avait été une femme qui aurait pri mon dépôt de plainte elle aurait été plus accueillante mais apparement il y a certaines femmes policières qui sont du côté des agresseurs et ça existe aussi. Même s ils ne sont pas tous comme ça cela existe et je suis loin d être la seule à être traumatisée et dégoûtée.

Rennes

Commissariat tour d Auvergne

J'avais 17 ans. Je m'étais faite violée la veille par une dizaine de personnes, j'avais des bleus partout, déchirures annale et vaginale. J'étais dans un état indescriptible, traumatisée au point d'avoir oublié la plus grande partie de cette nuit, n'ayant alors plus que des images troubles. J'avais du mal à parler, je riais nerveusement et pleurais en même temps. Je suis allée directement au commissariat après avoir réussi à sortir du camion où on m'avait enfermée, seule. Ça a alors été le plus gros du cauchemar, au lieu d'être aidée, au lieu d'être écoutée, j'ai attendu une journée entière assise seule dans une salle d'attente, sans culotte (que mes agresseurs avaient prise), sale, dans les vêtements de la veille, me sentant jugée et ayant l'impression d'être la coupable. On a fait parler tous mes proches, et moi à peine. Puis après des heures, quand je crois que c'est la fin du cauchemar, on m'emmène dans une petite pièce, minuscule, face à trois policiers. C'est à ce moment qu'on me dit "On sait que tu es une menteuse. Sur 7 plaintes qu'on nous dépose, 6 sont des mensonges. On sait que tu t'es faite volé ton sac par un mec que t'as baisé et t'assumes pas. Avoue maintenant car tu t'enfonces dans des problèmes. Ton histoire tiens pas la route" Je me mets à pleurer, ils continuent car je n'avoue pas. Ca dure des minutes interminables, pour moi qui venait de vivre un enfer. Ils ont convaincu ma propre mère que je mentais et que j'étais folle. Personne ne m'a cru, personne ne m'a rassurée. Il a fallu l' expertise médico-légale, qu'ils voient toutes les traces de violences sur mon corps et une expertise psychiatrique pour voir que je disais vrai. Mais le mal était fait. J'ai tellement, tellement regretté d'avoir déposer une plainte qui depuis 2017 n'a pas spécialement abouti. Les individus ont été identifiés avec l'adn il y a quelques années mais ils sont juste recherchés. On m'a pas donné de nouvelles depuis un moment. J'ai pas eu réparation, j'ai rien eu. Je me suis sentie mal, seule, jugée, on m'a traitée comme une m****. Le viol, je l'ai surmonté, le sentiment de ne pas être protégée, jamais. Je ne suis jamais allée dans une manifestation tant j'ai peur aujourd'hui des forces de l'ordre. De plus, on m'avait dit que j'avais une ist. Mais rien n'a été fait pour m'assurer un suivi à ce propos. On m'a donner un traitement préventif pour le sida, mais mon ist c'est aggravée, jusqu'à être insupportable, car je n'étais jamais allée voir un gynécologue, personne ne m'avait avertie de ce que je devais faire pour ça, et ma mère ne m'a plus jamais parler de rien de tout ça. Gênée qu'elle était par cette situation. Ca a été douloureux jusqu'à ce que je prenne de moi même un rdv à l'hôpital. Tout le monde a eu l'air d'oublier que j'avais 17 ans, et que je ne savais pas encore m'occuper de moi même... On m'a laissée seule avec mes problèmes.

Créteil

brigade des mineurs de Créteil

Lorsque j'ai voulu déposer plainte pour deux agressions sexuelles répétées par le même homme que je connaissais, j'ai demandé conseil à un officier de police judiciaire. Il m'a dissuadé de venir déposer ma plainte et m'a expliqué qu'aucun de ses collègues ne me croirait ni ne prendrait ma plainte. Et lui ne voulait pas le faire non plus. J'ai donc laissé tomber en pensant que c'était impossible. Le jour où je me suis dit que je devrais insister je me suis rendue compte que les faits étaient prescrits. Je ne pourrais jamais réparer ce traumatisme.

Paris

J'étais partie en soirée avec mes collègues de boulot, étant de service le midi je décide de sortir plus tôt de la boîte. Mes collègues me proposent de me raccompagner mais je décline parce que je suis en vélo et le retour sera rapide. Au moment où je veux récupérer un homme se colle juste derrière moi et commence à me toucher, je tente tant bien que mal de me sortir de cette situation mais il insiste, il jette mon vélo par terre et me fait tomber. Il se met sur moi, me tire les cheveux et essaie de m'embrasser,je lui crache au visage et hurle, à cette heure ci sur la place du colombia il n'y a personne. Il met ses mains partout sur mon corps, sentant que je suis dans une situation dangereuse (j'avais déjà été violée une fois) je puise dans toutes mes forces et lui donne un énorme coup de pieds entre les jambes. Je réussis tant bien que mal à récupérer mon vélo et rentre chez moi. Le lendemain je vais au commissariat central, là bas très mauvais accueil mais je suis habituée ce n'est pas la première fois que j'y vais. Un policier me prend en charge, je demande à voir une femme mais elles ne sont pas disponibles. Je raconte alors tout ce qui s'est passé sur cette place sans omettre aucun détail. Le policier me demande alors combien de verres j'ai bu, je lui dis que j'étais ivre mais que cela ne change rien au fait que j'ai subi une agression sexuelle, puis il me demande comment j'étais habillée. Je ne comprends pas très bien pourquoi, il me dit qu'il y a des caméras sur la place et qu'ils peuvent retrouver la vidéo je décris alors ma tenue. Il hausse les sourcils et dit c'est étonnant vous ne portiez pas de jupe, je ne relève pas mais il continue et me dit qu'il a une fille de mon âge et qu'à nos âges nous ne devrions pas sortir ni boire car les hommes, malheureusement ne savent pas se contrôler. A la fin de l'entretien je demande à porter plainte, il refuse tout ce que je peux faire éventuellement c'est déposer une main courante contre x mais que cela ne servira à rien. Je decide malgré tout de déposer une main courante, une semaine après le commissariat m'appelle et me demande quel est le jour où je me suis faite agresser parce qu'ils ne me voient pas sur la vidéo surveillance. Je leur indique donc que c'était un mardi et là la policière me dit merde, mon collègue a écrit que c'était le mercredi, le problème c'est que nous ne stockons les vidéos qu'une semaine. La vidéo de votre agression a donc été effacée. Nous acceptons votre main courante mais nous ne pouvons rien faire de plus,je suis navrée. Depuis j'ai été violée une deuxième fois mais je n'ai jamais osé porter plainte bien que je connais parfaitement cet homme mais j'étais ivre, j'avais consommé des substances et J'ai fait l'erreur de le branler dans l'unique but qu'il me laisse tranquille... fatale erreur il m'a violé deux fois, j'étais tétanisée et mentalement j'étais avec mon premier violeur qui me menaçait avec un couteau sur la gorge. Je ne suis plus jamais allée au commissariat pour déposer plainte pour agression bien que j'étais agressée sexuellement 3 fois et que je me suis fait violée 3 fois par deux personnes différentes, j'ai aujourd'hui 26 ans.

Rennes

Le 31/12/2020 mon mari m’a pourchassé en voiture avec mes trois fils à bord de son véhicule pour m’empêcher de porter plainte suite à des faits de violences répétés à mon encontre. Cela a été jusqu’à l’entrée du commissariat et filmé! Il m’a violenté sous leurs yeux! Malgré 3 plaintes et des interventions aux domiciles les années précédentes rien a été fait à son encontre. La police ce jour m’a faite pleuré lorsqu’elle m’a dit que ce n’était pas non plus un violeur d’enfant! Il y avait au dessus de la tête du policier un poster de Maradona inscrit : » dieu est mort »! La police n’a pas entendu mes années de calvaire et l’a relâché très rapidement. Je les ai même fait rire car pour eux cela paraît normal de taper sa femme devant ses fils. UMJ, citadelle, UAED n’ont rien fait pour moi à part me dire de ne plus lui adresser la parole afin de ne pas énerver Monsieur. Enfin, après m’avoir pris notre fils de 5 ans sans mon consentement (il aurait fallut prévenir) devant l’école j’ai craqué en larmes. La directrice en a conclu qu’il fallait faire une IP. La juge a écouté mon mari 20 mins. Moi 2 minutes ont suffit pour qu’elle me qualifie de femme trop émotive. Il a menti sur toute la ligne et elle nous a tous deux mis sur le même plan alors que Mr frappe, bois de l’alcool et ne s’occupe pas d’eux comme je peux le faire. Je l’ai en effet faite seule pendant 15 ans car c’est un homme d’affaire de l’extérieur. Je travail autant que lui mais moi je dois rester à la maison. Aujourd’hui je ne crois plus ni en la justice ni en la roue qui tourne. Les hommes se soutiendront toujours. Les femmes passeront toujours pour des hystériques ou folles. Et enfin, les femmes policières sont pires que certain homme. Il n’y a même pas plus d’écoute venant d’elles. Le comble de l’horreur, devant son refus de communiquer pour nos trois fils, Mr s’est permis de porter plainte contre moi pour harcèlement. Et j’ai été déféré devant un procureur qui ne m’a même pas reçu ce jour J pour un rappel à la loi. On marche sur la tête. La victime est punie pour avoir voulu communiquer sur des sujets importants mais le bourreau n’a aucun problème. Je ne pense plus que ça bougera un jour. Je suis épuisée.

Nantes

Waldec Rousseau

J'ai été agressée en pleine rue et en pleine journée. Je voulais aider un vieil homme à traverser, il m'a roué de coups. Je me rends donc juste après au commissariat. L'agente a la porte me dit : "On a trop de monde, repassez demain. De toute façon, on ne vous prendra pas si vous n'avez pas vu un médecin." Ca faisait 3 mois que je venais d'arriver à Mtp. Je ne connaissais personne. Je trouve un médecin, attends 1h en salle d'attente pour un examen et zéro jour d'ITT mais un "ca serait mieux de ne pas aller travailler demain". Sans arrêt de travail ???!!! Le lendemain, je reviens au poste. J'attends mon tour et l'agent me dit :"De toute façon, on ne retrouvera jamais." Il me présente des photos pour identification. Je le reconnais. 1 an et demain après, je suis convoquée au Tribunal pour son procès. J'arrive, mon dossier est introuvable pourtant j'ai la convocation. Depuis, j'ai écrit à 2 reprises au procureur pour connaître la suite... sans suite. par contre, j'ai recroisé le Monsieur qui m'avait agressé à plusieurs reprises dans mon quartier.

Montpellier

Comédie

En février 2019, ma fille de 9 ans a été victime d’une agression sexuelle commise par un animateur de son centre de loisirs. J’ai téléphoné au commissariat pour prendre un rendez-vous et m’assurer qu’elle serait entendue par quelqu’un de formé pour ce genre d’audition. On m’a répondu qu’il n’était pas nécessaire de prendre rdv et qu’on pouvait venir n’importe quand en m’assurant que tous les policiers de ce commissariat étaient correctement formés. Nous nous sommes rendus au commissariat, et j’ai donc dû exposer le motif de ma plainte à l’agent d’accueil alors que d’autres personnes étaient à côté sans aucune confidentialité. Nous avons été reçus rapidement et l’accueil a été tout à fait correct et bienveillant. La parole de ma fille n’a pas été mise en cause et la déposition s’est bien passée. J’étais tellement soulagée qu’on n’ait pas mis la parole de la petite en doute et que tout se soit globalement bien passé que je n’ai pas tout de suite compris pourquoi je ressentais un certain malaise. Une des premières questions qui lui a été posée c’est « que portais-tu ce jour là? ». Ma fille est restée un peu interloquée, j’ai répondu à sa place qu’elle portait une jupe bleue. La fonctionnaire de police a alors demandé ce qu’elle portait en dessous, elle lui a demandé si elle portait un sous-vêtement.

Chessy

Commissariat

J'ai subi un viol conjugal une nuit par mon ex conjoint.apres une période de déni et 8 kg de moins j'ai trouvé la force d'aller porter plainte. Sauf que mon agresseur est mon conjoint et qu'il porte un uniforme ! J'arrive à la gendarmerie en victime. Je ressors en accusée. On me dit qu un homme qui n'a pas assez d'attention de la part de sa conjointe peut mal réagir. On me fait passer aussi pour une femme démissionnaire sur le rôle que je dois avoir aux côtés de mon conjoint. Que je suis fatiguée et certainement jalouse de lui. Que c'est un collègue voir un ami et que ma démarche va être longue à aboutir....après des mois il n'a jamais été entendu et continue d'exercer comme si de rien n'était. J'ai retiré ma plainte et j'essaie de me reconstruire tant bien que mal avec l'aide du Cediff de ma ville, d'une psychologue et d'une assistante sociale. Je n oublierai jamais la façon dont on va regarder pendant mon audition : vous êtes sûre de vous madame parce que après ça vous allez changer la vie de monsieur ! ! Et la mienne de vie on en parle ! ! Oui c'est ce que l'on appelle la double peine 😪

Longwy

Gendarmerie

A 18 ans, je suis venue déposer plainte contre un homme qui avait braqué un pistolet sur moi puis m'avais courru après, bras tendu. Le policier en charge de récupérer ma plainte à beaucoup ri de l'histoire, me disant que c'était simplement de la maladresse pour me draguer et que si un jour je voulais écrire un livre j'avais déjà un super scénario.

Paris

15e

Lorsque j’ai porté plainte pour tentative de viol en décembre 2016, le jour J j’ai été entendu par 2 policiers, deux hommes, à l’hôpital. Ce Jour j’étais en état second et j’ai tout de mme été interrogée par 2 hommes, et ce jour là l’un d’entre eux m’as dis qu’au vu de mon poids j’aurai pu réussir à me débattre, comme si la douleur de ce qu’il venait de se passer n’était pas assez traumatisante…

Caen

Lorsqu’on avait 15-16 ans notre coach de basket a violé une coéquipière de mon équipe. J’ai 22 ans, l’affaire éclate enfin et on se fait toutes convoquer pour témoigner du comportement de notre ancien coach. Lors d’un entretien avec un gendarme, une de ses collègues entre et lui dit en rigolant “ aha ca fait longtemps que vous y êtes j’ai cru que tu avais fait une autre victime !”

Bergerac

Gendarmerie

Je voulais porter plainte pour agression physique et sexuelle. L’individu était connu du commissariat pour des faits de violences conjugales sur son ex (ce n’était pas mon compagnon du tout). J’étais colorée en blonde à l’époque. Pendant ma plainte le policier m’a demandé ma tenue lors de l’agression : jean, bottes plates et pull col roulé qui descendait sur le jean. Après ma plainte le policier m’a dit : « qu’est-ce que vous voulez ? Vous êtes blonde, grande et jolie ». J’ai su répondre : « donc je me rase la tête, j’arrête de me maquiller et je me coupe les jambes ? » Important : Il faut savoir que l’agression sexuelle n’est reconnue que si l’agresseur touche à des parties intimes. Ça n’a donc été pas pris en compte pour moi puisque c’est quand il m’a ordonnée de lui faire des choses sexuelles après m’avoir cogné que j’ai pu prendre le dessus sur ma peur et m’enfuir.

Mont-de-Marsan

Commissariat de Police

10 jours après avoir été violée je me présente au commissariat, la policière qui me reçoit me répond : "Si on arrêtait tous les mauvais baiseurs on ne s'en sortirait plus. C'était un goujat". Juste après, elle m'a dirigée vers le bureau du psy de la police estimant que j'étais déprimée et pas équilibrée dans ma vie.

Paris

Grenoble

L'histoire date de 2001, mais malheureusement rien n'a changé.... Et si cela peut rassurer certaines personnes : j'ai eu l'agresseur en face de moi plusieurs minutes. Je me souviens très bien de son jogging blanc. Il crevait les yeux. Mais je n'ai jamais réussi à me souvenir de la couleur de son tee short. Blanc , noir ? Merci la mémoire traumatique. 28 Juin, c'est le grand jour : soutenance de mon mémoire de fin d'études dans une grande école. Tailleur jupe et talons sont de sortie. Pas de maquillage. Le matin, mes camarades de promotion me charrient gentiment. Ma jupe est trop longue, ça en laisse trop a l'imagination, et ma tenue est trop sage. En rentrant chez moi, soulagée que ce soit fini, un inconnu force la porte d'entrée derrière moi et me demande de passer la nuit avec lui. Je dis non, trois fois non. Je sens le danger, et pour qu'il ne sache pas où j'habite, je ne rentre pas chez moi et essaie de le faire partir.je fais semblant de rentrer chez mon voisin, puis chez moi, puis chez mon voisin.... Ça le déstabilise, puis il insiste, me met une main aux fesses, et se prend la mienne dans la figure. Pas content, il continue à me demander de passer la soirée avec lui. Je finis par m'énerver, et lui dit de dégager. Il me saute dessus. Sidération. Il essaie d'arracher ma jupe, d'introduire sa main mais je porte un collant invisible et il n'arrive pas à ses fin. Son énervement me sort de la sidération, et je lui envoie un coup de genou bien placé. Il recule, mais continue à me menacer, il promet qu'il va revenir. Il quitte l'immeuble. Je rentre dans mon studio au rez de chaussée, juste à côté du lieu de l'agression. Mon premier réflexe est d'appeler le secrétariat de la résidence universitaire : réponse froide. Il est 16h, il n'y a pas de gardien, débrouillez-vous. J'appelle le 17, très choquée. Je dis que je viens de me faire agresser. Accueil encore plus froid. Quelle rue ? Ce n'est pas notre secteur, appelez Toronto ! Choquée, je réponds mais, je viens d'échapper à une tentative de viol. Réponse : et alors, vous êtes blessée ? Un poignet foulé. Bah alors, vous n'avez rien, on va pas se déplacer pour ça . Allez porter plainte au commissariat de quartier. Après m'être fait sauter dessus par un inconnu devant ma porte d'entrée, je n'avais franchement pas envie de mettre un pied dehors ! J'ai pourtant du le faire, grâce à l'indifférence de la police. Sous le choc, il a fallu que j'appelle les renseignements pour confirmer que Toronto, c'est un commissariat de quartier. J'y ai été bien reçue, mais encore sous le choc de l'accueil du 17, j'ai machinalement minimisé l'agression. J'ai eu droit à la question de comment j'étais habillée, mais cela ne m'a pas choqué. On m'a quand même fait comprendre que puisque l'agresseur n'avait pas réussi à me violer, il ne s'était rien passé finalement... Le commissaire terminait son service juste après, et m'a proposé de me ramener chez moi. Comme je devais partir en weekend, il m'a accompagné chez moi pour que je prenne mon sac, et m'a emmené à la gare ensuite, en tout bien tout honneur. Pendant que je rassemblait quelques affaires, le commissaire, qui est resté sur le pas de la porte, à aperçu mon tailleur que j'avais mis sur un cintre. Quand il a vu la longueur de la jupe, il a rigolé en disant que le type avait un problème si il avait été excité par ma jupe. Ce n'est que bien après que j'ai identifié le malaise par rapport à ma tenue. En quoi ça aurait changé quelque chose, si j'avais porté une mini-jupe plutôt qu'une jupe normale ? Deuxième traumatisme, l'identification. Six semaines plus tard, j'ai été convoquée pour une identification sur photo. 400 photos noir et blanc a visionner, la plupart ne correspondaient pas au profil, et certains hommes semblaient être torturés. Et à la 15e page, lui. L'agresseur. Mais avec une barbe sur la photo. Je ne pouvais pas dire à 100% que c'était lui. On m'a alors présenté un papier qui n'avait que deux options : 1- j'ai reconnu formellement le numéro X et je l'accuse de l'agression. 2- je n'ai pas identifié le coupable. Sauf que je ne pouvais pas dire formellement que c'était lui. Et l'agent insistait, tout en me menaçant de représailles si je faisais une fausse déclaration ! Surtout après avoir eu sous les yeux des photos de torture, je 'e pouvais pas accuser quelqu'un qui ressemblait beaucoup, mais avec un doute. J'ai coché la deuxième case. L'affaire a été traitée par dessus le coude et bien vite classée sans suite, car au final, je n'avais pas été violée. Mais pour moi, le traumatisme est le même. Un inconnu à essayé de se servir de mon corps sans mon consentement. J'ai juste eu de la chance de porter un collant ce jour là, et surtout que le agresseur soit plus petit que moi. Et même si l'accueil au commissariat a été meilleur qu'au 17, c'est le premier accueil qui compte. Il a été lamentable, et a augmenté le traumatisme. Je n'ai pas vraiment eu de soutien de ma famille, parce que je n'en ai pas reçu de la police. J'ai surtout reçu des reproches pour n'avoir pas été plus efficace dans ma défense. Trois semaines après l'agression, ma porte a été forcée. Six semaines après, un homme a essayé de s'introduire chez moi de nuit. J'en ai alors parlé à mes voisins. L'un d'eux a reconnu l'agresseur, il était connu dans le quartier. Deux mois après, alors que je téléphonais dans une cabine, l'agresseur m'attendais dehors. Mes voisins ont organisé une campagne de prévention, financée par nous même. Cela a permis d'éviter deux autres agressions. Mais la serrure de ma porte d'entrée a encore été forcée deux fois. Trois mois après, j'ai déménagé. Je n'ai plus eu de nouvelles de la police. Grâce à leur accueil, le traumatisme est encore là, 20 ans après. La conclusion est que si vous vous faites agresser, ne cherchez pas une aide efficace de la police. Appuyez vous sur votre entourage et les amis qui vous soutiennent.

Nantes

17

Je dépose plainte pour revenge porn de photos qui ont été prises à mon insu. Après l’impression que le policier prenant ma plainte me drague fortement. Je reçois un mail, dans lequel il écrit « si plus de petit ami il y a, je dépose ma candidature ». Écœurant, surtout en sachant qu’il avait vu des photos nues de moi et qu’il a du les montrer à tout le commissariat #doublepeine

Marseille

Noailles

Février 2019. Deux mois après une agression sexuelle et une semaine après une grave TS : viol collectif. Moins de 48h après les faits, j'ai tenté d'aller chercher de l'aide aux Urgences de Tours à cause de douleurs vaginales ; j'avais littéralement la chatte en feu. On m'a gentiment fait comprendre que « devant la gravité des faits » il fallait que je porte plainte avant de voir un médecin, histoire d'obtenir une réquisition judiciaire pour voir un médecin légiste. Si je n'avais pas été dans un tel état de délabrement, j'aurais refusé. Mais j'y suis allée. Arrivée au commissariat de Tours, la flic de l'accueil a d'abord refusé mon dépôt de plainte parce que les faits se sont déroulés au Mans, qui est donc dans un autre département. J'ai d'abord dû expliquer à voix haute, devant tout le monde, que je refusais de retourner au Mans parce que hospitalisation là-bas pour une TS une semaine plus tôt et que bordel, pires Urgences de l'univers : je refusais d'y retourner. J'ai ensuite dû trouver le courage d'insister sur l'obligation d'accepter les plaintes, même lorsque les faits se sont produits ailleurs. C'est la loi. Elle a fini par accepter, et j'ai rapidement vu un enquêteur de la brigade des mœurs. Il m'a d'abord montré le bureau d'une asso d'aide aux victimes, ce à quoi j'ai répondu que j'avais déjà une psychologue et que je venais uniquement pour porter plainte. Sa réaction ? Encore et toujours la même : « Eh oh ! Je connais mon métier, c'est pas vous qui allez me l'apprendre ! », le tout avec une telle véhémence que j'ai franchement cru qu'il allait me casser la gueule. Il m'a posé quelques questions dans la foulée, comme ça, à l'arrache dans un couloir, avant même d'arriver dans son bureau : « Quand ? Qui ? Comment ? Où ? ». J'ai difficilement bafouillé que c'était des inconnus dans un club libertin. Sa réaction ? Encore et toujours la même : « Mais, un club libertin c'est fait pour avoir des rapports sexuels, non ? Qu'est-ce que vous faites ici ? De toute façon il est 17h20, nos locaux ferment à 18h, revenez demain. », le tout avec un mépris à peine masqué. Entre deux sanglots et à force d'acharnement, j'ai finalement réussi à déposer plainte. En 1h de déposition, j'ai été traitée comme la pire des merdes, comme une salope qui l'a mérité, et il m'a clairement dit que « c'est pas un viol, vous étiez initialement consentante ». L’État et sa milice refusent d'admettre que le consentement n'est pas quelque chose d'acquis. Alors on m'a taxée de menteuse. Menteuse salope. Menteuse salope qui n'était là que pour faire perdre du temps aux flics parce que j'avais dit oui avant de dire non. D'où le viol, en fait. Je n'ai pas eu la force de raconter mon viol en détail ; je n'ai même pas évoqué tous mes violeurs. Seulement deux sur les trois. Et alors que j'avais un témoin, un client du club présent ce soir là et qui m'avait retrouvée sur les réseaux sociaux pour prendre de mes nouvelles, le flic a refusé catégoriquement d'ajouter ce témoin au dossier. Il l'a totalement occulté par je-m'en-foutisme. On en est là : ignorer des témoins importants tout en rabaissant et culpabilisant la victime. Au final, cette plainte a été classée sans suite sans que j'en sois prévenue ; une juriste a récupéré l'info pour moi presque 3 ans plus tard. Et ce dépôt de plainte a été à mon sens plus difficile encore que mon viol collectif. Ce flic m'a juste brisée. Totalement brisée.

Tours

Hôtel de police

J'appelle la police en pleine nuit après un viol, une nouvelle tentative et une bagarre entre mon agresseur, son meilleur ami et moi. C'était au cours d'une soirée. Je sortais avec mon agresseur. Nous avions couché ensemble puis il a continué après une pause alors que j'avais dit non. On avait beaucoup bu mais c'était clair pour moi. Lorsque la police arrive, mon agresseur s'était enfui. Il restait son meilleur ami qui était mon colocataire et qui m'avait frappée (j'étais couverte de bleu) La police nous prend à part, et me demande ce qu'il s'est passé. J'ai expliqué malgré le déni du viol, mais j'ai bien parlé de la tentative qui a suivi. La policière m'a répondu "mais vous aviez dit oui avant ?" J'ai voulu rétorquer "oui, mais après..." elle ne m'a pas laissé finir et m'a coupé avec "je pense que vous avez beaucoup trop bu". Un peu après, les deux hommes qui était avec l'autre personne à l'intérieur sorte en lui disant "bah voilà vous ne dormirez pas dehors ce soir" de façon adorable. Ils m'ont appelé trois semaine plus tard seulement pour savoir si je souhaitais porter plainte. Ils m'ont laissée en état de choc,seule, à 4h du matin, couverte de blessures. Heureusement j'ai porté plainte ailleurs.

Bron

Bron

Un soir après une violente dispute où je suis giflée, insultée et menacée pendant des heures, trois hommes policiers interviennent à notre domicile, suite à un appel du voisinage. Ils me demandent si tout va bien, j'indique que j'ai été violenté ( aucune attention n'est porté sur une éventuelle constatation physique de blessures) Mon compagnon est ivre donc incapable de se maîtriser. Une main courante est déposé. Ils notent deux trois choses sur un bout de papier et c'est bouclé. Assorti de propos sensés être rassurants me disant qu'ils allaient faire une ronde le lendemain ( sauf que j'aurais eu le temps de mourir entre temps!) On me laisse avec mon agresseur après s'être "assuré" que finalement ce n'est qu'une simple dispute ( mépris de leur part ) Résultat je suis laissé à la merci de mon agresseur quand la seule chose que je voulais était partir. Un an après, dans le cadre d'une enquête judiciaire, j'apprends que finalement aucune main courante n'a été déposé par ces policiers ce soir là... Où est la preuve dans ces cas là ? Je n'ai eu aucune considération pour ces violences subies.

Sables-d'Olonne

J’ai été victime d’un violeur et manipulateur, un mec qui ne sait pas ce que c’est le consentement. J’étais traumatisé. Je n’ai jamais parlé. J’ai réussi à parler à partir du moment où j’ai entendu qu’il avait continué. Et, c’est à ce moment-là que quand une fille a voulu ouvrir sa gueule, on lui a dit « Vous avez aucune preuve, c’est irrecevable ». Je sais qu’il a continué dans d’autres villes de France où il a continué ses études. C’est horrible de laisser des mecs aussi dangereux dehors. C’est le genre de personne qui arrive à vous détruire et qui peut encore livré sans que personne ne l’arrête parce qu’on prend pas en compte la parole de victimes

Le Puy-en-Velay

Un photographe sur les Sables d’olonne m’a repéré et voulait que je travaille pour lui. Il est devenu très ambiguë et m’a proposé d’aller boire un verre chose que j’ai refusé. Il n’a pas accepté mon refus et a commencé à me harceler. Il est venu à m’attendre devant mon boulot, ensuite il m’attendait devant chez moi (il passait des nuits entières devant chez moi) j’avais tellement peur que je ne dormais plus chez moi. Le jour suivant il m’appelle 79 fois en 1 matinée et me fais des menaces au suicide si je refuse d’aller boire un verre. Je suis aller porter plainte mais selon le commissariat il n’y avait pas assez de preuve ! Que leur faut-il de plus ?

Sables-d'Olonne

Sables-d’Olonne

Bonjour, voici mon témoignage pour vous expliquer les difficultés rencontrées lors de mon dépôt de plainte. Lorsque je suis arrivée à l'accueil de la gendarmerie, j'ai expliqué aux gendarmes présent à l'accueil (un homme et une femme) que je venais déposer une main courante pour violences conjugale. Ils m'ont demandés quelles violences ai-je vécu directement à l'accueil devant d'autres personnes qui patientaient assis à l'accueil juste à coté. Je me suis bien évidemment effondrée en larmes, ayant l'impossibilité d'expliquer ce genre de choses pour lequel je me sentais sale, coupable... devant des personnes qui n'ont pas à entendre plus de mon histoire. C'est ma maman qui m'accompagnait qui a été obligé de demander si il était possible d'aller dans un bureau pour que tout le monde n'entende pas. Pendant le dépôt de plainte, n'ayant pas de traces de coup ce jour, un gendarme m'a demandé pourquoi je ne suis pas venue plus tôt, lorsque mon conjoint m'avait cassé le nez par exemple. J'ai répondu que j'en avait été incapable jusqu'à présent car je me sentais coupable à ce moment là et que mon conjoint me le disait. Le gendarme m'a alors répondu, "vous auriez du". Comment faire culpabiliser encore plus. A la fin du dépôt de plainte, le gendarme m'a dit de ne pas retourner vivre chez moi avec mon conjoint mais d'aller chez mes parents. Je lui ai demandé comment je faisait pour mon enfant qui était avec son papa et mes vêtements. Il m'a répondu, "Nous ne sommes pas assistantes sociales, nous ne pouvons rien faire pour ça. Vous pouvez aller récupérer votre enfant et vos affaires puis partir chez vos parents. Si il y a quoi que ce soit vous appelez le 17." J'ai répondu que je ne fais pas le poids à coté de lui et il a cassé mon téléphone à plusieurs reprise. Le gendarme m'a rappelé qu'ils ne sont pas assistantes sociales. Le problème est que ce n'est pas non plus le travail des assistantes sociales. J'ai donc du me débrouiller seule, heureusement avec l'aide de certaines personnes. Je tiens à souligner également que la grande difficulté pour les victimes est de ne pas avoir le droit à une mesure d'injonction d'éloignement. Pour la justice française, après avoir porté plainte et être séparée de la personne violente, nous sommes en totale sécurité. Il faut donc pouvoir apporter des preuves que nous sommes en danger depuis la séparation. Pourtant nombreuses sont les personnes ayant portées plaintes, tuées par leurs ex conjoints.

Vitré

gendarmerie de vitré

Apparemment, le harcèlement n'est pas une raison suffisante pour porter plainte en France. Même lorsque c'est votre voisin et que pendant des mois il essaye de rentrer chez vous au petit matin, qu'il frappe contre votre mur mitoyen à pas d'heure, qu'il vous glisse des mots sous votre porte tel que "viens me voir tu vas pas être déçue, je te mange tout entière, même le cul". Et même si vous vivez dans la peur constante car votre balcon est commun et qu'à tout moment il peut passer par votre fenêtre, même si vous avez découvert qu'il avait été déjà condamné pour violence et qu'il sortait tout juste de l'hôpital psychiatrique, même si votre concierge vous rapporte qu'il l'a entendu marmonner des menaces de mort... non ce n'est pas suffisant. Il faut "arrêter de se mettre dans des états pareils mademoiselle. On ne peut rien faire pour vous. Faites vous agresser. Là vous pourrez porter plainte". Ah bon... La police n'est pas censée assurer la sécurité des citoyens ? Belle désillusion pour la jeune fille de 18 ans que j'étais et qui allait voir son voisin se suicider devant elle une semaine plus tard. Un grand merci à la police pour toutes ces années de dépression et de thérapie post-traumatique.

Avignon

Les voisins avaient appelé les voisins, mon conjoint me violentait depuis des mois. Il est policier, a bossé dans le commissariat du quartier. Quand les flics sont arrivés à la porte, il a reconnu un de ses potes et leur a dit qu'il ne se passait rien, que tout allait bien. Ils sont répartis... Il venait de m'étrangler, me taper. Je l'ai quitté quand une nuit, mon cri de peur après qu'il m'ait giflé avec une de ses tongs, a réveillé ma fille. Je n'ai pas déposé plainte ni déposé de main courante pour ma tranquilité, car il aura accès au dossier et m'a promis de me pourir la vie si je faisais quoi que ce soit...

Paris

Paris 18

2017. Suite à une rupture avec mon copain, je vais chez un ami qu'on avait en commun, un soir. Il me propose de venir passer la soirée chez lui, parce qu'il a appris notre rupture. Pour me remonter le moral en quelques sortes. La soirée se passe bien, tranquille, et ça m'avait effectivement fait du bien, de discuter et rire un peu. Arrive vite ce moment "Ah mince, j'ai trop bu pour te ramener, et il n'y a plus de bus. Tu n'as qu'à dormir ici ?". Et bien oui pourquoi pas, j'ai dormi mille fois chez des amis. Ah oui mais non, je ne peux pas dormir sur le canapé parce que "quand même tu vas mal dormir". ok... Je me retrouve à dormir dans son lit.. Ah mais avec lui ? ok. Pas prévu mais, il a une copine, je ne craint rien, puis j'ai souvent dormi avec des amis après des soirées, à part continuer à parler et rire jusqu' à s'endormir il ne m'est jamais rien arrivé. Je ne me posais pas plus de questions à cette époque... j'aurai dû. Je me tourne côté table de nuit, dos à lui et lui dit bonne nuit. Et ça tourne mal. Je lui dit non gentiment, qu'il a mal compris (? je n'ai envoyé aucun signe pourtant mais bon, je me place gentiment en coupable au cas où) et surtout il a une copine c'est moche rien que l'idée. Je me fais vite entendre méchamment que je ne suis pas venue là pour rien, que je ne suis plus avec mon copain et que c'est bon on peut en profiter. Et bien sûr sa copine n'en saura rien. Je répète que non, je n'en ai pas envie. Ça n'arrête visiblement pas ses mains. Mais mon cerveau oui. Je ne sais plus si j'ai dormi cette nuit là, je me souviens qu'il faisait à peine jour, première heure des bus. Mon cerveau s'est réveillé, un peu sonné. Mais qu'est-ce qu'il s'est passé en fait ? J'envoie un message à une amie "je crois qu'il s'est passé un truc". Je me lève, monsieur dort comme un loir. Je vais prendre une douche, je ne sais pas pourquoi. Et je m'en vais. Il m'attendait devant la porte. je lui dis "Laisses moi partir" , j'ai eut peur qu'il m'enferme. Il me dit alors "Ecoutes, je suis désolé". Je m'avance vers la porte, je ne dis rien et lâche doucement en passant devant lui "donc il s'est bien passé quelque chose d'anormal". Je vis chez ma marraine à cette époque, j'appelle son fils un peu perdue, il me dit de rentrer vite d'un ton choqué et me dit les mots. "C'est du viol". Je me mets à pleurer à l'arrêt du tramway. Je crois que je réalise. En rentrant ma marraine prends tout en main à mon arrivée : pillule du lendemain, deuxième douche, et m'oblige à aller au commissariat. "Ils vont t'aider". Non. "Pourquoi vous êtes allée chez lui à cette heure-ci ? vous l'aimez bien non ? Vous saviez qu'il a une copine ? A donc vous étiez seuls, vous l'avez cherché. Vous n'avez pas dit non ? Ah oui mais ça c'est pas vraiment un non, vu qu'il ne l'a pas compris. Bon si je comprends bien, C'est un peu 50/50 cette histoire, il est pas vraiment fautif. Vous voulez donc porter plainte... vous savez ce que ça veut dire pour lui ? ça va lui gâcher sa vie, et imaginez pour sa copine ! vous voulez qu'ils se séparent en fait ?" J'en passe, je ne me souviens pas de tout. je fini par ne pas porter plainte, et je sors de là convaincue que ce n'est pas un viol. Double peine ? non Triple. Ma tante m'appelle choquée de ce qu'elle a appris. Choquée de "ce que j'ai fait". Parce que c'est de ma faute. j'appelle ma mère en pleurs "mais enfin... tu cherches un peu aussi, c'est de ta faute ça, ne cherche pas un autre responsable.". Oui, c'est une femme qui a pris ma déposition au commissariat, oui c'est ma tante et ma mère qui m'ont dit ça. Je pensais pouvoir être comprise. Oui j'ai pleuré "sans raison" quand des mois après j'ai refais l'amour (cette fois consentante mais avec une boule au ventre et un corps qui ne m'appartient plus). Ce n'est qu'en 2019, après une lourde dépression, une TS, et chez une psy que j'ai réalisé que c'était effectivement un viol, quand ma psy m'a redit ces mots.

Bordeaux

Hôtel de Police - Commissariat central

Bonjour à tous ceux qui me liront. J'ai été violée par mon ancien manager et compagnon en mai 2019. Je l'ai évidemment quitté quelques jours après les faits (j'ai eu trois jours d'oubli), j'ai continué à travailler là où nous travaillions tous les deux. En octobre, je n'en peux plus de le voir tous les jours, qu'il me donne des ordres et de le voir vivre une vie totalement normale alors que moi je suis sous terre. Je décide donc d'aller porter plainte. Accompagnée par mon nouveau compagnon qui est juriste et qui m'avait bien affirmé que les flics n'avaient pas le droit de refuser ma plainte, j'ai donc demandé à porter plainte à l'entrée. Le policier de l'accueil me regarde un peu bizarre et me demande d'aller patienter juste à côté. Il faut savoir que la guichet et la "salle d'attente" sont dans la même pièce. On me rappelle quelques minutes après au guichet et là un autre policier me demande fort, donc tout le monde entend, "vous venez pour un viol ?", je réponds que oui. Ensuite il continue, toujours aussi fort "c'est arrivé il y a plusieurs mois, pourquoi vous venez maintenant ?", j'essaie d'expliquer, le plus bas possible, que c'est parce que ce n'est pas évident, que j'avais peur etc. Et là il me dit "de toute façon ça ne mène à rien les plaintes pour viol et on est surchargé, vous allez attendre des heures". Pensant que ça va me décourager, bien que je sois au bord des larmes, je lui dis que je reste et que souhaite porter plainte. Bizarrement, j'ai attendu 10 minutes et on est venu me chercher pour m'auditionner. Je pense qu'ils ont essayé de m'intimider et de m'humilier pour que je parte. L'audition était plutôt respectueuse bien que certaines questions comme "vous êtes sûre que vous n'avez pas aimé ce qu'il vous a fait ?", "vous n'avez pas des pratiques SM habituellement avec lui ?", "est-ce que c'est pour se venger du fait qu'il travaille encore avec vous que vous êtes ici ?", n'étaient pas les bienvenues. Tout ça pour dire que ça a été très compliqué et que j'ai finalement eu un procès mais il a pris 2 ans avec sursis pour un viol avec circonstances aggravantes et il travaille toujours dans cette enseigne. Courage à nous tous.

Strasbourg

Hôtel de Police

On se parle via le site de rencontre OkCupid. Je suis plutot " méfiante " donc je donne toujours un premier rencard. On se voit à un atelier réparation vélo. Le courant passe, nous discutons bien, il dégage une aura calme et raffinée.Il me plait ce grand costaud! Nous nous quittons en nous faisant la bise. Vrai rencard, chez lui. Le repas est super bon. Il ressert mon verre de vin avant que celui ci soit vide,plusieurs fois, puissort une seconde " très très bonne bouteille", que je "me dois de goûter". Il me fait fumer. Il tente de m'embrasser,(sans rien demander) cela me gêne, j'écourte quasi immédiatement le baiser. Je lui propose d'aller se balader à la place, de prendre l'air. il est 1 h du matin, nous marchons et discutons de l'histoire de la ville, de sociologie. Il tente de m'attraper et de me câliner, je me dégage, ses râles de plaisir me dégoûtent dès qu'il approche de mon cou. Je lui dis que je préfère marcher encore. J'ai trop bu, je le sens, moi qui boit si peu d'ordinaire, j'ai du mal à réfléchir sereinement. Je pourrai partir ?! Non j'ai trop bu et fumé et je vis à 35 km de là. Je pourrais aller chez unetel, ou bidule ?! Non, il est 1 h 20 du matin, personne ne va me répondre, Ou aller dormir dans ma bagnole ? OH merde, dans le stress, j'ai laissé mon sac à main avec mon téléphone chez lui et mes clés de voiture chez lui. Obligée d'y repasser. Voilà comment ce rapport non consenti à démarré. je n'ai pas pu bouger, il m'a déshabillée, s'est couché sur moi, il prennait mon bras pour que je le branle, je lui ai dit plusieur fois que je n'aimais pas, ou aïe à cause de la taille de son sexe. Même si j'ai eu l'idée de me débattre, un instinct m'en a empêché. Je préférais être violée, plutôt que violée et tabassée. Je suis immédiatement allée dans la salle de bain, ou sans me l'expliquer, j'ai pleuré 20 minutes. Je suis ressortie hagarde, et lamentablement, aller m'allonger pour dormir, en lui spécifiant que je ne voulais pas recommencer. Le lendemain, je suis partie très tot, vers 8h je crois. Il m'a dit au revoir en me touchant les seins, et en me disant que mon corps était extraordinaire, irrésistible. Au commissariat de Nantes, on me refusera le dépôt de plainte, car j'étais consentante au début, aller en rencard chez lui... Et que je ne me suis pas débattue, et qu'en plus, il avait mis un préservatif" Je suis restée choquée au commissariat un peu de temps. Il devaient penser que j'avais quitté leurs locaux quand j'ai entendu " Franchement, elle abuse pas un peu la jeune là ? Si t'es pas satisfaite de ton coup, tu peux pas aller déposer plainte pour autant !" Acablement votre. Tenons bon, cher.es survivant.es !

Nantes

waldek

L’adjudante qui a recueilli ma plainte m’a demandé comment j’étais habillée ce soir là, pourquoi je l’avais laissé dormir dans mon lit, que c’était quand même étrange de l’avoir laissé dormir avec moi et d’avoir installé tous les lits dans la même pièce. Avant de partir elle m’a dit “faites attention à vous à l’avenir”. Au moment de l’expertise psychiatrique, le psychiatre chargé de mon évaluation m’a dit qu’en envoyant un message à mon violeur pour leur parler de ce qu’il avait fait , j’avais essayé de le piéger.

Costaros

Gendarmerie

C’était à la fin de l’été 2011. Pendant une soirée avec des amis, je me suis endormie et ai été réveillée à l’aurore par la personne chez qui la soirée avait eu lieu, un autre étudiant, qui m’a violée. Dès que j’ai pu, je suis partie en courant et j’ai appelé la police sur le chemin de chez moi : « Je viens de me faire violer ». Je suis rentrée, j’ai pris une douche, très calme tellement j’étais en état de choc. Deux policiers, un homme et une femme, sont venus chez moi. Premières paroles : « Où est votre amie ? ». Je leur dis que c’est moi qui les ai appelé. « Ah… on s’attendait à trouver quelqu’un en larmes. ». J’ai vite compris que j’étais trop calme, que je ne réagissais pas comme il fallait, et donc qu’ils ne me croyaient déjà qu’à moitié. Ils m’ont également enguirlandé d’avoir pris une douche, alors qu’il aurait fallu que j’aille à l’hôpital « faire des prélèvements ». Je leur ai dit que je voulais porter plainte ; j’ai été convoquée l’après-midi même au commissariat, reçue par un homme de 45-50 ans, qui m’a donnée l’impression d’être coupable. De devoir me justifier d’être sortie avec des amis, de ne pas avoir été suffisamment prudente, d’avoir bu, de simplement regretter un coup d’un soir. J’ai tenté de lui expliquer la situation, et il a eu cette phrase lapidaire : « des comme vous, j’en vois 3 par semaine ». Je n’ai pas osé lui demander ce qu’il voulait dire par « des comme vous ». Il m’a montré la photo du violeur sur son écran - mais je n’ai pas osé dire que c’était lui, j’avais tellement peur de devoir subir à nouveau l’interrogatoire précédent si je portais plainte, je me sentais soudainement coupable. Donc j’ai fait comme si je ne le reconnaissais pas. J’ai dit que je ne voulais pas porter plainte. Je suis sortie du commissariat, et j’ai décidé de ne plus y penser. J’ai eu des problèmes de santé pendant des années ensuite, jusqu’au jour où j’ai fait le lien avec ce viol que j’avais complètement enfoui. J’ai découvert des comptes féministes, j’ai fini par comprendre que ce n’était pas normal, ce qui s’était passé lors de ce dépôt de plainte. Il y a un mois, je me suis enfin sentie suffisamment forte pour retenter de déposer plainte. J’ai regardé en ligne ; le délai de prescription est de 10 ans pour un viol. Pour le mien, ça faisait 10 ans et 5 jours.

Angers

C’était à la fin de l’été 2011. Pendant une soirée avec des amis, je me suis endormie et ai été réveillée à l’aurore par la personne chez qui la soirée avait eu lieu, un autre étudiant, qui m’a violée. Dès que j’ai pu, je suis partie en courant et j’ai appelé la police sur le chemin de chez moi : « Je viens de me faire violer ». Je suis rentrée, j’ai pris une douche, très calme tellement j’étais en état de choc. Deux policiers, un homme et une femme, sont venus chez moi. Premières paroles : « Où est votre amie ? ». Je leur dis que c’est moi qui les ai appelé. « Ah… on s’attendait à trouver quelqu’un en larmes. ». J’ai vite compris que j’étais trop calme, que je ne réagissais pas comme il fallait, et donc qu’ils ne me croyaient déjà qu’à moitié. Ils m’ont également enguirlandé d’avoir pris une douche, alors qu’il aurait fallu que j’aille à l’hôpital « faire des prélèvements ». Je leur ai dit que je voulais porter plainte ; j’ai été convoquée l’après-midi même au commissariat, reçue par un homme de 45-50 ans, qui m’a donnée l’impression d’être coupable. De devoir me justifier d’être sortie avec des amis, de ne pas avoir été suffisamment prudente, d’avoir bu, de simplement regretter un coup d’un soir. J’ai tenté de lui expliquer la situation, et il a eu cette phrase lapidaire : « des comme vous, j’en vois 3 par semaine ». Je n’ai pas osé lui demander ce qu’il voulait dire par « des comme vous ». Il m’a montré la photo du violeur sur son écran - mais je n’ai pas osé dire que c’était lui, j’avais tellement peur de devoir subir à nouveau l’interrogatoire précédent si je portais plainte, je me sentais soudainement coupable. Donc j’ai fait comme si je ne le reconnaissais pas. J’ai dit que je ne voulais pas porter plainte. Je suis sortie du commissariat, et j’ai décidé de ne plus y penser. J’ai eu des problèmes de santé pendant des années ensuite, jusqu’au jour où j’ai fait le lien avec ce viol que j’avais complètement enfoui. J’ai découvert des comptes féministes, j’ai fini par comprendre que ce n’était pas normal, ce qui s’était passé lors de ce dépôt de plainte. Il y a un mois, je me suis enfin sentie suffisamment forte pour retenter de déposer plainte. J’ai regardé en ligne ; le délai de prescription est de 10 ans pour un viol. Pour le mien, ça faisait 10 ans et 5 jours.

Angers

Je témoigne à 15 ans pour viol, les faits se passent lorsque j'en avais 12. Je suis en face d'un policier qui laisse le bureau grand ouvert, j'entends des policiers rire et parler dans une salle à côté. Sa collègue partage le bureau, elle est en train de passer un coup de fil, je dois plusieurs fois m'arreter de parler pour qu'elle puisse entendre son interlocuteur. Je suis extrêmement mal à l'aise, le policier se moque de moi car je triture un élastique. Je raconte les dégâts psychologique de mon viol (dépression, hospitalisation pour tentative de suicide, stress post-traumatique). Il me demande des détails (heures, ce que je portais (j'avais 12 ans), etc.) que je n'avais pas à l'époque en raison d'amnésie traumatique. Lorsque je lui dis que je ne sais pas, il me rétorque que《je dois répondre》. Quand j'essaye de lui expliquer mon amnésie, il me dit《de ne pas parler de terme psychologique ou je ne sais quoi》. Aucune considération de ma souffrance, de ma douleur. Le policier dit à mes parents en privé que le fait que je vois une psychologue, que je fasse de l'emdr (hypnose afin de soigner le spt) pourrait annuler mon témoignage car je serai《 manipulée pas les psychologes》. Une fois fini, il prend en photo mes scarifications en disant en rigolant《Il y en a beaucoup, c'est pas très beau》.

Nancy

Hôtel de Police de Nancy

Moins de 48h après un viol, que j’ai mis 24h à comprendre; je vais déposer plainte au commissariat, seule. 2h d’attente. A 15h une gardienne de la paix vient me chercher. Je suis entendue dans une petite salle au rez-de-chaussée, normalement consacrée pour le tout venant. Je suis en état de choc, j’ai du mal à élaborer ce qu’il s’est passé, elle me presse, dit qu’elle a d’autres plaintes à prendre... Je me sens littéralement déchirée, et scrutée dans les moindres détails, de ce qui a de plus intime... Je me vois encore prostrée, les mains autour de mon ventre, pour me soutenir et ne pas m’effondrer physiquement. Mon frère me contacte pendant une pause, me juge, dit que j’aurais du faire attention. Je lui hurle dessus comme jamais je ne l’ai fait, tant ses remarques sont insupportables... Alors que je m’efforce de protéger tout le monde, mes neveux étant chez mes parents, je ne souhaite rien dire pour éviter qu’ils entendent quoi que ce soit. La plainte ne fera jamais mention de la pénétration anale par surprise non consentie comme un viol, puisque j’étais paralysée pour formuler un non. Je sors à 20h30, pour enchaîner un rdv avec la médecin légiste aux urgences prévue à 21h30. Le service est dans les sous-sols de l’hôpital, c’est franchement glauque. Une amie vient me récupérer à minuit, parce que j’ai peur de rentrer seule. Une amie sur Paris a fini par la joindre, une heure avant. Elle m’inonde de questions alors que je suis épuisée. Puis en vient à me juger aussi. J’aurais du faire attention... Et enfin, elle me dit que son week-end de férias s’est mal passé... Je l’écoute se plaindre de ses disputes avec une amie et son mec, pleurer... Elle me dira trois jours plus tard « qu’il faut que j’apprenne à me débrouiller seule » et ne me parlera plus. 2ans après, rien n’a avancé. J’ai croisé mon agresseur plusieurs fois en ville, à très grande proximité de mon logement. Le procureur n’a pas posé de mandat d’arrêt. Je suis persuadée que je n’étais pas la première et que d’autres ont été agressées derrière.

Bordeaux

Meriadeck

Deux jours après une agression sexuelle traumatisante ayant eu lieu dans une chambre froide et qui aurait pu mener à un viol si je ne m'étais pas enfuie (j'apprends plus tard que le coupable est accusé de viol par d'autres femmes), je me décide enfin à aller déposer plainte, accompagnée d'une amie. On fait la queue à l'extérieur devant le commissariat et quand vient mon tour on me demande avant d'entrer le motif de ma venue alors qu'un homme se trouve à quelques 50 centimètres derrière moi et que moi-même je n'ai pas encore posé les termes d'agression sexuelle sur ce qu'il m'est arrivé. Je bredouille donc difficilement, très gênée, sous le regard désolé de mon amie, qu'un homme a eu des gestes déplacés envers moi, qu'il a en tout cas dépassé mes limites. Le policier me fait alors entrer, va dire quelque chose à l'oreille de l'autre policier qui est à l'accueil, qui me regarde très mal à l'aise et me dit d'attendre et que l'on va vite venir s'occuper de moi. Effectivement quelques minutes après une femme vient me chercher pour m'accompagner à son bureau, mon amie n'a pas le droit de venir. Dans son bureau se trouve également un homme. Elle me demande alors d'expliquer pourquoi je viens et de raconter les faits, puis prends ma déposition. Il est à ce moment très difficile pour moi d'en parler devant un homme. Je comprends à l'attitude de la femme quand je raconte les faits qu'elle ne voit pas bien où je veux en venir. Quand je finis mon récit, elle me dit, un peu troublée "Et... C'est tout ?". Je ne comprends pas bien et réponds que oui mais qu'enfin ça n'était tout de même pas agréable qu'un inconnu m'entraîne dans une chambre froide pour m'y enlacer, m'embrasser dans le cou et sentir sa main qui s'approchait de la poignée de la porte pour fermer derrière moi la chambre froide alors que j'étais pétrifiée par la pensée de ce qui allait m'arriver... A ce moment une collègue à elle entre dans le bureau, me fait un petit sourire gêné et compatissant, va se placer derrière le fauteuil de la policière et lit par-dessus son épaule la déposition sur l'écran. La policière qui a pris ma déposition lui dit alors "Non mais finalement c'est pas ça...". Je comprends qu'elle parle d'un viol et ça me glace. Je prends la parole et je leur dis que oula non en effet c'est "juste un câlin et un bisou non désirés", me sentant obligée de moi-même minimiser mon histoire et mon traumatisme. Elle me dit donc qu'il y a du y avoir un quiproquo à l'accueil parce que le policier d'en-bas m'a déclarée comme victime de viol... Tout s'effondre pour moi à ce moment, je me sens désolée d'être là, de déranger pour rien, de leur faire perdre leur temps, désolée de les décevoir parce que mon histoire n'est pas si intéressante que ça et ne méritait pas de rameuter tous les collègues, et en même temps je ne comprends pas parce que je crois quand même que ça n'est pas normal ce qui m'est arrivé, oui j'ai eu de la chance mais c'est mal quand même, mais j'ai peur d'avoir exagéré dans ma tête ce que c'était vraiment, d'être folle, je me dis que ce monsieur a juste voulu être gentil peut-être... Peu de temps après ça un autre collègue entre dans le bureau et parle d'avoir enfin retrouvé quelqu'un, je n'écoute qu'à moitié parce que je suis en état de choc, il repart et la policière se sent obligée de me raconter que OUF on a retrouvé dans le coffre d'une voiture une jeune fille qui avait disparu et était séquestrée depuis plusieurs jours, dans ma propre ville. Comme si c'était ce que j'avais besoin d'entendre à ce moment. Dans les semaines qui ont suivi, j'ai été convoquée par la police judiciaire de Paris 14ème, arrondissement dans lequel les faits s'étaient produits. Ils m'expliquent qu'une femme porte plainte pour viol contre un homme qui, d'après le directeur du magasin (que j'étais en effet allée voir après les faits, et m'avait dissuadé de porter plainte contre son employé d'ailleurs) a également eu des gestes envers moi. Je confirme les faits. Ils me demandent alors si je souhaite porter plainte. Je ne comprends pas et explique que c'est chose faite, dans le commissariat municipal de mon lieu de résidence. Ils ne trouvent pas le ficher, ma plainte n'a même pas été transmise au commissariat du lieu des faits... J'ai du déposer encore une fois ma déposition. Ils ont pris la suite de l'enquête et ont su rester professionnels et compatissants du début à la fin, à chaque rendez-vous. En revanche en plus de porter le traumatisme de mon agression, avec son lot de crises d'angoisses et d'insomnies, j'ai aussi pendant très longtemps porté la culpabilité que j'ai ressenti en allant déposer ma première plainte, le sentiment d'être folle, abusive, de me plaindre pour rien, le sentiment de ne pas être protégée, comprise et entendue par la police du bout de ma rue.

Le Kremlin-Bicêtre

Municipal

Décembre 2018, agression sexuelle par un « ami » alors que je le ramène chez lui. Je porte plainte dès le lendemain au commissariat central de Nantes ; l'attente est longue, très longue, plusieurs heures avant de voir une flic. Pas une enquêtrice, juste une flic quelconque. Ma déposition se passe étrangement bien jusqu'à ce que j'aborde l'aspect psy de mon affaire ; j'étais en effet en pleine dépression à ce moment là, ultra vulnérable, avec un diagnostic de bipolarité (grave erreur médicale, je suis autiste ; on passera outre la prise en charge minable des troubles psy en France). La réponse s'est rapidement faite entendre ; « Mais, vous savez, on est tous un peu bipolaires ! », tout en s'évertuant à me faire comprendre qu'en tant que valide elle connait mieux ma cervelle que moi-même. Spoil alert : non. Un mois plus tard, confrontation avec mon agresseur, cette fois-ci en présence de l'enquêteur en charge de mon dossier ; le flic a demandé à mon agresseur s'il savait si j'avais un petit-ami (en partant du postulat que je suis hétéro sans remettre cette injonction en question) et s'il savait si j'avais une sexualité active. On a posé des questions sur MON intimité à MON agresseur, et quand j'ai confronté le flic là-dessus il s'est juste emporté en disant « qu'il connait son métier, et que de toute façon les faits sont plus graves sur une vierge », sous-entendant qu'une agression sur la pauvre salope que je suis n'est pas si dramatique. Le tout en rajoutant une bonne couche validiste. Au final, bien que mon affaire soit allée jusqu'au procès (ce dont je m'estime chanceuse), personne, absolument PERSONNE n'a voulu retenir l'aspect aggravant de ma condition psychiatrique au moment des faits, et ce malgré des preuves plus que tangibles. J'en suis ressortie avec un amer sentiment d'asservissement au travers des questions intimes qu'on a posées à mon agresseur et de leur nature particulièrement sexiste (va falloir arrêter avec le fantasme de la virginité et l'appartenance à un conjoint), et le constat abject de n'être jamais entendue en tant qu'handicapée psychiatrique.

Nantes

Commissariat central (Waldeck)

Quand j’ai porté plainte contre mes agresseurs le policier qui a pris mon dossier me draguait ouvertement, en dédramatisant la situation ce qui me faisait encore plus culpabiliser. Il riait de moi avec ses collègues puis me disait que je pourrai compter sur lui à tout moment, qu’il avait regardé le trajet de chez lui à chez moi et que ce n’était pas loin donc que je ne devais pas hésiter à l’appeler si besoin. J’étais accompagné d’un homme, qui contrairement à ses collègues masculins, n’a pas pu me suivre dans son bureau. Il m’a demandé si on avait encore des rapports et comment allait ma libido en terminant son discours par “ne t’inquiète pas tu sais ici on traite des choses beaucoup plus grave, des viols, toi excuse moi mais ce n’est juste qu’une main au cul faut dédramatiser” On m’a déshabillée dans les couloirs d’un métro.

Paris

Paris 18

J'ai porté plainte mais on m'a dit que ça ne servirait à rien car j'étais alcoolisée et j'avais des difficultés à me souvenir (traumatisée, j'avais été sidérée). Deux ans plus tard, on me recontacte, j’identifie le violeur formellement. On m'incite à retirer ma plainte car "non crédible", "vous aviez trop bu", "il y a des incohérences dans votre récit", "Ca devait juste être un coup rapide dont vous n'étiez pas très fière". J'ai retiré ma plainte, on m'a dit qu'on ferait des "remontrances" au violeur ... et je suis retombée dans une détresse profonde.

Paris

Lors d'une soirée entre amis à la maison mon ex conjoint qui est le père de mon fils m'explose la tête contre la table car je discutais depuis trop longtemps avec son beau-frère. Ma sœur lui casse une assiette sur la tête pour qu'il puisse me lâcher. Je ne porterais pas plainte mais je quitte la maison avec notre fils et met fin à notre vie de famille. Il ne supporte pas notre séparation et quelques semaines plus tard pète un plomb alors qu'il avait notre fils âgée de 2ans. Il m'insulte, me menace de mort. J'ai peur pour notre fils et appelle la gendarmerie pour pouvoir le récupérer. Mais les gendarmes ne feront rien, aucun jugement n'a été donné. La gendarme me conseille de déposer plainte pour les menaces de morts. Je reçois toute la nuit encore des menaces de mort et insultes (je vais t écraser grosse pute, je vais t'egorger salope, tu vas le payer...) dès la 1ere heure après une nuit d'angoisse je me rends à la gendarmerie près de la où se trouve mon fils pour déposer plainte. Un gendarme me reçoit mais me dit que je ne dois pas déposer plainte ici mais à la gendarmes pret de chez moi. Je refuse, je veux déposer plainte ici car mon fils se trouve juste à côté. Il fini par prendre ma plainte. Il me demande mon téléphone et constate les menaces de mort, il souffle car c'est long et me demande si il y en a encore pour longtemps... un gendarme désagréable mais plainte prise. Mon ex ne se rendra pas aux convocations cela n'avance donc pas. Quelques mois plus tard je me rends compte qu'un mouchard a été placé dans le sac bébé (lorsqu'il appelle il peut entendre ce qui est dit et peut me geolocaliser) je retourne a la gendarmerie et cette fois ci, celle pret de chez moi. On refuse categoriquement de me recevoir malgré le mouchard en main en me répondant qu'une plainte est déjà en court je ne peux pas déposer plainte une deuxième fois. Il est donc hors de question que je lâche pour les menaces de mort qui continue. Mon avocat s'en mêlera. Enfin une date où il sera jugé. Je prends la parole et raconte mon histoire devant des centaines d'inconnus et il prendra la parole sans nier les faits mais son avocat dira que j ai su déposer plainte pour les menaces de mort alors si il existait un réel mouchard j'aurais couru déposer plainte. Je suis écœurée, je n'ai plus le droit à la parole. Le procureur dira que depuis que monsieur à été convoqué il n'y a plus eu de menace de mort et qu'il faut du taichi pour se soigner .... Et pourtant une expertise psychiatrique à été faite qui dit que monsieur est dangereux pour moi... mais non la mesure d éloignement sera refusé car nous avons un fils. Il aura dû survivre, une amande et mes frais d'avocat à payer. cela fait aujourd'hui 3ans et je reste persuadée qu'à l'époque il m'aurait vraiment tué mais je n'ai pas ete écoutée pour la mesure d'éloignement

Passy

Commissariat de scionzier et de sallanches

j’ai été victime d’une agression sexuelle sur mon lieu de travail (job d’été) et un de mes collègues m’a agresse dans les vestiaires le jour où j’ai ramené mes affaires suite à une démission. j’ai été au commissariat de police où on m’a dit que ma plainte prendrait du temps et que c’était la façon dont j’étais habillée qui a justifié mon agression. je n’ai pas eu le courage de poursuivre la procédure et depuis je n’y suis pas retourné pour porter plainte a cause du retour que j’ai eu.

Longwy

Mont-Saint-Martin

En 2015 après une tentative de suicide j’ai parlé pour la première fois de ce que je subissais depuis près de 10 ans et deux policières du commissariat de police de Colombes sont venues prendre ma déposition à l’hôpital Louis-Maurier, en refusant que mes parents soient présents alors même que j’avais seulement 13 ans. Elles n’ont pas cessé de me traiter de menteuse, allant jusqu’à sous-entendre que j’inventais peut-être tout ça pour me venger que mon violeur ait refusé mes avances, m’ont aussi demandé avec combien de garçons j’avais couché, ou encore si je m’étais déjà prostituée. J’avais 13 ans et à part mon violeur, je n’avais même pas embrassé quelqu’un de toute ma vie. J’ai fondu en larmes et elles se sont moquées de moi en me singeant, déclarant également que "avec une mentalité de pleureuse comme ça t’iras nulle part dans la vie". Nous avons finalement déposé plainte dans un autre commissariat où ça c’est un peu mieux passé et mon violeur a été condamné à 18 ans de prison, mais malgré ça ces deux policières ne se sont jamais excusées, et l’une d’elle est toujours en poste dans ma ville où il m’arrive encore de la croiser, je crois même qu’elle a pris en grade depuis. En 2018, mon violeur – pourtant incarcéré – continuait de me contacter tous les jours sur les réseaux sociaux, créant sans arrêt de nouveaux comptes puisque je le bloquais à chaque fois, nous avons donc fini par retourner porter plainte. Le policier qui nous a reçus ce jour là a tout fait pour nous décourager de déposer plainte, en expliquant que l’administration pénitentiaire était très stricte avec les détenus trouvés en possession d’un téléphone et que cette plainte risquait de rallonger sa peine. Il nous a ensuite dit, je cite "il est déjà dans la quarantaine et il a pris 18 ans, il a son compte vous ne trouvez pas ?" puis "il se comporte juste comme un pauvre type à la vie brisée qui a une peine de cœur, et de toute façon il est déjà en prison il va rien faire vous inquiétez pas". C’est à se demander qui les policiers protègent.

Colombes

Commissariat de police de Colombes

Mon agresseur est mon ex compagnon. Nous avions tout les deux 18 ans quand les faits se sont passés. On était ensemble depuis 4 mois, je dormais un soir de week-end chez lui, tout se passais bien jusqu’au matin. Il a commencé à me caresser l’entre jambe, je lui ai expliquer que je n’avais pas envie. Il a recommencer et a continuer de lui dire « non ». Puis a recommencer 3,4 fois jusqu’à ce que je cris « Non » et sois partie au toilettes. Je me suis mise à pleurer, sa maman est venu me voir, lui ai expliqué ce qu’il s’était passé et a engueulé son fils que ce n’étais pas bien de faire sa. Que c’était un viol. Il a commencé a s’énerver et a tout casser, fait un trou dans le mur, casser son téléphone jusqu’à tomber dans les pommes. Il a nié les faits. C’était en janvier 2020. J’ai donc fait les démarches nécessaires avec la police pendant le confinement. J’ai eu un rdv et j’ai donc témoigné. J’ai eu aussi un rdv avec la directrice de mon lycée car il était dans ma classe et les informations sont passées jusqu’à mon lycée. Ils ont aussi convoqué mon ex compagnon le jour d’après. Arrive en septembre 2020, ma classe reste la même car j’étais en BAC Professionnel et a donc qu’une seule classe dans mon domaine. J’étais encore avec lui alors que j’avais demandé à ce qu’il parte. Ce début d’année a été très difficile car il envoyais des messages à toutes mes copines pour raconter n’importe quoi. Il voulais encore me descendre. Il niais complètement les faits et disait que je racontais tout sa pour avoir une visibilité et me faire « plus d’amis ». Il a donc, avec ses parents, porter plainte contre moi pour diffamation alors que je n’avais jamais parler de cette histoire sur les réseaux. Depuis septembre 2020 je n’ai aucune nouvelle de la police du Mans pour attouchement non consentie.

Le Mans

Après un an d'hésitations et de souffrances, je décide de porter plainte contre mon violeur, contre l'avis des quelques personnes qui étaient au courant des faits dans mon entourage. L'inspecteur me reçoit une première fois, se montre bienveillant et dit vouloir m'aider. Je suis rassurée. Mon violeur a ensuite été convoqué à son tour, et a raconté audit inspecteur que j'étais une folle, et que mon viol n'était en réalité qu'un jeu sado-masochiste qui aurait mal tourné (sic). Un jeu qu'il jouait tout seul visiblement. Lors de ma seconde entrevue avec l'inspecteur, le ton a radicalement changé. L'inspecteur croit manifestement mon agresseur : j'ai droit à des questions humiliantes sur ma vie et mes pratiques sexuelles avec mon compagnon, il sous-entend que je serais une perverse revancharde et menteuse. L'inspecteur m'exhorte plusieurs fois à retirer ma plainte ("c'est très grave mademoiselle ce que vous faites"), ce que je refuse à plusieurs reprises, sous le choc. Il finit par me pousser vers la sortie, en me menaçant d'une plainte pour diffamation que mon agresseur allait déposer, et me laisse seule dans la rue, choquée et en pleurs. Cet épisode m'a traumatisée autant que le viol en lui même, j'ai mis un an de plus pour m'en remettre. Bien entendu ma plainte n'a pas abouti. Double peine.

Paris

Je porte plainte pour pédocriminalité de la part d'un inconnu. Après avoir recensé les faits, ma mère se fait interroger à son tour. On lui demande si je suis en train de mentir, et si c'est une habitude.

Grasse

Brigade des mineurs

En janvier 2010, une vague connaissance avait besoin de se loger à Myon pour un week-end. Ayant une chambre d’amis je l’ai accueillie. Elle a invité une autre vague connaissance que j’avais vu 2 fois en juin 2010 et que j’avais déjà éconduit. Je me souviens de plus grand chose après son arrivée. Il m’a violée! La dite connaissance était parti au petit matin, j’ai accouru au commissariat place Du Pont. Je résumerai ces minutes d’humiliations publique par une phrase du policier. « Si je devais prendre les plaintes de toutes les salopes bourrés et qui regrettent j’aurai pas fini ma journée! » Il m’a foutu dehors du commissariat en me traitant de « sale salope étrangère » J’ai porté cette culpabilité en moi, ce policier a réussi à me faire croire que c’était de ma faute! Bah oui « vous invitez des hommes chez vous, vous buvez, prenez votre pied et vous venez vous plaindre! » Il s’avère que je suis tombée enceinte ce soir là! Découverte déjà trop tard! Je n’ai pas avorté. Voulant faire les choses bien j’ai avertit le violeur et ce fut le début de l’enfer! Au total, j’ai du y aller 25 fois pour des agressions physiques, harcèlement, faux, usage de faux, diffamation, agression sur enfant… J’ai 25 mains courantes parce que mon avocate de l’époque m’a conseillé de rien lâcher et repartir au moins avec une main courante qui prouverai que j’ai fait la démarche. Voici un florilège de ce que les policiers et policières m’ont dit! « Je connais les contasses comme vous, vous voulez juste pourrir la vie de votre ex! » ( heu on a jamais été en couple il m’a violé et depuis la naissance de la petite il fait de ma vie un enfer! ) « Casses toi! Je vais pas la prendre ta putain de plainte! Il t’as frappé? T’as des bleues? Non? Il t’a juste poussé à terre avec ton enfant dans les bras! C’est rien! » « Si ma femme était aussi emmerdeuse que vous moi aussi je l’aurai frappé! » « Non mais on vous a déjà dit que ça sert à rien de venir ici on prendra pas vos plaintes! Écrivez au procureur! » « Je vous garanti que si vous insistez encore pour déposer plainte je vous met au trou! Ça va être facile en plus de justifier avec une conasse pareil! » Et j’en ai entendu d’autres… Pire, brigade des mineurs, même commissariat! Ma fille veut déposer plainte contre son père des violences physiques qu’on a subit par son père et belle mère. Un auditionné m’a fille seule dans un bureau, moi dans l’autre. J’entendais ma fille pleurer, je ne pouvais pas y aller, il a tenu la porte pour m’empêcher! Quand je leur ai signifié que c’était illégal, qu’ils n’avaient pas le droit de lui parler sans la présence d’un autre adulte! J’ai réclamé la psy du service ( les cons c’était marqué en gros sur la pancarte de la salle d’attente!) Bah ça été la débandade de violences verbales! « Tu te prends pour qui petite merde! T’es pas chez toi ici! Les connasses comme toi je m’y connais! Mon ex femme m’a fait pire! Toi je vais te signaler aux sociaux, tu ne verras plus ta gosse et on va t’expulser! » Au moment où il me criait dessus, ma fille est rentrée en trombe avec son collègue! Paniquée du fait que les « policiers » lui ont dit que « maman est méchante c’est normal que papa sois comme ça avec elle! » Je leur ai hurlé ma haine, j’ai du partir avec une demi plainte, en trombes pour ne pas finir en garde à vous! Pendant ce temps le violeur continuait sa violence judiciaire! Il ne venait pas chercher la petite et portait plainte pour NRE! Jamais pu prouver les violences et mensonges de cet homme! Bah pas de plainte et le procureur les a classés sans suite! Je suis actuellement en prison en sursis et je dois verser de l’argent à notre agresseur, violeur! Ils ont saisi les sociaux, ma fille dépérissait à vu d’œil! J’ai tout essayé, rien n’y a fait! Pas de plainte! C’est donc moi qui entretien un conflit! La juge pour enfant du TGI de Lyon a fini par convoquer ma fille, qui a placé en cette audience l’espoir qu’on l’entende du mal qu’elle avait de voir le voleur agir de la sorte! Rien! Son avocate l’a fait taire en disant que « maman aussi fait du mal à papa » et la juge qui dit à ma fille en audience qu’elle ira vivre chez son père! Désespérée ma fille a fait une TS la veille d’y aller, elle savait qu’elle ne reviendrait pas! 9 ans et une TS! A l’hôpital? Mr a été condamnée? Une plainte? Non? Bah on peut rien pour vous! Ma fille ne veut plus parler! Personne ne nous crois! A peine sorti de l’hôpital rebelotte, Mr fait des faux, avec son avocate véreuse elle obtient un placement! Bah oui! Si j’avais ne serait ce qu’une plainte pour prouver mes dires! J’ai des preuves comme je peux réunir qui concordent les dires, des témoins qu’ont assisté aux agressions, l’école, les copines de l’école a qui ma fille a parlé! Rien! 18 mois que je suis interdite d’approcher mon enfant. Pas de coup de fil ou sporadique pour m’insulter en lieu et place du violeur. J’ai passé par toutes les expertises, me suis pliée à leur diktat! Lui rien! Il proclame que nous étions en couple et que je veux me venger. Ça colle aux oreilles de tous les policiers, juges, sociaux… personne n’a pris la peine de vérifier. Je me suis mise à Twitter, Marlène Schiappa est intervenue et j’ai été reçue dans les locaux du 8eme, j’ai pu porter plainte. A la fin le policier me dit. « De toute façon je ne l’instruirais pas! Qui garderai un enfant issue d’un viol? » La violence des institutions relèvent de la torture! Ce qu’ils font c’est bien pire que tout ce que le violeur violent a pu me faire. Il m’a violée, elle est née et la justice nous a tuées.

Place Guichard

Quand j'avais 16 ans je me suis fais suivre pendant à peu près 6 mois par un homme de 42 ans . Il me suivais jusque chez moi quand je rentrais des cours en train . Je suis allez a la gendarmerie pour trouver de l'aide et porter plainte . Le gendarme m'a répondu '' tant qu'il ne vous a pas toucher on peut rien faire ''......

Ribécourt-Dreslincourt

Fin 2019, je fais une nouvelle TS car en dépression sévère depuis quelques années. L'ambulancier en charge de moi récupère mon numéro de téléphone. 4 mois plus tard, il me contacte et insiste pour venir chez moi pour "prendre un café et me soutenir dans ma depression", il dit qu'il veut juste être mon ami, me connaître et me soutenir. Je refuse de nombreuses fois. Mais il insiste encore. Je suis très affaiblie psychologiquement, et finis par me dire qu'un peu de soutien pourrait peut-être me faire du bien? Je fini par céder. Il vient, je lui ai préparé son café, qu'il ne touchera pas finalement. Il s'approche très rapidement très près de moi et deviens très entreprenant et très insistant, malgré mes nombreux refus, à nouveau, je lui dis que c'est hors de question. Il insiste encore très lourdement, prend ma main et me force à toucher son organe en érection. Il me dit "Regarde l'effet que tu me fait, on peut pas retourner en arrière...!". J'étais gênée... j'ai dis non, mais il a insisté encore plus. J'ai fini par me sentir obligée. Avec dégoût, désillusion et désespoir, je fini par céder et me suis exécutée... Il m'a demandé de lui faire certaines choses. Puis il m'a tirée et poussée sur le lit, et à pénétré en moi de plusieurs façons. J'étais pétrifiée. Je n'y ai pris aucun plaisir et j'avais mal, j'ai pleuré pendant l'acte. Je regrette profondément et me sens sale et coupable. À l'instant où l'acte de termine, il se rhabille rapidement et s'en va directement. Plus tard, il me proposera d'être des sexfriends, que je refuse évidement. Puis sans surprise, plus aucune nouvelle. Suite à cet épisode, ma dépression s'aggrave. Sur conseil d'ami, on me convainc d'aller porter plainte pour viol... Refusant au début, je finis par rassembler mon courage, et j'y vais. Je suis reçu par un agent très froid et antipathique, qui me demande directement de raconter les faits. Douloureusement, c'est ce que je fais. "Y avez-vous pris du plaisir?", "Vous êtes-vous débattue?", "Avez-vous crié?", ce genre de questions... L'agent se contente de taper sur sa machine, sans un regard. Conclusion: ce n'est pas un viol car vous avez fini par consentir à avoir ce rapport, et visiblement cela ne vous a pas déplu. La déposition a été prise, mais aucune plainte ne peut être déposée. Vous recevrez cette décision par courrier. Au revoir. Aujourd'hui, je ne parviens toujours pas à me remettre de ces événements, et ma dépression est toujours plus présente. Je me pose toujours cette question: est-ce vraiment un viol...? Je me sens toujours sale et coupable, et je me répète que c'était de ma faute finalement...

Aubagne

Roquevaire

J'ai été séquestrée et violée dans un contexte professionnel (je faisais partie d'une association qui travaille pour la ville de Nantes). L'attitude haineuse de la police (ex : quoi vous n'êtes pas capable de me donner la couleur des chaussures de votre agresseur, c'est n'importe quoi ! Vous mentez! Vous n'avez pas de témoins ?!!, Racontez moi tout, je veux tout savoir, je suis expert dans le domaine, je vais savoir tout de suite si vous mentez ou pas ! Vous n'êtes pas un peu mytho ? c'est digne d'un polard votre agression ! Vous avez un sacré karma, etc....)à fait que j'ai été incapable d'expliquer dans le détail et aujourd'hui je suis accusée de faits mensongers. Mon jugement est prévu au printemps 2022, pour moi c'est triple peine. Plus jamais je retournerai de plein gré dans un commissariat. L'agression a eu lieu en décembre 2019, quelques mois avant les élections municipales, l'omerta a été de mise, j'en suis certaine aujourd'hui car le contexte général de l'affaire n'est pas en faveur de la ville de Nantes.

Nantes

CENTRAL

au commissariat de menton pour rapporter une tentative de viol après avoir invité un homme sans abris à un repas chez moi, le policier me cite les bronzés: "il a dû voir une ouverture" vu que je l'ai invité dans mon appartement.

Menton

Menton

Je me séparait de mon compagnon après 6 ans de vie commune et une de couple cahotique. Il n'a pas apprécié du tout. J'ai voulu porter plainte pour violence a la gendarmerie de Marmande. Le premier gendarme que j'ai vu m'a dit sans aucune gêne que si je déposé plainte, mes enfants me serait enlevé et qu'ils finiraient a la DASS et que je ne pourrais plus les voir. En plus il m'a dit devant tout le monde que j'avais pas qu'à quitté mon compagnon et que niveau comportement ce n'était pas très glorieux de ma part. J'en reste choqué et je les évite depuis. Ils ne servent clairement a rien

Marmande

Gendarmerie

(Je tiens à préciser que je suis un homme trans mais que j'ai vécu ça en tant que "femme" à l'époque. Mon témoignage sera cependant au masculin. Merci.) Ce jour là, j'attendais mon tram place du Commerce. (J'avais rendez-vous chez le psy de l'université, nous étions l'après-midi). Un homme assez vieux faisant toujours la manche s'est approché de moi en me tendant sa main. Ca faisait des mois que je le voyais faire la manche ici et là, toujours le sourire, toujours gentil. J'avais un euro sur moi, je lui ai donné avec le sourire. Il m'a remercié... d'une façon bien à lui. Il a voulu me faire un câlin, j'ai refusé. Il s'est collé à moi, m'a embrassé la joue de force en me l'aspirant puis m'a touché la poitrine en la malaxant. J'ai reculé et dit bien haut "NON". Les gens m'ont regardé comme si je dérangeais... L'homme s'est approché de moi à nouveau, m'a fait des gestes obscènes en me montrant une ruelle pas loin. J'ai dit haut et fort "NON" puis je me suis approché rapidement d'un couple de vieilles personnes en leur demandant l'heure... Je cherchais juste à le fuir réellement. Il m'a suivi mais j'ai réussi à rentrer dans un tram et j'ai téléphoné en urgence à mon petit ami. Mon petit ami m'a dit de l'attendre chez le psy, qu'on irait porter plainte ensuite, ensemble. Arrivé au commissariat environ 3/4 d'heure après mon agression (que je ne considérais pas encore comme sexuelle), j'ai été à l'accueil et j'ai décris à demi-mot ce que je venais de vivre. L'homme a tout de suite compris, m'a dit "Agression sexuelle" puis m'a fait attendre avec mon petit ami. Jusque là, tout se passait "bien" mais plusieurs policiers sont arrivés et m'ont demandé de les suivre pour retourner avec eux sur le lieu de mon agression et désigner mon agresseur si il s'y trouvait toujours. J'ai pleuré tout le long, j'avais pas du tout envie mais je voulais qu'il soit arrêté. Aucun policier m'a ne serait-ce que "consolé" dans la voiture, pas même la femme à mes côtés. Ils ont même rit en apprenant que j'avais donné un euro à mon agresseur. Une fois sur le lieu de mon agression, j'ai désigné l'homme qu'ils ont arrêté avec force puis m'ont fait descendre de la voiture et là... Ils sont partis en me disant qu'une autre voiture allait venir me chercher. Je me suis retrouvé de longues minutes, sur le lieu de mon agression, devant des 10aines de gens qui venaient de me voir descendre d'une voiture de police... entrain de pleurer et trembler. Une autre voiture est arrivé, je suis monté puis ils m'ont ramené au commissariat. Une fois là bas, j'ai du déposer plainte et ce fut une épreuve de plus. J'étais dans un grand bureau "ouvert" où se trouvaient 4 bureaux de policiers en carré. Alors que je déposais plainte, d'autres policiers sont arrivés dans le bureau et ont commencé à parler fort en blaguant sans même faire attention à moi. Le policier en face de moi a même blagué avec eux alors qu'il était censé écouter ma plainte. Il m'a fait répéter plusieurs fois, m'a demandé si j'avais bien compris les "gestes obscènes", si ce n'était pas un simple manque de compréhension de ma part... J'ai eu l'impression que mon agression n'était pas grave, que j'aurais simplement pas du porter plainte, que c'était une mauvaise idée... Après être rentré chez moi, vers 18h j'ai reçu un appel d'un homme dont je ne sais plus la fonction pour me demander encore une fois si j'avais bien compris les "gestes obscènes", si je n'avais pas mal interprété. Non. Non je n'ai pas mal interprété le fait qu'il a clairement fait plusieurs fois le geste de me "prendre" avec son bassin, qu'il a fait le geste d'une fellation et qu'il a fait le signe de pénétration avec ses mains. Non. Je n'ai pas imaginé. Non. Je n'ai pas mal compris. Quelques mois après j'ai reçu une lettre me signifiant qu'il y allait avoir un "procès" (cela a peut-être un autre nom) et que j'allais être cité. Point. C'est tout. Je ne sais absolument pas si il a été condamné ou non. Tout ce que je sais c'est que que même encore maintenant j'ai bien du mal à sortir seul à Commerce. J'ai eu peur durant des mois de retomber dessus. Je n'approche plus aucun mendiant, je sursaute au moindre frottement (dans une foule pour passer), je fais des crises d'angoisses... et je me dis bien souvent que j'ai "payé mon agresseur". Ce que j'ai vécu ce jour là au commissariat, m'a empêché bien plus tard de faire les démarches pour porter plainte contre celui qui m'a violé alors que je n'étais encore qu'un enfant. Je ne veux plus qu'on mette en doute ma capacité à comprendre, que l'on mette en doute ma parole ou d'entendre des blagues derrière moi alors que les mots ont déjà du mal à sortir pour déposer ma plainte.

Nantes

Cela fait maintenant 1 an que ma maman et moi-même sommes en procédure contre mon géniteur pour violences conjugales et intra-familiales et je peux dire que nous n'avons pas toujours été bien reçues. En novembre 2020 nous avons porté plainte contre mon géniteur qui a été soumis à une mesure d'éloignement de 6 mois qui s'est terminée fin mai 2021 et n'a bien sûr pas été renouvelée malgré nos nombreuses demandes. Mes parents n'étant pas mariés, la moitié de la maison lui appartient car nous ne sommes pas arrivés au bout des démarches. Mon géniteur pouvait donc venir dans la maison dans laquelle je vis avec ma mère et mes sœurs en étant menaçant et violent. C'est arrivé plusieurs fois et la seules choses que les gendarmes trouvaient à dire c'était "Il est chez lui il fait ce qu'il veut" ou "Pourquoi est ce que vous ne déménagez pas pour qu'il arrête de vous embêter ?" ou encore "Madame, on commence à en avoir marre que vous nous appeliez pour rien". Récemment j'ai voulu porter plainte etle gendarme a passé une bonne vingtaine de minutes à m'expliquer que porter plainte ne servait à rien et que ça ne changerait rien. Puis ma mère lui a montré une vidéo qu'elle avait faite (réflexe qu'elle a pris pour qu'on ait toujours des preuves) de mon géniteur qui me plaque contre un mur. Je ne pouvais plus bouger, l'homme faisait 3 fois mon poids, j'avais peur qu'il me tue donc je lui ai donné un coup de pied dans la cuisse pour m'enfuir. La seule chose que le gendarme a dites "Mais madame c'est vous qui êtes en tort, c'est vous qui l'avez frappé, il n'a rien fait de si grave". Il n'a pas non plus noté toutes les infos que je voulais mettre dans ma plainte mais par épuisement et par agacement d'être prise pour conne j'ai préféré ne rien dire.

Buchy

Buchy

J'ai été abusée à l'âge de 15 ans. Mon père m'a d'abord dit que ça ne servait à rien d'aller voir la police bi de me mettre "dans un état pareil" (je ne faisais que pleurer), puisque de toutes évidences j'avais dû faire quelque chose pour que ce monsieur ait une pulsion. Les policiers m'ont dit qu'il ne servait à rien de porter plainte, qu'à la limite je pouvais déposer une main courante mais que là encore ça serait utile uniquement dans l'hypothèse où il recommencerait. Après une convocation et une confrontation avec mon agresseur, à part m'envoyer voir une psychologue froide comme une porte de prison, je n'ai jamais eu de nouvelles.

Deuil-la-Barre

J’ai rencontré mon agresseur sur Tinder, il y a 8 ans. il s’avère que c’était mon voisin, je lui propose de se retrouver en bas de la résidence, après quoi il insiste lourdement pour boire un verre chez moi, j’accepte enfin. S’en suivent des embrassades et la volonté d’aller plus loin de son côté. Malgré mes tentatives de le repousser et mes nombreux « NON, s’il te plaît arrête ». Il force la pénétration et s’en suit un viol. Après avoir crié de toutes mes forces, il s’arrête, et me dit « desolé ». Puis je l’encourage à quitter l’appartement, ce qu’il fit. Après ça, je me rends directement au commissariat où je demande à voir une personne compétente pour porter plainte. On me reçoit presque directement et on prend ma déposition : « mais pourquoi vous l’avez invité chez vous? » « Pourquoi vous ne l’avez pas frappé ? » « Vous savez, un non peut être entendu comme un oui selon la façon de le dire ». « C’est la tenue que vous portiez pendant les faits ? » « Vous n’avez pas de contusions ni de blessures, ça va être difficile de prouver vos dires » Traumatisée, je suis reçue ensuite par un médecin légiste HOMME qui m’insère donc différents cotons tiges et autres appareils dans le vagin afin de prélever l’ADN de mon agresseur. On me demande mes sous vêtements, je me retrouve à attendre dans le commissariat sans culotte pendant des heures. Après m’avoir reçue une dernière fois pour signer ma déposition , je quitte le commissariat à 4h du matin alors que j’y suis arrivée la veille à 19h. On m’appelle le lendemain pour une nouvelle audition. Arrivée au commissariat, on m’annonce que mon agresseur est en Garde à vue, et qu’ils ont sa déposition. Je la lis : « oui elle avait dit non, mais moi j’ai pris ça pour un jeu, alors j’ai continué » « son non ne voulait pas vraiment dire non ». Les policiers me reçoivent cette fois ci à plusieurs dans un bureau ouvert, aux yeux et oreilles de tous. «  écoutez vous ne devriez pas porter plainte, vous n’avez pas assez d’éléments, aucun juge ne vous croira » Je leur répond que la déposition de mon agresseur relate explicitement les mêmes faits, ce à quoi ils me répondent qu’une déposition, ça se change et qu’il pourra très bien revenir dessus. Puis ils ajoutent : «  vous ne pensez pas que ce jeune homme en a assez bavé? Il a passé plus de 4h en garde à vue, vous n’avez vraiment pas pense a ce qu’il pouvait vivre seul dans cette cellule ? » «  de toute facon, vu les connaissances de son père dans la police, vous n’avez aucune chance » Je m’énerve et crie à l’injustice, on me répond qu’on va m’interpeller pour outrage à agent. Je suis sortie du commissariat en pleurs, je n’ai pas porté plainte. Et j’ai mis plusieurs années à me remettre de ce traumatisme. Toute m’a famille m’a laissée tomber, personne ne m’a crue puisque même la police n’à pas souhaité m’ecouter. Jamais je n’aurais la justice que je mérite, la justice que toutes les victimes méritent. Double peine pour moi, et pour toujours.

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

Je venais de commencer ma vie étudiante sur Rennes. Le deuxième jour après mon déménagement, je décide de sortir de mon appartement et c’est la que j’ai fait la rencontre de mon voisin dans le hall de l’immeuble. Il avait la cinquantaine, il voulait que je vienne chez lui, il m’a demandé mon numéro. Dans la panique, je n’ai pas osé lui donner un faux numéro mais j’ai réussi à partir. S’en ai suivi de plusieurs appels et sms pendant plusieurs semaines. Il attendait parfois devant la porte de mon studio. Un soir je rentre chez moi vers 22h. Je prends l’ascenseur pour monter chez moi sauf que l’ascenseur descend pour prendre quelqu’un au niveau du parking. Je me retrouve avec ce voisin dans l’ascenseur il commence à me toucher. A ce moment la je subis une aggression sexuelle. Je suis pétrifiée. Quelqu’un rentre dans l’ascenseur, je me mets à hurler et le fameux voisin me fait passer pour « folle ». Je n’ai pas dormi de la nuit ce soir là. A la première heure je décide de me rendre au commissariat pour porter plainte. Je connaissais son nom, prénom, j’avais des preuves par message et je connaissais son numéro d’appartement. J’arrive au commissariat, j’explique les raisons de ma venue. Et voici la conversation qui s’en ai suivi : - Il vous a violé ? - Non mais… - Il vous a menacé de mort ? - Non mais je… - On ne peut rien faire pour vous - Est-ce qu’il faut attendre que ça arrive pour porter plainte ? - Non le type aura rien, pas la peine d’insister. - Je ne peux pas placer une main courante alors ? - Non plus, bonne journée Je suis sortie en pleurant et j’ai du changer d’appartement.

Rennes

St Anne - Police National

En novembre 2020, j'ai décidé de porter plainte contre mon ex pour viol. J'avais rompu avec lui en juillet et ça été très difficile pour moi de passée la porte du commissariat. Pendant l'entretien alors que j'étais en train d'expliquer l'une des fois où j'ai été violé, la policière m'a interrompu pour que je précise comment j'avais dit "non" si c'était en le repoussant ou non. J'étais perturbée par la question, et elle m'a alors dit qu'il y avait des "non" qui voulaient dire "oui". J'étais très perturbée mais j'ai quand même continué mon témoignage. Puis la policière me demande si selon moi j'ai vraiment été violée. Je réponds que oui et elle me dit que selon la loi ce n'est pas si clair avant de sortir le livre de loi afin de vérifier. Elle me dit qu'elle ne sait pas si dans mon cas, la loi s'applique et qu'elle doit demander à son supérieur s'il faut continuer la procédure. Elle me laisse seule dans son bureau pendant plusieurs minutes pendant lesquelles je suis au désespoir, persuadée qu'à son retour elle me dira de partir sans finir l'entretien. Lorsqu'elle est finalement revenue son ton à changé et elle m'a dit de tout lui dire maintenant. Je n'ai pas pu parce que j'étais trop effrayé et puisque j'avais déjà parlé du pire et que ça n'avait pas l'air trop grave, les violences psychologiques et financières n'étaient vraiment pas assez importantes pour être signalées dans mon dépôt de plainte. Après cet entretien, j'avais l'impression d'avoir été testée pour voir si j'étais vraiment sérieuse ou non dans ma démarche. Il y a quelques mois j'ai été rappelé par le commissariat pour apporter des précision à mon dépôt de plainte qui n'était pas suffisant pour convoquer mon ex au commissariat. J'ai été reçu par un autre policier qui m'a demandé de confirmer mon récit en y apportant des précisions. Comme il m'a expliqué qu'il y allait avoir une enquête sur moi, j'ai préféré déclarer que j'avais été hospitalisée en mars 2021 parce que j'avais des pensées suicidaires. Il s'est emporté en me disant que ça portait à confusion, que c'était bizarre que je porte plainte et qu'ensuite j'ai des envies suicidaires comme si je me sentais coupable d'avoir voulu faire du mal à mon ex. Parce qu'evidemment avoir été maltraitée et violée par l'homme qui disait m'aimer pendant 6 ans n'était pas une raison suffisante pour se sentir décourager de la vie, sans compter le fait d'avoir porté plainte et de n'être au courant d'aucune avancée concernant l'affaire, de voir ses ami.es tranquillement faire la fête avec cet ex alors qu'iels sont au courant de votre histoire. À la fin de l'entretien avec le policier je lui ai demandé si ma plainte avait une chance d'aboutir ou bien si elle allait être correctionnalisé ou tout simplement classée sans suite. Il m'a répondu qu'effectivement il y avait de forte chance pour que le ou la procureur.e décide qu'il n'y avait pas de raison d'aller aux assises pour "ça". Peut-être est-ce une maladresse de sa part mais moi ce que j'entends dans cette phrase c'est que "ça" c'est à dire ma vie, ne vaux pas la peine de mettre les moyens pour que j'obtienne justice.

Le Mans

Commissariat de Police du Mans, boulevard Paixhans

Le samedi 3 juillet 2021, j’ai subi une agression sexuelle et une tentative de viol, pendant mon sommeil. 1 mois après, j’ai décidé d’aller porter plainte, grâce à l’aide et au soutien de mes proches. J’ai trouvé la force de me déplacer dans un commissariat… j’étais physiquement et moralement anéantie. Voici mon témoignage : Accompagnée d’une amie, je vais au commissariat de Gap où je suis « accueillie » par un Policier Adjoint, qui me demande la raison de ma venue. Je lui précise que je viens porter plainte pour un code « orange » (intra famillial, violence…) celui-ci me demande de le suivre dans le couloir pour que je lui donne plus d’informations. Je refuse de me confier à lui, sachant que c’est très dur d’en parler à ce moment-là et que je ne voulais pas exhiber ma vie dans un couloir, aux yeux de tous. En prenant mon identité, il me précise que je serai entendue pour une audition filmée. Quelques minutes après une personne vient me chercher et m’emmène dans son bureau. Cette dame commence par me demander de lui expliquer cette soirée pendant laquelle l’agression a eu lieu. Puis elle me demande l’identité des personnes présentes ce soir-là. Je reprends le début de l’histoire, la manière dont j’ai rencontré ces personnes. Je lui indique également qu’avant cette soirée, mon agresseur, m’a déjà fait des avances, avances que j’ai toujours refusées ! (Messages audios à l’appui) Puis j’ajoute les détails de cette soirée, ceux qui me paraissaient importants, mais elle ne m’a pas écoutée. (le comportement de cet individu tout au long de la soirée, après l’agression etc…, le fait qu’il prenne régulièrement de l’alcool et de la cocaïne…). Je lui ai aussi fait part de ma peur de représailles… ce qui est la raison pour laquelle j’avais attendu quelques semaines pour venir en parler. Morte de honte aussi! Quand je relis son procès-verbal, je vois que ce qui a pris le plus de place, ce sont les identités des personnes et l’acte. Je lui ai dit qu’elle n’avait pas mentionné beaucoup de choses et là, elle m’a répondu que ce n’était pas important !!! Je lui donne en annexe les messages que l’agresseur m’a envoyés le matin, où il dit clairement qu’il s’en veut, qu’il se remet en question car, je cite, « il est vraiment une bonne personne », « qu’il est désolé et conscient que cette situation sera compliquée pour moi, plus tard ». Il me demande également de n’en parler à personne. La policière me répond, qu’on comprend beaucoup de choses avec ces messages et que ça sera compliqué pour lui de nier les faits. Pensant qu’après ça j’allais avoir la fameuse audition filmée, je ne me suis pas inquiétée, pensant que les détails allaient être entendus par une autre personne. Mais elle m’a raccompagnée à la porte d’entrée et « m’a souhaité une bonne journée,… en ayant beaucoup de courage »! Après, je pars du commissariat pour aller travailler. Quelques heures après, l’OPJ de permanence me rappelle pour qu’on fixe un rendez-vous. Je décide d’y aller à ma pause. Quand j’arrive dans son bureau, il m’explique clairement qu’il n’y a pas de faits si graves, que c’est juste un malentendu entre l’auteur et moi-même. Et ce policier m’a soutenu que le fait d’avoir réussi à le repousser avant qu’il ne me pénètre (alors qu’il tentait !!!) et que je n’ai pas crié, montrait que je me sentais pas tant en danger que ça !?! Choquée par ses propos, je décide de couper court et de partir… Une semaine après, je retourne au commissariat, faire un complément de plainte. Je leur donne une lettre où j’ai rédigé toute l’histoire, du début à la fin avec tous les détails, enfin ceux qui me semblaient importants, ainsi qu’un certificat médical initial mentionnant 15 jours d’ITT. Ce certificat est établi par un médecin des urgences de Gap La policière qui m’avait reçue, récupère tous les papiers et me précise que les ITT ne servent à rien … mais qu’elle les prend quand même !?! Les jours suivants, les policiers ont convoqué les témoins. Une fois le dernier entendu, l’enquêtrice qui a repris mon affaire m’appelle pour me prévenir que je serais convoquée par un psychologue des affaires juridiques, pour évaluer mon état mental. Une fois que le psychologue m’a reçue, mon agresseur a fini par être convoqué et entendu. Depuis, je n’ai aucune nouvelle de leur part. Je croise régulièrement mon agresseur et c’est invivable pour moi. J’ai décidé d’appeler l’enquêtrice pour savoir où ça en était et aussi pour lui faire part de mes craintes, à chaque fois que je le croise. Elle me répond que le dossier était parti au tribunal judiciaire, qu’elle n’avait plus de pouvoir, ni la main dessus. Elle m’a dit qu’il fallait que je m’y attende, à le croiser régulièrement dans cette petite ville où tout le monde finit par se voir. Elle finit par me demander si je vois un psychologue et conclut par: « c’est très bien, continuer à la voir vous en aurez besoin. » et elle raccroche. Depuis ce jour, je n’ai eu aucune nouvelle. J’ai l’impression de ne pas avoir été prise au sérieux. Et cet homme qui m’a agressée sexuellement, qui a abusé de mon état physique (puisque je dormais), continue de vivre, de sortir et il me dévisage quand il me croise. C’est insupportable pour moi. Je suis démunie car ces policiers ne m’ont pas prise au sérieux, ils me disent que c’est très dur pour moi mais ils ne me considèrent pas comme une victime. Il faut attendre quoi ??? Que ces hommes qui prennent les femmes pour leurs objets, continuent et violent impunément ??? Que des hommes continuent de s’alcooliser, de se droguer et d’abuser de nous, sans aucun souci? Comment puis-je aller mieux si, même les institutions de ce pays n’entendent pas les victimes, banalisent des actes graves et ne font pas tout ce qu’ils peuvent pour que ces prédateurs soient mis hors d’état de nuire ?

Gap

Gap

Aujourd’hui j’ai 15 ans et j’en fais encore des cauchemars, lors des faits j’entrée seulement au collège, dans une petite ville qui n’est pas pamiers. De base j’avais juste accepter de sortir avec ce garçon, j’étais jeune et je ne penser pas du tout au sexe, lui avait 5 ans de plus que moi, donc 16 ans, je ne voyais pas le mal car pour moi l’amour ne se comparer pas à l’âge, mon meilleur ami était là (dans le salon) ce jours là et j’y suis aller les yeux fermer ne pensant pas être en quelconques dangers, quand je suis arriver chez lui nous sommes aller dans sa chambres nous nous sommes embrasser et jusque là ça allait jusqu’à qu’il m’a touché je n’es oser rien dire je penser que c’est ce qu’il lui plaisait et que donc je devais le laisser faire, il m’a déshabillé et m’a dis que sa irais, il m’a dit que au départ ça allais faire mal et qu’ensuite sa irais mieux que sa me ferais du bien, (je le dis, au départ je lui et dis textuellement « non t’inquiète sa ne me dérange pas » suite à ça je n’es plus rien dis du tout) Quand il m’embrasser et me pénétrais je ne voyais plus rien, mes yeux était comme bloqué sur un mur, et sa me faisais moins mal quand je regarder le mur j’avais moins mal. J’avais l’impression d’être complètement vide, j’avais envie de pleurer de me défendre mais j’avais pas la force de faire quoique ce soit, après qu’il et terminer, je me suis rhabiller il est aller se soulager au toilette.. ensuite il m’a dit qu’ils devait sortir, alors je suis rentré chez moi deux jours après il me quitter eh me disant qu’il était désoler mais que l’avoir fais avec moi l’avais dégoûter. Moi j’étais comme salis il disait à ces copains que j’étais un bon coup et que de toute manière je serais chaude, comme si s’était pas assez suite à ce viole j’ai vécu du harcèlement en rapport avec sa, on m’a salis, on a mentis sur moi, j’ai perdu un tas d’amies je me suis retrouver un peu seule, puis sa c’est atténuer mais moi pendant tout ce temps j’y et penser je me suis demander si c’était pas de ma faute peut être que j’avais eu un comportement provoquant envers lui il peut-être que je lui avais donner envie et que je m’étais montrer consentante à un moment? Toutes ces questions m’ont chamboulé pendant longtemps et malheureusement elles sont encore là, à cause de lui j’ai développé une phobie scolaire (il habitais à deux pas) dépression, hyper anxiété, trouble de l’attention… J’ai mis 3ans avant dans parler, finalement au bout de 4 ans mon histoire a éclater… Elle a était classée sans suite.

Pamiers

Commissariat de police Nationale

Alors que j'étais en pleurs devant l'interphone du commissariat en tentant d'expliquer que je venais parce que mon ex avait emmené notre enfant je ne sais où, on m'a clairement dit qu'il fallait que je revienne le lundi... Lorsque j'ai voulu porter plainte pour violences, on m'a dit qu'une main courante suffirait d'autant plus que je n'avais pas été voir un médecin donc il ne pouvait rien faire de plus pour moi, c'était ma faute. Par ailleurs, je sais qu'ils ont fait plusieurs refus de plainte pour harcèlement et que le traitement des victimes laisse vraiment à désirer. Il faut que ça change! #doublepeine

Morlaix

centre-ville

J’ai été abusé pendant 1 an par un adolescent de mon entourage. J’ai mis des années à comprendre ce que j’avais subis. J’ai été déposer plainte lorsque j’avais 13 à la Brigade des mineurs de Creteil. J’ai été reçu par un officier et j’ai dû décrire pendant des heures ce que j’avais subis. N’ayant seulement que 5 ans au début des faits et 13 ans lorsque j’ai deposé plainte, je n’arrivais pas à poser des mots sur toutes les choses que j’avais vécu. L’officier m’a répété plusieurs fois « de ce que je comprends , tu l’aimais bien ce garçon » « c’était un modèle pour toi ? » « est-ce que tu le considèrais comme un grand frère? ». Ne comprenant absolument pas pourquoi c’était precisé plusieurs fois, ayant encore une grosse culpabilité de ce qui était arrivé, je n’arrivais plus à poursuivre l’audition. Le pire passage a été quand l’officier me montrait à l’aide d’une poupée les endroits où j’avais été touché, et puis soudains me posa la question « est-ce que parfois ca faisait du bien ». Sur le moment je n’ai pas compris la gravité de ces phrases. Je ne me suis juste vraiment pas sentie à l’aise durant ces heures face un officier homme qui semblait selon moi pas du tout mesurer ma souffrance et les traumatismes que j’avais subis. Mon agresseur a reconnu les faits et a eu une injonction d’éloignement. Aujourd’hui je vais mieux, je suis une jeune adulte, mais ces phrases raisonneront toujours en moi. Ces phrases ont accentué une culpabilité que j’ai porté pendant des années. Les policiers ne sont pas formés, et même pas aux brigades pour mineurs.

Créteil

Brigade des mineurs de Creteil

En 2020, à 18 ans, j'ai porté plainte contre mon ex. J'avais longtemps hésité, notamment par rapport au motif de ma plainte, étant donné que j'avais reçu de multiples violences de sa part (viol, injures, agressions sexuelles). J'ai retenu le motif d'agression sexuelle car la main aux fesses qu'il m'avait donné en pleine rue un an auparavant était l'événement dont il était le plus facile pour moi de parler. Je me suis donc rendue au comissariat avec ma mère. Dès notre arrivée, je ne me suis pas sentie à l'aise. J'ai sonné à l'interphone, et on m'a demandé pourquoi je venais. J'ai répondu "Je veux porter plainte", on m'a demandé pourquoi d'un ton sec, j'ai dû répondre "pour agression sexuelle" à l'interphone, où les gens qui passaient dans la rue pouvaient m'entendre. Ensuite on nous a fait rentrer dans un bureau, où un gendarme m'a posé des questions, puis est parti au bout de quelques minutes car il avait été appelé. Nous avons attendu une dizaine de minutes, jusqu'à ce qu'il revienne avec 2 autres gendarmes, un homme et une femme. Ils ont continué à me poser des questions, ils m'ont demandé si j'avais eu d'autres partenaires avant, quelles séquelles psychologiques j'avais gardé, pourquoi je n'ai pas porté plainte avant... Je ne me sentais pas du tout à l'aise. Puis un des gendarmes m'a emmené dans un autre bureau, sans ma mère cette fois. Il m'a demandé de raconter ma relation avec mon ex, si on s'était revus... Quand j'ai expliqué qu'il m'avait trompé à plusieurs reprises, j'ai senti que ça pourrait se retourner contre moi. En plein milieu de la procédure, on a entendu des cris venant de dehors, des voix qui criaient "Lâche ton couteau!". J'étais terrifiée, mais le gendarme m'a expliqué que c'était un entrainement. Les cris ont continué quelques temps, c'était très angoissant. Puis il m'a demandé comment j'étais habillée au moment des faits. Cette question ne m'a pas vraiment plu, mais je me suis dit que c'était peut-être pour chercher des témoins. À la fin de la plainte, le gendarme m'a demandé à qui j'en avais parlé. Je lui ai répondu "À ma famille et mes amis". Il m'a alors dit que je ne devais pas en parler à tout le monde, que je pouvais dire que j'avais été agressée mais pas par qui. J'ai vraiment été choquée par ces propos. Au bout de deux heures, la plainte était déposée et il m'a pris rendez-vous au CHU de Rennes pour faire un examen psychologique. J'y suis allée la semaine suivante, en ayant une bonne idée de ce qu'était une séance de psy puisque j'en voyais déjà une. La psychologue m'a accueillie, m'a posé quelques questions que m'avait déjà posé la gendarmerie. Puis au bout de 5 minutes, elle m'a annoncé que l'examen était fini. Je suis restée bouche bée, et je suis sortie en pleurs. Aujourd'hui, ça fait un an que j'ai porté plainte, et je n'ai toujours aucune nouvelle. Finalement, j'espère qu'elle sera classée sans suite car je ne veux pas me confronter ni à mon ex ni à la gendarmerie.

Bruz

Gendarmerie de Bruz

J'ai voulu porter plainte avec mes deux meilleures amie. Car nous avions l'habitude d'aller dans le grand parc de notre ville, tous les jours. Plusieurs hommes se masturbe sur nous dans les buissons. Un homme reviens très fréquemment. On fonce alors au commissariat. On explique les faits, les gestes. Nous ne sommes pas pris au sérieux. On ne peux pas porter plainte alors on pose une main courante. Le brigadier en face de nous prend notre déposition, nous pose vaguement des questions. Et à la fin il nous dit : "mais enfin, les filles, pourquoi vous posez vous toujours au même endroit?" Texto : au lieu de faire mon job et de vous protéger, je vous demande pourquoi vous, femme, ne changer pas t'attitude ou d'endroit pour éviter les conflits et agressions sexuelles? Degueulasse. Je ne mettrais plus jamais un pied dans un commissariat.

Lyon

Lyon 06

J'AI ÉTÉ VICTIME DE VIOLENCES PHYSIQUES À MAINTES REPRISES PAR MON EX DE L'ÉPOQUE. LES FAITS SE SONT DÉROULÉS DE 2009 À 2012. J'AI ESSAYÉ DE DÉPOSER UNE MAIN COURANTE EN 2010 MAIS L'AGENT PRÉSENT SUR PLACE À REFUSÉ. LA PERSONNE QUE J'AIMAIS FAISAIT DES CRISES DE COLÈRE QUI SE TERMINAIENT TOUJOURS DANS LA VIOLENCE PHYSIQUE. JE NE COMPTE PLUS LE NOMBRE D'OBJETS QUE J'AI REÇU AU VISAGE. ET LES COUPS DE POINGS SUR L'ÉPAULE OU LES TRICEPS. JAMAIS AU VISAGE. IL NE FAUDRAIT PAS QUE ÇA SE VOIT. J'ÉTAIS VRAIMENT DÉTERMINÉ À QUITTER LA PERSONNE QUE J'AIMAIS MAIS À CHAQUE FOIS CET ETRE AIMÉ ME SUPPLIAIT ET ME DISAIT M'AIMER, ET JE SAVAIS QUE C'ÉTAIT SINCÈRE. LE LENDEMAIN DES COUPS J'AVAIS TOUJOURS LE DROIT AUX BOUGIES ET DINER ROMANTIQUE. PUIS J'AI EXIGÉ QUE MON EX SE FASSE SUIVRE PAR UN PSY. SOUS TRAITEMENT ANTI DÉPRESSEUR, LES CRISES ET LES COUPS ONT CESSÉ. MAIS LE JOUR OU LE PSY A DÉCIDÉ DE BAISSER LA DOSE AU BOUT D'UN AN, TOUT A RECOMMENCÉ COMME AVANT. J'AI DONC QUIITÉ LA PERSONNE QUE J'AIMAIS DÉFINITIVEMENT. CE SOIR LÀ, ATTAQUÉ AU COUTEAU J'AI BIEN FAILLI MOURRIR. JE NE SAIS PAS COMMENT J'AI EU LE RÉFLEXE, AU DERNIER MOMENT, ALORS QUE LE COUTEAU ALLAIT SE PLANTER DANS MA GORGE, J'AI RÉUSSI À INTERCEPTER SON POIGNET. J'ÉTAIS EN DÉSÉQUILILBRE, ET MON BRAS TIRÉ EN ARRIÈRE. AUCUNE FORCE DANS CETTE POSITION. J'AI EU LE RÉFLEXE DE JETER MON AUTRE MAIN SUR SON COUP EN SERRANT. LE COUTEAU EST TOMBÉ ET J'AI LACHÉ MON EMPRISE. J'ÉTAIS SAUVÉ. JE ME SUIS BARRICADÉ DANS LA CHAMBRE D'AMIS, ET J'AI PASSÉ LES 48 HEURES SUIVANTES EN GARDE À VUE. MON EMPRISE SUR SON COUP A LAISSÉ QUELQUES GRIFFURES. JE SUIS UNE PERSONNE NAÏVE, ET FAISANT CONFIANCE À LA JUSTICE, J'AI RACONTÉ TOUT CE QUI S'ÉTAIT PASSÉ. J'AI ÉTÉ CONDAMNÉ À 2 MOIS DE PRISON AVEC SURSIS. POUR INFORMATION, ON AVAIT REFUSÉ MA PLAINTE CAR JE SUIS UN HOMME. ON M'A RÉPONDU QUE JE POUVAIS ME DÉFENDRE. PS: L'AGENT QUI A REFUSÉ MA PLAINTE ÉTAIT UNE FEMME. J'AI ÉTÉ JUGÉ PAR 3 FEMMES, ET LA JUGE PRINCIPALE M'A DIT DROIT DANS LES YEUX QU'ELLE NE ME CROYAIT PAS. DEPUIS J'AI APPRIS QU'IL Y A AUTANT D'HOMMES BATTUS QUE DE FEMMES BATTUS. JE N'EN REVENAIS PAS. MAIS LES HOMMES ETANT PLUS FORT EN MOYENNE, LES COUPS SUBITS PAR LES FEMMES SONT BEAUCOUP PLUS TERRIBLES. 7 FOIS PLUS DE DÉCES CHEZ LES FEMMES QUE LES HOMMES. 2,5 FOIS PLUS DE TENTATIVES DE FÉMINICIDES QUE D'HOMICIDES. ET TOUJOURS CETTE FOUTUE MISANDRIE CHEZ LES JUGES, ET SURTOUT CHEZ LLES AGENTS DE POLICE.

Nantes

central de Nantes

En rentrant de nuit avec ma conjointe, un groupe d'hommes nous aborde depuis leur voiture et commencent à nous insulter (insultes sexistes + lesbophobes) et à nous menacer de viol. En allant porter plainte le lendemain au commissariat du 1er arrondissement, après les questions d'usage sur notre tenue au moment des faits & notre taux d'alcoolémie (nous n'avions pas bu ni l'une ni l'autre), la policière a refusé la plainte bien que nous ayons donné la plaque d'immatriculation, photo à l'appui. Nous n'avons pu poser qu'une main courante. La policière a dit que "gouine n'est pas une insulte lesbophobe" et qu'on ne pouvait pas porter plainte à chaque fois que des mecs bourrés nous menacent de nous violer (et que si on ne s'était pas tenues la main dans la rue ça ne serait pas arrivé).

1er arrondissement

Il a quelques années je vais porter plainte contre mon ex conjoint pour agression physique, il m’avait étrangler au sol en pleine rue dans la nuit. Je décide d’aller porter plainte 2 jours plus tard, je passe d’abord à l’hôpital pour faire constater mes blessures. Je vais au commissariat de la police nationale de ma ville pas très loin de chez moi, je suis d’abord reçu par une femme mais c’est un homme qui prend finalement ma plainte. J’explique les faits de cette fameuse nuit plusieurs fois, puis je décide d’expliquer au policier que plusieurs fois pendant ma relation avec lui il m’a forcé à coucher avec lui et je lui demande si c’est possible d’ajouter ça, et c’est là qu’il me regarde droit dans les yeux et qu’il me dit « moi aussi des fois je force un peu ma femme mais c’est pas un viol voyons ». Sur le coup je n’ai pas réagis du tout, j’ai mis quelques heures avant de comprendre ce qu’il m’avait dit, ça fait maintenant depuis 2018 que j’attend que la police s’occupe de ma plainte, j’ai eu 1 seul appel depuis pour me dire qu’il ne le trouvais pas, j’ai pu le croisé dans ma ville à de nombreuses reprises au fil des années, il se trouve a a peine 300 mètres de chez moi là où j’ai dis qu’il habitait …

Montélimar

Commissariat de Police Nationale

Dépôt de plainte suite à des révélations d’agressions sexuelles incestueuses de mon enfant de 3 ans. Le gendarme a ri pendant mon dépôt de plainte et m’a dit quand je suis sortie qu’il n’y croyais pas car il y avait 2 hommes mis en cause. Classement sans suite bien sûr.

Grenoble

Gendarmerie

J'ai refusé les avances de trois garçons qui étaient pote entre eux. Ils ont tenté leur chance à tour de rôle mais je n'ai pas accepté de commencer quoi que ce soit avec. Ils avaient une conversation groupée sur Facebook où ils se payaient bien ma tête, m'insultait. Un soir, alors que je faisais une soirée chez moi avec des amis, ces trois garçons se sont pointé alcoolisés à la porte. Je ne les ait pas fait rentrer et leur ait demandé de partir. Quand j'ai voulu fermer la porte, l'un d'eux à bloqué avec son pied et m'a renvoyé la porte en pleine figure. J'ai été éjecté en arrière me prenant le mur qui était a coté. Mes amis sont arrivé et ça a dégénéré. J'était en état de choc, et avait très mal. Ils sont parti et la soirée s'est terminée. Le lendemain, j'ai été voir mon médecin pour qu'il constate mes blessures pour, par la suite aller porter plainte. La gendarme, n'a pas été compréhensive du tout et m'a même demandé pourquoi je n'était pas venue avant. Je lui ait fourni le nom des trois garçons ainsi que les coordonnées des témoins et le papier du médecin. J'ai porté plainte. Les trois garçons ont été reçu à la brigade ou ils ont pu baratiner les gendarmes, entre temps je recevait des messages de menaces de leurs part. Mes amis, eux n'ont JAMAIS été appelé pour raconter les faits. Après un mois sans nouvelles, j'ai appelé la brigade et on m'a annoncé que le dossier était classé sans suite fautes de preuve et manquement du certificat du médecin(alors qu'ils avaient tout). J'ai eut beaucoup de mal à dormir seule pendant une longue période. Aujourd'hui, j'ai une copie du dépôt de plainte dans mon sac et une bombe au poivre, je ne sort jamais sans. Je ne dort pas non plus sans avoir vérifié que ma maison est bien fermé à clef. Je vis dans la peur qu'un jour je me fasse à nouveau agresser pour avoir simplement refusé des avances.

La Turballe

guerande

Le samedi 30 janvier 2021, je suis sous le choc en découvrant que mon ex a publié sur un site porno une vidéo qu'il avait pris à mon insu quelques années auparavant. A ce moment, mon seul souhait était que cette vidéo disparaisse du net. J'ai envoyé sur le champ un texto à mon ex lui ordonnant de l'effacer sans en mesurer les conséquences. D'ailleurs, je n'étais plus en position de mesurer quoique ce soit à ce moment là... Après une nuit d'insomnie et d'angoisse, je suis déterminée à aller porter plainte. J'arrive donc au commissariat de Perpignan. Des personnes attendent devant la porte d'entrée. Pour être reçu à l'intérieur du commissariat, je dois raconter en détail pourquoi je souhaite porter plainte dans un interphone au milieu de tous ces gens qui attendent et qui entendent tout de mon échange avec le policier. Je me sens très mal et tremble de tout mon corps. Finalement, je dois revenir demain car aujourd'hui c'est dimanche et aucun policier présent n'est formé à ce type de plainte.Deuxième nuit d'insomnie... Le lendemain, il y a davantage de monde devant la porte d'entrée du commissariat et la procédure n'a pas changé depuis la veille, je dois répondre aux questions à l'interphone... La porte s'ouvre. On me laisse entrer dans l'accueil pour me dire qu'on ne prendra pas ma plainte car je n'ai aucune preuve. La vidéo a été effacée du site porno. Les propos des policiers (2 hommes et une femme) m'ont anéantie. Je pensais être écoutée, être soutenue, mais quelle naïveté j'avais ... La policière m'a dit : "la vidéo est effacée, c'est l'essentiel..." Quelle violence et quelle double peine. Sous la colère, j'ai dit leur incompétence aux policiers et suis repartie en pleurs. J'ai tout de même réussi à porter plainte le 10 février après avoir dialoguer sur le site du ministère de l'intérieur avec cette fois-ci un policier formé et à l'écoute. Depuis, j'attends tant bien que mal et mon ex n'est toujours pas le moindre inquiété et peut tranquillement continuer... Je ne crois plus en cette justice !

Perpignan

de Perpignan

J'ai été victime de viol la nuit du 1er de l'an. J'ai tout de suite été accompagnée par le service d'aide aux victimes du CIDFF qui a pris rendez-vous à la brigade des moteurs du Commissariat de La Rochelle afin que je sois reçue par un agent spécialisé pour déposer ma plainte. J'ai porté plainte 9 jours après les faits. Les échanges avec la policière ont duré 3h30, c'était un calvaire. Répéter sans cesse le même récit de façon lucide pour paraître crédible. J'avais peur qu'on ne me prenne pas au sérieux. Ma plainte a été totalement minimisée et l'agent a usé de paroles culpabilisantes, à la limite de défendre l'agresseur :"Les histoires d'alcool, c'est trop compliqué pour dire qui a raison ou qui a tort"; "Vous étiez habillée comment ?" ; "Est-ce qu'il vous plaisait ?" ; "Peut-être que vous l'aviez aguiché toute la soirée" ; "Non le GHB ça ne circule plus dans cette ville". Je pensais être écoutée, je ne demandais pas de la compassion, simplement du respect. Je suis ressortie traumatisée même si ma plainte a été prise en compte.

La Rochelle

La Rochelle

Octobre 2009, j’ai 18 ans au moment des faits. Je suis auditionnée par des gendarmes (je ne me souviens que d’un seul homme aujourd’hui) après avoir été retrouvée en pleine nuit inconsciente et quasiment nue en pleine nature lors d'une soirée. Après m’être réveillée aux urgences, sans aucun souvenir de la nuit, des gendarmes m’amènent à la gendarmerie dans la matinée suivante pour m’y auditionner. Je suis désorientée, sans aucun habit, dans une chemise d’hôpital sans culotte, prise en charge par des hommes gendarmes, à des kilomètres de chez moi, sans téléphone portable. Je suis tétanisée. Il s'en suit une journée d’interrogatoire, où on me questionne sur mon comportement, sur mes actes, sur ma tenue… Cette journée d’audition, c’est vraiment la double peine. Je ne suis écoutée à aucun moment. Je me sens invisible, un fantôme et à moitié morte. En parallèle, j’apprends que deux hommes et une femme de la soirée sont auditionné•es. Des extraits de leurs propres auditions me sont rapportées par bribes. J’apprends alors que j’aurais « fait l’amour avec un certain X »… Je suis sans voix. Je suis sidérée, sous le choc. J'ai envie de vomir.  On m'a retrouvée errante, divaguante, à demie consciente, quasiment nue, les pieds déchiquetés d'avoir marché pieds nus... et on m'apprend que "j'ai couché avec un homme dans cet état là"... Je n’ai aucun souvenir. Rien. (J'ai un back out de près de neuf heures, j'ai été droguée).  Alors j’intègre l’information parce que je n’ai pas le choix. Et je doute de moi. « J’aurais vraiment pu avoir un rapport sexuel avec quelqu’un sans m’en souvenir »? Il m’aura fallu des années et une longue thérapie pour accepter et m'avouer que j’ai été violée cette nuit-là. Le gendarme me sort des phrases du type « vous ne nous dites pas tout mademoiselle » tout au long de la journée, d’un ton accusateur et suspicieux. Il ne m’épargne aucun détail, aucun répit. J’intègre rapidement qu’on doute de ce que je dis et surtout de ce que je cacherais… J’ai vécu cette journée d’enfer comme la pire honte et humiliation de ma vie. On m’a traitée comme une vulgaire chose sans âme. On m’a mis le doute et insufflé un grand sentiment de culpabilité. Je n’ai absolument pas été accueillie comme victime. On ne m’a pas crue et on m’a immédiatement mis un costume de suspecte sur les épaules. Alors que je n’avais besoin que de bienveillance et d’écoute. Je pars le soir de la gendarmerie, ma famille est venue me chercher. Le gendarme classe l’affaire. « Ce sont deux jeunes qui s’envoient en l’air en soirée. Elle avait probablement trop bu. » À aucun moment on ne m’a demandé si je voulais porter plainte… Les gendarmes ont conclu seuls que j’étais consentante et m’ont réduite au silence. Je quitte soulagée et encore sous le choc, le gendarme qui m’avait suivi de près toute la journée. Avec la nuit tombée, je commençais à avoir très peur, seule avec lui dans cette zone sans âme qui vive aux alentours où se trouvait la gendarmerie. Il m’a mise très mal à l’aise, en se montrant de plus en plus proche de moi au cours de la journée. Par la suite, il m’a écrit quelques e-mails de plus en plus personnel, jusqu’à me draguer. À ce moment là, j’ai bloqué tout contact de sa part, supprimé tous ses emails. J’étais choquée et dégoûtée de son attitude perverse. C’était impossible pour moi de garder la moindre trace de cette journée d'humiliation et de revivre à nouveau cet enfer. Aujourd’hui, j’ai envie de porter plainte et de rouvrir le dossier. Mais les statistiques et les témoignages me freinent. J’ai trop peur de revivre le même enfer 12 ans plus tard, alors que j'ai encore du mal à vivre avec ce viol.

Vendays-Montalivet

Lesparre-Médoc

Après avoir été agressée sexuellement dans la rue, j’ai été prise en charge par le commissariat de Vincennes. J’ai été bien reçu, tout s’est très bien passé. Jusqu’à ce que j’arrive à l’hôpital.. il été 3h du mat, ça faisait 6h que j’étais avec la police. J’étais exténuée On me fait passer un exam gynécologique. Surprise ! C’est un homme. Qui m’explique qu’il va faire des photos de mon anatomie … Moi je pense qu’à un seul truc c’est que je ne VEUX pas qu’on me fasse ça. Que je ne VEUX pas qu’un homme me touche. Donc j’écarte les jambes, le médecin me sort un appareil photo reflex (le mec est photographe ou quoi?). J’ai pété les plombs, je suis partie en courant dans l’hôpital, je voulais juste sortir, rentrer chez moi. La police a demandé au personnel de fermer l’accès à la sortie. Donc ils m’enferment dans l’hôpital tranquille… et la j’ai droit à « mais tu te rend compte, si tu fais pas l’examen gynécologique à cause de toi, y’aura un taré dans la nature » bla-bla-bla. Bref on me culpabilise. Et j’ai beau répéter en pleine crise de panique que je veux sortir, que je ne veux plus faire l’examen, on m’explique que je ne sortirai pas sans avoir fait ce foutu examen. D’autant que l’agression c’est passé au dessus de ma culotte et de mon collant sans violence … je ne comprenais absolument pas la nécessité de faire des photo de mon sexe … Je leur dit que je refuse d’avoir un médecin homme pour faire l’examen. « Pourquoi tu nous l’as pas dit, en plus il a y a une femme gynécologue qui assure la permanence avec le médecin homme ». Ok … donc c’est de ma faute si j’ai fais une crise. J’avais cas exprimer mon refus bcp plus tôt… Euuuuu je sais pas moi, je viens de me faire agresser par un homme, je suis une femme, peut être que me demander où du moins m’informer que je peux choisir entre une femme et un homme pour un exam qui touche mon intimité ça aurait été intelligent (d’autant que dans ma vie active je refuse catégoriquement que mon gynécologue soit un homme. C’est pas contre les gynécologues hommes, qui font en grandes parties très bien leur travail. Je veux juste pas qu’un homme me touche ou me voit à poil… chacun ses problèmes..) C’est quoi cette prise en charge de MERDE ?! Bref tout ça pour dire que je me suis faite enfermée par la police et le personnel hospitalier sans possibilité de sortir sans passer d’abord par l’examen gynécologique et leurs photos de merde. Double agression sexuelle … Résultat des courses : l’examen gynécologique m’a carrément plus traumatisée que l’agression. On ADORE. J’irais plus jamais porter plainte. J’ai un tazer.

Vincennes

Vincennes

Je suis allée porter plainte pour viol digital, je dormais. Le policier m’a répondu suite à mon dépôt de plainte « vous savez c’est une soirée de jeunes, il est peut être tombé amoureux de vous pendant la soirée et il a sûrement cru qu’il y avait une possibilité. », et ce, avec le sourire. Je dormais… On pense se sentir soulagée après avoir déposé plainte, mais non, on se sent juste incomprise.

Lille

Hôtel de Police 19 Rue de Marquillies, 59000 Lille

La police a été contactée suite à une agression sexuelle par un des élèves de mon collège mais n’a jamais enquêté car ils avaient perdu mon dossier... Ils l’ont retrouvé 5 ans plus tard et m’ont appelé pour me le dire. Au lieu de s’excuser, j’ai eu droit à « oh mais depuis le temps vous êtes passée à autre chose non ? ». Non. Je ne suis pas passée à autre chose. Par contre pendant ces 5 ans j’ai perdu confiance en la police et en sa capacité à m’aider en tant que victime alors je les ai laissé jeter mon dossier à la poubelle une énième fois.

Digne-les-Bains

J'ai 17 ans à l'époque. On est en 2008, et ça fait 1an et demi que je vis avec un "secret" que je viens déposer aujourd'hui auprès de ceux qui nous protègent et nous aident. Je n'en ai aucun doute. Je me présente à l'accueil, explique que je viens déposer plainte pour agression sexuelle. Il me répond "asseyez-vous, j'arrive". Il sort devant moi et s'allume une clope avec son collègue.... OK! Dès les premières minutes, il identifie clairement la personne que je viens dénoncer, et poursuit en l'appelant par son surnom car "c'est un ami, plus qu'un collègue, mais je resterais neutre" me dit-il. OK ! Deuxième audition, quelques jours plus tard: Il me fait comprendre que je mens, et me dit "vous avez réussi votre coup, il a été placer en garde a vu, vous avez réussi a l'humilier bravo". Il me dit ne pas comprendre car "vous êtes une jeune fille forte, qui à fait partie des jeunes sapeurs pompiers, vous êtes maintenant volontaire, vous souhaitez vous engager en tant que pompier professionnel, vous avez avortez, et vous me dites qu'en 5 min vous n'avez pas réussi à vous débattre ??".... ce à quoi je répond : "non mais y'a des filles bien plus forte que moi qui se font violer !" ce à quoi il répond "ouais, mais elle on les attaches…." OK !!!! Dernière convocation: il me montre le bout de papier sur lequel je dois signer, le procureur aurait décider d'un non lieu. Je ravale mes larmes, je ne veux pas "passer pour la victime", je dois rester forte. Il me regarde droit dans les yeux et me dit " vous savez mlle, je crois que vous avez deux problème dans la vie, le premier c'est que vous ne vous remettez pas en question jamais, et le second, vous avez probablement un problème avec mr X, et il va falloir le régler". J'ai réussi à lui répondre que oui j'avais un problème avec mr X, et que j'étais venu en parler ici, mais que personne ne m'a entendu… 13 ans plus tard, et tellement d'autres choses, 2 procès au assises, il à été condamné à 15 ans de prison. Oui, entre temps, il à violer, à plusieurs reprise, plusieurs personnes…. Mais personne ne m'a entendu.

Thônes

Gendarmerie

Je vais à la gendarmerie totalement épuisée après avoir été auscultée et entendue par deux docteuresses très bienveillantes. On m’accueille sur le pas de la porte en me demandant tout haut, devant les gens présents, pourquoi je viens, si l’homme qui m’a violée est un blanc ou bien un Guadeloupéen (ce qui me dégoûte et m’abasourdît encore plus). Cette gendarme est une femme, elle ne témoigne d’aucune sororité. Puis, dans le bureau, c’est la foire : ça va et vient en permanence, la personne qui est censée rédiger le PV m’écoute à moitié, parle avec ses collègues curieux qui viennent pour « écouter un bout de l’histoire ». Le personnel devant recueillir mes propos change en cours de route. Je dois tout recommencer, tout expliciter jusqu’à avoir l’impression d’être dans du simple voyeurisme malsain. Tout ça comme double peine. Avec en plus l’injonction immense de « devoir porter plainte » prononcée par ces hommes et cette femme qui m’ont à peine écoutée, à peine respectée et à peine considérée. Je sors de la gendarmerie en oubliant le papier dont j’avais besoin pour ma consultation au centre médico-judiciaire. Je suis épuisée et brisée. Je ne porterai finalement pas plainte pour ne pas avoir à faire face à ces personnes non formées et donc incompétentes. La culpabilité immense qui pèse sur la poitrine : et si cet homme recommençait ? … La double peine passe aussi par le comportement de mes proches qui pensent bien faire mais qui me brisent. Devoir porter pour les autres femmes. Seul élan de sororité dans leur vie mais qui omet totalement mon état psychologique. Je n’en ai pas la force. Et on me culpabilise tout de même en me disant que je dois le faire « au cas où il s’en prendrait à sa femme, à sa fille »

Lamentin

Gendarmerie du Lamentin, Guadeloupe

J’étais dans le RERB à Denfert Rochereau pour me rendre un peu plus loin sur cette même ligne. J’entre dans le wagon, du monde mais sans plus, pas autant qu’en heure de pointe. Je m’adosse contre la porte, et un homme d’environ 50 ans se colle à moi. Jusque là, je me dis que c’est étrange car il y a de la place ailleurs, mais sans plus. Je remarque très vite qu’il devient insistant, qu’il se colle de plus en plus, qu’il commence à frôler sa main contre ma cuisse. Je me déplace donc et m’adosse à l’opposé de cet homme. Il se déplace également, et devient plus insistant dans ses gestes. Je ne savais pas comment réagir, d’autres passagers regardaient me détournait le regard en même temps. J’étais paralysé et lui me bloquait contre la porte, je n’avais aucune possibilité de boucher. Ses mains continuaient à me caresser. On était en hiver, j’avais donc un pantalon long et un gros sweat, je me sens obligé de préciser ma tenu désormais. J’étais tellement paralysé, que je n’ai pas osé sortir à l’arrêt auquel je devais sortir, je suis descendu au terminus, à Mitry, il m’a suivi jusque là. Une fois arrivé à cette gare, j’ai sauté dans le premier bus que j’ai vu, heureusement pour moi, il n’a pas eu le temps de monter dedans, et je pense surtout qu’il ne m’a pas vu. Le soir même j’en ai parlé avec mon copain de l’époque, en lui disant que je souhaitais porter plainte. Il m’a « convaincu » de ne pas le faire car « c’est bon y’a pas mort d’homme, il ne t’a pas violé ». Aujourd’hui, je regrette de l’avoir écouté.

Paris

Je vais à la gendarmerie totalement épuisée après avoir été auscultée et entendue par deux docteuresses très bienveillantes. On m’accueille sur le pas de la porte en me demandant tout haut, devant les gens présents, pourquoi je viens, si l’homme qui m’a violée est un blanc ou bien un Guadeloupéen (ce qui me dégoûte et m’abasourdît encore plus). Cette gendarme est une femme, elle ne témoigne d’aucune sororité. Puis, dans le bureau, c’est la foire : ça va et vient en permanence, la personne qui est censée rédiger le PV m’écoute à moitié, parle avec ses collègues curieux qui viennent pour « écouter un bout de l’histoire ». Le personnel devant recueillir mes propos change en cours de route. Je dois tout recommencer, tout expliciter jusqu’à avoir l’impression d’être dans du simple voyeurisme malsain. Tout ça comme double peine. Avec en plus l’injonction immense de « devoir porter plainte » prononcée par ces hommes et cette femme qui m’ont à peine écoutée, à peine respectée et à peine considérée. Je sors de la gendarmerie en oubliant le papier dont j’avais besoin pour ma consultation au centre médico-judiciaire. Je suis épuisée et brisée. Je ne porterai finalement pas plainte pour ne pas avoir à faire face à ces personnes non formées et donc incompétentes. La culpabilité immense qui pèse sur la poitrine : et si cet homme recommençait ? … La double peine passe aussi par le comportement de mes proches qui pensent bien faire mais qui me brisent en mille morceaux. Devoir porter pour les autres femmes. Seul élan de sororité dans leur vie mais qui omet totalement mon état psychologique. Je n’en ai pas la force. Et on me culpabilise tout de même en me disant que je dois le faire « au cas où il s’en prendrait à sa femme, à sa fille »

Lamentin

Un soir on fait barbecue avec mes parents et des amis à eux, ça termine à la maison,nous sommes en pleine été, je suis une de enfant, je suis en simple t-shirt culotte. Cet homme va devant mes parents attraper ma fesse (ils n'ont rien vue car il a bien fait les choses), 1h après je repasse dans le salon et il réitère. J'en ai parlé ma mère m'a amèner porter plainte mais nous n'avons jamais eu de nouvelle

Valence

A mes 15ans je rentre au lycée, dans une classe pro, dans cette classe il y avait ce garçon avec qui je suis sorti pendant 2ans, J'étais encore vierge, on fessais quelque prelis, je lui ai dis de pas rentrer, et il est rentrer en prétextant avoir "glisser", je l'ai tout de suite retirer, puis il arrêtais pas de dire que on avait fait ma première fois encore et encore, tellement qu'il a finit par m'en convaincre, donc autant le faire une bonne fois pour toute, la suite de la relation était vraiment mauvaise beaucoup de chose sur lui était des mensonges, il m'a manipuler, harceler fait du chantage et il m'a violer pendant 2 ans, pendant c'est 2 ans j'ai commencer à avoir des douleurs dans tout le corps, (douleur qui venais des douleurs psychologique de la relation, su bien plus tard) , donc j'étais sous cachets codéine, quand je les prenais j'étais pas vraiment bien et pas en pleine possession de mes moyens, quand je lui disait non, il le fessait quand même, à chaque fois il me fessait mal et il continuais, suite à c'est 2ans on a compris que j'avais développé une fibromyalgie aujourd'hui chronique qui m'handicape, j'ai porter plainte, et ils ont mis 2ans à aller l'interpelle, classer sans suite je compte faire un courrier pour voir si il est possible de relancer l'affaire, aujourd'hui je ne suis ni en mesure de suivre des cours ou travailler ni de pouvoir vivre sans personne pour m'aider, incapable de faire les courses, ou de faire des choses simples comme mon lit, c'est une fibromyalgie. Quand je me suis séparer, il m'a harceler à l'école pour que je revienne en couple avec lui. Bref, merci de m'avoir écouté.

Agde

Sans permis et dans une zone sans transport, comme souvent j’ai fait du stop pour rentrer chez moi. L’homme qui m’a prise en stop m’a fait des allusions sexuelles concernant la possibilité de faire ci ou ça avec moi, e ceux durant tout le trajet, puis à commencé à mettre sa main sur ma cuisse et mon entre jambe, sur mon jean. J’ai demandé à ce qu’il s’arrête pour que je sorte. Il n’a pas voulu, j’ai crié , il s’est finalement arrêté. Je me suis empressé de sortir, il m’a attrapé la fesse, je l’ai repoussé comme j’ai pu et suis partie. Il a fait demi tour sur une ligne blanche pour repartir vers la où il m’avait prise. Je suis donc allée déposer plainte. La police a commencé par me dire que je suis jolie et que c’est normal qu’il ai essayé. Je précise que j’étais très jeune et que je faisais bien plus jeune que mon âge, que le mec lui faisait la bonne cinquantaine et qu’il m’a absolument pas demandé mon avis. Quand la voiture roulait j’ai eu le choix entre me laisser faire puisqu’il ne voulait pas s’arrêter, ou ouvrir la porte pendant que sa roule et plonger pour m’éclater la tronche par terre. Le trajet n’a pas duré longtemps quand je vois la distance parcouru, pourtant sans cette donne kilométrique j’ai l’impression que le chemin était bien plus long. Bref les flics étaient plusieurs mecs autour de moi, j’étais la seule fille, et ils ont ajouté que ma tenue n’était pas idéale, je portais un jean troué au genoux gauche car c’était la mode à l’époque et un t shirt des plus classique. Ils m’ont finalement ramené chez moi en faisant du 160 sur une route à l’époque où l’on pouvait rouler à 90. Enfin, ils ont récupéré mon jean pour tenter d’avoir des empruntes du conducteur mal intentionné mais ça n’a rien donné. En rentrant à la maison je me connecte sur Facebook pour parler de ce qui s’était passé à ma meilleure amie, et là je constate qu’un des policiers m’a ajouté et contacté sur fb en se servant des données que j’avais transmis lors de mon dépôt de plainte. Il a essayé de me dire qu’il me comprenait etc, me draguant insidieusement, mais surtout, s’il me comprenait vraiment pourquoi a t’il laissé ces collègues s’adresser à moi de sorte à me mettre si mal a l’aise et à regretter d’être venue. A l’époque j’étais jeune et je n’ai pas osé m’affirmer. Cette histoire s’est passée il y a une dizaine d’années.

Senlis

Orry-la-Ville

J'avais 17 ans, un ami me dit un jour voir ma photo sur le site de rencontre Badoo, se doutant que je n'étais pas l'auteur réelle du profil. Quelqu'un a donc usurpé mon identité en utilisant mon vrai nom avec plusieurs photos de moi pour faire des rencontres sur ce site. Très énervée par cette pratique associée à mon image que je tolère pas du tout et inquiète et vulnérable face à cette utilisation que je ne puisse contrôler, je vais donc au commissariat accompagné de toutes les captures d'écran possible. L'agent m'accueille en me disant ne pouvoir rien faire parce que j'étais responsable d'avoir publier moi-même ces photos sur Facebook et disponible au monde entier pour usurpation. Après insistance et présentation de mes recherches indiquant clairement l'identification de la personne qui a usurpé mon identité, la seule chose que l'agent a pu faire est de contacter le domicile de cette personne pour lui demander de cesser cette activité. Cette personne était un ami éloigné (et majeur), il a dû avoir honte que que ses parents soient contactés par le commissariat. On m'a ensuite reproché d'avoir agit de la sorte via des connaissances communes. Comme-ci ce fait était un comportement banal à exercer dans une relation d'amitié homme-femme.

Mérignac

Mérignac

J’avais 13ans, j’étais donc au collège et j’avais cet amoureux qui était extrêmement problématique. Mais quand on est plus petit, on ne nous apprend les bons et mauvais comportements en amour et dans l’intimité je ne savais donc pas à ce moment-là que ça l’était. Il a plusieurs fois levé la main sur moi. Un jour, nous nous separons parce que j’en ai marre je me sens pas bien avec lui. Une semaine plus tard, il retrouve mon adresse et viens avec 2 de ses amis devant chez moi. Je sors et je parle avec eux, ils se moquent un peu de moi mais je dis rien, j’ai l’habitude. Jusqu’à entendre mon père sortir en criant. Je ne l’avais pas remarqué avec mon innocence de jeune fille de 13ans mais ils étaient tous les trois en train de se masturber devant moi. Nous sommes allés au comissariat avec mes parents. J’ai eu des questions du type « avez-vous déjà eu des rapports sexuels? ». La plainte n’a pas été acceptée car il ne m’était rien arrivée physiquement, une main courante seulement a été déposée. Le lundi suivant j’ai subi des moqueries, les 3 garçons faisaient comme si ils se masturbaient devant moi. Le directeur m’accompagnait entre mes cours et jusqu’à mon arrêt de bus pour être sûr que j’étais en sécurité et je ne le remercierais jamais assez. Par contre je ne remercierais jamais la policière qui m’a accueillie et a été extrêmement froide et qui m’a posée des questions totalement déplacée. Du haut de mes 13ans, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Je l’ai compris quand j’avais 19ans que c’était une agression sexuelle. J’ai aussi compris à 19ans que ce même garçon m’avait déjà agressée sexuellement quelques semaines plus tôt en voulant me déshabiller sans mon consentement.

Chartres

Hôtel de police

Pour moi dépôt de plainte au commissariat central de Montpellier après avoir été agressée dans la rue pour un vol de sac et téléphone.Je suis arrivée bien entendu très perturbée et épuisée au commissariat, après m'être d'abord rendue à celui de la comédie qui était fermé. N'étant pas de Montpellier et sans aucun moyen de communication, j'ai fini par trouver le commissariat. J'ai été reçue par un jeune homme. Je pensais pouvoir m'exprimer auprès de lui dans la confiance la plus totale. Mais après avoir minimisé les faits (ce n'était finalement qu'une "banale agression comme il en arrive tous les jours") malgré mes larmes, la personne a voulu m'amener à écrire des choses dans le procès-verbal que je ne souhaitais pas.Je n'avais pas clairement vu mon agresseur et il a essayé de me faire dire plusieurs fois que la personne était jeune et que c'était un migrant. J'ai tenu bon et ai fait refaire le PV une fois avant de le signer. Puis le policier a commencé à me poser beaucoup de questions personnelles (mariée ?Un petit ami? Que faisais je seule à cette heure là dans la rue?...) pour finir par m'inviter à revenir prendre le "petit-déjeuner" avec lui et ses collègues au commissariat le lendemain matin...Je suis repartie extrêmement perturbée par ces échanges,ne me suis pas sentie écoutée et en sécurité et me suis dit que si je vivais quelque chose de plus grave je ne retournerais pas dans ce commissariat pour déposer plainte. Consciente que ce que j'ai vécu est bien moins grave que les récits d'autres femmes violentées et/ou violées, je ne pense néanmoins pas qu'un fonctionnaire de police devrait pouvoir se permettre ce genre de façon de faire, aucunement professionnelle. Merci pour ce que vous faites pour nous toutes. Pourvu que nos témoignages ne restent pas lettres mortes mais qu'elles fassent avancer la cause féminine. Croyons en l'avenir.

Montpellier

Central

C’était en été 2020, nous avons pris des vélos avec ma grande sœur pour aller de mon appartement jusqu’au centre ville pour manger. C’était l’été, il faisais chaud nous étions en tenue d’été. 2 hommes passent en voiture à côté de nous, ralentissent, nous parlent, nous n’avons pas écouté ce qu’ils ont dit parce que tout simplement si on écoute tout je pense qu’on tomberait très bas, et nous font coucou en partant. Je leurs fait un fuck. Le passager m’en fait un en retour. J’en fais un deuxième. Je les vois s’arrêter et nous jeter une bouteille en verre, nous avons réussi à tourner dans une rue au dernier moment avant que ça ne touche ma sœur et moi. La bouteille est arrivée devant la roue du vélo de ma sœur, 1 millième de seconde près et la bouteille l’assommait. Ils nous rattrapent et nous arrêtent, le passager me crie dessus, m’insulte, ma sœur essaye de lui parler mais il ne l’écoute pas il la pousse. J’essaye de lui parler calmement parce que devant un homme plus grand et plus gros que moi je ne pourrais pas me défendre si il arrive quelque chose. Il jette son café sur moi et part. Le comissariat n’a pas voulu nous prendre le soir parce qu’il y avait plus grave que nous et n’ont pas voulu prendre notre plainte le lendemain car nous n’avons pas entendu de mots sexistes et il ne nous a pas touchée physiquement. Une main courante seulement a été acceptée.

Clermont-Ferrand

Hotel de poluce nationale, comissariat central

nous sommes début mars 2020, une petite soirée (on aller être moins de 10) est organisée chez mon agresseur, mon agresseur c’était mon ami, c’était une personne de confiance, c’était quelqu’un que tout le monde aimait et tout le monde le trouvais gentille. ce jour là je me prépare pour cette soirée en amis et puis je sort un peu plus tôt et je suis la première à être arrivée sur place, je ne me suis absolument pas sentie en danger à ce moment là, j’avais une confiance énorme en lui. j’arrive et il m’ouvre la porte, il me dit que je suis la première mais que je peux entrer, je sais qu’il m’invite à se poser dans sa chambre, on s’assoit sur son lit à l’opposer d’un et de l’autre, il commence à me toucher et je lui dis d’arrêter et j’étais choqué de ce comportement venant de cette personne là. mais il n’arrête pas et j’essaye de me lever pour prendre mon sac quand je sens qu’il m’attrape le poignet, il se lève et me met une claque qui me met au sol et puis trou noir je me rappelle juste de mettre retrouver sur son lit et il était sur moi, il se touchait sur moi et avec l’autre main il levait mon t-shirt et me touchait et j’ai vraiment peur et mon instinct me dit de rester droite de rien dire, rien faire et il me laissera partir. je n’ai aucune idée de combien de temps ce moment a durer mais pour moi ça a durer une éternité, c’était infernal, il avait un regard que je n’avais jamais vu, un regard noir et froid et je voyais le mal dans ses yeux. sa mère rentre et il entend la porte d’entrée et se lève, me descend le t-shirt et puis à ce moment là il se dirige vers la porte pour aller voir sa mère et je me lève cours prendre mon sac et mes chaussures et je pars en courant, je descend les escaliers de l’immeuble en courant avec mon sac dans une main et mes chaussures dans l’autre. j’arrive en bas de l’immeuble je met mes chaussures je cours jusqu’à l’arrêt de bus et rentre chez moi, je suis resté sans émotion pendant tout le confinement, pas une larme coulait, juste du dégoût et de la peur de recroiser cette homme. je n’ai pas réussi à en parler et je garde ça pour moi, en mars 2021 (1 ans plus tard) deux amies à moi décide de parler pour porter plainte contre lui, et je me suis sentie coupable de pas en avoir parler avant parce que j’aurais peut-être pu l’es sauvée, et je craque je dit tout. nous sommes en octobre 2021, nos trois plaintes on été déposées en avril 2021 et cet homme est libre comme l’air et il vie une vie parfaite. la justice nous demande d’attendre mais en attendant nous nos vies, la vie des victimes reste en pauses. ça fait plus de 1 ans et demie que ma vie est en pause car la justice n’agis pas.

Paris

Lorsque j’avais 17 ans, après une rupture avec mon ex de 18 ans, je me suis rendue au commissariat de Creil car il avait publié sur les réseaux sociaux des photos de moi nue, que je lui avais envoyées des mois auparavant dans le cadre de notre relation. Il s’en est servi pour me faire chanter et m’humilier publiquement. Il était majeur, moi non. J’ai été accueillie au commissariat par un homme à l’accueil qui m’a demandé, après que je lui ai expliqué la raison de ma venue, quel était le but de ma démarche. Ensuite lorsque j’ai été reçue dans une pièce pour témoigner des faits et déposer la plainte, un autre homme m’a dit que c’était de ma faute. Que je n’avais pas à envoyer de photos dénudées, surtout à mon âge, et que c’était le risque que j’avais choisi de prendre. J’étais mineure et sous la pression de mon ex ! L’agent qui m’a reçue m’a également dit que « je n’avais qu’à mieux choisir mes fréquentations » et que je perdais mon temps en essayant de porter plainte. Quelques temps après, mon ex a été reçu et écouté. Il m’avait écrit pour me dire que de toute façon, il ne risquait rien. Il avait raison. Lors de sa convocation, il a rigolé des faits avec les hommes du commissariat qui l’ont reçu et a sympathisé avec eux. Ils m’ont insultée tous ensemble comme il me l’a rapporté ensuite, en se vantant. J’étais mineure et je n’ai pas été protégée, j’ai été humiliée et laissée face à moi meme dans ma détresse causée par ce revenge porn.

Creil

Creil

J'arrive au commissariat vers 18h après m'être faite agressée la veille en rentrant de soirée, par un mec dans ma cage d'immeuble avec un cutter Le policier qui me recoit me dit qu'il ne pourra pas prendre ma plainte ce soir, "de toute facon c'est pas urgent, ca s'est passé hier soir donc on peut rien faire dans l'immédiat". Et puis de toute facon "il y a manifestation des gilets jaunes demain", c'est plus important. C'est après avoir entendu ma mère insister pendant plusieurs minutes qu'une femme accepte de prendre ma déposition. Si ma mère n'avait pas insisté, je serai partie et je n'aurai eu le courage de revenir témoigner

Senlis

En hiver 2006, j'avais 16 ans. Très vulnérable après une hospitalisation consécutive à un grave accident de voiture, j'ai accepté de revoir un homme d'une trentaine d'années qui m'avait suivie dans la rue. Il m'a emmenée chez lui, m'a fait boire beaucoup, beaucoup d'alcool. Et m'a violée. Puis, il m'a déposée à un arrêt de tram. Ivre et en panique, j'ai appelé ma soeur en lui disant que je venais d'être violée. Elle a appelé la police, une patrouille est venue me chercher. M'a placée en cellule de dégrisement (j'étais ivre), en me poussant assez fort malgré mes indications sur ma fragilité physique liée aux conséquences de l'accident de voiture (trauma au dos). J'ai indiqué avoir été violée, les policiers (dont une femme) ont éclaté de rire, en me traitant "de petite allumeuse". Le lendemain, ma mère est venue me chercher. Et l'histoire s'est arrêtée là. J'ai mis 10 ans à comprendre que j'avais été violée, et que les policiers ne m'ont pas aidée, mais enfoncée, au pire moment de mon existence.

Nantes

Waldeck Rousseau

C'était il y a cinq ans. Au début du mois de septembre, je suis arrêtée par mon médecin pour 3 semaines : j'étais au fin fond d'une dépression sans nom, après une relation toxique et une rupture difficile. J'avais perdu 17 kg en quelques mois, je ne dormais plus. Les appels anonymes malveillants me tuaient à petit feu, ils duraient maintenant, ne diminuaient pas, me rendaient folle, devenaient aussi obsédants qu'insupportables, me faisaient soupçonner sans cesse de nouvelles personnes... Cela faisait sept mois que je les subissais, avec des hauts et des bas, mais sans relâche, sans pause, de nuit, de jour... J'avais déposé une plainte six mois auparavant en gendarmerie, elle avait été prise, mais classée sans suite. À bout de forces, je retourne au mois de septembre porter plainte dans ma ville de résidence, Lons-le-Saunier, au commissariat de police du centre ville. On m'écoute dans l'accueil, au vu et au su de tout le monde. La femme qui me reçoit ne prend pas mon vécu au sérieux : "à moins de 250 appels anonymes par jour, cela ne sert à rien de venir porter plainte", on refuse de prendre ma plainte, on me propose de déposer une main-courante. C'est moi qui sortirai en me sentant coupable. En pleurant. En crevant de douleur. Rien ne se passera. Rien n'arrivera au malveillant. C'est plus d'un an d'appels anonymes que je subirai. 6 mois après ma plainte, le harceleur fera une erreur : harceler depuis WhatsApp, application qui rend impossible les appels anonymes... Je découvrirai alors qu'il s'agit de mon ex, celui-là même qui m'a plaquée avec pertes et fracas ; je découvrirai aussi avec effarement que les appels anonymes avaient commencé le jour où nous avions commencé à sortir ensemble. Son dévoilement a fait cesser le harcèlement. Cet homme continue certainement à sévir avec d'autres. Puisque la police lui assure l'impunité, pourquoi cesserait-il ses agissements ? Aujourd'hui, je regrette profondément que cet homme n'ait pas eu à rendre compte de sa conduite, conduite oh combien répréhensible, à cet égard comme à d'autres.

Lons-le-Saunier

Police nationale

J'ai porté plainte 1 an après les faits car j'ai eu une amnésie partielle. La première question fut: "pourquoi vous n'avez pas porté plainte avant ? C'est un peu tard là maintenant". Vient ensuite la déposition ou plutôt l'interrogatoire et là on me demande si j'ai déjà eu des rapports, comment j'étais habillée et on me dit que c'est sûrement de ma faute si c'est arrivé. Puis là on pose des questions improbables : "vous êtes sûres de pas l'avoir cherché ? Comment est votre relation avec votre père ? Vous essayez de combler un manque affectif c'est certain. Ou alors vous cherchez à vous venger de cette rupture." Et donc là une fillette de 15 ans pour qui son premier rapport fut un viol on vient lui dire que c'est uniquement de sa faute. Une destruction mentale pendant des années après tout ça avec cette certitude : c'est de MA faute.

Mortcerf

J'ai porté plainte 1 an après les faits car j'ai eu une amnésie partielle. La première question fut: "pourquoi vous n'avez pas porté plainte avant ? C'est un peu tard là maintenant". Vient ensuite la déposition ou plutôt l'interrogatoire et là on me demande si j'ai déjà eu des rapports, comment j'étais habillée et on me dit que c'est sûrement de ma faute si c'est arrivé. Puis là on pose des questions improbables : "vous êtes sûres de pas l'avoir cherché ? Comment est votre relation avec votre père ? Vous essayez de combler un manque affectif c'est certain. Ou alors vous cherchez à vous venger de cette rupture." Et donc là une fillette de 15 ans pour qui son premier rapport fut un viol on vient lui dire que c'est uniquement de sa faute. Une destruction mentale pendant des années après tout ça avec cette certitude : c'est de MA faute.

Mortcerf

Je suis allée porter plainte la veille dans un autre commissariat pour un viol, ayant eu lieu 2 jours avant. J’étais dans un état misérable, mais ma famille m’encourage à parler. Je suis convoquée à la police judiciaire, dans le 17ème pour être entendue. C’est la que ça commence, la brigadière me dit d’office que mon violeur est en GAV, et qu’ils ont autre chose à faire que de le garder. Elle me dit de parler, alors je lui raconte (3ème récit en 24h, c’est dur). Je pleure, elle me dit que j’ai été inconsciente. Elle me dit que j’aurais du savoir que ça allait arriver, que je n’avais pas à être hors de chez moi à cette heure là, que je n’étais plus une enfant inconsciente. Elle me dit qu’elle ne voit pas pourquoi elle me croirait, vu qu’il n’a pas le « profil type du violeur ». La veille, j’avais refusé la confrontation, c’était écrit noir sur blanc sur mon procès verbal, j’en étais incapable. Elle m’a dit que si je refusais la confrontation, elle refusait la poursuite de l’enquête. Que c’était du parole contre parole, et qu’elle n’avait pas que ça à faire que de le garder en GAV. J’ai donc été confronté de force avec mon violeur, 3 jours après les faits. Dans une même pièce. Avec seulement un brigadier. Je n’étais pas au courant que j’avais le droit de venir avec un avocat, c’est une amie de ma mère qui me l’a fait savoir quand je suis rentré chez moi, effondrée et terrifiée a l’idée de devoir être confronté à lui le lendemain. Je suis donc venu à, leur grande surprise avec mon avocat pour la confrontation. N’y allez jamais, jamais, jamais, jamais. Ces auditions ont ajouté un autre traumatisme, en plus de celui du viol.

Paris

17ème arrondissement

J'ai déposé plainte en décembre 2018 pour un viol qui a eu lieu en 2011, alors que j'étais en état d'inconscience (dans les pommes). Je donne alors l'identité et les coordonnés du mis en cause, et celles de la personne à contacter pour voir la vidéosurveillance. Mon besoin était, sans même espérer la condamnation car je connais les chiffres, que ce type pense à ce qu'il avait fait pendant quelques minutes face à un flic et se remette en question. Un an plus tard, mes témoins sont interrogés : on leur demande si je suis une menteuse, habituellement. On pose à mon ex des questions sur ma vie sexuelle. Je ne suis pas informée, c'est une témoin qui me prévient et me raconte. Mon dossier est transféré dans une ville à 700km car le violeur vit là-bas, je ne suis pas mise au courant mais l'info a été donnée à la témoin. Dans deux mois, cela fera trois ans que j'ai déposé une plainte avec des faits caractérisés. Je n'ai jamais été rappelée. Le mis en cause n'est même pas au courant que j'ai déposé plainte. La négligence est une violence supplémentaire.

Paris

Une connaissance a piraté un compte de réseau social pour prendre des photos personnelles que j'avais envoyée à mon copain, il m'a demandé de lui faire des vidéos à caractère pornographique pour le dissuader de partager mes photos. Le policier qui a pris ma plainte ne m'a pas prise au sérieux et m'a ouvertement dit que je pleurais pour rien et que ce n'était pas si grave que ça, en rajoutant que si on ne voyait pas mon visage sur les photos, il n'arriverait rien à mon agresseur.

Saint-Amand-les-Eaux

Valenciennes

Un homme visiblement alcoolisé m'a suivie la nuit alors que je me promenais pour prendre un peu l'air. Il m'a insultée car je ne voulais pas avoir d'interaction avec lui, donc je l'ai rembarré et évidemment ça ne lui a pas plu. Pendant de très longues minutes à ne croiser personne dans la rue, à ne savoir que faire pour m'en débarrasser (je ne voulais pas qu'il sache où j'habite) je croise enfin des policiers, que j'alpague et les appelant à l'aide, "cet homme m'a insultée et me suit depuis 10min, au secours". Ils tentent de le calmer, de le raisonner. Alors que j'explique qu'il me harcelait et que je tentais vainement de me débarrasser de sa compagnie, ce monsieur baisse son pantalon et exhibe, à travers son caleçon, ses parties génitales qu'il secoue en me narguant. Aucun des policiers ne réagit. L'un d'eux me propose de les accompagner au poste pour porter plainte, ou de venir le faire un autre jour. Il est très tard et je suis épuisée par l'épisode, donc je choisis de venir le faire plus tard. Le jour où je me suis déplacée pour déposer plainte comme suggéré par les policiers, celui qui m'accueille refuse de prendre ma plainte, car il me dit ne pas savoir comment la catégoriser donc il me dit que je ne peux que déposer une main courante, si je le souhaite, mais pas plainte. C'est une amie qui, par la suite, m'a dit que c'était illégal de refuser de prendre une plainte, qui m'a raccompagnée là-bas pour le faire. J'ai dû demander à parler en amont avec le responsable de l'agent qui m'a accueillie, celui-ci m'a appris qu'ils avaient en moyenne 83 cas (par semaine ou par jour, je ne sais plus) du même genre, qu'il s'agissait donc d'un problème systémique et qu'il était justement important de porter plainte. C'est tout de suite moins pratique si les agents sensés le faire, refusent. Je précise d'ailleurs que c'est ce même agent, qui avait refusé de prendre ma plainte la première fois, qui l'a saisie seul lors de ma seconde visite au poste avec mon amie. C'était bien évidemment ubuesque et hyper malaisant. J'ajouterai qu'en dépit de la présence des policiers lors de la scène d'exhibition de l'agresseur, aucun n'a relevé l'épisode ni ne l'a confirmé en réponse à ma plainte. J'ai recroisé cet homme dans la rue quelques mois plus tard, heureusement cette fois accompagnée, qui s'est venté de manière agressive et menaçante de n'avoir eu aucune conséquence suite à ma plainte, qu'il recommencera donc et plus encore, en toute impunité.

Aix-en-Provence

Je sortais du restaurant et je me trouvais sur une place. A savoir que je portais une paire de talons aiguilles un chemisier et un pantalon (meme si la tenue ne justifie absolument rien), une voiture avec 5 mecs dedans a littéralement essayé de me foncer dessus. J’ai juste eu le temps de me cacher derrière des poubelles et une petite barrière ras du sol. Ils ont fait demi tour en m’insultant de p*te. La plainte n’a jamais eu de suite car les caméras de surveillance ne portais pas sur l’endroit où je me trouvais à ce moment là

Saint-Étienne

Fauriel

J’ai subi durant 7 ans une emprise psychologique et des viols de la part d’une femme (je suis une femme aussi) j’ai porté plainte l’été dernier et ça a été très dur. Le plus compliqué est l’angoisse de ne pas être prise au sérieux quand j’en parle. J’ai comme répercutions un syndrome de stress post traumatique une dépression et des crises d’angoisse. Je témoigne pour détruire les codes du « viol classique » et pour dire à tous(tes) que vous n’êtes pas seuls(es). Courage à nous.

Toulouse

J'ai été agressée sexuellement et harcelée sexuellement quotidiennement pendant 3 années de collège, j'avais 13 ans. Mon agresseur et ses complices été dans ma classe pendant 3 ans. Ça allait des mains aux fesses, aux mains sous mes vêtements, de "sale pute" à "sale moche". Visiblement je leur été désirable et repoussante à la fois. Ce n'est que des années plus tard, après ce traumatisme et une maladie incurable (déclenchée par celui-ci), que j'ai compris que ce n'était pas normal de laisser des mains me toucher. De laisser de telles paroles m'atteindre. Quand j'ai voulu porter plainte, j'étais encore mineure. On m'a fait comprendre que sans preuve et plusieurs années plus tard, l'affaire allait être classée. J'ai tourné les talons et je suis suivie psychologiquement depuis. Je milite contre le harcèlement depuis et j'ai travaillé auprès de victimes de violences et en protection de l'enfance.

Périgueux

J ai porté plainte pour viol .on m a demandé :avez vous jouie ? choquée j étais incapable de repondre de suite et après j ai dit non . Un jour peut-être que les policiers auront la décence de respecter la douleur la souffrance des victimes .de savoir faire la différence entre une victime et un coupable parce que ne pas tenir compte de la victime c est être complice et permettre que cela se reproduise et que d autres fassent la même chose .

Lille

Marquillies

Une femme de 35 ans avec qui j’avais eu des relations sexuelles m’a volé une montre Patek Philippe en or le 27 juin 2013. Le soir même je suis allé en bas de chez elle, et l’ai contactée par téléphone. Elle descend de chez elle, monte dans ma voiture, j’enregistre son aveu du vol et le lendemain 28 juin 2013 elle vient avec moi chez le receleur qui me restitue la montre. Vexée de ce que je l’avais accusée de vol auprès du receleur, elle dépose une fausse plainte contre moi pour viol fin juillet 2013. La policière salope me met en garde à vue le 1er août 2013. Elle refuse d’écouter ma version, preuve à l’appui, disant « on ne parle pas de vol, on ne parle que du viol ». A ma sortie de garde à vue, dans des conditions inhumaines et sordides, je lui annonce mon intention de déposer plainte contre elle et mon accusatrice. Du coup pour bloquer ma plainte pour vol et dénonciation calomnieuse contre mon accusatrice, et de complicité contre elle-même, la policière ne transmet le dossier au parquet que 2 ans après. (Incidemment, l’état a été condamné à me verser 6.000€ de dédommagement pour ce retard). Puis comme par hasard mon dossier est «perdu»par le parquet! Mais sous la menace de divulguer l’enregistrement que j’avais fait de l’adjointe du procureur, le dossier a été «retrouvé» Après plusieurs classement de mes plaintes, la contre enquête avec mon iPhone (confisqué depuis 4 ans) conclut à la véracité de mes dires. La procureure décide néanmoins de classer le dossier en falsifiant les conclusions de l’enquête. Après appel de la décision de la procureure, la juge d’instruction a finalement décidé HUIT ANS APRÈS LES FAITS de poursuivre mon accusatrice pour vol et dénonciation de crime imaginaire, mais pas la policière. Entre-temps cette dévoyée, avec les nationalités allemande et équatorienne, s’est sauvée de la France !!! J’appuie sans réserve les plaintes légitimes de femmes violées ou violentées par des salopards. Mais je dénonce également sans réserve le traitement à la légère des fausses plaintes grossières par des policières ou procureures qui font passer leur féminisme avant leur devoir essentiel d’œuvrer pour la manifestation de la vérité surtout lorsqu’elle saute aux yeux.

Paris

Paris 17

En début d’année 2019, j’ai subi un viol par une gynécologue. J’ai porté plainte en 29 septembre 2019. J’ai d’abord eu un RDV avec l’assistante sociale du commissariat. Elle n’était pas méchante mais il était clair qu’elle ne considérait pas ce que j’avais subi comme un viol. Elle me l’a fait comprendre et ça a été très violent pour moi. En revanche, culpabilisation implicite des victimes. Exemple, je cite : « Faites attention quand vous sortez, n’allez pas courir seule ». Elle a appelé la cheffe du bureau des plaintes, ça a été une autre histoire. Elle m’a dit que ce que j’avais subi n’était « pas du tout un viol ni même des violences » car cela s’est produit dans un cadre médical. J’avais déjà eu plusieurs examens gynéco avant, dont certains assez brusques. Celui-là n’avait rien d’un examen, ça n’avait rien avoir. La policière me regardait de haut, était extrêmement méprisante et méchante. J’en fais encore de grosses crises d’angoisses et des cauchemars récurrents. Elle m’a dit que j’étais traumatisée parce qu’au moment de l’examen j’étais vierge et qu’un contact avec autrui m’avait perturbée. On a beau ne jamais avoir eu de rapports sexuels, on sait faire la différence. Elle m’a dit que je n’étais qu’une vierge effarouchée fragile (j’étais en dépression au moment des faits) qui faisait du cinéma. Le terme « effarouchée », c’est moi qui le rajoute. Il n’a pas été prononcé, mais le sens était clairement là. Elle m’a dit « un examen, c’est comme ça ». Elle m’a dit que ce n’était pas du tout un viol parce que les actes ne correspondaient pas à la définition du Code Pénal. Heureusement pour moi, j’étais bien renseignée et lui ai donc cité la définition mot pour mot en montrant qu’elle s’appliquait parfaitement aux faits. Elle répétait en boucle « je prends pas cette plainte moi », « ça tient pas ». A tout ce que je disais, même les questions que je posais pour qu’elle arrête de prononcer ces phrases en boucle et de tourner en rond, elle répétait cela : « je prends pas ça », « ça tient pas ». Elle m’a dit que ma plainte ne serait jamais recevable dans un tribunal et que si elle prenait la plainte et l’envoyait, je cite, elle allait « se faire allumer par ceux d’en haut ». Voyant que je ne lâchais pas l’affaire, elle s’est vraiment énervée. Elle m’a dit que je n’avais qu’à écrire au procureur directement et je lui ai dit que même si j’avais peu d’espoir, je voulais porter plainte. Elle continuait de répéter qu’elle ne prendrait pas ma plainte, ce à quoi j’ai fini par répondre simplement qu’elle n’avait pas le choix. Je savais que les policiers ont l’obligation de prendre les plaintes. Là, elle est vraiment devenue furieuse. Elle a commencé à me crier dessus, à m’engueuler comme on le ferait pour un enfant, en pointant son doigt vers moi. Elle m’a hurlé dessus en me disant ''non mais là ma collègue ça fait 10 ans qu'elle est dans la police moi ça fait 30 ans et des plaintes pour viol j'en prends tous les jours ''. Sous-entendu : la mienne n’en fait (et n’en fera pas) partie. Je lui ai répété que je voulais le faire, même si ça ne donnait rien. Elle s’est abaissée vers moi en se rapprochant très près de mon visage et m’a dit d’un ton sec « On est bien d’accord ». Elle m'a dit que si je portais plainte : « Ah bah vous allez attendre très longtemps parce que là, y'a du monde (eux, légitimes, j'ai bien compris) ». Elle est partie, m’a laissée avec l’assistante sociale. Au moment où la cheffe est sortie du bureau, je me suis effondrée. J’avais réussi à rester calme et rationnelle jusque-là, c’était nécessaire pour faire face à ce monstre (je n’ai honnêtement pas de mot pour décrire l’horreur qu’elle m’inspire), mais je n’ai plus tenu. Je suis restée une demi-heure dans la salle d’attente en étant incapable de me calmer, je n’arrivais pas à respirer avec la force des sanglots et je n’avais même plus de mouchoirs. On n’entendait que moi dans le hall du commissariat, c’était gênant et humiliant. Toute son attitude, toutes ses paroles, sa posture, moi dans la salle d’attente comme ça… Tout était si humiliant. Une policière (K. D.) est venue me chercher pour prendre ma plainte. Elle était moins agressive que la première, mais le dépôt de plainte a été très violent aussi, en raison de ses expressions et ses remarques. Elle m’a rapporté la discussion qu’elle venait d’avoir avec sa cheffe parce que celle qui a pris ma plainte voulait mettre ''viol commis par personne abusant de l'autorité conférée par ses fonctions'' parce que ''ça fait bien''. Sa cheffe lui a dit que « ça ne servait à rien » mais que ''si ça lui faisait plaisir'' elle avait qu'à le mettre. Même si ce qui motivait ce rajout est à gerber (« faire bien »), je trouvais que c’était une bonne idée. Elle m'a demandé l'heure exacte du rendez-vous que j’avais eu avec la gynécologue. J'ai répondu que je ne savais pas (c’était 10 mois auparavant). J’ai dit que je pouvais retrouver grâce à Doctolib, ce à quoi elle a répondu d'un ton vraiment énervé ''Ah bah parce que moi j'en ai besoin là tout de suite là maintenant''. Désolée de pas m’être tatouée l’heure du viol que j’ai subi sur le poignet. Pépite lorsque dès son arrivée elle m'a dit que « ça allait être compliqué » parce que [l’acte de la gynéco donc un viol], ''c'est comme si vous alliez voir le boulanger et qu'il vous donnait du pain''. Toujours aussi agréable quand elle a compris que les faits avaient été commis non pas à Caen mais dans une autre ville. Elle a soufflé, exaspérée, en disant ''et en plus va falloir que j'envoie le dossier…''. Elle m’a fait comprendre qu’elle ne comprenait pas/trouvait ça bizarre que je ne sois pas partie du rendez-vous gynéco/n’ai rien dit ou fait sur le moment et ne sois pas venue avant porter plainte. La sidération, le déni… ça ne vous parle pas ? Et puis même sans ça... A un moment, une collègue l'a appelée au téléphone pour discuter, lui parler de son agrafeuse et rigoler…. Ce qu'elle a fait, avec moi devant elle, la gueule rouge comme un camion de pompier et les yeux gonflés comme deux ballons. Pendant bien 10 minutes. À un moment elle s'est adressée à moi puis en reparlant à sa collègue elle lui a dit ''ouais excuse-moi du coup blablabla''. Oui oui, elle s’excusait à sa collègue, pas à moi. J’ai fini par lui faire comprendre avec mon visage que ça suffisait. Coup de téléphone terminé, l’enfer continue. J'ai cru halluciner quand elle a dit en rigolant ''Haha ah bah ça va lui faire tout drôle de recevoir ça !''. J'ai dit ''Pardon ?'', elle a continué à rigoler en me disant ''Ah bah ça va lui faire tout drôle de recevoir ça...enfin pour ça quoi (ça=une plainte absurde qui dénonce un ''examen normal'')''. J'ai pas pu m'empêcher de lui répondre « Moi aussi ça m'a fait tout drôle quand elle a enfoncé violemment son BRAS dans ma chatte sans me prévenir ». Elle m’a dit que je risquais de causer des soucis à la gynécologue dans sa vie, notamment professionnelle. Bon à la fin pour conclure en beauté elle m'a donné le meilleur conseil qu'on puisse donner : « Pour aller mieux et se reconstruire, écoutez-moi, il faut que vous vous trouviez un homme bon. » Je rêve. Enfin bref. C’était affreux. Je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort ou me victimiser mais c’était vraiment atroce. Un cauchemar. La plainte date d’il y a deux ans je ne m’en suis toujours pas remise. Je suis sortie du commissariat, je ne tenais presque pas debout. J’étais désespérée. D’ailleurs, c’est un mois après le dépôt de plainte que j’ai eu pour la première fois des idées, pensées et envies suicidaires. Elles ne sont jamais parties, j’en ai encore aujourd’hui. Malgré une dépression sévère, je n’en avais jamais eu avant. Je ne peux m’empêcher de penser que le dépôt de plainte y est grandement pour quelque chose. Un mois après ce dépôt de plainte, j’ai eu un rendez-vous avec un policier de la brigade des mœurs. Il m’a fait des réflexions déplacées et il y a des choses qu’il a fait ou n’a pas fait qui n’allaient pas. Il avait l’air énervé tout le long, comme s’il perdait son temps. Il s’est pas présenté, ne m’a pas présenté son collègue qui était dans la pièce, a laissé la porte qui donnait sur le couloir et tous les bureaux/salles/cuisine grande ouverte et je trouvais ça très irrespectueux. Je n’ai pas envie que l’entièreté du service entende comment on m’a déchiré le vagin. A un moment il me demande si je suis bloquée à l'idée d'avoir un copain/coucher avec un homme et j'ai dit que oui. Depuis le viol, l’idée que l’on me touche me mettait dans un état de panique totale. Il m'a demandé si j’avais un copain ce à quoi j'ai dit que non, si j'avais une copine et j'ai dit non en souriant (réaction stupide mais bon) et il m'a dit : ''ah bah alors ça a pas de rapport avec les faits vu que vous êtes attirée par les hommes et la gynéco c'était une femme''. Je lui ai répondu qu’on avait quand même violé mon intimité. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que si t'es en couple t'es pas traumatisée ? Que si t'as des rapports ah bah ça va tu vas bien ? Non mais je rêve. Il m'a aussi encore découragé de nombreuses fois : ''Ah ça va être très compliqué ». J’ai dit que je le savais déjà et que c’est aussi pour ça, entre autres, que j’avais mis du temps à porter plainte et il m’a dit que j’aurais dû venir avant et voir un médecin pour constater la blessure, les dégâts physiques. Je me culpabilise assez toute seule, je n’ai pas besoin des flics pour cela. Et puis, pour un policier de la brigade des mœurs, il ne semble pas connaitre le déni, la sidération… Je lui ai demandé si fallait que je cherche un avocat dès ce moment-là. Il m’a dit que non et dit que y’en aurait jamais besoin, en sous-entendant que ma plainte serait évidemment classée sans suite. Durant ces deux ans, j’ai appelé tous les 3 mois pour prendre des nouvelles de ma plainte qui devait partir immédiatement vers la ville où les faits ont été commis. Le dossier est resté 2 ans sur le bureau du policier de la brigade des mœurs. La psychiatre n’avait pas rendu son rapport, ne le rendait pas et le policier semblait n’en avoir rien à faire. A chaque fois que je le rappelais, il paraissait saoulé et disait « ah oui c’est vous encore je vous ai reconnu ». Durant un de ces coups de fil, il y a quelques semaines, j’ai appris que mon dossier avait été transféré au tribunal de Caen puis que le dossier était parti en enquête. Il aura fallu 2 ans pour que l’enquête commence. Durant tout le processus et à chaque contact que j’ai eu avec la police, on m’a dénigrée, rabaissée, prise de haut, pas crue, culpabilisée et humiliée. Je savais qu’un dépôt de plainte pour viol pouvait être difficile et se passer ainsi, on a toutes et tous entendu des dizaines de témoignages. J’avais essayé de me « préparer ». On n’est jamais préparé à ça. Une des choses horrible que je me dis souvent est que si je n’avais pas connu la définition du Code pénal et surtout le fait que les policiers sont obligés de prendre la plainte avant que j’aille au commissariat, ils ne l’auraient plus que probablement pas prise. Car c’est au moment où je leur ai enfin dit qu’ils n’avaient pas le choix. Certes, la cheffe est devenue encore plus odieuse. Mais ma plainte a été prise. Sinon, ils m’auraient sûrement foutue dehors. Et comme quoi, être avec des policières plutôt que des policiers n’est pas forcément mieux…

Caen

Hotel de Police Nationale - DDSP

J’arrive pour porter plainte pour un viol subi 15 jours plus tôt, c’était à la montagne au ski avec mon Universite, je ne voulais pas que toute ma fac soit au courant et je voulais voir ma mère et mon psychiatre avant de prendre une décision aussi lourde que celle de porter plainte. A l'accueil on me demande pourquoi je suis là, j’essaie d’être discrète, on répète fort « Donc vous voulez porter plainte pour un viol » (l’idée même qu’il puisse y avoir une file d’attente dédiée à ça me donne la gerbe), j’attends, un homme vient me chercher, je commence à lui raconter l’histoire, il doit être environ 15h30. Après un témoignage succinct il me conseille de porter plainte pour agression sexuelle je lui réponds que ce que j’ai subi est définit comme un viol (un inconnu qui couche avec une nana trop alcoolisée pour s’exprimer et qui ne réagit pas à ce qui se passe parce qu’elle se voit hors de son corps j’appelle ça un viol), il me dit qu’il doit appeler quelqu’un du tribunal et me remet en salle d’attente. J’attends 2h30, seule, sans informations, quand il revient il me dira seulement qu’il était sur la ligne d’attente du tribunal pendant 2h (le niveau intellectuel du gars est clairement questionnable). On retourne dans le bureau je lui dis que je veux porter plainte, il commence à me dire qu’il est 18h qu’il va falloir revenir, je m’énerve, il accepte de faire son travail. Au moment de commencer le procès verbal il ne trouve pas le code à entrer pour la procédure « viol » donc il crie de son bureau « c’est quoi le code pour VIOL ? » et la 2/3 collègues à lui entrent pour essayer de l’aider, sans aucune considération pour moi et mon malaise. Il me demandera si j’avais une culotte ou un string, si j’ai déjà vécu d’autres agressions donc je lui parlerait des attouchements et fellations forcées que j’ai subi au lycée, il me dira « c’est peut être parce que vous avez subi ces choses que vous voyez un viol dans cette situation ». Il insistera sur pourquoi je n’ai pas porté plainte pour les deux autres viols de mon lycée, pourquoi je n’y suis pas allée directement le lendemain au ski, me culpabilisera en me faisant comprendre que c’est perdu d’avance. C’était il y a un an et demi, j’ai une avocate mais absolument aucun avancement dans l’affaire alors que j’ai le nom du mec, je sais où il habite. J’ai eu un appel d’un policier qui semblait un peu plus pro mais qui a finit l’entretien par « vous savez mademoiselle, là il n’y a qu’une relation sexuelle entre deux adultes alcoolisés». Bref ça n’avance pas je n’ai aucune nouvelle et je ne sais pas si ça n’aurait pas été une meilleure idée de process ça de mon côté sans faire appel à cette justice complice.

Paris

5e arrondissement

Ce récit date de 2021. J'ai porté plainte environ 4-5 ans après les faits. J'ai d'abord écrit au procureur et on m'a quelques semaines après, convoquée pour une audition libre au commissariat. J'avais un peu peur mais on me disait "tu sais, ils sont là pour t'écouter". Comme j'avais déjà rédigé une plainte avec tous les détails je me suis dit que ca irait, qu'on allait me demander des précisions, aller profondément dans le sujet ... et bien pas du tout. Je suis tombée sur le beauf de la brigade, celui qui est "de la vieille école" et qui "part à la retraite dans un an". L'audition n'a duré que 40 minutes à tout casser, il était pressé et regardait sans cesse l'horloge ou sa montre. Il a dit lui-même qu'il n'avait pas bcp de temps à m'accorder. De temps en temps nous étions coupés par des coups de téléphone, et il disait bien fort "OUI ALORS JE SUIS OCCUPE AVEC UNE PLAINTE POUR VIOL LA OUI BON DONC A PLUS TARD" et aussi on a du me prendre en photo, je ne sais pas pour quoi, mais en tout cas à chaque intéruptions, je me sentais perdue dans ma déclaration et on reprenait à l'arrache. J'ai eu droit à des réflexions tout à fait merdiques : Déjà la première question : "pourquoi vous avez attendu AUTANT de temps avant de porter plainte ?" Je n'ai pas compris pourquoi il m'a demandé ça, dans ma plainte j'explique avoir été seule, isolée, dans le déni, et après vécu un suivi d'un an et demi après 3 ans de silence qui m'a enfin aidé à porter plainte. Ensuite j'avais droit à "et pourquoi vous discutiez pas ? Moi quand y a un problème avec ma femme on discute" -> oui il était mon copain a lépoque(je portais plainte contre mon copain de l'époque), mais javais aussi préalablement expliqué qu'il ne mecoutait pas, et que je parlait comme a un mur. LE fait de parler de sa vie perso avec sa femme avec qui il est marié depuis 40 ans m'a énervé. J'ai aussi eu droit à : "bon je dis souvent les dames car c'est elles qui sont dans cette situation souvent, mais bon y a les homosexuels aussi" ou encore : "le sexe cest important dans la vie on le dit pas assez mais bon surtout pour les hommes" J'ai signé le PV rapidement en lisant en diagonale car IL ETAIT PRESSE NE LOUBLIONS PAS et résultat en relisant j'ai eu envie de gerber. Des passages comme : Comment lui avez vous montré votre désaccord, avez vous crié pour alerter les voisins, mordu pour vous défendre, lui avez-vous clairement signifié que vous ne vouliez pas de rapport sexuel ? ou encore : comment aurait-il pu faire la différence entre ce rapport ci et les précédents (alors que j'explique déjà dans ma plainte écrite que souvent il n'écoutait pas mes ressenti et paraissait excédé quand je lui disais que ca n'allait pas, c'était de l'emprise selon moi) et là l'apothéose : si je peux synthétiser vos propos vous denoncez un viol mais pour lequel il n'y a eu aucune violence simplement le fait qu'il n'a pas pris en considérationvotre demade darreter l'acte au moment ou vous avez ressenti des brulures ? (Deja le "viol sans violence" ou encore "simplement" qui minimise mes propos, le mot simplement revient très souvent dans la plainte comme si c'était "pas si grave") Et il a finit par "où se trouve-t-il ?" j'explique qu'ilhabite a montreal il me dit "bah vous etes pas parti avec lui ?" 1. pourquoi je partirais si loin avec mon violeur 2. s'il avait connaissance de ma plainte ecrite c'est écrit qu'il m'a quitté bien avant de partir au canada) bref et il disait "roh il trouvera vite quelqu'un !" c'était malsain au possible comme si il s'en foutait que ce mec soit détraqué, je m'en suis voulu d'oublier de dire que ce gars avait aussi envoyé des dickpic a 2 filles que je connaissais. La première chose que j'ai dite a ma mère en sortant de là c'est "BON, bah je suis tombée sur le beauf de la brigade" et j'ai chialé de rage. J'ai dit que heureusement que j'avais eu un suivi d'un an et demi avec une sexologue geniale et qu'on m'avait préparé (avec une avocate aussi) a etre recue de cette façon, parce qu'une femme, affaiblie et vulnérable qui arrivait là, avec du courage et de la bonne volonté, se serait jetée au canal après un entretien pareil ou il n'y a aucune forme de respect. C'est honteux.

Cambrai

cambrai

En 2020, mon voisin a voulut me tabasser avec une barre en fer car j'avais demandé à ce qu'il baisse le son de sa télé à 22h qui était beaucoup trop fort. Au moment des faits j'étais étudiante et donc je vivais seule et personne de ma famille près de moi. Par chance j'ai eu le temps de m'enfermer chez moi et malgré les coups sur ma porte je suis restée en sécurité. Étant donné la situation j'ai appelé la police (c'était à Orléans la Source 45) la le policier au téléphone m'a dit que je n'étais pas leur priorité. Une personne m'a rappelé à 1h du matin mais évidemment l'homme était rentré chez lui et donc personne n'est intervenu ni même pour venir voir si j'allais bien. Le lendemain j'ai décidé d'aller porter plainte à la gendarmerie de St cyr en val. La on a pris ma plainte mais on m'a prise pour une conne en me demandant si j'avais "au moins eu l'intelligence de regarder la boîte au lettre pour avoir le nom de l'homme en question" . Ce a quoi j'ai répondu que oui et qu'il n'y avait rien et qu'en plus je leur donnais quand même son adresse exacte. Et enfin avant de finaliser ma plainte on m'a dit que je ne pouvais pas porter plainte car il n'avait pas réussi à me blesser. Donc pour porter plainte en France il faut se laisser faire et être défigurée voir morte c'est super ça. Par chance j'avais une photo de marques sur ma porte j'ai donc uniquement pu porter plainte pour dégradation de biens. Quelques mois plus tard on m'a appelé pour m'annoncer que c'était classé sans suite et évidement j'ai du déménager, lui non.

Orléans

Gendarmerie de Saint-cyr-en-Val

Dans mon témoignage précédent, j'ai oublié un point. Mon ex a été jugé coupable en correctionnel. Dans la peine, il y avait une interdiction de m'approcher, d'approcher mon domicile et de celui de ma mère. Peu de temps après, il a essayé de rentrer dans le jardin de ma mère, j'ai appelé la police, j'ai tout de suite précisé qu'il y avait l'interdiction d'approcher, la police ne m'a du tout prise au sérieux et semblait agacé de mon appel. Mon ex a fini par rentrer dans le jardin et nous nous sommes enfermées dans la maison. Quand je l'ai dit au policier au téléphone, il a dit "mais il est dans le jardin ? Ca va alors, il n'est pas dans la maison, le temps qu'on vienne il sera parti". Je n'oublierai jamais cette phrase qui a fini de détruire ma confiance en la police et la justice.

Besançon

Central

Lorsque j'ai quitté mon conjoint violent, il a commencé à me menacer de mort, à me harceler jusqu'à 150 messages par jour et 150 autres par nuit, il a enlevé notre fille de quelques mois avec l'aide de sa famille, puis a fini par m'agresser violemment dans la rue devant témoin. Pendant ces 8 mois, à chaque fois que j'ai du aller au commissariat, on a refusé de me laisser déposer une plainte (uniquement des mains courantes sauf une à la fin), on m'a infantilisé, on m'a fait comprendre par des soupirs et des yeux levés au ciel à quel point je les embêtais, on m'a dit que ce n'était pas le rôle de police et qu'on devait s'arranger entre nous. Lorsque j'ai insisté, j'ai été traité "d'emmerdeuse", de gamine irresponsable ayant fait un enfant avec un homme violent, de folle. On m'a culpabilisé de la situation. On m'a mis la main sur l'épaule en me disant "c'est qu'une petite dispute, ça va s'arranger", on m'a dit "mais le matin, il vous suffit de supprimer vos messages et comme ça vous ne les verrez plus", "vous savez, ça risque de l'énerver encore plus si on le convoque". Quand mon ex a enlevé ma fille et m'a empêcher de la revoir, on m'a dit qu'elle n'avait pas disparu puisque je savais où elle était et que "monsieur n'avait pas le droit de me la soustraire mais qu'on ne pouvait pas l'obliger à la présenter", on m'a menacé de retirer la garde de ma fille si je continuais à revenir au commissariat pour "cette histoire". Il y avait en même temps la disparition d'une jeune japonaise qui faisait beaucoup de bruit internationalement, j'ai été reçu dans le bureau des inspecteurs qui ont essayé de me faire peur pour me faire taire, qui m'ont culpabilisé puis d'un coup, l'un d'entre eux m'a littéralement hurlé dessus "il y a une petite japonaise qui a disparu et vous nous faites chier avec vos histoires à la con". J'ai été remise dehors sans solution alors que je ne voyais plus ma fille depuis 2 mois et complètement traumatisée. Il a fallu cette violence devant témoin pour que les choses bougent. Il a été mis en garde à vue et a affirmé avoir la garde de notre fille, j'ai été emmené aux urgences. Sans faire la moindre vérification, les policiers ont refusé que mes parents emmènent ma fille et ont attendu que la famille du conjoint violent vienne la chercher(et qui l'ont par la suite enlevé pendant 5 jours). Je n'ai été prise au sérieux qu'une seule fois, à la fin, par une gardienne de la paix et une inspectrice qui ont compris ce qui se passait et qui m'ont fait porter plainte. Aujourd'hui, je ne peux pas évoquer ce qui s'est passé dans ce commissariat ou même rentrer dans un commissariat sans déclencher une crise d'angoisse et des douleurs physiques, et l'écrire en ce moment est insupportable. Ce traitement par la police a été aussi traumatisant que ce que mon ex et sa famille ont fait. Nous n'avons toujours abordé ce point avec ma psy, je n'arrive toujours pas en parler et cela fait presque 6 ans. Je me rappelle aussi d'une fois où j'attendais dans la file, et une jeune fille devant moi a expliqué qu'elle avait été dans un club de la ville et qu'elle pensait avoir été droguée (perte de mémoire, s'est réveillée dans un parking seule un peu déshabillée je crois sans comprendre comment elle était arrivée là). Elle voulait savoir si on pouvait regarder les vidéos du parking pour comprendre si quelque chose s'était passé). Elle était jeune et timide, elle s'est fait envoyé balader par la policière qui avait l'air complètement agacée et qui l'a ridiculisé. Quand la jeune fille est partie, la policière a rigolé devant moi avec d'autres en disant "si on doit commencer à surveiller ce que les filles bourrées font, non mais n'importe quoi". Je suis désolée de ne pas avoir pu la défendre. Merci énormément pour cette initiative.

Besançon

Central

En juillet 2020, trois ans après les faits, j'ai décidé de déposer plainte pour viol auprès du Parquet de Lille, par le biais d'une lettre recommandée adressée directement à la Procureure de la République. Je voulais ainsi éviter les mauvais traitements dont l'association d'aide aux victimes me soutenant m'avait avertie. Cela ne m'a cependant pas préservée d'être confrontée à de nombreux manquements de la part des services de police. Aux alentours de septembre 2020, j'ai reçu un appel du commissaire de Boulogne-sur-Mer en charge d'enquêter sur ma plainte. Il souhaitait me convoquer pour m'entendre. Résidant à l'époque à Bruxelles, j'ai convenu avec lui d'une date un mois plus tard, le temps de planifier un aller-retour dans le Pas-de-Calais, tâche qui n'était pas aisée compte-tenu de mes études prenantes et de la Covid. Le jour de l'audition, je me suis présentée à l'accueil du Commissariat central de Boulogne-sur-Mer. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le réceptionniste m'indiqua que mon nom n'apparaissait nul part dans le calendrier prévisionnel. Le commissaire censé m'entendre était d'ailleurs à l'heure actuelle en vacances. Je suis donc repartie, après m'être entendue dire qu'on me recontacterait plus tard si jamais on en estimait l'utilité. A ce moment, je me suis sentie extrêmement inconsidérée car je vivais dans l'angoisse de ce rendez-vous depuis plus d'un mois. J'ai avalé tant bien que mal la pilule et ai finalement été convoquée deux semaines plus tard par le même commissaire, s'étant excusé d'avoir oublié de me prévenir du report de l'audition. L'interrogatoire s'est déroulé au début normalement, comme je l'escomptais. Cependant, une fois mon témoignage achevé, il m'a demandé de lui donner le nom de tous les partenaires sexuels que j'avais pu avoir pour qu'il les interroge afin de comprendre si j'avais des pratiques sexuelles "normales". J'avais porté plainte pour quelqu'un m'ayant sodomisée par surprise au sein d'un acte consentant. Il m'a donc dit que si j'avais pour coutume de pratiquer la sodomie, ma plainte ne serait pas crédible et de facto pas entendue... Cela a été terrible, en repartant de l'audition j'ai voulu stopper ma plainte, je ne comprenais pas pourquoi il voulait interroger tous mes partenaires sexuels, mais aussi mes parents... Cela a été très dur de s'entendre suggérer que si j'avais déjà pratiqué la sodomie avant, alors je ne pourrais jamais être reconnue comme étant victime de viol. J'ai été reconvoquée quelques jours plus tard pour clôturer ma plainte. J'avais la ferme intention de ne pas signer le procès verbal car je me refusais à recontacter d'anciens partenaires sexuels qui n'avaient rien à voir avec cette histoire puisque nous avions partagé des rapports consentants. J'ai fait part de ma décision au commissaire mais il m'a encouragée à aller jusqu'au bout, stipulant qu'il serait dans tous les cas obligé de maintenir l'enquête puisqu'il avait eu vent de mes accusations. J'ai finalement eu gain de cause à ce niveau et n'ai donné le contact que de trois amis et de mes parents. En novembre dernier, la psychologue mandatée pour dresser mon bilan psychologique m'a interrogée. Elle m'a demandé si ce viol avait causé des problèmes dans ma sexualité. Je lui ai dit que non, que les dommages se situaient plutôt au niveau psychologique mais que j'étais parvenue à me construire une sexualité plutôt saine. Elle a riposté : "bah pourquoi portez vous plainte alors ?" Durant tout l'entretien, j'ai eu le sentiment qu'elle essayait de construire des ponts entre ce viol et mon rapport au sexe. Lui ayant fait part de mes expériences homosexuelles, elle est allée jusqu'à sous-entendre que le problème aurait pu venir du fait que je n'aimais pas véritablement les hommes. J'ai eu le sentiment de ressortir de l'entrevue davantage traumatisée qu'à mon entrée. J'étais engloutie pas un fort sentiment de culpabilité. Pendant les heures qui ont suivi, je me suis questionnée sur ma véritable légitimité à porter plainte, à être entendue. Je me demandais si je n'en faisais pas trop pour rien, si je n'extrapolais pas les dommages que cela avait pu me causer. Avec le recul, je suis peinée d'en être arrivée à douter de moi-même à ce point... J'ai souhaité contribuer au mouvement #DoublePeine car je déplore profondément le fait que les fonctionnaires de police se montrent autant maladroits et négligents dans leurs tournures. Cela peut causer des dégâts importants car cela intervient à un moment où nous sommes très fragilisé.e.s. le dépôt d'une plainte est en effet extrêmement énergivore. Par ailleurs, il me semble important de rappeler que l'on peut avoir une sexualité des plus normales et se retrouver confronté.e à quelqu'un faisant fi de notre consentement.Ce n'est pas à cause de ma sexualité que je me suis faite violer. La vie la plus dissolue qui soit ne justifierait pas que quelqu'un prenne possession d'un corps sans l'accord de la personne à laquelle il appartient. Encore merci d'avoir lancé ce mouvement qui est, j'en suis convaincue, impératif. Merci pour tout ❤️

Boulogne-sur-Mer

Commissariat Central de Police

Ça fait un an que je subis un harcèlement par un élève de mon école, la police a déjà dû intervenir pour le faire partir de devant chez moi alors que je lui avait dit que je ne voulais plus de contact. Le lendemain je vais poser une main courante pour harcèlement et la première chose qu’on me dit c’est : « Pourquoi vous ne l’avez pas dit plus tôt ? »

Saint-Denis

Commissariat central de Saint Denis

J’ai voulu porter plainte pour viol conjugal, mais mon mari mon collait des somnifères et pas de violences, pas de viol conjugal existant dans le code pénal à l’époque. (Commissariat de ma ville.) J’ai divorcé. Convoquée à la gendarmerie 6 ans plus tard après réception par je ne sais qui d’une lettre anonyme accusant mon ex mari de faits de pédophilie. D’autres victimes dont moi (mineure quand je l’avais rencontré) étaient mentionnées. J’ai été reçue dans le hall d’accueil pour témoigner (super discret), puis reconvoquée plus tard pour m’annoncer que l’affaire s’arrêtait là car j’étais soupçonnée d’avoir envoyé le courrier moi-même par jalousie envers mon violeur qui avait refait sa vie. Depuis j’ai découvert que mon ex mari avait fui la France peu après et qu’il avait vendu des images et films pornographiques de femmes endormies dans les années entre le divorce et sa fuite. Je suis terrifiée à l’idée que je puisse être parmi les victimes de ce trafic! Cela aurait pu être découvert et puni si la gendarmerie avait fait son travail à l’époque.

Vincennes

Gendarmerie de Vincennes

Lors du jugement pour la garde de ma fille, j’avais remplit mon dossier de témoignages et de plaintes sans suite ainsi que de preuves relatant les violences que j’ai subi par le père (Viol, violence psychologique, destruction d’objets, chantages et manipulations) Le juge a déclaré que j’avais menti, que les preuves étaient sûrement infondées et là pour discréditer le père et que j’étais instable. Il a inscrit cela sur le jugement et a déclaré que mon ex compagnon était une bonne personne car sa famille avait témoigné de sa capacité à être une bonne personne depuis son enfance. Je subis encore sa pression et sa violence étant en garde alternée. Je n’ai pas la force et l’argent pour refaire un jugement. Je n’ai plus fois en la justice. Cet homme m’a condamné jusqu’au 18 ans de ma fille minimum. J’ai du attendre la fin du jugement pour faire mon coming out trans afin de ne pas perdre mon enfant. Aujourd’hui encore j’ai peur des représailles.

Toulouse

JAF Maître le Guillou Tribunal de Toulouse

Un soir en 2011, j'étais dans un bar avec une amie, on s'est fait offrir des verres par des mecs, j'ai perdu de vue ma copine et puis, pour moi, le trou noir. Le lendemain, je me suis réveillée complètement nue dans le lit d’un inconnu avec un coquard à l’œil et des bleus sur le corps. Le peu de souvenirs qui me sont revenus plus tard de cette nuit là, sont des sensations et de la douleur. J’ai été portée plainte au commissariat du 19ème arrondissement de Paris où j’ai été accueilli par une dame à l’accueil qui m’a dit : « et c’est que maintenant que vous venez ?? » quand je lui ai dit qu'une semaine s'était écoulée depuis les faits. Les policiers m'ont posé tout un tas de questions, on m’a demandé ce que j’avais bu, combien de verres j’avais bu, avec qui j’avais parlé, comment j’étais habillée. Puis, celui qui était en charge de ma déposition m’a ensuite dirigée vers la police judiciaire. J’ai été reçue par un capitaine de police qui m'a d'abord demandé d'enlever mon t-shirt dans son bureau pour pouvoir prendre en photo mes bleus qui étaient dans le dos et sur mon oeil droit. Plus tard, pendant que je lui racontais mon histoire, un de ses collègues est rentré dans son bureau sans frapper, en râlant sur son dossier en cours. Le capitaine de police qui m'écoutait lui a répondu : « je te l'fais pas dire, que des dossiers de merde en ce moment, c’est pas mieux de mon côté. Ne le prenez pas mal hein mademoiselle. » Après avoir écouté toute mon histoire, il m’a dit : « bon écoutez Mademoiselle on n’est pas là pour vous aider à vous rappeler de votre soirée. Ça arrive de trop boire et de faire des choix malheureux, ce n’est pas une raison pour venir voir la police sinon on s’en sortirait pas. » Je suis rentrée du commissariat en me sentant encore plus humiliée. Et je me suis demandée, à quoi bon...

Paris

19e

J’ai voulu porter plainte pour viol conjugal, mais mon mari mon collait des somnifères et pas de violences, pas de viol conjugal existant dans le code pénal à l’époque. (Commissariat de ma ville.) J’ai divorcé. Convoquée à la gendarmerie 6 ans plus tard après réception par je ne sais qui d’une lettre anonyme accusant mon ex mari de faits de pédophilie. D’autres victimes dont moi (mineure quand je l’avais rencontré) étaient mentionnées. J’ai été reçue dans le hall d’accueil pour témoigner (super discret), puis reconvoquée plus tard pour m’annoncer que l’affaire s’arrêtait là car j’étais soupçonnée d’avoir envoyé le courrier moi-même par jalousie envers mon violeur qui avait refait sa vie. Depuis j’ai découvert que mon ex mari avait fui la France peu après et qu’il avait vendu des images et films pornographiques de femmes endormies dans les années entre le divorce et sa fuite. Je suis terrifiée à l’idée que je puisse être parmi les victimes de ce trafic! Cela aurait pu être découvert et puni si la gendarmerie avait fait son travail à l’époque.

Vincennes

Gendarmerie de Vincennes

Je vais déposer plainte pour et avec mon enfant mineur. J’appelle pour ne pas me déplacer pour rien. On me passe la brigade des mineurs, la personne me dit que non, qu’il n’y a pas de permanence ni de rdv à prendre, qu’il faut juste se présenter. Ce que nous faisons quelques jours plus tard. J’ai du bien du mal à convaincre mon enfant qui craint de devoir revoir son agresseur. La dame de l’accueil nous envoie bouler de façon très désagréable car nous n’avons pas de rdv. Je dois insister et m’énerver pour qu’elle appelle une personne de la brigade qui finit par me donner rdv des semaines plus tard. Le jour J elle interroge mon enfant avec bien peu de ménagement et avec des questions bizarres du type « Ressentais-tu de l’amour pour X ? » Mon enfant avait sept ans à l’époque et l’agresseur était bien plus âgé. Quand je relis ma déposition je dois insister pour que soient repris des éléments expliqués lors de l’audition qui témoignent du mal être de mon enfant comme ses pulsions suicidaires. J’ai senti un grand manque de psychologie pour donner confiance aux victimes et à leurs proches dans une démarche déjà très compliquée.

Lille

Central rue de Marquillies

Mon petit ami de l'époque avait tenté une première fois d'effectuer un rapport forcé avec moi je me suis dit que c'était de ma faute j'étais en jupe et une amie est arrivée juste à temps pour m'éviter cette horreur je n'ai donc rien dit il y a eu une seconde fois où je n'ai pas eu la chance de recevoir de l'aide et il a pu aller jusqu'au bout quand j'ai voulu aller porter plainte, on m'a demandé si j'étais sûre de moi car j'allais détruire sa vie et c'était pas vraiment un viol vu que c'était mon copain. Je suis partie en larme. 3 mois après il m'a étranglé devant plusieurs personnes je n'ai pas oser porter plainte car selon l'entourage c'était ma faute et je l'avais cherché. C'était un gentil garçon. Des années après j'ai pu faire la paix avec moi même et j'essaie d'aider comme je peux les femmes qui ont besoin d'aide

Mon fils jeune majeur va porter plainte à ce commissariat. Suite à la première condamnation de son agresseur qui a fait la une des journaux vu le nombre de victimes, il s’est décidé à porter plainte. Je le dépose et j’attends dans la voiture. Il revient dix minutes après car au commissariat il lui a été dit qu’on ne pouvait prendre sa plainte, qu’il faut écrire au procureur de la République. Je sais que la police a pour obligation de prendre une plainte. Je l’aide néanmoins à remplir sa plainte en ligne, qui a été prise en compte. Mais une victime qui n’ose pas parler à sa famille, qui ne maîtrise pas internet ou les formalités juridiques aura-t-elle la force ou la possibilité de faire ces démarches ou de recontacter le commissariat après avoir été déboutée une première fois, au mépris de la loi ?

Central rue de Marquillies

Suite à une agression sexuelle sur le chemin entre la gare et chez moi (il m'a suivi pendant trente minutes avant de me sauter dessus et de me toucher les seins), je me rends au commissariat avec mon père pour déposer une plainte ou au moins une main courante. Les portes sont fermées, on sonne à l'interphone. Une voix nous dit qu'il faut d'abord aller à l'hôpital pour faire constater mes "blessures". Je n'ai aucun signe physique de mon agression, il s'agissait d'attouchements. Je leur explique, la voix me répond que dans ce cas il ne sert à rien de porter plainte, déposer une main courante ou même faire un signalement. Ils ne m'ont pas laissé rentrer dans le commissariat. Il travaillait au Macdo en face de la gare, où je passais tous les jours pour rentrer du lycée. Je l'ai recroisé plusieurs fois...

Brunoy

Commissariat de police de Brunoy

Mai 2016 je profite pour une fois de rentrer chez entre midi et deux pour rentrer chez moi et manger un peu. En sortant en pleine après midi je me fais violer en pleine rue et arracher mon collier il ejaculera en moi..... Je me sent sale dépôt de plainte fait avec toutes les analyses et prélèvements. Prise d'un traitement au cas où il avais le soda Prise de sang durant 3 mois au cas où je serais enceinte..... Aucun retour de la police.... 2 ans plus tard je le revois je le prend en photo etc, je dépose du coup une main courante ou je donne toutes les photos au commissariat en plus de ma plainte, le policier me répond on reprendra contact avec vous par e-mail.... Je l'ai vu de nouveau fin 2020... Mai de cette année il est toujours en liberté puisque je l'ai vu une nouvelle fois.....

Bordeaux

Central meriadeck

Bonjour nous toutes ! Je voulais vous partager mon expérience avec le commissariat central de Montpellier… une expérience tout aussi atroce et inhumaine que les autres femmes qui témoignent Au mois de juillet 2019, j’ai déposé plainte dans un commissariat de la haute vienne pour les viols conjugaux que m’a fait subir mon ex compagnon. Puisque les faits se sont déroulés à Montpellier, la plainte a été transféré au commissariat centre de Montpellier. En janvier 2020, je reçois un appel de la brigade des mœurs qui me somme d’aller cher un médecin légiste et un psychiatre assermenté. Choses que je fais. Le rendez-vous chez le médecin a été dur psychologiquement mais il s’est déroulé « normalement ». Le rendez-vous avec le psychiatre assermenté a très certainement été le pire moment de toute ma vie. Il retranscrivait des paroles qui n’étaient pas les miennes, il soufflait, se frottait les yeux, n’écoutait pas ce que j’avais à dire. Il ne m’a pas écouté une seule fois sérieusement. Son diagnostic était le suivant : je suis une adulte attardée donc les capacités intellectuelles sont celles d’une enfant de 5 ans. Et l’homme qui m’a fait ça, répondait simplement à ses pulsions hormonales. J’ai été au commissariat central sans que l’on me donne les raisons de ma venue. Il s’agissait d’identifier le visage de mon agresseur et de ses colocataires sur les réseaux sociaux. J’aurai aimé pouvoir me préparer à cette situation puisque revoir son visage ma glace le sang. Pendant le rendez-vous, deux étudiantes en stage sont venues dans la salle alors que je n’étais pas au courant. Les deux étudiantes étaient de la même faculté que moi, je me suis sentie très mal. Le gendarme qui m’a reçu a très clairement refusé d’écouter ce que j’avais à lui dire alors que j’avais besoin de me confier, de raconter, de m’exprimer… Suite à ce rendez-vous, je n’ai jamais réussi à joindre le commissariat une nouvelle fois, je n’ai jamais eu de réponse à mes lettres ni à mes appels téléphoniques. J’ai reçu un seul mail mais rien d’autres. Au début de l’année 2021, je contacte une avocate qui se scandalise de ce manque de suivi et elle les saisit. La réponse est la même que pour toutes les autres femmes : infraction non suffisamment caractérisée. Je n’ai eu aucun suivi, personne ne m’a prévenu de la continuité de ma plainte. Personne ne m’a prévenu de la décision de justice ni même ne m’a transmis le rapport du psychiatre. La stratégie du gendarme de n’interroger l’homme qui m’a violé qu’après que tous ses amis aient été questionnés, à bien fonctionné. Il a pu se préparer et savoir quelles questions allaient lui être posées et à quels sujets. J’accapte que mon message soit diffusé.

Montpellier

Commissariat central

Suite à une audition pour une autre agression sexuelle une policière a compris que j'avais également été violée par mon ex conjoint 1 an auparavant. Elle a pris rdv avec moi pour une audition, qui s'est, je crois, normalement déroulée. Quelques temps après j'ai été contacté par un autre policier qui m'a informé que la policière ne pouvait pas prendre ma plainte car ce n'était pas son service, j'ai dû a nouveau être auditionné par ce policier dans un openspace du service criminel ou quelque chose comme ça. Il m'a d'abord expliqué qu'il avait débattu avec ses collègues "de mon cas" et qu'ils avaient décidé de déclasser ma plainte en agression sexuelle car ce n'était pas très clair si j'avais été pénétré ou pas. Il m'a demandé si j'avais joui en m'expliquant qu'il demanderait pareil a l'agresseur et qu'il dirait forcément oui. Il y avait aussi un doute sur la véracité de mon cas car c'était au tout début de meetoo et de l'affaire weinstein et fallait pas que je porte plainte pour "profiter du mouvement".. c'était aussi anormal que je porte plainte 8 mois après les faits, "normalement on porte plainte tout de suite madame". Finalement j'ai eu droit à un procès 1an et demi après au tribunal de Bordeaux. Entre temps mon avocate m'a demandé d'estimer la somme que je souhaitais toucher en dédommagement, autrement dit le prix de mon viol. J'ai assisté à une dizaine de procès avant le mien, tous pour des délits. Le procureur était infect. Quand est venu mon tour, ils m'ont demandé de m'asseoir sur le même banc que l'homme qui m'a agressé à 30cm de lui (alors que tous les procès d'avant les victimes étaient sur un autre banc). Le jury entièrement composé d'hommes ma demande de décrire précisément dans quel sens il avait retiré ma culotte, j'ai fondu en larmes au bout de 20min, incapable de comprendre la cohérence de leurs questions, ils m'ont reproché d'utiliser le mot "viol" dans mon audition. L'avocate de l'agresseur a plaidé en ma défaveur, disant que "si elle avait eu peur elle serait partie avant", "sa mère est bipolaire et ses parents sont divorcés, donc elle aussi est forcément instable psychologiquement" etc. Le procureur a conclu le procès en affirmant que "ce sont des choses qui arrivent dans un couple" (le viol conjugal, donc). Il a été "reconnu non coupable".

Bordeaux

Hôtel de police

Il y a quelques années de ça, j'ai tout quitté pour rejoindre mon compagnon à l'autre bout de la France. Et très vite, les choses se passent mal, et commence la violence psychologique. Un jour, après l'insulte de trop et un an et demi de maltraitance, j'arrive enfin à fuir cette maison où la peur, les insultes et le rabaissement quotidien prenaient chaque jour un peu plus de place. Cherchant un logement, et m'entendant très bien avec sa mère, cette dernière me propose de me louer (de manière officielle, avec un bail) la maison de sa maman, partie en maison de retraite. Cette option est validée par mon ex. Quelques mois après, il apprend que j'ai rencontré quelqu'un. Il comprend alors que ses intrusions quasi quotidiennes dans ma vie afin que l'on se remette ensemble ne servent à rien, et commence le harcèlement. Au téléphone, par message, par mail et par des visites inopinées à mon domicile. Des menaces, de plus en plus effrayantes. J'en étais arrivée à avoir peur de rentrer chez moi,peur de le croiser. Je me décide à aller voir la police. Je ne voulais pas porter plainte, je ne voulais pas lui causer de problème. Le souci étant que les gendarmes m'ont dit que la main courante n'existait pas a la gendarmerie. Je raconte mon récit au gendarme qui m'accueille. Les violences quotidiennes, les insultes, le dénigrement. Puis le déménagement. L'apaisement. Et le tout qui recommence de manière encore plus virulente. La peur. Et le gendarme, qui avait l'air désolé pour moi, m'a tout bêtement dit que ce n'était pas malin de vivre dans ma maison de sa grand mère. Peu importe la légalité de cette location. Peu importe les violences psychologiques. Il serait plus simple que je déménage. J'ai été remise en cause, alors que je pensais être écoutée, prise au sérieux. On m'a fait comprendre que je cherchais un peu ce qu'il m'arrivait. Cela s'est passé il y a plus de quatre ans. Il y a deux ou trois mois, en allant naïvement au supermarché, j'ai aperçu mon ex. J'ai eu une crise de panique et j'ai fui le supermarché. Je me dis que si j'avais été prise en compte, peut être que j'aurai réussi à régler le traumatisme.

J'ai été agressée puis harcelée à Lyon par un animateur suite à une colo où j'étais aussi animatrice, le lendemain de l'agression je suis rentrée chez moi à Bordeaux et j'ai décidé d'aller porter plainte. J'ai été reçu dans un bureau très étroit, derrière moi sur le mur il y avait une affiche taille cinéma (3x4metres?) de 50nuances de Grey avec une femme menottée et bâillonnée. Le policier ne savait pas comment classer ma plainte, il m'a dit que c'était complètement inconscient d'avoir dormi dans la même chambre qu'un homme (tous les animateurices dormaient dans le même dortoir pendant la colo, normal) sous-entendant que c'était pour ça que j'avais été agressée ; il m'a demandé dans quelle tenue je dormais pendant la colo et m'a expliqué que l'agresseur avait du m'observer toutes les nuits et fantasmer sur moi; il m'a dit que le fait d'etre allé à la piscine pendant la colo avait sûrement participé aux fantasmes de celui qui m'a agressé puisqu'il m'a vu en maillot de bain... J'étais tellement déstabilisé par l'absurdité de cette scène... La plainte a été classée sans suite.

Bordeaux

Hôtel de police

Je dors seule dans le local d'une association, la veille j'ai été suivi a 3h du matin par un gars jusqu'à la porte de l'immeuble qui a essayé de m'embrasser en me plaquant contre le mur. À 8h du matin quelqu'un tabasse la porte de l'appartement et essaie de l'ouvrir, au bout de 30min il se met à hurler : c'est le gars de la veille. Tétanisée, j'appelle la police 3 fois, ils refusent de se déplacer car "ce n'est pas mon domicile" puis "je ne connais pas le code de la porte d'entrée" etc., c'est mon père qui les a convaincu de se deplacer...ils ont fini par venir au bout de 1h30. Honte à eux

Lyon

Pendant la finale de la coupe du monde 2018, mes voisines ont appelées les flics pendant que mon ex cassait tout chez moi et me violentait. Ils sont arrivés, c’était le carnage, et m’ont dit qu’ils n’avaient pas le temps pour ces choses là, surtout ce soir là, et que je n’avais qu’à régler cela avec monsieur au petit déjeuner… Je leur ai demandé de le faire sortir de chez moi et de l’envoyer au poste. Ils l’ont juste ramené à sa voiture gentillement (le mec complètement alcoolisé) et il a pris la route. J’étais sidérée quand j’ai vu sa voiture partir. Il aurait pu tuer quelqu’un sur la route dans cet état et cette rage.. il en a profité pour en arrivant chez lui s’en prendre à ses proches.. physiquement et verbalement. Ces mêmes flics n’ont fait aucun rapport là dessus, quand je suis allée au commissariat le lendemain, je n’ai donc pas osé porter plainte, j’avais peur qu’on dise que je mente, peur tout court par manque d’accompagnement, j’ai juste mis une main courante.

Lyon

En expliquant pourquoi je venais porter plainte, à savoir le harcèlement d'un type qui pendant plusieurs semaines me suivait dans la rue, m'attendait à la sortie du boulot et m'appelait des dizaine de fois par jours pour me menacer de m'agresser, me dire qu'il savait où j'habitais etc., la policière m'a dit en rigolant que ce n'était pas un motif de plainte, qu'elle ne pouvait rien faire pour moi et qu'il ne fallait pas se plaindre car j'avais quand même beaucoup de chance d'avoir un admirateur secret ! Quand j'ai essayé dans un autre commissariat, une fois que j'avais réussi à avoir le numéro de téléphone du harceleur et la liste de ses centaines d'appels, le policier m'a dit qu'ils avaient plus important à faire et qu'il fallait mieux repasser un autre jour.

Paris

19e

Mon ex copain m’a harcelé au point de me faire perdre mon travail, j’ai appris dans la foulée qu’il avais participé à des viol en réunion, harcelé d’autre fille, forcée d’autre lui seul, quand je suis allée déposé plainte ont ma dit que ce n’étais que des rumeurs et que je devais ignoré mon ex, pas de vérification au cas où, rien du tout même pas de prise de plainte, une honte dans une ville très étudiante

Aix-en-Provence

Préfecture

J'avais rendez-vous au commissariat pour déposer plainte pour du harcèlement qui dure depuis 10 ans. J'avais déjà déposé 2 mains courantes et j'avais jusque là été entendue. Mais cette fois le policier a tout simplement refusé de prendre ma plainte en me disant qu'elle serait classée sans suite dès que je serais partie, que tant que mon harceleur ne serait pas passé à l'acte physiquement rien ne serait fait contre lui. Je suis ressortie en larmes, découragée.

La Rochelle

La Rochelle

J'ai 18ans, un homme vient de nous agresser, mon amie et moi. Après des attouchements sexuels à l'arrêt de tram il nous a suivit. Dans le tram je me débat, il me met un flingue sur la cuisse me dis de la fermer. Je sors grâce à un mouvement de foule, il me suit mais des policiers sont là. Je cours vers eux, tente d'expliquer. Ils ricanent, refusent de me croire, l'un d'eux me lâche un "C'est normal vous êtes jolie" et ils se barrent, nous laissant seules.

Bordeaux

J'ai porté plainte au commissariat d'Angers pour agression sexuelle cet été. Le policier m'a interrompu des la première phrase de mon récit pour savoir si mon agresseur avait un accent. Il m'a ensuite dit que ça ne servait pas à grand chose de porter plainte pour une "simple main au cul", sachant que je n'avais pas fini de raconter mon histoire. Il m'a d'ailleurs déconseillé de porter plainte et m'a bien fait comprendre que je lui faisais perdre son temps. Il s'est énervé contre moi car je n'arrivais pas à me rappeler de la forme des lunettes de mon agresseur ni de sa couleur de cheveux. Enfin, il a conclu en me racontant une plainte déposée récemment par une adolescente qui s'est fait agresser par un camarade de classe en disant que les "jeunes garçons d'aujourd'hui ne peuvent plus draguer comme avant".

Angers

Suite à mon patron qui m'envoyait des SMS à 1h ou 3h du matin, orientés sexuellement et affectivement. Suite aux demandes répétées de ce dernier me demandant de m'habiller avec un décolleté profond et une mini jupe car un client/prospect "important" venait ou même son banquier... J'ai porté plainte mais ce Monsieur étant franc maçon et orienté affairiste et qu'il ne s'en cachait pas, m'a dit qu'il ne risquait rien...il avait raison, ma plainte a été classée sans suite. Le policier qui a pris m'a plainte m'a juste dit "en même temps vous êtes une belle femme, vous devez être souvent sollicitée et avoir ce genre de réflexion"...

Angoulême

Angoulême

J'ai déposé plainte il y a 2 ans au commissariat de police à Montpellier vers le polygone contre : attouchements, attouchements filmé, viol, hacking, partage de données non consentit, revengeporn, violence et menaces. Ça a été très difficile pour moi d'aller déposer plainte contre mon agresseur. Effectivement, j'en avais jamais parlé à personne et les faits remontais à 1 et 3 ans. J'ai eu le courage de le faire après avoir craqué et en avoir parlé avec une amie qui m'a ensuite poussé à aller au commissariat. Bref j'arrive enfin au commissariat à 11h30, on me prend à 11h40 en urgence car les fait sont grave. Me voilà dans le bureau d'une dame qui me regarde de haut en bas, qui s'assoit et qui me demande pourquoi je suis la. Je lui raconte donc pourquoi puis elle me coupe et me demande pourquoi je viens déposer plainte des mois/année après. Je lui dis que j'ai eu peur avant et qu'on m'en a enfin donné le courage. Puis la elle me dit "euh mouais moi je trouve ça bizarre, vous avez des choses à vous reprocher ou une vengeance ?" Je me suis sentit vraiment mal. Je lui répond que pas du tout, je lui répète que c'est juste que j'avais peur de le faire avant. Elle me dit d'accord, qu'elle vas prendre ma plainte, mais avec un air dégouté. Elle me demande mon nom, mon adresse, ma date de naissance... Puis elle me demande le numéro de mon agresseur. Je commence à pleurer et je lui demande si il vont le contacter car j'étais terrifiée d'avoir à faire à lui à nouveau. Elle me répond froidement "donnez son numéro sinon on pourra pas le joindre oui." Je continu de pleurer et j'ai du mal à parler sous la pression et la elle me dit d'un ton froid et hautain " bon donnez moi son numéro on vas dormir ici, c'est la pause déjeuner bientôt, donc soit vous déposez votre plainte avec son numéro ou soit vous partez c'est aussi simple que ça" Il y a eu un énorme blanc. Je suis une personne qui ne s'énerve jamais et qui garde tout pour soit. Mais la c'était trop. J'ai commencé à lui crier dessus en lui demandant d'avoir de la considération, que sa pause déjeuner pouvait attendre, que je voulais qu'elle m'écoute et qu'elle comprenne à quel point c'était difficile pour moi. Elle c'est tue. Et à enfin pris ma plainte. Elle n'a pas parlé pendant tout le long. Je n'ai pas eu le courage de lire mon dépôt de plainte car juste y repenser me rendais folle. Jusqu'à il y a quelques mois de ça ou un autre policier l'a relu car je suis allé déposé un complément de plainte ( cette fois ci mon agresseur commençait a vendre des nudes privée qu'il avait volé sur mes comptes ). Et la, la douche froide, elle avait presque rien marqué de ce que je disait et avait complètement minimisé les faits. Un cauchemars. Depuis ma plainte est toujours en instance, je compte engager un avocat pour me refaire un meilleur dossier.

Montpellier

Centre ville

Au moment où je déposais ma plainte et devait raconter les faits à une policière. Je racontais que ça se passait à une soirée où des personnes flirtaient, la policière m'a lancé "on faisait pas le même style de soirée à cet âge là (16 à l'époque)". C'était totalement inapproprié et la prise en charge des personnes victimes de viol n'existe même pas. Je n'ai pas eu de nouvelles suite à mon dépôt de plainte contre la personne en question.

Brest

Colbert

Bonjour, C'est horrible à dire mais la réaction du central de Montpellier est très représentative de leur état d'esprit : "les vitimes, ces menteuses, ohlala les pauvres petits accusés". Je voulais également partager mon expérience, en tant qu'accompagnatrice et avec le consentement de mon amie. Il y a 18 mois maintenant, j'ai accompagné une de mes amie porter plainte pour viol, elle a reçu un traitement similaire à ce qui est décrit. Nous étions deux à l'accompagner, nous sommes arrivés le soir suivant la nuit de son viol pour déposer plainte, arrivés, tard, les barrières étaient baissées nous avons donc dû expliquer les raisons de notre venue "nous accompagnons notre amie porter plainte pour viol", à plusieurs reprises, avant que ce soit compris, on fini par rentrer. Il fait nuit, il y a une personne à accueil qui lui redemande pourquoi elle est là, elle lui dit "je viens porter plainte pour viol", on nous fait attendre dans l'espace central que l'opj arrive pour prendre sa plainte, mais c'est la même personne de l'accueil qui revient (pas un opj et donc pas habilitée, ni apte à gérer la situation) et commence à lui demander ce qu'il s'est passé, où, qui, quoi, si elle est sûre, etc. Au milieu de l'espace d'attente, sous le choc mon amie panique, l'opj arrive et l'interroge "ça c'est passé hier soir et c'est maintenant que vous venez ?" "Vous avez pris une douche alors que vous êtes médecin, vous savez qu'il ne faut pas faire ça, pourquoi vous avez fait ça ?". Déjà ça commence, une enquête est menée sur cette soirée, c'est une autre personne qui est en charge de l'affaire. 4 jours après, elle est convoquée, on lui dit que l'affaire sera classée sans suite (le courrier est arrivé plus d'un an après), qu'elle avait cherché ce qui était arrivé, qu'elle ferait bien de se respecter à son âge, qu'elle ne devrait pas boire si elle ne voulait pas que ce genre de chose arrive, que les magistrats étaient très en colère de sa plainte, qu'elle n'a pas été violée. Je vous laisse imaginer l'état après. Comme si les victimes ne souffraient pas assez, elles se retrouvent confrontés à ce genre de personne, qui se croient enquêteurs, avocats et surtout juges et bourreaux. Comme pour tout, ce n'est pas forcément une généralité ou tous les flics qui sont comme ça, il ne faut cependant pas nier et se rendre complice de ce qui arrive, ces comportements ont des conséquences, lourdes, sur des personnes qui ont déjà suffisamment soufferts, c'est elles qui faut protéger, pas un égo démesuré de nos administrateurs. Une chose est sûre, à toutes celles qui témoignent, qui ont vécu cette horreur, nous vous croyons. #DOUBLEPEINE

Montpellier

Central

Petit garçon, j'ai subi des viols de la part de deux amis militaires de mon père : l'un pendant 2 ans et demi, de 11 à 13 ans (1976-1978), et l'autre, pendant plusieurs semaines à 13 ans et demi, incité à le faire par le premier violeur. Le second que j'ai repoussé au bout de quelques temps a agressé mes sœurs sexuellement également. Souffrant depuis de longues années d'un stress post-traumatique complexe, bien diagnostiqué, je me suis rendu au commissariat du 11e de Paris de mon domicile début octobre 2019, afin de porter plainte pour moi et mes sœurs, en dépit de la prescription, car nous sommes convaincus que le 1er criminel, en particulier, continue de commettre ses horribles crimes en se rendant très régulièrement en Thaïlande, une enquête devrait donc être ouverte au moins pour essayer de trouver des victimes plus récentes et arrêter ce fléau, cet engrenage de crimes perpétrés sur des gamins. À l'accueil, autrement dit, en public, l'inspecteur de police très énervé a refusé le dépôt de plainte, en dépit de mon calme olympien et les documents tirés du Journal Officiel remis par une association que je lui ai présenté très tranquillement qui indiquaient clairement qu’une plainte reste tout à fait recevable même après la prescription. C’est au procureur d’en juger. J’ai surtout gardé mon calme, mais j’ai bien « continué d’insister » sur ce point la preuve. L’inspecteur s’est alors très énervé et a hurlé à ses hommes qui me ceinturaient déjà, alors que je ne provoquais aucun grabuge et restais imperturbable : « JETEZ-LE MOI DEHORS ! », comme si j’étais un « déchet, une merde ». Je lui ai alors demandé, toujours posément : « J’ai bien entendu ? « Jetez-le moi dehors ! » ? ». Alors, j’ai dit : « ce ne sera pas la peine, je vais sortir de moi-même, mais avant cela je vous donne oralement les nom, prénom et adresse du premier violeur… BIP ! BIP ! BIP !..., vous serez dorénavant responsables de ses crimes ». Je suis sorti. Les criminels sont bien sûr toujours en liberté, dorment sur leurs deux oreilles, les policiers également, mais PAS MOI ! Je n’ai plus de vie, plus de sommeil, j’ai juste envie de vomir, tellement la société est complice de tous ces criminels, et laisse détruire des millions de vies innocentes. Envie de se flinguer.

Paris

Du 11e arrondissement

Suite à l’appel de témoignages lancé sur les réseaux j’ai été très émue de voir que je n’étais pas seule. J’ai vécu le même enfer il y a deux mois à Strasbourg. J’ai enfin eu le courage (après plus de 7 mois) de porter plainte pour viol, suite à un retrait de préservatif sans mon consentement et à mon insu. Déjà j’ai du aller au commissariat trois fois avant d’être reçue. Et quelle fut ma surprise d’être convoquée un mois après mon dépôt de plainte, menacée par le même policier d’aller en garde à vue car je suis une « menteuse ». J’avais demandé à être accompagnée et on me l’a refusé mais j’étais loin d’imaginer la suite… On m’a accusée d’avoir menti car apparemment j’aurai accepté, une semaine avant les faits, d’avoir un rapport non protégé avec cette même personne (ce qui est faux) et que donc si j’ai dis oui une fois alors c’est oui tout le temps quoi. Je n’ai pas eu le droit de voir « les preuves », je suis restée une heure en pleurs face à un policier qui me disait que de toute façon il n’aurait pas dû prendre ma plainte car « ce n’est pas un viol », « que je discrédite toutes les victimes et que si jamais je me fais vraiment violer un jour, on ne me croira plus », « que j’étais prête à faire encourir 15 ans de prison à un mec pour quoi? Une capote? », « trouvez vous des projets dans la vie madame ». Il m’a également raconté des histoires d’autres victimes en disant qu’elles avaient menti ce que je trouvais extrêmement déplacé. Il m’a aussi dit que je n’avais pas intérêt d’en parler parce qu’on risquait de m’attaquer en justice pour harcèlement et propos diffamatoires. Bref double traumatisme, je vois une psy pour sortir de tout ça. Je croise mon agresseur au quotidien, je me sens discréditée, coupable, honteuse. J’ai tout risqué en allant voir la police et c’est une #doublepeine. Voir autant de témoignages sur les réseaux me fait me sentir légitime pour la première fois, j’ai enfin l’impression d’être reconnue comme victime.

Strasbourg

Hôtel de police

J’étais dans le train, en direction de Narbonne, lorsqu’un homme s’est masturber devant moi. À la sortie du train, à Montpellier, je suis allée avertir la sécurité SNCF de ce qu’il s’était passé et surtout que la personne se trouvait encore dans le TER. Ils m’ont très bien accueillie et écoutée. Ils m’ont également conseillé d’aller porter-plainte. Au moment d’entrer sur le parking, depuis l’interphone, une policière nous demande pourquoi nous étions là. Je lui dis que je suis venue porter plainte pour une agression dans le train. Elle a refusé de nous ouvrir et de prendre ma plainte car il n’y avait soi-disant personne pour la prendre mon dépôt de plainte, à 17h.

Montpellier

Commissariat Central, police national

En février 2021, en soirée, un ami totalement bourré m'a étranglée car il croyait que je lui avais volé son téléphone. Depuis, il s'est à peine excusé, minimise et veut que je me taise. Je sais qu'il a été violent verbalement et physiquement avec d'autres personnes. Après plusieurs mois d'angoisse, je décide d'aller à la police: bon accueil, les policier.e.s que je rencontre m'encourage à porter plainte, mais j'ai peur des représailles donc je dépose une main courante. La policière me dit de revenir s'il y a des nouvelles violences ou si l'individu insiste pour me parler. 3 semaines après la rentrée des classes, je retourne à la police pour porter plainte pour la violence initiale, car l'individu insiste pour parler avec moi, j'ai constamment peur, je suis en hyper vigilance pendant les cours et les événements étudiants. Au commissariat, la policière (pas la même que pour la main courante) ne comprend pas pourquoi je veux porter plainte, qui plus est des mois après, me dit qu'il s'est excusé, que je devrais passer à autre chose (plusieurs fois). Elle relève aussi le fait que nous étions alcoolisés, justifiant l'étranglement. Je me suis énervée et j'ai insisté, lui expliquant que d'autres personnes ont été victimes de lui, mais elle me répond que je suis ici pour moi et non les autres. Elle finit par accepter de prendre ma plainte, mais en précisant bien que ma plainte allait envenimer les choses, qu'il risquait de revenir vers moi et que ce serait compliqué pour moi d'étudier. Beaucoup de soupirs, haussements de sourcils, même quand je lui expliquais mon angoisse généralisée. Ses paroles n'ont font rien d'autres qu'accroître mon angoisse. La policière a accentué toutes mes peurs: peur des représailles, je ne me sens pas légitime, j'ai peur de perdre mon entourage, etc. J'ai essayé de recontacter la première policière mais je n'ai pas eu de réponse. J'ai peur tous les jours qu'il m'étrangle de nouveau et je sens ses mains sur mon cou à chaque fois que je le croise.

Bordeaux

Hôtel de Police, Mériadeck

Le jour de mon dépôt de plainte pour viol, la première question fut "c'était un "viol viol" ?" Lors de l'enquête, on me demande, à moi, à mes ami.e.s, à mon copain, si j'ai déjà couché avec des gens que je ne connais pas, si je pratique le bdsm, quelles sont mes pratiques sexuelles préférées. Pendant mon audition, on me force à répondre rapidement à des questions difficiles, on remet ma parole en doute avec des "pas la peine d'inventer des choses non plus" et autres "beaucoup de filles mentent, nous on est pas là pour prendre le témoignage d'un soir ou vous avez regretté de coucher avec un mec".

Paris

Commissariat de Troyes Novembre 2016: Je vais porter plainte 18 ans après les faits pour des viols de mes 11 a 15 ans par un adulte de 10 ans de plus que moi. Après avoir fait une amnésie traumatique et une réminiscence des faits en 2015. 3 a 4h de plainte avec une femme flic du service spécifique (déco de son bureau menottes avec fourrure roses ...) Je suis sortie dissociée , je savais plus si j'étais victime où agresseuse. Elle m'a dit "un adulte qui fait faire une fellation a une ado ça me choque pas" (alors l'explication c'est une technique d'interrogatoire pour les fameuses multiples fausses victimes). Elle m'a gueule dessus quand j'ai relu ma plainte et demander une correction. Je n'ai pas pu dire tout ce que j'avais a dire car elle me coupait la parole. Je suis sortie sans récépissé et avec le sentiment d'avoir été empêchée de déposer toute mon histoire. J'étais en état de détresse psychologique en ressortant. J'ai donc appelé une association d'aide au victime qui m'a dit que le récépissé est un document obligatoire. J'ai appelé le lendemain pour avoir mon récépissé, le commissariat a fait barrage. J'ai essayé d'insister plusieurs fois mais je n'avais plus de force. J'ai du prendre une avocate qui a fait une lettre recommandée pour obtenir le document. L'avocate m'a dit que la personne ayant pris ma plainte est connue pour ce type de comportement. J'ai rencontré la juge d'instruction en 2018. Procès juillet 2020 (juste avant le seuil des 13 ans ils ont enlève la cour d'assise car le non consentement n'était pas prouvé) Je n'ai toujours aucun document de fin de procédure en octobre 2021. J'ai du payer les frais d'avocat pour le procès. Je suis toujours en syndrome post traumatique et maintenant il faut que je mobilise mes forces pour avoir les documents de clôture de la procédure. Cela fait 5 ans d'attente, de maltraitance des services judiciaires... Ce n'est qu'une version rapide de ce qu'iels m'ont fait vivre.

Troyes

Troyes

Je témoigne pour ma fille et pour notre famille. Parce que ce qu’il s’est passé était infecte et ignoble. Ma petite fille de 5 ans s’est fait agresser sexuellement au centre aéré après l’école. Des signaux préoccupants et un suivi psy plus tard, la vérité explose. Nous sommes un samedi soir, j’appelle la police. Je me rends au commissariat avec mon mari, on nous dit qu’on ne prendra pas notre plainte. Le service mineur c’est le lundi à 8h, merci de revenir à ce créneau. Nous rentrons, désemparés et sidérés. La police me rappelle, nous demande pourquoi nous ne venons pas, on explique, ils nous disent de revenir. La plainte est prise par un policier qui me dit : « Oh ça va y a pire quand même, arrêtez de pleurer madame » AH BON Y A PIRE MONSIEUR?! On parle là de mon bébé de 5 ans, de surcroît agressée sexuellement!! L’enquête a été menée, rien n’a été prouvé. Le malade en question exerce toujours.

Lille

Lille sud

Il y a quelques années je me suis faite agressée par trois hommes dans une rue de Tours la nuit alors que j'étais en direction de chez un ami. J'ai mis à peu près deux mois avant d'aller porter plainte. Quand je suis arrivée au commissariat je n'étais pas du tout prête, j'étais terrifiée et je ne faisais ça que pour éviter que ces types croisent le chemin d'une autre femme. Quand j'ai du raconter mon récit au policier j'ai de suite eu à faire à des questions très dérangeantes comme : "comment étiez vous habillée ? Pantalon, jupe ?", "Est-ce que vous avez mouillé ? Vous avez eu du plaisir ou ça vous a fait mal ?", "Vous êtes sûre que vous avez eu mal?", "Pourquoi vous n'avez pas essayé de crier?", "Pourquoi vous ne vous êtes pas débattue ?" etc. Le viol sur j'ai subi était un viol digital, et par conséquent j'ai eu le droit à toute une leçon de morale sur le fait que c'est bizarre que j'emploie le mot viol parce que c'était "juste" digital, genre c'était pas un vrai viol. Ensuite j'ai eu le droit à une longue histoire sur une femme qui avait menti durant sa plainte pour viol parce qu'elle avait trompé son copain et ne voulait pas lui dire, avec beaucoup d'insistance sur le fait qu'il pensait que la plupart des plaintes pour viol étaient des mensonges parce que, je cite "les femmes n'assument pas quand elles aiment un rapport sexuel donc elles vont porter plaintes pour viol", et sur la vie détruite des hommes contre qui il y a eu des plaintes. Pour finir, le policier m'a demandé d'en parler à ma famille car j'allais faire, selon la procédure, objet d'une enquête et mes proches devraient répondre à des questions sur moi et mon viol, et que "ce serait dommage que vos parents l'apprennent de notre bouche plutôt que de la vôtre", moi j'étais pas du tout prête à en parler et encore moins à ma famille, au delà de ça ils ont pris le contact de l'ami chez qui j'allais mais m'ont assuré qu'il ne leur en parlerai pas. Donc j'en ai parlé à ma mère, mais c'était beaucoup trop tôt et si c'était à refaire j'attendrai bien plus longtemps. Finalement, la police à contacté mon ami plutôt que ma famille, lui a raconté mon viol en détail, et ont finit par lui dire À LUI que l'affaire était classée sans suite. Le commissariat ne m'a jamais appelé pour le dire, je l'ai su de la bouche de mon ami le jour où il m'a dit qu'il était au courant de tout. L'ironie dans tout ça c'est que mon ami, ce type en qui la police à décidé de faire confiance et raconter mon récit en détails, s'est par la suite avéré être un violeur, lui aussi. Plus tard dans la même année j'ai subi plusieurs viols, un peu comme un cercle vicieux, eh bien cette expérience au commissariat est la raison pour laquelle je n'ai pas réussi à porter plaintes pour les autres viols que j'ai subit.

Tours

Tours

Mon ex conjointe m’a toujours maltraité. Il m’a fallu des années pour me rendre compte de ce que j’avais vécu, et que ce n’était pas normal. La séparation a été une libération pour moi... qui n’a que peu duré. Elle s’est ensuite servie de notre fille (alors 5 ans) pour me pousser à bout, m’empêchant de la voir, coupant toutes nos conversations par surprise et de force. Désemparé et en plein burn-out, je suis allé voir une psychiatre. Elle a parlé de violences psychologiques et dit que l’attitude de mon ex était de la violence conjugale et post-conjugal, qu’elle utilisait notre enfant pour continuer à exercer une emprise sur moi. Elle m’a encouragé à porter plainte immédiatement pour violences psychologiques / harcèlement moral. Le Commissariat était récalcitrant à prendre ma plainte, mais à fini par le faire. L’agente m’a dit que c’était pas si grave que je reverrais bien mon enfant quand il sera grand. Il m’a dit que la violence psychologique sur un parent ça n’existait pas dans le droit, que ça ne servait à rien, que le Parquet de Marseille ne traitait pas ça, que quand elle avait travaillé au bureau du parquet ces plaintes c’était “poubelle direct”, se plaignant que je lui fasse “perdre son temps”. La plainte n’a eu aucune suite (malgré le courrier de la psychiatre). Je suis venu déposer plainte à nouveau. On m’a dit que ça ne servait à rien, que “les droits de pères, c’est que théorique”. Il n’y a eu aucune suite. J’ai déposé une plainte directement par recommandé auprès du procureur de la République. Aucun retour. Aucune action. Rien. Je suis maintenant suivi par une psychologue, suite à plusieurs épisodes dépressifs. La psychologue parle elle aussi des violences psychologiques post-conjugales et m’encourage à déposer plainte à nouveau, mais je suis à bouts de force. Mon ex continue à m’empêcher de voir notre enfant et c’est en train de me détruire de l’intérieur... Les dernières fois où j’ai pu voir notre enfant, qui a 8 ans, il m a couru vers moi pour me cracher dessus et me donner des coups de pieds. Ça va vraiment mal.

Bonjour, Une horreur. La victime a l'impression qu'elle porte plaine contre elle-même et c'est en réalité son procès qui se prépare. Vous êtes épiée, jugée et enfin condamnée d'être une femme, de vouloir assumer, vivre comme on le souhaite. A aucun moment, je ne me suis sentie épaulée, comprise, entendue ... Et pourtout j'étais assez jeune et seule. C'est bien triste d'être violentée de nouveau, pour une même affaire, par ceux qui sont supposés nous protéger. Cela inclut certains procureurs, juges d'instruction et avocats,une fois la plainte portée. Sur ce plan, pour ma part, j'ai cessé de croire en la justice humaine.

Tours

Tours centre

Je rejoignais ma meilleure amie à un arrêt de tram pas loin de notre faculté. Quand j'arrive je la vois assise près d'une femme d'une quarantaine d'année pressant une petite fille contre sa poitrine. Elle me lance des regards plutôt évocateurs et je comprends qu'il se passe quelque chose. A côté d'elles, un homme lui aussi d'une quarantaine d'année est entrain de hurler sur l'inconnue. Je m'approche et l'homme me voit arriver, ma meilleure amie me prend par le bras et avec un sourire forcé me demande si la femme peut venir avec nous à la fac. J'accepte comprenant ce qu'il se passe. Alors que j'essaye de parler de tout et de rien avec la femme pour saisir des informations sans alarmer l'homme, celui ci m'agresse : d'abord verbalement (insultes et menaces) puis physique en me prenant le bras et en me poussant pour que j'avance de mon côté "sans me retourner". La petite fille pleurait dans les bras de sa mère, la mère était terrorisée et je dis à ma meilleure amie que je vais marcher devant pour que je puisse appeler la police pendant qu'elle surveille l'évolution de la situation. Au début pas de problème, je donne nos signalements et notre position en précisant qu'il nous est impossible d'arrêter de marcher mais que nous nous dirigeons vers l'université, détaillant ainsi notre parcours. L'homme toujours derrière insulte la femme, nous insulte et je le vois essayer d'attraper l'enfant de force. Nous arrivons à la fac après une marche qui nous a semblé durer une éternité, n'ayant toujours aucune nouvelle de la police j'essaie de les rappeler : cette fois ci ils ne prennent pas le temps de m'écouter, ils me disent que de toute manière si on est entrain de marcher ça ne sert à rien et que l'homme a sûrement ses raisons pour être en colère, que ce ne sont pas nos affaires et pas les leurs non plus. Au moment où je raccroche je vois l'homme arracher la petite fille hurlante des bras de la femme, se débattant elle aussi. Je suis encore traumatisée par cette vision mais je sais aussi que la police ne fera rien.

Montpellier

Commissariat central

On avait d’abord commencé par un examen gynécologique, le 1er de ma vie et le pire. Cette gyneco était tellement désagréable et violente. Je me sentais clairement comme une merde. S’ensuit ensuite la déposition, on m’a demandé ce que je portais, on a fouillé mon téléphone et lu mes messages avec des garçons a haute voix devant moi comme si cela était une preuve pour affirmer que je mentais. Ils m’avaient demandé si j’avais joui mais je ne savais même pas vraiment ce que ça voulait dire, je pensais que cela correspondait à des gémissements (évidemment pas de plaisir à ce moment-là) alors j’ai dit oui. Et finalement, puisque mon amie avait été violé au même moment que moi et avec la même bande, ils ont dit que c’était moi qui avait organisé ça avec la bande pour que mon amie soit violée. Ils avaient conclu ça parce que j’étais déterminée à parler, je voulais raconter mon histoire, je voulais la justice pour ce que l’on m’avait fait. Ma copine était silencieuse, désemparée, elle semblait être la victime idéale comparée à moi, la fille « déterminée » qui parlait beaucoup. Ayant pris peur, notamment parce que sa mère n’aimait pas avoir de problèmes avec la police, elle a confirmé ce que la police avait supposé sur moi. J’ai su alors que c’était mort et que je n’aurais plus aucune crédibilité (en écrivant, je me rends compte que je n’en avais eu à aucun moment). Avec ma mère, nous avons abandonné la plainte.

Bobigny

Bobigny

J’ai porter plainte en mars 2021 pour viol au commissariat central de montpellier. Les faits ayants eu lieu lors d’une soirée la surveille de mon dépôt de plainte j’étais encore sous le choc. Le policier qui m’a reçu avec une froideur sans égal m’a poser des questions extrêmement déplacés du genre « avez vous déjà eu des relations homosexuelles » « pratiquez vous la sodomie? Aimez vous ça? » comment trouvez vous (mon violeur) physiquement ? Vous plaît il? Ayant été appeler une dizaine de fois pendant la procédure pour refournir des informations déjà fournies lors de la plainte. De plus, fournir des preuves de tentatives d’intimidations ainsi que des menaces de la part de mon violeur. Et recevoir un appel 1 mois plus tard du même policier qui me dis que l’affaire a été classée sans suite car à la soirée j’avais été proche de cette personne. Sachant que de ce fait rien a été fait pour me protéger. Je me retrouve ainsi à fréquenter mon violeur tous les jours en cours. Une expérience extrêmement humiliante pour une jeune femme en pleine construction.

Montpellier

Commissariat central de montpellier

J'étais en boîte avec des amies ce soir là. Un gars s'approche et me prend le bras pour me proposer de danser. Je lui réponds non, que je dois rejoindre mes potes. Il me lâche. Aucun problème. C'est à la sortie de boîte que ça se corse. Je prends la route et je me rends compte qu'un véhicule derrière me suit de très près. S'ensuivit une sorte de "course" où le conducteur s'amuse à accélérer, puis freiner brutalement devant moi, se laisse doubler pour accélérer encore... Au début je le prends avec amusement en me disant que ce sont juste des kékés. Mais après, une fois en ville, la voiture qui passait devant moi s'est arrêtée à un feu vert pour me bloquer. Là j'ai eu peur. Je suis forcée d'arrêter ma caisse. Le conducteur sort, frappe ma caisse avec une sorte de barre en fer et m'insulte. Et je le reconnais. C'était le type à qui j'ai refusé la danse. Son pote passe devant mon capot et se met à rire en filmant ce qu'il se passe. Et ma pote se redresse (elle dormait à côté) et j'ai vu dans son regard l'étonnement. Il pensait que j'étais seule. Qui sait ce qui aurait pu m'arriver si je l'avais été ? Et ils sont repartis. Naturellement je vais porter plainte (j'avais retrouvé l'identité de ces deux raclures). C'était une femme flic, ça m'a rassurée mais j'ai vite déchanté. Première question "vous étiez habillée comment ?" J'étais choquée. Énervée je lui demande si elle a écouté ce que je venais de lui dire et la policière me demande de me calmer. Je lui dis que c'est une femme, qu'elle est sensée comprendre la frayeur que j'ai eu et qu'on ne pouvait pas les laisser recommencer impunément. Elle me répond qu'elle comprend pour me demander ensuite de quelle manière je lui avais refusé la danse, sur quel TON car j'aurai pu être vexante. J'étais abasourdie. Braquée. Je savais même pas quoi rétorquer. Finalité : la plainte a été refusée. Nous avons envoyé une lettre au procureur pour signaler ce fait avec ma mère. J'ai donc eu rendez-vous dans une gendarmerie et si le gars était sympa, clairement, il m'a bien dit "qu'il pouvait prendre la plainte seulement pour dégâts matériels et non agression préméditée" j'ai lâché l'affaire... sachant que seulement un sur les deux a été incriminé (donc on oublie que j'ai été filmée à mon insu n'est ce pas et complicité d'agression). Il s'en est sorti avec 100 euros de frais, envoyés à mon adresse où je VIVAIS SEULE (donc clairement c'était porte ouverte s'il voulait se venger, je saisis pas le concept non plus là) mais par chance je ne l'ai jamais revu. Par contre j'ai appris quelques temps plus tard, en parlant autour de moi, que le petit bonhomme avait déjà un casier pour agression et une de ses potes a quand même osé me dire "non mais il vient de perdre sa mère le pauvre il est déboussolé, tu comprends" A ce niveau c'est Triple peine. Je comprends vraiment pas comment c'est possible d'être autant méprisé.e.s dans ce genre de situation. La mienne n'était pas """grave""" en soi en comparaison d'autres personnes, mais je l'ai senti dans toutes mes fibres : il voulait me faire du mal et n'a juste pas eu l'occasion d'aller jusqu'au bout.

Le Mans

Hôtel de Police, 19 boulevard Paixhans

Bonjour, J’ai été violé pendant un an. Ma mère m’a emmené au commissariat de Toulouse. L’homme en charge de mon « interrogatoire » (je me suis sentie plus interrogée qu’autre chose) m’a demandé si j’avais suffisamment dis non, comment j’étais habillée, pourquoi je me suis laissée faire etc … En off il m’a dit que ça sera une main courante et il n’y aura pas de dépôt de plainte car, je le cite « un viol de mineur sur un mineur ça n’existe pas ». J’ai été dégommé une deuxième fois me laissant dans une souffrance quotidienne, seule, honteuse. J’ai tenté de porter plainte il y a un peu plus d’un an suite à une vidéo de Louisadonna. Surprise quand j’ai su qu’on ne trouvait pas mon dossier, qu’une « enquête » a été menée et classé sans suite (on a pu avoir cette info après des multiples appels). J’ai eu ce papier quelques mois après avoir appris l’existence du papier (j’avais 27 ans). J’ai continué mes démarches, une femme en charge de la brigade des mineurs (j’étais mineur au moment des faits) m’a dit que je lui faisais perdre son temps et que je devais passer à autre chose. Je suis redescendue sur toulouse pour aller directement au commissariat et secouer tout ça. Mon compagnon était là, il a vu comment on m’a dissuadé de rentrer, j’ai forcé, on m’a emmené à l’accueil, la policière m’a hurlé dessus et m’a donné un petit papier avec un mail et m’a demandé de partir qu’on ne pouvait rien pour moi. J’ai abandonné. En tout 5 personnes, 5 personnes qui m’ont traité aussi mal qu’une sous merde. J’ai rechuté dans la dépression, le dégoût de moi même, la colère.

Toulouse

Toulouse

J’ai porté plainte en 2017, l’année de mon bac, pour harcèlement venant d’un garçon de ma classe. Le garçon en question, était totalement accro à moi, il me harcelait sur les réseaux sociaux et en face, et quand je ne répondait pas à ses avances, il me menaçait, il disait que j’allais payer un jour, que ce soit maintenant ou dans 10 ans. Il habitait sur Grasse et moi à 30 minutes de Grasse dans le haut pays, je prenais le bus à chaque fois, lui avait juste a rentrer à pied mais il prenait le même bus que moi pour venir se mettre à côté de moi et me parler constamment. Ça se voyait que ce garçon avait un problème psychologique. Un jour, je ne répond encore pas à ses avances, et il me dit par message « tu vas voir, demain je vais te gifler devant tout le monde tu vas rentrer avec la joue rouge », c’est ce qui est arrivé le lendemain, à la gare, devant tout le monde. Ma meilleure amie me dit alors que c’est fini et que je vais porter plainte. J’y vais, je porte plainte. En attendant qu’ils analysent mes paroles, je retourne en classe, et je l’entend derrière moi le dire « j’ai le coeur qui palpite en pensant à la prochaine gifle que je vais te mettre ». Plusieurs mois après, l’heure de « confrontation » arrive, j’ai les preuves des messages, des photos, et mes paroles. Pendant la confrontation, le garçon simule d’avoir envie de vomir pour aller voir sa mère à l’étage du bas, pendant ce temps, l’homme qui prend en charge l’affaire, me dit « mais vous ne portez pas de jupe ou quoi au lycée? Vous êtes toujours habillé comme ça d’habitude? », c’est à partir de ce moment là que j’ai compris, qu’ils n’allaient rien faire pour moi, et ça a été le cas.

Grasse

Grasse

J'ai 16 ans, un homme d'une soixantaine d'années me prend en photo avec son téléphone. Je le confronte, il refuse de supprimer les photos. Je venais, devant lui, de prendre des billets pour une séance de cinéma à un festival. J'en parle à ma mère, qui s'inquiète puisqu'il sait où me retrouver. On décide d'aller au commissariat. "Tu étais habillée comment ?" "Ça va c'est juste des photos. De toute façon on a pas le temps pour ça, revenez demain matin." On est reparties. On y est pas retournées.

Alès

J'ai été violée par un de mes ami l'or d'une soirée. Il s'était déjà passé des chose un an au par avant. Lors de cette soirée j'avais bu un verre et fumé un joint. Je m'était assise sur ses genoux. On me l'a reproché, tout comme avoir bu ou avoir fumé. Mais on m'a dit de ne pas m'inquiéter que j'avais mon statut de victime. En attendant aujourd'hui j'ai 23 ans et j'ai encore du mal à m'en remettre et lui est toujours libre

Argenteuil

Argenteuil centre ville

Bonjour à tous, je voudrais vous apporter mon témoignage sur le commissariat de Montpellier. Les faits se passent en 2018. Je suis dans mon appartement avec mon ex, une dispute éclate suivi de coup, cassage d'assiettes, arrachage de cheveux... Je m'enferme donc dans la salle de bain et appelle la police une première fois, un homme me dit de rester enfermer sans faire de bruit, qu'il va se calmer et arrêter de tambouriner dans la porte. 10 min après il n'a pas arrêté, je rappelle donc une deuxième fois la police et se décident a venir voir (25 min d'attente). Ils prennent en charge mon copain de l'époque dans une voiture et moi dans une autre. J'arrive au commissariat,des touffes de cheveux dans les mains, des bleus sur tout le corps et la levre qui saigne. Ils prennent ma déposition de façon très évasive, en me disant qu'il ne faut pas que j'abuse pour l'accabler, qu'il est encore jeune et bête. Aucune nouvelles pendant 6 mois. 6 mois après mon ex m'appelle donc, très content de lui, me disant qu'il vient de passer devant le juge et qu'il n'a rien eu (c'était au moins la 4e fois que je faisais remonter des violences au sein de notre couple). Il me dit "T'es juste folle ma pauvre, même la juge l'a dit, c'est de ta faute si je te tapais dessus, c'est parce que tu es folle". Depuis ce jour je suis dans la crainte de sortir de chez moi et le croiser. J'ai longtemps cru qu'ils avaient peut être raison, peut être que c'était de ma faute. Je remercie toutes les personnes ayant témoigné, je me sens entourée et comprise.

Montpellier

Centrale de police + juge

Mon conjoint de l'époque et moi avions un rapport sexuel consentant. Jusqu'à ce qu'il essaie de me sodomiser. J ai dit 3 fois fort "non" mais il a forcé en me tenant les bras dans le dos. Policière : mais vous étiez dans un rapport consensuel. Ce n est pas parce que vous n avez pas aimé la pratique que c'est un viol.

Dunkerque

Dunkerque

Après avoir mis un terme à une relation avec un pervers narcissique violent, celui ci me harcèle pendant plusieurs mois. Les gendarmes n’ont pas voulu prendre ma plainte car les dizaines et dizaines de messages d’insultes et de menaces n’étaient pas suffisants à leurs yeux pour protéger une gamine de 16 ans.

Blodelsheim

⚠️ Aujourd’hui il est temps de parler, même si c’est très difficile. J’ai vécu des violences psychologiques et physiques. ❌ 🆘 J’ai subi des menaces. J’avais a mes côtés homme qui n’allait pas se laver, qui ne travaillait plus depuis décembre 2019, qui fumait du shit, qui jouait h24 aux jeux vidéo, qui ne faisait rien à la maison, qui m’empêchait de dormir, qui ne me soutenait pas dans ma reprise d’étude, qui me menaçait. Il faisait aucune recherche d’emploi. Il était accro au jeux d’argent et au pari sportif avec le peu d’argent qu’il avait et qui ne servais qu’aux jeux et a son shit. Un homme homophobe et limite raciste : « les noirs savent pas conduire ». Il m’avais menacé plusieurs fois de me défigurer et des insultes : débile, nique te race, ta mère la pute... et j’oublie des choses qu’il m’as dit ou fait. ⛔️ J’ai voulu le quitter plus d’une fois. J’ai fait tout pour sauver mon couple car je suis une guerrière que je ne lâche rien ! On a été voir son oncle pour qui nous conseille. J’ai pris rdv chez une conseillère conjugale. Puis une deuxième conseillère. 🔪 J’aurais pu faire partie de ces femmes tue par leur ex-conjoint. J’ai eu le réflexe de dire stop aux non-moments. Même si j’ai mis beaucoup trop de temps à sortir de l’emprise que cet homme avait sur moi. Je n’ai pas honte de dire que j’ai été sous emprise d’un homme qui m’a détruite. Du moins, il a essayé. Mais c’est mal me connaître, je suis résiliente. Je pense que certaines personnes auraient pu me sortir de là plus tôt mais bref passons... Cet homme me faisait peur. Je me disais au fond de moi que jamais il me frapperait. Jamais il oserait me toucher. Mais on ne connaît pas les gens à 100%. 😔 Depuis cet été nous n’étions plus ensemble. Il ne voulait pas retourner chez ses parents car ils étaient en froid. Et moi comme une conne je l’ai hébergé. Mais ce 11 novembre 2020 il m’a une fois de plus menacé. Et cette fois j’ai agi, j’ai appelé la police pour le déloger car c’était MON logement, et que le bail était à MON nom. La police l’a fait sortir et il m’as rendu sa clef. 🔴 Le 12 novembre 2020, je suis rentrée du travail. En rentrant dans la cité j’ai vu sa voiture. J’ai couru chez moi. Il a sonné en continu. Je n'ai pas ouvert. J’ai appelé la police directe. Sauf qu’il avait un double. Il est rentré. Il m’a craché dessus. Et il m'a menacé : « c’est chez moi ici sale pute, c’est toi qui vas partir. Je vais te faire craquer et c’est toi tu vas dégager ». Il m’a insulté de tous les noms. Il disait non stop qu’il était chez lui que j’étais une pute. J’ai dit que j’avais la police au téléphone en ligne. Il m’a encore menacé. Et insulter. Je me suis mise dans la salle bain. J’entendais qui parlait à des pots à lui. Il était 2. J’ai dit au policier en ligne de venir vite que j’avais peur. Son pot est venu pour me dire qu'il ne comprenait pas la situation j’ai dit que ça fait 1 an ça va pas et que depuis 2 mois s'est fini et qu’il ne veut pas partir. Qu'hier il m’a menacé encore une fois. Et là il arrive en disant que je suis une pute. Son pot la fait sortir de la salle de bain. Après il est revenu il m’a attrapé la gorge avec ses 2 mains et il m’a étranglé. Ses pots l’ont pris pour lui faire lâcher mon cou mais ils ont du mal. J’ai cru il allait qu’il allait me tuer. J’avais la fenêtre de la salle de bain jetai à 2 doigts de sauté. Après je l’ai entendu tout balancer dans mon salon. Et après il est parti avec son 2e pote. Son 1er pote m’a dit de ne pas porter plainte. En allant dans le salon j’ai vu le bordel. La police est arrivé à ce moment-là avec un petit frère à moi. Et là son pot a menti en disant qu’il n'avait pas vu qu’il m’avait étranglé. La police m’a dit vous voulez porter plainte mais je me sentais et sous pression avec son pot tjs là . Et au moment où ils ont dit-on part j’ai pris la policière dans la salle de bain et j’ai dit je veux porter plainte. reviens. Il m’a volé des trucs. Et il a fait pipi sur mon appareil photo à 800 euros ! Il a pris un DVD de mon adoption au Brésil. En rangeant mon appartement de fond en comble pour voir ce qu’il m’avait volé et cassé. Je me suis rendu compte qu’il avait caché vers la salle de bain, ( lieu où je me réfugiais), il avait caché des couteaux, un marteau et une gaseuse lacrymogène. ⭕️ Le 20 novembre 2020, il y a eu la confrontation. Il a avoué avoir cassé mon appareil photo, il a avoué les menaces de mort. Mais il a nié de m’avoir étranglé. Après ça j’ai eu une lettre pour m’informer qu’il avait un contrôle judiciaire et qu’il avait interdiction de venir chez moi, de me contacter de n'importe quel moyen que ce soit. 🔴 Dimanche 7 février 2021 à 16h40, ma sonnette a retenti. Je suis partis voir dans l’œil-de-bœuf. Il n’y avait personne. J’ai donc attendu que la personne se montre. Une personne se cachait à droite de la porte. J’ai reconnu immédiatement son manteau. J’ai entendu qu’il me disait : Victoria je sais que tues là ouvertes !. Il a continué à sonner et a tapé à ma porte. J’ai appelé la police. La police la contrôlait et la relâcher. La police m’a contacté pour me dire cela. J’ai dit quoi étais sous contrôle judiciaire donc pas possible qu’il est « juste » été contrôlé. Le policier n’a pas su quoi me répondre. J’étais effrayée, j’avais peur. Je me sentais plus en sécurité. J’ai appelé mon avocate pour lui demander ce que je devais faire. Elle m’a dit d’appeler le 17. J’ai eu une dame désagréable, j’étais encore plus dégoûté de demander de l’aide à des gens non bienveillants. La police de ma commune m’a rappelé pour me dire que la police avait été appelé par le 17. Il fallait que je descende. J’ai dit que j’avais trop peur pour descendre, le policier en ligne m’a parler en étant désagréable, que si je voulais pas les aider ils ne pouvaient rien faire. Je pleurais en disant que j’étais terrifié, que je n’arrivais pas à descendre. Il m’a dit que si je coopérais par c’était plus son souci. Je me suis forcé à descendre pour avoir affaire à un policier et une policière. Le policier m’a crié dessus en disant que : « je connais mon travail, le contrôle judiciaire est plus valable, ça sert à rien de se plaindre ». J’ai dit : « pourquoi il me prévient pas alors ? Pourquoi j’ai été mis au courant de l’activation du contrôle mais quand il s’arrête ya plus rien ? Je fais quoi moi ? » tout ça en pleurant. Le policier m’a dit que c’était comme ça, que fallait se plaindre au procureur. On est descendu à la cave pour constater que mon ex avait cassé la porte et pris ses affaires. J’ai appris ce jour-là qu’il avait contacté une ancienne collègue en lui demandant de l’aider à récupérer ses affaires. Si j’avais su cela j’aurai été porter plainte pour non-respect du contrôle judiciaire et peut-être que je n’aurai pas vécu cet épisode horrible. 😩 Ça fait 3 mois, mais j’oublie pas. Je m’endors avec ça. Je me lève avec ça. Je fais des cauchemars. Je suis en hyper vigilance tout le temps. J’ai peur de le revoir dans la rue et qu’il finisse ce qu’il a commencé. J’avais trop peur qu’il tue ! Et j’ai toujours peur qu’il me tue... ⚖️ J’attends l’audience. En espérant que la justice face son travail. À toi mon agresseur, mon ex, sache que oui t’as m’as atteint. Oui, tu m’as blessée physiquement et mentalement. Mais je suis forte ! Je me relève quoi qu’il arrive dans ma vie. 💪🏼 ⚠️J’écris surtout pour sensibiliser les femmes à dire STOP ! Et aussi aucune femme n’est responsable des violences qu’elle subit. Il ne faut pas peur d’en parler. Et les personnes qui écoute les victimes, soyez présent du début à la fin. Ne lâcher pas les victimes. Soyez bienveillants. Il n’ai jamais facile de se livrer sur ces sujets la. Commissariat : Mairie de Montreuil (93100)

Montreuil

Montreuil ( mairie )

⚠️ Aujourd’hui il est temps de parler, même si c’est très difficile. J’ai vécu des violences psychologiques et physiques. ❌ 🆘 J’ai subi des menaces. J’avais a mes côtés homme qui n’allait pas se laver, qui ne travaillait plus depuis décembre 2019, qui fumait du shit, qui jouait h24 aux jeux vidéo, qui ne faisait rien à la maison, qui m’empêchait de dormir, qui ne me soutenait pas dans ma reprise d’étude, qui me menaçait. Il faisait aucune recherche d’emploi. Il était accro au jeux d’argent et au pari sportif avec le peu d’argent qu’il avait et qui ne servais qu’aux jeux et a son shit. Un homme homophobe et limite raciste : « les noirs savent pas conduire ». Il m’avais menacé plusieurs fois de me défigurer et des insultes : débile, nique te race, ta mère la pute... et j’oublie des choses qu’il m’as dit ou fait. ⛔️ J’ai voulu le quitter plus d’une fois. J’ai fait tout pour sauver mon couple car je suis une guerrière que je ne lâche rien ! On a été voir son oncle pour qui nous conseille. J’ai pris rdv chez une conseillère conjugale. Puis une deuxième conseillère. 🔪 J’aurais pu faire partie de ces femmes tue par leur ex-conjoint. J’ai eu le réflexe de dire stop aux non-moments. Même si j’ai mis beaucoup trop de temps à sortir de l’emprise que cet homme avait sur moi. Je n’ai pas honte de dire que j’ai été sous emprise d’un homme qui m’a détruite. Du moins, il a essayé. Mais c’est mal me connaître, je suis résiliente. Je pense que certaines personnes auraient pu me sortir de là plus tôt mais bref passons... Cet homme me faisait peur. Je me disais au fond de moi que jamais il me frapperait. Jamais il oserait me toucher. Mais on ne connaît pas les gens à 100%. 😔 Depuis cet été nous n’étions plus ensemble. Il ne voulait pas retourner chez ses parents car ils étaient en froid. Et moi comme une conne je l’ai hébergé. Mais ce 11 novembre 2020 il m’a une fois de plus menacé. Et cette fois j’ai agi, j’ai appelé la police pour le déloger car c’était MON logement, et que le bail était à MON nom. La police l’a fait sortir et il m’as rendu sa clef. 🔴 Le 12 novembre 2020, je suis rentrée du travail. En rentrant dans la cité j’ai vu sa voiture. J’ai couru chez moi. Il a sonné en continu. Je n'ai pas ouvert. J’ai appelé la police directe. Sauf qu’il avait un double. Il est rentré. Il m’a craché dessus. Et il m'a menacé : « c’est chez moi ici sale pute, c’est toi qui vas partir. Je vais te faire craquer et c’est toi tu vas dégager ». Il m’a insulté de tous les noms. Il disait non stop qu’il était chez lui que j’étais une pute. J’ai dit que j’avais la police au téléphone en ligne. Il m’a encore menacé. Et insulter. Je me suis mise dans la salle bain. J’entendais qui parlait à des pots à lui. Il était 2. J’ai dit au policier en ligne de venir vite que j’avais peur. Son pot est venu pour me dire qu'il ne comprenait pas la situation j’ai dit que ça fait 1 an ça va pas et que depuis 2 mois s'est fini et qu’il ne veut pas partir. Qu'hier il m’a menacé encore une fois. Et là il arrive en disant que je suis une pute. Son pot la fait sortir de la salle de bain. Après il est revenu il m’a attrapé la gorge avec ses 2 mains et il m’a étranglé. Ses pots l’ont pris pour lui faire lâcher mon cou mais ils ont du mal. J’ai cru il allait qu’il allait me tuer. J’avais la fenêtre de la salle de bain jetai à 2 doigts de sauté. Après je l’ai entendu tout balancer dans mon salon. Et après il est parti avec son 2e pote. Son 1er pote m’a dit de ne pas porter plainte. En allant dans le salon j’ai vu le bordel. La police est arrivé à ce moment-là avec un petit frère à moi. Et là son pot a menti en disant qu’il n'avait pas vu qu’il m’avait étranglé. La police m’a dit vous voulez porter plainte mais je me sentais et sous pression avec son pot tjs là . Et au moment où ils ont dit-on part j’ai pris la policière dans la salle de bain et j’ai dit je veux porter plainte. reviens. Il m’a volé des trucs. Et il a fait pipi sur mon appareil photo à 800 euros ! Il a pris un DVD de mon adoption au Brésil. En rangeant mon appartement de fond en comble pour voir ce qu’il m’avait volé et cassé. Je me suis rendu compte qu’il avait caché vers la salle de bain, ( lieu où je me réfugiais), il avait caché des couteaux, un marteau et une gaseuse lacrymogène. ⭕️ Le 20 novembre 2020, il y a eu la confrontation. Il a avoué avoir cassé mon appareil photo, il a avoué les menaces de mort. Mais il a nié de m’avoir étranglé. Après ça j’ai eu une lettre pour m’informer qu’il avait un contrôle judiciaire et qu’il avait interdiction de venir chez moi, de me contacter de n'importe quel moyen que ce soit. 🔴 Dimanche 7 février 2021 à 16h40, ma sonnette a retenti. Je suis partis voir dans l’œil-de-bœuf. Il n’y avait personne. J’ai donc attendu que la personne se montre. Une personne se cachait à droite de la porte. J’ai reconnu immédiatement son manteau. J’ai entendu qu’il me disait : Victoria je sais que tues là ouvertes !. Il a continué à sonner et a tapé à ma porte. J’ai appelé la police. La police la contrôlait et la relâcher. La police m’a contacté pour me dire cela. J’ai dit quoi étais sous contrôle judiciaire donc pas possible qu’il est « juste » été contrôlé. Le policier n’a pas su quoi me répondre. J’étais effrayée, j’avais peur. Je me sentais plus en sécurité. J’ai appelé mon avocate pour lui demander ce que je devais faire. Elle m’a dit d’appeler le 17. J’ai eu une dame désagréable, j’étais encore plus dégoûté de demander de l’aide à des gens non bienveillants. La police de ma commune m’a rappelé pour me dire que la police avait été appelé par le 17. Il fallait que je descende. J’ai dit que j’avais trop peur pour descendre, le policier en ligne m’a parler en étant désagréable, que si je voulais pas les aider ils ne pouvaient rien faire. Je pleurais en disant que j’étais terrifié, que je n’arrivais pas à descendre. Il m’a dit que si je coopérais par c’était plus son souci. Je me suis forcé à descendre pour avoir affaire à un policier et une policière. Le policier m’a crié dessus en disant que : « je connais mon travail, le contrôle judiciaire est plus valable, ça sert à rien de se plaindre ». J’ai dit : « pourquoi il me prévient pas alors ? Pourquoi j’ai été mis au courant de l’activation du contrôle mais quand il s’arrête ya plus rien ? Je fais quoi moi ? » tout ça en pleurant. Le policier m’a dit que c’était comme ça, que fallait se plaindre au procureur. On est descendu à la cave pour constater que mon ex avait cassé la porte et pris ses affaires. J’ai appris ce jour-là qu’il avait contacté une ancienne collègue en lui demandant de l’aider à récupérer ses affaires. Si j’avais su cela j’aurai été porter plainte pour non-respect du contrôle judiciaire et peut-être que je n’aurai pas vécu cet épisode horrible. 😩 Ça fait 3 mois, mais j’oublie pas. Je m’endors avec ça. Je me lève avec ça. Je fais des cauchemars. Je suis en hyper vigilance tout le temps. J’ai peur de le revoir dans la rue et qu’il finisse ce qu’il a commencé. J’avais trop peur qu’il tue ! Et j’ai toujours peur qu’il me tue... ⚖️ J’attends l’audience. En espérant que la justice face son travail. À toi mon agresseur, mon ex, sache que oui t’as m’as atteint. Oui, tu m’as blessée physiquement et mentalement. Mais je suis forte ! Je me relève quoi qu’il arrive dans ma vie. 💪🏼 ⚠️J’écris surtout pour sensibiliser les femmes à dire STOP ! Et aussi aucune femme n’est responsable des violences qu’elle subit. Il ne faut pas peur d’en parler. Et les personnes qui écoute les victimes, soyez présent du début à la fin. Ne lâcher pas les victimes. Soyez bienveillants. Il n’ai jamais facile de se livrer sur ces sujets la.

Montreuil

Commissariat de police

Je suis allée déposer plainte après un an de harcèlement de mon ex copain avec qui j'avais passé 4 ans. Au commissariat j'ai montré les messages et les nombreux appels, relaté la violence et la fréquence de son acharnement sur divers réseaux sociaux. On m'a dit que je ne pouvais pas porter plainte pour ce type de faits mais le gendarme qui a reçu mon témoignage m'a dit qu'il allait régler le problème. Quelques jours après il m'a appelée pour me dire qu'il l'avait eu au téléphone et qu'il lui avait fait peur. Ainsi le problème été réglé. Une semaine après j'ai reçu un mail de la part du gendarme : "ce que j'ai fait allait au delà de l'exercice de mes fonctions, je vous ai trouvée très charmante, est-ce que ça vous dirait que l'on se revoie ?". J'ai ressenti beaucoup de dégoût en recevant son message. Je me suis confiée en pleurs à cette personne à qui je demandais de l'aide, j'ai livré par les messages que je recevais mon intimité. Cet agent a voulu profiter de ma faiblesse en se plaçant en sauveur. C'est grave. Cela fait déjà 5 ans mais cette histoire n'est pas digérée.

Auray

Le policier chargé de prendre ma plainte était, soi-disant, spécialisé dans ce genre de cas. Tellement spécialisé que sa première question a été : "êtes-vous sûre de vouloir porter plainte ? Vous pourriez gâcher la vie de cet homme." Lors de ma déposition de plainte il m'a demandé comment j'étais habillée, m'a expliqué que porter plainte ne servait à rien car il s'agissait "seulement" d'une agression sexuelle et non pas d'un viol et m'a assuré que je devais prendre cette agression comme un compliment. Après tout, cela voulait dire que j'étais jolie. Après cette déposition, mon corps a réagi au stress. En gardant en tête que l'agression était de ma faute (ce qui est absolument faux mais le policier a été tellement convainquant là-dessus que j'y ai cru), j'ai pris une quinzaine de kilos en quelques semaines.

Lille

Lille Sud

Cette histoire a presque 20 ans. Je tiens à le préciser car ce ne sont pas les mêmes personnes qui travaillent aujourd'hui à la Gendarmerie. Mon compagnon était extrêmement violent avec moi. Tous les jours, il me frappait. Il me violait régulièrement. Parfois, il me tenait éveillée des nuits entières et me frappait dès que je m'endormais. L'enfer. Et un jour, il s'est procuré une arme. J'ai compris ce jour-là que je devais faire quelque chose. Je suis donc allée à la Gendarmerie. Je ne sais plus exactement comment cela s'est passé. Ce dont je me souviens, par contre, c'est que le lendemain ils sont passés lui parler. À aucun moment l'un des gendarmes ne m'a prise à part pour discuter avec moi. Ils m'ont demandé devant lui s'il me frappait. Bien évidemment, j'ai baissé la tête sans rien dire. Ils ont discuté avec lui. Il leur a dit que j'étais folle et hystérique. Ils ont rigolé, et ont dit que parfois, effectivement, les femmes méritaient d'être remises en place. Et ils sont partis, sans même l'interroger sur son arme. Ils n'ont pas non plus interrogé les voisins qui étaient témoins de ces violences. Bien évidemment, ils ont bien précisé que c'était moi-même qui étais passée me plaindre. Après leur départ, j'ai payé très cher le fait d'avoir osé me plaindre... Mon compagnon m'a frappée à coups de poings et de pieds... Depuis je m'en suis sortie, je vis une nouvelle vie avec un homme merveilleux. Mais cette histoire m'a réellement traumatisée.

Ribeauville

Après avoir parlé à l’infirmière du collège (sans imaginer les conséquences) des attouchements dont j’ai été victime pendant plusieurs mois par un membre de ma famille, mes parents et moi sommes convoqués au commissariat. On me demande, à côté de mes parents si je souhaite porter plainte. morte de honte à l’idée qu’on apprenne ce que j’ai partagé à l’infirmière, et de peur de « détruire notre famille » comme ma mère le dit si bien, je dis que je ne souhaite pas porter plainte. Je rentre chez moi, personne ne veut me croire, malgré un témoin visuel. J’ai appris récemment que le flic de la brigade des mineurs a dit à mes parents « ne vous inquiétez pas, on a tous joué à touche-pipi ». Personne ne m’a crue. Et personne n’a rien fait.

J’ai mis du temps à aller porter plainte… il a fallu 3 ans que j’accepte que c’est pas normal que le « pote » n’ait pas tenu compte du non que je disais. J’ai d’abord été sur le site de signalement des violences sexistes où on m’a dit que ces faits de mon récit n’étaient pas normaux et répréhensibles. La procédure fait qu’ils transmettent ensuite nos échanges au commissariat à proximité de mon domicile comme une pré-plainte et le commissariat rappelle ensuite pour convenir d’un rendez-vous. Au bout de 2 semaines tjrs pas de nouvelles du commissariat, je retourne sur la plateforme ils retransmettent le message et je suis rappelée rapidement par le capitaine qui me propose un rdv tout en me disant qu’il me le confirmera. Je tiens à dire que je ne mets pas en doute l’oubli ou l’erreur de transmission. En revanche, il faut se mettre à la place des victimes. Une fois qu’on a porté plainte, notre cerveau génère des angoisses terribles, on imagine l’accusé qui revient, nous attaque verbalement ou physiquement et ça c’est sans aucun doute du à notre société qui fait des femmes des victimes permanentes incapables de se défendre (si qqun souhaite remettre en question cette remarque, qu’il/elle comptabilise le rapport hommes/femmes dans les victimes de toutes les séries policières ou qu’il/elle lise Kong Kong theory, Despennes le raconte très bien). Du coup c’était la panique et cet oubli a failli faire que je lache l’affaire. Le jour du rdv vient, j’ai pas eu de nouvelles mais me pointe au commissariat où je suis reçue. (Pareil là j’ai failli lâcher l’affaire). Bref au commissariat je vais pas refaire le dépôt de plainte mais j’ai eu droit à: - « Mais madame, parfois quand on est bourré on fait des choses qu’on ne devrait pas » en parlant du forcing de l’accusé - Faire remodifier 2 fois la déposition car la notion d’insistance et de surprise étaient totalement absentes. Autant dire que j’ai pas osé faire modifier une 3ème fois et j’ai laissé qqch qui me gênait (je sais j’aurais du ne rien lâcher…) - les AR des fonctionnaires dans le bureau disant bonjour et demandant des stylos (comme cadre d’accueil des victimes c’est pas top et franchement heureusement que mon histoire était pas la plus trash + grosse réflexion sur le manque de moyens de la police même si ça n’excuse rien) - a l’arrivée au commissariat, passer les grilles et de faire accueillir par un « vous voulez quoi » agressif - heureusement que j’avais rdv… Bon sans surprise, ça fait 2 ans que je n’ai aucune nouvelle. J’appelle tous les 6 mois savoir où ça en est. Je tombe sur des interlocuteurs bienveillants qui prennent le numéro de plainte et oublient de me rappeler. De fait, chaque appel me met dans un état de stress pendant 1h, résultat alors que je sais que je devrais relancer je ne le fais pas. La conclusion de tout ça, c’est qu’entre porter plainte et ne pas porter plainte, au regard du résultat et des situations violentes subies (qu’elles soient volontaires ou non) je ne vois aucun bénéfice à l’avoir fait. On est soupçonnées, mal vues, on gêne, ça se sent. C’est pas normal d’avoir à batailler pour que justice soit faite (ou a minima étudiée). J’attends le moment de confrontation avec mon agresseur au stade où ça en est je sais même pas si ça se fera…

Paris

Crimée 19eme

J ai déposé plainte alors que j avais 26 ans, j en ai 44 aujourd'hui. J ai été très bien accueillie et écouté par les policiers qui ont pris ma plainte au commissariat des Lilas dans le 93. L enquête s est ouverte pour viol, violences avec arme et séquestration. Une fois portée plainte, j ai fui avec mes enfants la ville où j habitais car des menaces des amis de la personne qui m a agressé m ont dissuadée de rester. J ai dû recommencer ma vie, faire comme si rien ne c était passé pour mes enfants. J ai trouvé un logement un travail... et pendant ce temps l enquête avançait. Le problème est que le juge d instruction a trouvé ça louche que je fasse comme si, que je tente d avancer alors que j étais anéantie à l intérieur... mais la psychologie n etait pas son fort. J ai pendant des mois faut de la dissociation sans le savoir... J ai eu le droit à une confrontation avec mon agresseur où clairement j ai entendu le juge me traiter de menteuse... pourtant 18 ans après, je ne suis toujours pas remise... j ai un lourd suivi psychologique et chaque jour je lutte pour ne pas sombrer. Je ne le fais pas pour moi, mais pour les enfants. Qui ont eu durant leur enfance une mère fragile et déséquilibrée mais aimante... Pour eux, je ne peux pas me faire du mal... En plus d avoir été violée, niée dans mon humanité j ai été, par la justice française niée une deuxième fois. Mon affaire a été jugée uniquement pour violence avec une arme.. et oui, je n ai pas clairement dit non à mon agresseur... c était donc que j étais consentante... en même temps avec un couteau qui vous menace...on se laisse faire en espérant survivre... toutes les traces que mon agresseur avait laissées sur moi, pendant les 3 jours où j ai disparu, la justice n en a pas tenu compte. Ils m ont brisé...

Les lilas 93

Suite à un an de relation basée sur le chantage, le viol, la manipulation et la violence physique et mentale alors que je n'avais que 13-14 ans, je suis poussée par le collège à porter plainte contre mon ex-petit-ami qui est toujours dans ma classe. La plainte a bien été prise, je suis mise en confiance. Le jour du verdict, je suis convoquée à cette même gendarmerie pour m'annoncer la décision. Mon père n'est pas autorisé à m'accompagner dans la pièce avec l'homme qui me prend en charge. Ce dernier dénonce la cruauté de porter plainte alors que mon ex vient de perdre son papy, que je suis une "pute" vu que "j'envoie des nudes et fait des choses sexuelles que même des adultes ne font pas" et que j'ai bien mérité ce qui m'est arrivé. Bref, je sors en pleurant, mon père ne comprend pas. Cet entretien avec ce gendarme, c'est ce qui aujourd'hui m'empêche d'avancer. Chaque fois que je pense être libérée de la culpabilité, ce discours me revient et je ne sais plus si je suis la victime ou l'agresseur. Je me suis rendue à l'ADAVIE pour dénoncer la façon de faire de ce gendarme. À ce jour, je n'ai jamais eu de réponse de quoi que ce soit qui a été fait. Encore un effort tombé à l'eau. Aujourd'hui j'ai 21 ans, et les sept années de suivis psychiatriques et psychologiques me coûtent aussi bien en argent qu'en énergie. Je suis maintenant sûre que ce gendarme n'avait pas à parler ainsi d'une enfant de 14 ans, qui n'avait que 13 ans à l'époque des faits, et qui n'avait jamais entendu parler du consentement. Je suis écœurée qu'une personne censée maintenir l'ordre et la sécurité puisse tenir des propos pareils, et que ce cas n'est pas une exception.

La Chapelle-sur-Erdre

Gendarmerie Nationale

En sortie sur Montpellier, vers 5h du matin. Je m’arrête avec 2 copines prendre un kebab en fin de soirée. Un groupe d’hommes de notre âge chahute puis ils finissent par nous faire des réflexions de plus en plus insistantes et de plus en plus déplacées. 2 policiers arrivent et assistent à la scène. Je leur lance des regards implorants, espérant qu’ils interviennent auprès de ces hommes - qui n’ont d’ailleurs pas du tout étaient refroidis par leur arrivée. La situation se détériore encore et j’en viens aux mains avec un du groupe. Puis c’est alors que l’un des policiers dit « on se casse y a trop de gens bourrés ici ». Je me souviens m’être réfugiée dans le kebab en pleurs, je n’en revenais pas d’avoir été lâchement abandonnée par ceux qui sont censés nous protéger. Je n’en revenais pas qu’ils s’en fichent éperdument de ce qu’il aurait pu nous arriver. Je me souviendrai toujours de leur regard de mépris et la façon dont ils sont partis sans même un regard en arrière.

Montpellier

J’avais 14 ans lorsque le garçon que je fréquentais (et admirais) m’a proposé de faire une séance photo avec un photographe, ami de sa famille. Mes parents étaient réticents mais je les ai convaincus. Ce jour là, je vais chez ce garçon, et le photographe est là. Il a l’âge d’être mon père. On fait quelques photos à deux puis il se concentre rapidement sur moi. Me fait changer de tenue. Ses propos son déplacés, les tenues aussi, ses gestes commencent à aller trop loin sans jamais franchir la ligne rouge. J’ai peur, je ne dit rien. Il dit que si mon père nous voyait il le tuerait sûrement, son regard est fou, il m’appelle sa princesse. Je suis en sous vêtements. Je n’ai rien dit. Le photographe me parlais souvent sur les réseaux, il a même posté une photo qui m’a valu d’horribles commentaires, des moqueries. J’ai fini par tout avouer à mes parents après qu’il m’ai demandé de venir chez lui et insultée car je ne voulais pas. Malheureusement ce récit n’était pas suffisamment grave pour que je sois prise au sérieux par la police. Il a suffit qu’il leur dise que moi je l’avais aguiché pour que tout se retourne contre moi. Je n’étais plus une victime mineure mais une aguicheuse, potentiellement menteuse. Ça m’a brisée j’ai mis des années à comprendre que ce n’était pas de ma faute. 10 ans plus tard, j’y pense encore tous les jours.

Rosny-sous-Bois

rosny-sous-bois

Cette nuit restera la pire nuit de ma vie , je n’arrive pas à encore a raconter les faits même si cela fait 2 ans maintenant. J’ai vécu une double peine et lorsque j’en parlait autour de moi on ne me croyait pas , on ne pensais pas que la police ne ne m’avait pas cru. Ce mouvement est donc un réel soulagement pour moi. J’ai donc porter plainte pour viol la nuit même où cela s’est passé. Mineur au moment des faits ma mère reste avec moi en sanglots. Elle me voit entrer dans le bureau déterminé à porter plainte puis me revoit sortir 4h plus tard en disant «  finalement j’ai pas été violé maman » Le sourire au lèvre , la police m’a conditionné à l’idée que je n’avais pas été violé. «  tu sais que tu vas lui gâcher sa vie si tu portes plainte contre lui ? » «  comment étais tu habillé ? » «  pourquoi avoir mis des talons ? » La seule femme que je croise dans le commissariat viens me voir devant tous le monde en disant «  c’est vous le viol ? Pourquoi vous êtes pas juste sortie de la chambre? » à 17 ans avec toutes ses phrases on culpabilise et on se dis que c’est de notre faute. A 17 ans on se fait passer pour une menteuse devant la famille , pour la fille qui a inventer un viol , puis un jour on craque on se rend compte qu’on a bien été violé.

Cagnes-sur-Mer

Cagnes

Le 1er mars, à 15h30. Je vais chez ma mère. Je croise un homme qui essaie de me voler mon sac à main. Il ne réussit pas, reviens vers moi et m'attrape la poitrine, la tire et recommence. Je vais au commissariat. Je tombe sur un policier qui a refusé ma plainte pour agression sexuelle. J'ai dus "négocier" pour que ce soit prit en compte. Avec le récit que j'ai fais, il n'a eu aucun choix. Parce que selon lui, au début, "mais non Mme. Il a sûrement juste essayé de voler votre sac et n'a pas fait exprès". Et le pire reste aussi d'entendre ses collègues me dire "c'est sûrement la bande à bachir". Donc les mecs sont connu des services, mais sont dehors...

Épinay-sur-Seine

Epinay sur Seine

J’ai été agressée sexuellement par un inconnu il y a 13 ans quand j’avais 20 ans. Je me rendais en cours un matin et il m’a abordée alors que je m’engageais dans une ruelle vide. Il faisait encore nuit, je ne voyais pas bien son visage mais je suis partie en l’insultant et je pensais qu’il ne m’arriverait rien puisque j’étais à 2 pas de ma fac. Il m’a suivie dans la ruelle et m’a fait tomber en arrière en m’agressant. Heureusement et malgré le choc, j’ai eu la force de crier et il est parti. Je ne suis même pas allée porter plainte, je savais déjà à l’époque que ça ne servirait à rien, je n’avais pas assez de preuves ni la force de me confronter à la police.

Paris

Mon ex mari refusait le divorce et m’a donc enfermé dans la maison un soir avec ma fille. Il a fermé à clé les portes, a caché les clés (ainsi que celles de ma voiture). J’ai réussi à appeler la gendarmerie en cachette et lorsque les gendarmes sont arrivés, mon ex mari a eu peur et nous a tout de suite libérées. Le lendemain en allant porter plainte dans cette même gendarmerie, ils me disent « la prochaine fois ne nous appelez pas, nous n’aimons pas être dérangés pour rien »

Brest

Gendarmerie Guipavas

Bonjour, je viens partager mon expérience de lorsque j'ai porté plainte pour viol. Déjà on m'a demandé d'appeler à l'avance pour prendre rendez vous, puis finalement que ce n'était pas nécessaire. Ensuite, arrivée au commissariat le plus proche, on me dit que je dois aller au commissariat central, attendre qu'ils m'appellent pour prendre rendez vous, deux jours plus tard. Il y a un vrai problème d'organisation et de désinformation. La plainte s'est assez bien passé dans l'ensemble, je suis tombée sur deux policières, qui appartenait apparemment à un service spécialisé dans l'accueil des victimes. Malheureusement, quelques questions m'ont pas mal secouée, choqué. On m'a demandé si j'avais pu lui donné envie de m'agresser ( après avoir raconté l'histoire). On m'a demandé ce que je portais. Et surtout, alors que je n'avais attendu que deux mois pour porter plainte, on m'a demandé pourquoi j'avais mis autant de temps à venir, d'un ton que j'ai trouvé très culpabilisant. Merci de m'avoir lu. Bonne journée

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

J’ai été droguée au GHB et agressée sexuellement en plein milieu du bar le Supersonic ce vendredi vers minuit. Lorsque j’ai voulu aller porter plainte le lendemain avec une amie à moi et ma sœur, on m’a dit « il y a une plainte pour viol avant vous c’est un sujet sensible » et on m’a fait partir. On a refusé ma plainte. Le bar que j’ai contacté pour les avertir qu’un de leur habitué drogue des jeunes femmes et les agresse sous les yeux des barmans et de la sécurité, ne m’a pas répondu. Silence radio. Honte au Supersonic complice, qui a fait rentrer l’agresseur à nouveau dans le bar quand on m’a tranquillement demandé de partir. Qui est la prochaine victime ? J’ai eu de la chance, mes amies étaient là et on pris soin de moi. Je n’aurai pas passé la soirée autrement. Aujourd’hui c’est la colère qui m’habite et mon corps est en guerre. En guerre contre la police qui m’a fait comprendre que je n’avais pas été violée et que ça n’est pas si grave. En guerre contre cette policière qui a levé les yeux au ciel quand j’ai parlé de GHB. En guerre contre ce bar où j’allais si souvent et où je me sentais chez moi. En guerre contre cet homme du double de mon âge. En guerre contre ce système où on prendra ma plainte et mon témoignage quand je serai morte.

Paris

Commissariat du 12ème

Agressée physiquement dans une station de métro en allant au travail, je me rends au commissariat du secteur moins de deux heures après les faits. On me laisse à la porte car "il y a trop de monde vous ne serez pas prise avant la pause déjeuner". Pour éviter de perdre du temps je tente de faire une pré-plainte en ligne au travail, mais le serveur crashe et la démarche prend fin. Dès la réouverture du commissariat je m'y rends, on me dissuade de porter plainte mais me laisse poser une main-courante après insistance de la collègue qui m'accompagne. Le policier qui prend ma déposition que comme je n'ai pas d'ITT la démarche ne sert à rien, quand bien même l'agression a été filmée par les caméras du métro et quand bien même il y a d'autres victimes, l'agresseur ayant violenté plusieurs personnes.

Toulouse

Rangueil

Un samedi matin, je commençais tôt ma journée. A savoir que dans mon quartier il y a beaucoup de mecs qui zonent pour boire et c’est même encore pire maintenant. Il était donc tôt quand je suis descendue au métro, le quai était vide, j’étais seule quand un homme denvirons 30 ans, grand et n’ayant pas l’air très flippant s’approche de moi pour me demander de l’aide. Le mec avait la joue écorchée, je me suis donc dis qu’il s’était fait quelque chose et j’ai baissé ma garde. Il a commencé à me demander de le soigner tout à s’approchant vraiment trop près. Il était saoul, et plus il s’approchait moins j’étais rassurée. Je lui ai proposé d’appeler les pompiers mais il a commencé à me demander des câlins et que ce soit moi qui le soigne. Plus ça allait plus il me collait. J’ai eu de la «chance » car une jeune femme est arrivée à ce moment là et a tout de suite compris ce qui se passait. J’étais tétanisée, et quand elle lui a demandé de partir et me laisser tranquille il a commencé à me toucher et me coller. Je me suis retrouvée plaquée au mur. Le quai a commencé à se remplir mais personne ne bougeait mis à part cette femme, je n’arrivais à rien même plus à parler tellement j’avais peur. Et puis j’ai commencé à crier de me laisser tranquille et un autre homme est arrivé et a pris les gens à partie pour le dégager de moi. Je suis arrivée en pleurs à mon travail et mon amies et ma sœur m’ont convaincue d’aller porter plainte. Ma mère est venue me chercher avec ma sœur et nous sommes allée au commissariat de Villeurbanne. Je suis tombée sur une jeune femme qui m’a clairement dit que prendre ma plainte ne servirait à rien, que je n’avais pas son nom, même si il y a des caméras sur le quai. Que ma plainte n’allait jamais aboutir et que c’était complètement inutile. J’étais en pleurs et tellement choquée que je n’ai pas su quoi faire, ma sœur insistait mais finalement nous sommes reparties sans porter plainte

Villeurbanne

Villeurbanne

J’ai déposé plainte pour viol, il y’a deux ans. Lors de mon dépôt de plainte (qui ne s’est pas passer dans le commissariat en question) on me dit que mon affaire va être transférée au commissariat de villepinte, là où les fait se sont déroulés. 48h après mon agression je suis convoquée au commissariat de Villepinte (revenir dans la ville de son agression est très compliqué) pour une confrontation avec mon agresseur. Après 2h d’attente dans le commissariat remplis de monde, un policier arrive à l’accueil et dis « la victime de viol pour la confrontation  » j’étais scandalisé toute la salle d’attente du commissariat savait pourquoi je venais. Lors de la confrontation, je me suis vus dire par l’OPJ en charge de l’enquête « pourquoi vous n’avez pas sauté par la fenêtre » « des victimes de viol ça a le visage tuméfié en sang, des hématomes » « enfin moi je me suis déjà fait frotter dans les transports et je me suis défendue » ça a été pour moi une double peine, humiliant les propos que cette OPJ a tenue. J’avais comme l’impression que mon Agresseur avait deux avocats. #doublePeine !

Villepinte

Commissairait de la police Nationale

Je recevais des appels masqués d'un homme qui changeait sa voix. Quand je décrochait il m'insultait, en disant que j'avais une grosse chatte et d'autres choses du genre à caractère sexuel. J'ai eu très peur car il semblait connaître des choses de ma vie privée en cours, je craignais qu'il ne connaisse mon adresse et que les agressions verbales se transforment en agressions physiques. Je suis donc allée voir un commissariat place sainte Anne à Rennes. Un très jeunes policier à l'accueil m'a fait raconter mon récit à l'accueil où tout le monde pouvait m'entendre (2 personnes à 1 mètre derrière moi attendaient aussi). Il a fini par me dire qu'il ne prendrait ni plainte ni main courante car je ne savais pas qui c'était et que de toute façon ne pas refuser automatiquement les appels masqués c'était accepter que je me fasse harceler par cet homme (je cherchais un taf j'allais pas refuser certains appels). Je suis ressortie en pleurs avec la peur au ventre d'être complètement abandonnée à mon sort. C'était il y a 3 ans tout juste. Depuis les appels on cessés mais qui sait s'ils reprendront...

Rennes

Sainte Anne

Bonjour, j'allais porter plainte suite à du harcelement de rue et menace de viol. Je vais pas aller en detail mais en gros un inconnu a qui j'ai refusé qu'il s'installe sur le banc avec moi, m'insulte a plusieurs reprise, hurle qu'il va "me prendre a quatre pattes sur le banc" Puis me dit "suce moi la bite". Avec la police au telephone, ils me proposent de porter plainte, l'arrete, m'emmene au poste. Avant de deposer la plainte un policier me prend a part et me demande de lui raconter, il me dit" Ah mais il ne vous pas menacé de viol! " Et je n'ai deposé plainte ensuite que pour les insultes, n'ayant pas eu le temps de preparer mon depot de plainte ni au courant des termes techniques et lois... L'homme a eu 135 euros d'amande, moi j'ai du me chercher des infos pdt des jours pr essayer de comprendre ce qu'il en etait. Je sais pas si ce que je dis sert a qqch et est dans le theme mais il me semble encore que j'ai manqué d'infos et le policier aussi. Bien cordialement

Metz

J'ai souhaité aller déposer plainte 6 mois après l'agression. En arrivant à l'accueil la première chose que la femme en face de moi me dit c'est (avec reproche, pas empathie) que ça va être compliqué parce qu'il faut porter plainte tout de suite après. Elle me demande pourquoi je ne l'ai pas fait, j'explique confusément que ce n'est pas si simple. Je n'ose pas parler fort parce que je suis dans le hall du commissariat, il y a du monde autour et j'ai honte. Elle me demande de parler plus fort... Elle dit ensuite bien fort "bon vous avez été violé il faut que j'appelle une section spéciale et que je vois si ya quelqu'un de dispo pour prendre votre plainte" ce à quoi je répond que non, ce n'est pas pour un viol mais pour une agression sexuelle. Elle me dit qu'il va falloir que je sois plus explicite parce que je suis incompréhensible selon elle. Elle dit que je lui fait perdre du temps. Je lui dit que je refuse d'en dire plus tant que ce n'est pas pour réellement déposer ma plainte. Cette interaction se termine là. Lors de mon dépôt de plainte je tiens à souligner le caractère transphobe de l'agression mais la policière l'ignore à plusieurs reprises et je dois lui demander une nouvelle fois de le mentionner lorsque je relis le pv. Il finit par être sous entendu et je ne lutte pas plus. J'ai au moins un témoin de cette agression et j'ai également mentionné une autre personne victime du même agresseur, avec son autorisation, pour que son témoignage puisse venir appuyer le mien. À l'heure actuelle, aucun des deux n'a été contacté. Ça fait presque un an et demi. J'ai appelé le commissariat 2 fois et à chaque fois la personne chargée de l'enquête était apparemment "en vacances".

Lyon

3ème

Je vais porter plainte parce que j’ai été violée par mon coach. « Tu faisais quoi aussi tard, seule, dans la nuit dans ce parking? » « T’as pas crié pour que des gens t’entendent? » « Pourquoi en short et teeshirt en décembre? » Je n’ai jamais eu de nouvelle, j’ai juste appris beaucoup plus tard qu’ils avaient interrogé d’autres filles de l’équipe pour voir si j’étais « fiable » et pour savoir si il leur était arrivé quelque chose à elles aussi.

Toulouse

Un technicien venu effectuer l’entretien de la chaudière de mon appartement m’a fait des avances très équivoques. J’étais étudiante et seule dans mon appartement. Après des regards insistants et m’avoir demandé de monter sur une chaise pour attraper un cache situé en hauteur (j’étais en robe), j’étais terrifiée. Je ne pensais qu’à une chose : qu’il ne tente rien et qu’il parte au plus vite. Une fois parti, il a utilisé mon numéro pour m’inonder de sms pour me dire qu’il avait vraiment apprécié sa visite et qu’il voulait que je le paye plutôt en nature… après en avoir parlé à mon oncle en qui j’avais confiance, j’ai appelé le commissariat pour demander si cela pouvait justifier une plainte. Au téléphone, On m’a dit de venir en déposer une. Je m’y suis donc rendue, confiante, et avec les sms pour preuve de mon témoignage. Je n’y suis pas allée pour moi car heureusement il ne m’était rien arrivé mais au cas où il essaie un jour d’aller plus loin avec d’autres femmes car il avait l’air habitué à jouer son numéro. J’ai été reçue comme une traînée. Le policier qui a pris mon témoignage ne comprenait pas pourquoi j’étais là, pour lui il n’y avait rien à dire. Je lui ai rappelé plusieurs fois que j’avais demandé avant de venir et que c’est une de ses collègues qui m’avait confirmé un peu plus tôt que c’était nécessaire. J’ai dû insister et expliquer en quoi le comportement de cet homme n’était pas normal. On m’a répondu « ça va faut pas en faire tout un plat, c’est juste un dragueur un peu lourd et maladroit » puis on m’a demandé comment j’étais habillée, pourquoi je m’étais changée entre temps… J’ai commencé à ressentir de l’humiliation alors que j’étais plutôt sereine et calme jusque là. Je lui ai répondu « vous croyez quoi? Que je l’ai accueilli en porte jarretelle pour l’exciter et qu’une suite je viens me plaindre parce que je n’ai que ça à faire de ma journée? » C’était peine perdue, je voyais que je n’avais aucun crédit. Je suis finalement repartie avec une main courante « juste pour dire que », j’ai fondu en larme quand je suis remontée dans ma voiture. 10 ans après, je me souviens plus de l’accueil et de l’humiliation de la police que des faits en eux mêmes… et c’est ça le plus dramatique pour moi! Je me suis répétée pendant des mois « heureusement que j’ai pas été violée, porter plainte aurait été insupportable ». Depuis ce jour, j’ai compris pourquoi les femmes ne portent pas plainte.

Nancy

Lobau

Je précise qu’il s’agit d’une tentative de viol. Le commissariat du 7eme m’a accueilli dans des conditions déplorables, à sous entendu que j’étais responsable ce que qui se passait. Malgré avoir réussi à prendre mon agresseur en photo, ils m’ont accusé de ne pas être coopérative car je ne pouvais pas me rendre à un rendez vous pour des raisons professionnelles. J’ai retrouvé mon agresseur seule.

Lyon

Lyon 7 eme

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Saint-Didier-la-Forêt

ez

J'avais déposé une plainte à Paris, commissariat château rouge, pour un viol que j'avais subi à 18 ans à Lille. Ça a été très dur mais j'avais été bien reçue et prise au sérieux. Je n'ai pas eu de nouvelles pendant presque deux ans. Je travaillais à Lille et j'ai reçu un appel : "-Bonjour Madame, commissariat de Lille. On vous appelle concernant une histoire de viol quand vous prostituiez en 2001. - (là je suis choquée, je m'éloigne de mon poste de travail et je reprends mes esprits) Euh pas du tout, j'avais 18 ans et j'ai porté plainte contre un garçon qui abusé de moi. J'avais bu mais je soupçonne qu'il m'ait drogué. J'ai de vagues images de plusieurs hommes, et je me suis réveillée dans la rue, je n'arrivais plus à marcher correctement et je saignais... -(il rigole) ah oui excusez moi j'ai confondu avec l'affaire du dessous. On doit vous voir, il n'y en a pas pour longtemps. -d'accord, je peux me faire accompagner ? -Non ce n'est pas la peine, ça va être rapide. “ Je me rends au rendez-vous. Deux policiers me reçoivent dans une petite salle. Je dois re-raconter toute l'histoire. On me dit qu'ils ont eu des nouvelles de l'homme. J'ai peur, je pleure et je demande à être accompagnée. Je leur dis que je ne me sens pas bien, que j'aimerai que mon père soit là pr m'aider. Ils me redisent que ce n'est pas la peine, qu'il n'y en a plus pour longtemps. Ils insistent sur le fait que j'avais bu, que j'étais jeune et c'était dangereux de me mettre dans cette situation. Je passe dans la pièce d'à côté et ils me demandent de regarder des photos sur l'écran d'ordinateur. Là, défilent des dizaines de photos en noir et blanc, format identités, on ne voyait rien. Je ne voulais pas désigner des personnes qui n'avait rien à voir. J'étais vraiment mal. Je reconnais néanmoins la personne initiale que je connaissais. J'ai extrêmement peur, je leur dis que je me sens mal et que je veux être accompagnée. Même refrain, ce n'est pas la peine. Je leur dis que je ne reconnais pas les autres. Ils me disent alors :"ah bah oui vous aviez bu". Au bout de deux heures, je leur redis que je veux appeler mon père, qu'il est flic à la PJ de Lille et que je veux qu'il soit là. Là, ils me disent que c'est bon, que je peux partir et qu'ils me contacteront plus tard. J'étais aneantie, je revivais mon histoire et me sentais perdue. Un ami est venu me chercher. J'ai revu mon père quelques jours après. Je lui ai raconté, succinctement. Il m'a dit que j'aurais dû demander qu'il soit là... Je lui dit que je ne voulais plus jamais avoir à faire avec la police, que je voulais retirer ma plainte. Des années après, je vais mieux mais j'ai toujours une angoisse de retomber sur ces personnes quand je vais à Lille. J'ai du mettre des années avant de me dire que ce n'était pas de ma faute. Pour le chemin de la reconstruction, on nous pousse à porter plainte. Mais le risque est tellement grand d'être reçu d'une façon qui empire la situation... C'est quitte ou double. À Paris, je me suis sentie entendue, à Lille je me suis sentie condamnée.

Lille

19 rue de marquillies

J'avais 10 ans lorsque j'ai commencé à parler d'agressions sexuelles subies à l'âge de 8 ans. Ma mère m'a accompagnée à la gendarmerie pour porter plainte. Une enquête pour pedocriminalité a été ouverte et j'ai dû témoigner encore et encore devant des tas de personnes, dans des commissariats plus grand que celui de ma ville, notamment à Châteauroux. Des témoignages ont également été demandés à plusieurs personnes de mon entourage au moment des faits, dont le personnel enseignant de mon école. J'ai appris quelques années plus tard que la gendarme chargée de l'enquête disait à tous les témoins qu'elle ne me croyait pas, alors qu'eux me croyaient et corroboraient ma version des faits. L'affaire a été classée sans suite.

Châteauroux

Quand j’étais encore mineure après des années de violences psychologiques j’ai décider de partir de chez moi. Après des faits de violence physiques suite à mon départ de chez ma mère, c’est avec le cœur lourd et la gorge nouer que je le rends à Bordeaux chez ma sœur et décide de porter plainte (mon corps pouvait encore témoigner des coups que j’avais reçu). Le commissariat à refuser de m’entendre car j’étais mineure et que pour déposer plainte il fallait être avec un responsable légale. Bien sûr j’ai expliqué aux gendarmes que c’était contre ma mère que je voulais porter plainte donc j’allais pas lui demander de m’accompagner. Ils n’ont rien voulu savoir, personne ne m’a reçu, écouter, ni entendue. De retour chez moi, je retourne au commissariat et dépose enfin plainte. Je le raconte ensuite les années compliqué vécu chez moi et les violences sexuelle dont j’ai était témoin sur mon petit frère durant plusieurs année. Après quels auditions, on me dit qu’il n’y a pas de preuves pour inculper qui que ce soit et on va même jusqu’à me dire « en même temps si vous aviez filmer quand vous avez vu les scènes ce serait plus facile à croire ». J’étais choqué par ce manque d’empathie. Au final, l’affaire à était classée sans suite et j’en ai même était évincé car j’avais atteint la majorité entre temps (donc plus recevable devant le juge des enfants). Même si, je tiens à le souligner, une gendarme a était plus que professionnel et compréhensive, je garde bien évidemment de très mauvais souvenir de tout ça. Et bien sûr, la justice n’a pas était rendu. Ses crimes sont rester impunis #doublepeine

Dax

J ai été victime de viols et de violence physique et psychologique de la part de mon compagnon de l époque. J ai voulu porter plainte pour Viols, car ce malade me forçait à avoir des rapport que je ne voulais pas, mais les policiers n ont pas voulu prendre ma déposition car ils ne considéraient pas que c'étaient des viols car nous étions en couple. Je disais à mon partenaire que je ne voulais pas, il me harcelait violemment pour que je cède je le laissais pénétrez mon corps sans juste pour qu il fasse ce qu il avait à faire, je ne bougeais pas, il me dégoûtant mais d après la police ce n était pas des viols... Une autre fois ce type à voulu nous mettre à la rue, en pleine nuit mon fils de 12 ans et moi, j ai appelé la police qui m a dit qu il pouvait le faire car nous étions chez lui et qu il pouvait nous mettre dehors du jour au lendemain... la mère de ce malade était présente... j ai sorti un plug anal que ce malade utilisait pour essayer de me pénétrez...pour expliquer aux policiers et à la mère de ce malade les pratiques séxuelles malsaines que ce type me faisait subir...j étais contre ces pratiques, mais ce malade s en moquait...un des policiers présent à dit "à tien j ai le même à la maison en riant "... la police française dans toute sa grandeur et don humanité. Ce type nous a jeté à la rue et je n ai reçu aucune aide de la police.

Neuilly sur Marne

J'ai été agressée en pleine rue, un dimanche matin à 6h par un garçon que j'avais fréquenté et qui fréquentait maintenant une amie à moi. Cette dernière étant bourrée et ayant perdue ses clefs voulait aller chez son ex au lieu d'aller chez lui. Il s'est énervé. Je lui ai dit qu'il était jaloux. Il m'a giflé. J'ai voulu me défendre je n'ai pas réussi. Il m'a à nouveau giflé avant de partir car des hommes qui passaient par là ont commençé à s'inquiéter. Mon amie lui a foncé dessus et il lui a mis un revers qui l'a faite tomber au sol. Je dis gifler seulement parce qu'il avait la main ouverte et non fermée. Mais en réalité il y a mis toute sa force. Sous les conseils de nos proches, Nous avons voulu porter plainte. Et même si je suis arrivée au bout de la plainte. Mon amie ne l'a pas fait car nous sommes tombées sur un agent qui n'a fait que nous juger de par notre histoire alambiquée. Nous étions des salopes. Je lui ai demandé si ils avaient un doliprane, il était 11h du matin. Je m'étais faite frappée, j'étais à bout. Il m'a répondu : 100 balle et un Mars aussi ? Il a fini par me donner le doliprane en ajoutant: et moi je fais comment si j'ai mal à la tête aujourd'hui ? Je lui ai demandé un verre d'eau. Il m'a répondu : d'aller boire aux toilettes. J'ai du prendre le doliprane en buvant de l'eau directement au robinet des toilettes. Il m'a ensuite dit que ça servait à rien que j'aille voir le médecin legiste puisqu'on ne voyait rien pour ensuite mettre sur la plainte que j'avais refusé d'aller le consulter. J'avais signé, à bout de nerf, sans faire attention à ce détail. Je me suis tellement sentie jugée et pas prise en charge affectivement parlant que je n'ose plus aller porter plainte lorsqu'il m'arrive quelque chose. A quoi bon ? On va me juger et je n'aurai pas gain de cause ...

Toulouse

Canal du midi

Bonjour, J'ai été violé à l'âge de 17ans. Après 5ans de silence et parce que mon Corp et mon esprit me lachaient sous le poid de ce traumatisme, j'ai décidé de porter plainte au commissariat central de Toulouse. Ils ont été parfait ainsi que la gendarmerie de muret qui a repris l'affaire. Les soucis commencent avec la juge d'instruction qui me répète qu'elle me croie mais qui ose me demander se que je ressentirai si il était acquitté (cet homme a des antécédents de viol et connu des services de polices pour plusieurs types de délits dont des violences). Après cette question elle m'explique que l'affaire va être requalifier en agression sexuelle et non plus en viol. (la totalité des représentants des forces de l'ordre, des avocats et de la justice m'ont bourré le crâne pour que j'accepte de dire le mot viol ! Je n'arrivais pas à l'utiliser) comprenez mon choc quand une fois que j'accepte de dire que j'ai été violé on m'explique qu'il ne sera pas jugé pour la totalité des actes qu'il a commis et que je n'ai pas le choix sinon il n'aura aucune peine. Je me suis sentie et je me sens toujours trahie par la justice. Déplus ce dernier à pris que 3 ans de prison avec surcis car ils estiment que vu qu'il se comporte correctement depuis ma plainte il ne représente plus un risque pour la société !!! Et moi se qu'il m'a fait on l'oubli ? Il mérite pas d'être puni ? Comment peut on demander aux femmes de porter plainte et de parler quand au final leur voix sont modifiees et leurs traumatismes réduits à des faits moins importants que le réel? Je vie avec un sentiment d'injustice, si quelqu'un d'autre porte plainte pour viol contre lui, ça ne sera même pas de la récidive !! Il s'en sortira toujours et ne sera jamais jugé pour se qu'il a fait réellement !! Comment ne pas dire au victimes de faire confiance en la justice et à leurs familles de ne pas faire justice elle même quand on observe ça ?!! Je suis en colère et tellement déçue...

Je dépose plainte pour viol, la 1ère déposition se passe « bien » et puis arrivée à la seconde, je me retrouve face à une femme qui me demande avec combien d’hommes j’ai couché, quelles sont mes positions sexuelles préférées, et insinue à demi-mot que je suis à la limite de la nymphomanie… Cette phrase restera à jamais gravée dans ma tête « Vous paraissez en savoir beaucoup sur les relations sexuelles et leur positions pour votre âge, comment vous positionnez vous par rapport à cela? Aimez-vous le sexe? »… Sans parler de l’expertise psychologique dépêchée par la brigade, une femme encore une fois qui, dans son rapport, m’insulte a minima 2 reprises de « boulimique sexuelle ». Elle est toujours rappelée par les services de police locaux pour intervenir dans des enquêtes. Le procureur, face à ça, ne s’est pas indigné le moins du monde, et a requalifié sans mon consentement (grand manquement au code de procédure pénale, donc action quasiment illégale) les chefs d’accusation de « viol et complicité de viol en réunion » à « harcèlement sexuel », chef retenu contre par exemple un collègue de bureau qui vous aurait touché les fesses. Deux poids deux mesures.

Pamiers

Gendarmerie de Pamiers

De mes 12 ans à mes 16 ans j ai été violée par mon grand père. Mon copain ne supportant plus d'être impuissant face à mes messages décrivant ce qu il faisait il a décidé d appeler les policiers qui le lendemain matin à 11h sont venu me récupérer. Deux hommes policiers m ont emmenée en voiture au poste de police ; durant le trajet l un d eux dit " elle a pas l air bien traumatisé" J étais vide et ailleurs, complétement déconnecté mais cette phrase m a choqué. Une femme prends ma plainte, me demandant beaucoup trop de fois si j étais sur de moi et que c était bien vrai. Mon grand père étant un homme "correct" au près de beaucoup dans son village, les policiers eux même, doutait de ma version.

Montpellier

J'accompagnais une amie pour déposer une plainte pour agression sexuelle. Lorsque nous sonnons pour entrer dans le commissariat, l'homme derrière l'interphone nous demande la raison de notre venue. Après avoir expliqué clairement le motif ("dépôt de plainte pour agression sexuelle"), on nous demande des précisions. Nous avons dû expliquer en détail l'agression, dans la rue, sans voir notre interlocuteur, entourées des passants et des autres personnes qui attendaient pour rentrer. Arrivées à l'accueil, la scène se reproduit, nous devons donner beaucoup de détails et décrire plusieurs fois l'agression dans le hall, devant tout le monde. Une fois arrivées devant la commissaire pour déposer la plainte, mon amie témoigne de son agression, n'omettant aucun détail pour ne pas avoir à tout recommencer une énième fois. Mon amie s'absente quelques minutes pour aller aux toilettes. La commissaire me demande alors si mon amie aime "raconter des histoires", et sous-entend que la déposition est trop longue. Une fois mon amie de retour, la commissaire a fait comme si de rien n'était et a terminé la procédure. Nous sommes réparties soulagées d'avoir pu enfin déposer cette plainte. Mais nous étions aussi très en colère d'avoir dû le faire dans ces conditions.

Poitiers

Poitiers

Commissariat de Rennes "Madame êtes vous sur de vouloir porter plainte car là c'est sa parole contre à peine la vôtre, vous ne voudriez pas détruire la vie d'un jeune homme sans être vraiment persuadée qu'il vous ait violé" Il y a un peu plus de deux ans, j'avais 25 ans, sortie de boîte je me réveille dans le lit d'un inconnu. Black-out, je ne sais pas où je suis, qui est à côté de moi et je suis nue... (je n'ai jamais fait de blackout et n'avais pas bu plus que de raison) Rentrant chez moi après un réveil ou je me sens "hors de mon corps" je m'effondre devant mes parents en leur disant que je pensais mettre fait droguée. J'étais comme dans un état second ou je n'arrivais pas à réfléchir, je ne comprenais pas vraiment ce qu'il s'était  passé. C'est seulement le lendemain matin, après que mes proches aient insisté, que je suis allée au commissariat. Je n'étais pas à l'aise, pas forcément sur de vouloir tout raconter une nouvelle fois, mais ma grande sœur m'a accompagné et a parlé à l'accueil pour moi. On lui a dit qu'on ne pouvait pas prendre ma plainte avant que j'aille à l'hôpital me faire examiner.... J'ai donc posé un congé pour aller à l'hôpital directement. La bas j'ai été extrêmement bien reçue. Examination, prise de sang (les délais pour déceler quoi que ce soit comme drogue dans le sang étaient dépassés mais dans le doute ils m'en ont fait une) plus une intraveineuse pour prévenir toutes IST, SIDA etc. Après ce long moment nous sommes retournées au commissariat où cette fois on nous a dit que la brigade des mœurs n'était pas de service et qu'ils allaient m'appeler. C'est seulement 48h plus tard qu'à 15h, en pleins boulot je reçois un appel d'une policière. Elle me demande de raconter une nouvelle fois mon histoire, ce que je fais, bien qu'absolument pas à l'aise car sur mon lieu de travail. Après avoir tout raconter une nouvelle fois, sa première phrase, je m'en souviendrais toujours, à été : "Madame êtes vous sur de vouloir porter plainte car là c'est sa parole contre à peine la vôtre, vous ne voudriez pas détruire la vie d'un jeune homme sans être vraiment persuadée qu'il vous a violé" Le fait est qu'apparremment  vu que j'avais bu, mon témoignage ne pouvait pas être vraiment prit en compte. Que je n'avais pas de bleus sur le corps et que ce genre d'enquete "ne mènera à rien". Je voulais simplement qu'ils prennent en compte ma parole, qu'ils prennent au moins les coordonnées que j'avais trouvé du type (si elles ressortent dans une autre affaire ce ne sera pas un hasard) ou bien qu'ils visualisent les caméras de surveillance de la boîte de nuit. Mais non, rien. Je n'ai pas su trouvé la force pour faire "forcing" je n'étais déjà pas à l'aise avec le fait de témoigner, forcer une plainte était totalement au dessus de mes forces... Avec le recul droguée ou juste extrêmement alcoolisée il était certains que je n'étais pas apte à donner un consentement clair et éclairé. Je ne l'ai appris qu'après. Que mon Témoignage était tout aussi crédible que celui du type, que ma parole valait autant que la sienne. J'ai egalement appris à mes dépends que si vous pensez qu'on vous a drogué, cela reste à peine 10h dans le sang, ce qui demande une réactivité qui est dans ces moments là impossible à avoir.

Commissariat de Rennes 35000.

Commissariat de Rennes "Madame êtes vous sur de vouloir porter plainte car là c'est sa parole contre à peine la vôtre, vous ne voudriez pas détruire la vie d'un jeune homme sans être vraiment persuadée qu'il vous ait violé" Il y a un peu plus de deux ans, j'avais 25 ans, sortie de boîte je me réveille dans le lit d'un inconnu. Black-out, je ne sais pas où je suis, qui est à côté de moi et je suis nue... (je n'ai jamais fait de blackout et n'avais pas bu plus que de raison) Rentrant chez moi après un réveil ou je me sens "hors de mon corps" je m'effondre devant mes parents en leur disant que je pensais mettre fait droguée. J'étais comme dans un état second ou je n'arrivais pas à réfléchir, je ne comprenais pas vraiment ce qu'il s'était  passé. C'est seulement le lendemain matin, après que mes proches aient insisté, que je suis allée au commissariat. Je n'étais pas à l'aise, pas forcément sur de vouloir tout raconter une nouvelle fois, mais ma grande sœur m'a accompagné et a parlé à l'accueil pour moi. On lui a dit qu'on ne pouvait pas prendre ma plainte avant que j'aille à l'hôpital me faire examiner.... J'ai donc posé un congé pour aller à l'hôpital directement. La bas j'ai été extrêmement bien reçue. Examination, prise de sang (les délais pour déceler quoi que ce soit comme drogue dans le sang étaient dépassés mais dans le doute ils m'en ont fait une) plus une intraveineuse pour prévenir toutes IST, SIDA etc. Après ce long moment nous sommes retournées au commissariat où cette fois on nous a dit que la brigade des mœurs n'était pas de service et qu'ils allaient m'appeler. C'est seulement 48h plus tard qu'à 15h, en pleins boulot je reçois un appel d'une policière. Elle me demande de raconter une nouvelle fois mon histoire, ce que je fais, bien qu'absolument pas à l'aise car sur mon lieu de travail. Après avoir tout raconter une nouvelle fois, sa première phrase, je m'en souviendrais toujours, à été : "Madame êtes vous sur de vouloir porter plainte car là c'est sa parole contre à peine la vôtre, vous ne voudriez pas détruire la vie d'un jeune homme sans être vraiment persuadée qu'il vous a violé" Le fait est qu'apparremment  vu que j'avais bu, mon témoignage ne pouvait pas être vraiment prit en compte. Que je n'avais pas de bleus sur le corps et que ce genre d'enquete "ne mènera à rien". Je voulais simplement qu'ils prennent en compte ma parole, qu'ils prennent au moins les coordonnées que j'avais trouvé du type (si elles ressortent dans une autre affaire ce ne sera pas un hasard) ou bien qu'ils visualisent les caméras de surveillance de la boîte de nuit. Mais non, rien. Je n'ai pas su trouvé la force pour faire "forcing" je n'étais déjà pas à l'aise avec le fait de témoigner, forcer une plainte était totalement au dessus de mes forces... Avec le recul droguée ou juste extrêmement alcoolisée il était certains que je n'étais pas apte à donner un consentement clair et éclairé. Je ne l'ai appris qu'après. Que mon Témoignage était tout aussi crédible que celui du type, que ma parole valait autant que la sienne. J'ai egalement appris à mes dépends que si vous pensez qu'on vous a drogué, cela reste à peine 10h dans le sang, ce qui demande une réactivité qui est dans ces moments là impossible à avoir.

Commissariat de Rennes 35000.

On a fait soirée chez un pote à moi, on est sorti dans un bar et au final je pense qu’on m’a drogué dans le bar donc au final mes amis m’ont mis dans le lit de mon pote parce que j’étais pas bien, au final il m’a violé, j’étais vierge, j’avais mal, je pouvais pas bouger, là pire douleur et le plus gros traumatisme de ma vie, 9 ans plus tard je ne m’en suis toujours pas remise

Tarbes

J’ai souhaitez déposer plainte au commissariat de cannes pou un attouchement sur mineur, j’avais 12 ans au moment des faits, 24 ans quand j’ai déposer la plainte. Après une amnésie traumatique je souhaite déposer plainte pour que cette personne ne travaille pas et n’est pas de contact avec des enfants et pour ses filles. Je vais donc au commissariat de cannes, après 2heures d’attentes, arriver à 10h30 accueilli par une femme de l’accueil à 12h30, elle me demande la raison de mon dépôts de plainte, premièrement j’étais mal à l’aise car elle étais super sèche, froide et parler fort alors qu’il y avais du monde, je lui dit donc « attouchement sur mineur » elle répète ceci à vois haute et rajoute « sur qui » je lui demande si on peut en parler en priver, elle me répond que non c’est ici, je lui répond donc « sur moi même quand j’avais 12ans » elle me répond « et c’est maintenant que vous venez ? Sa servira à rien! Vous voulez pas repasser demain, on as des choses plus importante et beaucoup de monde » voilà mon premier contact après mon traumatisme. Je ne sais pas quoi ajouter tellement j’ai étais déçu, mal à l’aise, culpabiliser...

Cannes

Cannes

"Ce n'est pas si grave." de la part du policier en charge de mon dépôt de plainte. Parce que je ne me suis faite "que" toucher les seins dans la rue. Quand je lui ai répondu qu'il n'avait pas à juger de la gravité de ce que je ressentais, il m'a menacé en me disant que comme cela c'était passé à ma sortie d'un bar, j'aurais pu être mise en cellule de dégrisement s'il le voulait. Que je devais me montrer reconnaissante de sa politesse depuis le début de notre échange. Je suis sortie bouleversée et apeurée de son bureau.

Paris

4ème arrondissement

A 25 ans, j’ai tenté d’avoir un job en tant que mannequin cabine. Un homme m’a donné ma chance et a accepté de me rencontrer, j’étais folle de joie. Malheureusement, on s’est vu plusieurs fois pour des essayages et les choses devenaient de plus en plus bizarres. La dernière fois, il m’a donné rdv à 20h. Je trouvais ça tard mais il m’avait juré qu’il ne serait pas seul, que son équipe serait avec lui au showroom. Je m’y suis rendu et il m’attendait à la lumière de bougies avec une bouteille de champagne déjà ouverte. Je me suis dis, ma fille il a mis quelque chose dedans. J’ai tout de suite allumé les lumières pour y voir et j’ai signalé que je venais pour finir le travail d’essayage mais que je repartais dans cinq minutes. Il a fait traîner en longueur en instant pour que je boive, et puis il me tripotait de plus en plus. Il m’a finalement collé contre un mur et a tenté d’enfoncer sa main dans mon pantalon tout en me touchant les seins. Ça m’a sorti de mon état de sidération, je me suis dis il est temps de partir et j’ai claqué la porte. Je ne comptais pas porter plainte mais quelque semaines plus tard je croise dans Paris une fille que j’avais vu au showroom, qui était modèle aussi. On discute et elle me raconte qu’elle a déposé une plainte contre le gars avec qui on avait travaillé et là on réalise qu’on a vécu des choses similaires. Elle me demande donc de porter plainte dans le même commissariat afin d’étayer sa plainte et de grossir le dossier contre ce mec. Je n’avais jamais fais ça, mais pour elle je voulais vraiment me faire violence et aller au bout de la démarche. Je me rends donc dans le même commissariat où elle avait été quelques jours plus tôt. Deux policiers fument un clope dehors et quand j’approche de la porte d’entrée l’un d’eux m’arrête et me demande pourquoi je viens. Ça me parait étonnant dans la rue comme ça mais je n’ai pas honte alors je réponds « déposer plainte pour agression sexuelle ». Je m’en rappellerais toujours, ce mec me regarde de ma tête au pied et se met à rire. Dans la rue comme ça avec son collègue à côté. Ça m’a assommé. Je lui ai demandé ce qu’il trouvait de drôle, il s’est donc calmé et m’a dit « rien rien, mais clairement je prendrais pas votre plainte ». J’ai fini par trouver à l’intérieur des lieux un autre policier pour me recevoir. Racontant mon histoire, les questions désagréables s’enchaînaient « mais pourquoi être revenu faire des essayages pour lui si il semblait bizarre ? Vous vouliez vous mettre en danger » « mais il vous faisait porter quoi comme tenue ? Vous avez accepté de porter une robe transparente devant lui et vous pensiez ne pas l’exciter ? ». Ça sonnait comme des jugements. Le policier n’était pourtant pas désagréable mais il semblait pas du tout renseigné sur la manière de me parler etc. Il a fini par me dire que comme il n’y avait pas eu de pénétration il ne pouvait pas y avoir de preuve d’agression. J’ai eu la sensation qu’il aurait fallu que je laisse les choses aller jusqu’au bout pour pouvoir me faire entendre, et encore… j’ai pourtant un papa dans la police et je n’avais jamais eu d’apriori sur les policiers avant ce moment. Depuis je refuse de me tourner vers eux lorsqu’il m’arrive ce genre de choses.

Paris

Aller porter plainte pour viol au commissariats Lyon, la policière qui me dit que que « c’est normal qu’il t’arrive des bricoles quand tu bois de l’alcool à 18ans » et oser demander à mon amie si je n’avais pas un comportement « ambiguë », ne pas avoir de nouvelles ni du médecin légiste, ni du commissariat, ne pas obtenir de suivi psychologique, envoyé des mails sans réponses… et apprendre que le violeur en question a des enfants et fait des études d’aide soignant dans le plus grand des calmes…

Lyon

Lyon 3

Bonjour je viens raconter ce que j'ai vecue il y a 12 ans. A cet époque j'avais 17 ans je connaissais mon agresseur c'était le meilleur ami du géniteur de mon fils. Ça a commencé petit à petit... des soirs où il me ramenais chez mes parents je dormait dans la voiture il passait des heures à me regarder dormir... ma mère s'en ai rendue compte... ensuite un soir ou ont rentre de soirée cet homme mon conjoint et moi je monte devant et mon conjoint derrière je m'endort arrivés devant chez mon conjoint mon conjoint sort de la voiture et veut m'ouvrir la porte son meilleur ami enclenche la fermeture automatique des portes et c'est la ou ma première agression a eue lieu... j'ai été tabasser et séquestrée pendant presque 2 h ... j'ai croisé la police sur la route le mec a cramer un feu rouge devant eux j'ouvrais les fenêtres en hurlant au secours des mecs dans la rue ont essayer de courir pour m'aider les flics n'ont jamais rien fait. Passée la crise le mec me dépose chez mon conjoint et j'étais couverte de bleus la mère de mon conjoint s'est permise de l'accueillir chez eux pour la nuit après ce qu'il m'avait fait. A mon réveil le lendemain j'apprends que ce mec est venu dans la chambre de mon conjoint et moi il m'a vue nue... j'ai pas déposée plainte contre lui grossière erreur... 2 mois après je vais a une soirée ou ce mec est la je me retrouve seule chez lui dans sa chambre j'avais un jean avec une chaîne sur le côté il a essayer de m attraper et a casser ma chaîne j'ai appeler ma mère en hurlant qu'il allait me violer elle ne savait pas son adresse et moi non plus elle a appelé la police avec le nom du mec ils sont arrivés en même temps que ma mère et quand ils sont arrivés les parents de ce mec étaient dans leur chambre depuis le début ils ont osés dire qu'ils n'avaient rien entendus et que le mec était mon mec.. j'ai voulue déposé plainte sauf que le mec a un oncle haut placé dans la police et a un gros retard mental... j'ai appris depuis qu'il a essayer de violer la conjointe actuelle du géniteur de mon fils... personne ne m'a crue a l'époque même lui... depuis il s'est excuser... j'ai essayer d'avertir des sites où le mec est présent et la encore il est mis au courant par des personnes et ce place en victime... si toi aussi tu te reconnais dans mon témoignage tu pense savoir qui est cette personne contacte moi je suis prête a appuyer ma plainte a nouveau pour aider d'autres victimes... mon agresseur vivais a basse goulaine a l'époque chez ses parents et actuellement il vivrait a vertou

Nantes

basse goulaine

J’ai été en couple avec un garçon de 4 ans mon aîné entre mes 13 et mes 17 ans. Première histoire qui s’avérera être un cauchemar. Il me manipule, me surveille, valide ou non mes tenues pour le lendemain (et que je ne m’amuse pas à aller contre son avis sous peine de coups), ma coupe de cheveux, les gens à qui je parle ou non et quels sujets j’aborde. Je suis selon lui, moche, folle, débile et je ne trouverais jamais personne qui m’aimera. S’en suivent 4 ans de coup, de menaces, de viol et à cet âge là, je n’ai aucune idée de savoir si c’est normal ou non, de me faute ou non mais je sais que je ne dois rien dire. J’ai honte. Il veut devenir militaire, s’engage et quitte la région. Je suis sauvée! Je le quitte mais il me fait suivre ici, m’appelle pour me décrire la tenue que je portais, l’endroit où j’étais, a qui je parlais et à quelle heure. Ses potes se mettent à me faire des signes très clairs de menace et m’interpellent en me criant des « fais bien attention à ce que tu fais ». C’est tout cela que je raconte à la police, 3 ans après ma séparation et parce que le harcèlement quotidien persiste et je n’en peux plus. Ça fait 7 ans que je le vis et je suis déjà usée à 20 ans. Mais là, on m’explique que non, c’est faux, il est à l’étranger et ne peut pas avoir des gens sur place qui agissent pr lui. « On est pas dans une série mademoiselle! » et « ça devait pas trop vous déranger pour que vous n’en parliez que maintenant. C’est flatteur d’avoir un homme qui vous aime tant ». Mais surtout le fou « Vous ne pouvez pas porter plainte contre lui. Je ne prendrais pas votre plainte parce que Mr est militaire maintenant, vous allez mettre fin à sa carrière. Si tout ce que vous racontez est vrai, vous pensez que ça va le calmer de lui gâcher sa vie? » J’ai déposé plainte malgré tout, je n’ai rien lâché. Sauf que… la mère de ce garçon travaillait à la ville et connaissait bien certains policiers. Elle a été prévenue et elle a tout fait pour que ma plainte disparaisse (spoil, elle a réussi!). Et c’était au tour de la police de me harceler pour que je retire ma plainte. J’ai reçu plusieurs appels jusqu’au jour ou c’est ma mère qui a répondu et les a menacé de déposer plainte contre eux. Ils se sont bien foutu de sa gueule en lui disant qu’ils étaient intouchables mais ils ont arrêté. Ma plainte elle… plus aucune trace! Ce garçon m’a retrouvée quelques années plus tard et à recommencé à se pointer sur mon lieu de travail quand j’y étais seule et le soir de préférence. Doux comme un agneau mais je le connais trop bien pour imaginer une seule seconde qu’il ait été honnête. Sachant que je ne pouvais pas compter sur la police pour me protéger, j’ai demandé à changer d’horaires de travail, me faire tjs accompagner d’un collègue masculin etc. J’ai encore changé mon mode de vie à cause de lui et de la police qui lui a prouvé qu’il pouvait continuer. Bilan, j’ai été reçue comme une minable, on a d’abord refusé de m’entendre et comme je ne me suis pas laissée faire, on a fait disparaître tous mes mots (maux) pour ne surtout pas gâcher un petit bout de vie d’un gars que la police connaissait et jugeait être un bon garçon.

Nice

Cagnes-sur-Mer (ville introuvable dans le déroulé au dessus)

J'ai été agressée sexuelement par un "ami" un soir... il a tenté de me faire boire à plusieurs reprises, mais j'ai refusé. J'étais donc sobre et j'ai repoussé ses nombreuses avances, il a fini par me tenir pour se masturber sur moi. J'évite les détails. À la suite de quoi j'ai eu plusieurs semaines de dénis, puis de degout, jusqu'à une tentative de suicide. Il m'a fallu près de 2ans pour voir le chemin s'éclaircir. Porter plainte était un pas important pour ma guérison. Arrivée au poste, la personne à l'accueil m'a fait répété 3 fois, haut et fort pourquoi je venais, devant tout le monde! Puis j'ai attendu plus d'une heure avant que cette personne me demande si je voulais être reçue par une femme. J'ai repondue : peu importe, juste une personne qui me respectera. Leur réponse : c'est notre collègue femme qui gère ca normalement, elle vous reçoit au retour de sa pause. J'ai attendu 1h de plus quand cette fameuse collègue est venue vers moi devant tout le monde pour me dire : donc vous vous venez par rapport a une agression séquelle c'est bien ça ? Je lis ici que c'était il y a 2ans, et c'est maintenant que vous venez ?! Je peux savoir pourquoi ça vous prend comme ca ? Voilà mon humiliation en publique, à laquelle je n'ai pas su répondre. Je me suis sentie impuissante, coupable et surtout nulle face au temps que j'ai mit dans ma guérison. Finalement elle a préféré ne pas me recevoir. Et mm si c'est intolérable, c'est tant mieux avec du recul, car j'ai été reçu par un collègue homme qui s'est trouvé etre tellement plus respectueux qu'elle. Il a été à l'écoute et a essayé de faire au mieux malgré quelques maladresses : " vous savez que si votre plainte passe vous allez devoir vous justifier devant lui (l'agresseur) , ca sera sa parole contre la vôtre ". Évidement cette plainte n'a servis à rien. Plus aucune nouvelle depuis ce jour...mais au moins je l'ai fait.

Marseille

Je portais plainte pour violences sexuelles. On m'a dit "Tu sais, un viol, c'est grave.".

Annecy

Je voulais déposer plainte pour viol. J'ai été victime de viol à l'âge de 8 ans. J'ai appelé une plateforme dédiée pour me renseigner sur la façon dont je devais procéder. La personne qui m'a écoutée m'a crue et m'a encouragée à aller au commissariat tout en me disant qu'une seule plainte ne servirait à rien et qu'il ne fallait pas que j'y aille seule. Qu'il fallait absolument que je sois capable de tout détailler et qu'au mieux, il y aurait enquête si les plaintes s'accumulaient. Cette personne m'a aussi dit qu'étant donné l'âge du violeur au moment des faits (16-17 ans), il avait sûrement réitéré. Ça m'a brisée sans être passée par la case commissariat qu'on me dise que ma plainte ne servirait grosso modo à rien, qu'on ne me croirait pas et qu'il pouvait en gros continuer à violer des enfants impunément.

Paris

J’étais derrière le tribunal avec mon ex on était sur un banc dans la rue on regardait un film et là sans me demander il a commencé à mettre sa main dans ma culotte et sur mes seins j’étais tétanisée j’ai pas réussi à parler il continuait et il arrêtait quand les gens passaient et après il continuait. J’ai porté plainte et ça a été classé sans suite pour manque de preuve , il n’a même pas été convoqué rien..

Marsac-sur-l'Isle

Périgueux

Quand j'avais 15 ans (2015)j'ai été harceler sexuellement par internet. Une personne que j'avais connue en ligne m'avais contacter de manière inconnue et m'as insultés, menacés, menacé mes proches, pour avoir une photo de moi dénudée. Cette personne c'était faite passer pour un "hacker" et m'avais dis de nombreux mensonges, des nombreuse phrase blessante, rabaissante, effrayante et utilisé des dires manipulant pour avoir cette photo. (Il m'avais aussi envoyé une photo de son sexe chose que je n'avais jamais osé parler par honte.) Une fois qu'il a eu ce qu'il voulait ça s'est arrêté comme il avais "promis". Ça a duré une soirée. Une soirée qui a suffit a déclencher 6 ans de dépression. Au bout de 1 ans et demi suite à l'encouragement d'un psychiatre je suis allé porté plainte... Je suis arrivée dans le commissariat. Avec mes preuves en mains. On m'as prise seule a part. J'ai expliqué que je voulais porter plainte pour harcèlement. L'homme m'as demandé combien de temps ça a duré. Il a conclue que ce n'était pas du harcèlement parce que ce n'était qu'une soirée et que en plus c'etait par message. J'ai donc essayé de lui raconter ce qu'il s'est passé alors que j'etait en pleure dans tous mes états... Je lui ai dis que j'avais les messages que je pouvais lui montrer il disais que ça ne valait rien. J'était tétanisé, outrée qu'on puisse nier ce que j'ai vécu qu'on puisse me dire de tel chose j'avais déjà vécu pas mal de dé-légitimation au fait que j'etait victime. Au fait que "ce n'était pas grave". Au fait que "je n'aurais pas dû agir comme ça". J'ai pris du temps beaucoup de temps à reconnaître que ce n'était pas de ma faute. Je m'en voulais tellement fort. Je me détestais tellement d'avoir céder. Je sortais d'une hospitalisation psychiatrique. J'avais osé faire le pas. Demander de l'aide. On m'as juste renvoyer que ce que j'ai subis n'est RIEN. Au final il a fais une main courante mais je n'ai absolument rien pu raconter. Ni montrer. Maintenant que je vois tous les harcèlement par internet et qu'ils sont de plus en plus légitimiser je me dis que peut être en 2015 les réseaux sociaux n'était pas encore si présent dans nos vie et j'espère que maintenant plus de monde est entendu...

Choisy-le-Roi

Municipales

En temps que staff dans un concert, je me suis faite prendre un main au cul par un festivalier, complètement défoncé, qui avait déjà fait chier une de mes collègues. La sécurité le sort et me demande si je veux porter plainte, je me dis pourquoi pas, si ça peut servir à débanaliser ces actes. Il est 2h du matin, je viens de me taper 48h de festival au staff. Un policier, d'abord gentil sous tous rapports, nous prend en charge pour mon dépôt de plainte, au bout d'à peine 3 minutes de discussion (j'étais encore en train de déclarer mon identité) il lance d'un ton léger et un peu blagueur, dans une volonté de détendre l'atmosphère : "Ah ! Vous êtes de 1998 ? Eh beh comme votre agresseur, vous êtes célibataire ? Eh vous auriez pu faire un effort avec lui quand même, ça nous tous aurait arrangé si vous auriez répondu à ses avances." Il m'a écouté, prit ma plainte et m'a encouragé à le faire mais n'a pas la décence d'esprit de se rendre compte que ce genre de phrases contribuent à la banalisation de ces actes et a la culture du viol.

Paris

Commissariat du 9e arrondissement

J'étais face à deux gendarmes (femmes), je n'ai pas été crue, ni prise au sérieux. On m'a coupé la parole à plusieurs reprises pour me dire "s'il y a pas eu menace, il y a pas eu viol", "s'il y a pas eu de coups, il y a pas eu viol", on me sortait des définitions concernant les "vrais viols" et les "faux viols". Oh, et aussi, le classique "c'est comme ça les hommes" quand j'ai mentionné que mon ex usait toujours du chantage pour me faire céder, ou alors, me manipulait et me faisait croire que c'était un geste d'amour comme les autres et que c'était normal que j'ai mal, etc. Et lorsqu'elles m'ont dis "pourquoi vous ne l'avez pas quitté plus tôt ?" quand j'ai dis que ça avait duré deux ans (donc de mes 13 à mes 15 ans) et que j'ai mentionné le fait que j'avais déjà essayé, mais qu'il menaçait toujours de se suicider et donc, que je revenais parce que je ne voulais pas avoir sa mort sur la conscience, elles se sont moqué de moi et m'ont dis que je mentais. "C'est impossible". Si, c'est possible. C'est possible car c'est ce qu'il s'est passé. Quand elles m'ont demandé ce qu'il faisait dans la vie (réserviste dans l'armée de terre), elles m'ont dis "Un militaire ne ferait jamais ça, vous êtes sûre de vouloir porter plainte ? Ça va ruiner sa carrière, sa vie, sa réputation..." et la mienne de vie, on en fait quoi ? J'avais 13 ans, 14 ans, 15 ans lors de ces faits. On m'a fais passer une expertise psychologique à moi (et pas à lui), pour, je cite "Pour voir si tu dis bien la vérité". Ma plainte a été classée sans suite. Je suis sortie de ces auditions (y en a eu deux) en larmes et complètement déboussolée, j'avais l'impression qu'on avait essayé de me retourner le cerveau et de me faire croire des choses qui n'étaient pas réelles.

Tulle

Gendarmerie nationale

J’étais saisonnière dans les abricots pour me faire de l’argent avant mes études et on était seulement 2 filles. On se faisait insulter tous les jours et juger dans une langue que nous ne comprenions pas jusqu’à qu’on se rende compte que le groupe d’hommes qui nous insultait traînait très souvent derrière nous et pas dans les rangées attribuées par le patron. Donc on a commencé à faire attention et on s’est aperçues qu’ils nous prenaient en photo. On l’a signalé au patron, qui nous a ramené à l’entrepôt pour fouiller le téléphone et aviser dans le but de régler l’histoire. Là on a découvert que depuis pas mal de temps ils nous photographiaient sous nos shorts quand on montait aux échelles et les envoyaient à plein de gens (on était toutes les deux mineures). On a donc pris la décision d’appeler les gendarmes et lorsqu’ils sont arrivés la première chose qu’ils nous ont dit après nous avoir écouté c’est « de toute façon mesdemoiselles si vous ne voulez pas être photographiées vous n’avez qu’à pas vous exposer dans cette tenue sur la voie publique, sinon acceptez qu’on vous regarde, si vous aviez été nues sur les photos on aurait peut être fait quelque chose mais là ça ne sert même pas de venir porter plainte. » On leur a fait remarquer que c’était principalement des photos de nos fesses en gros plans (habillées mais bon quand même?) et que surtout elles avaient été envoyées par sms à des tas de numéros et que nous étions mineures, leur réponse a été « habillez vous différemment, avec des pantalons par exemple si vous ne voulez pas être regardées encore une fois » alors qu’on faisait littéralement 8h de travail physique au soleil sous 40degrés. Ils sont donc repartis satisfaits de leur intervention après avoir culpabilisé 2 mineures de travailler en short dans un champ (qui plus est, était un terrain privé et non pas public comme ils l’ont avancé) et sans rien dire à nos chers messieurs qui photographiaient des fesses de mineures.

Serves-sur-Rhône

Tain l’hermitage

Bonjour, voilà quand j'avais 14 ans et demi, j'ai rencontré mon professeur de tir à l'arc, 23 ans. J'étais très mal à l'époque mentalement, très fragile suite au décès de plusieurs de mes proches, et aussi du harcèlement scolaire. Loik (LKP) (mon professeur de tir à l'arc), a dû voir cette fragilité et ma manipulée, il a fait de moi sa proie. J'écris depuis l'enfance et lui aussi, avant de le rencontrer j'avais projet de publier mon livre. Mais dans cet état mental je n'arrivais à rien, alors il a décidé de m'aider, a finalisé mon projet. Vous vous dites pour l'instant c'est cool, il a l'air sympa, mais non ... Il avait fait quelques années de psychologie et avait étudié le sujet seul aussi, il a donc aussi voulu m'aider à enlever mes idées noires. Mais tout ça c'était une ruse, une putain de mascarade qui a fini très mal. Les mois passent et tout doucement il devient mon confident, mon frère du coeur etc puis un jour après un entrainement, il a commencé à être plus tactile avec moi. Des câlins, me tenir par la main, des bisous sur le front etc. J'étais tellement mal et jeune que ce genre de comportement ne me m'était pas en alerte... Et pourtant cela aurait dû. Il me mentait constamment m'éloignait des autres tout doucement, et surtout de ma famille.... Un ou deux mois passe et Loïk finit par me prendre un peu pour sa poupée de réconfort, il m'embrasse parfois sur la bouche, me font des câlins etc. Comme je l'ai dit j'étais dans un état mentalement de détresse, je faisais de l'anorexie, insomnie, je me mutilais, crise de panique, puis j'étais vraiment jeune. Dans le mal où j'étais je ne comprenais pas trop ce qui se passait, ma famille avait beaucoup de problèmes, j'en avais à l'école a cause du harcèlement, du coup l'affection étrange qu'il me donnait était toujours moins pire que les coups et les insultes que je recevais de partout.... Jamais je n'aurais imaginé qu'il puisse déplacer autant les bornes... J'avais l'impression qu'il me gardait prisonnier de son emprise, qu'il faisait tout pour m'isoler. Me cloitrer dans mon mal, quand je le voyais il jouait les psychologues avec sans trop chercher à me dire d'aller en voir un vrai, ou de me laisser parler avec les gens de mon âge. Puis je ne sais plus trop comment c'est arrivé, mais nous nous sommes mis en couple, c'était étrange il était vraiment très bon parleur, très bon manipulateur... Il était tout le temps en train de me garder dans ce mal-être tout en me faisant croire qu'il essayait de m'aider. Puis un jour mon livre s'achève et je l'envoie à des maisons d'édition. Les gens du club étaient contents pour moi, mais du coup il ne donnait plus trop n'importance au livre de Loïk. Vous le sentez venir le coup de la jalousie qui tourne méga mal ?... Un jour une édition me répond en positif, et arrive le dernier mois avant la publication, donc le moment de la grosse correction du livre... J'envoie mon dernier BAT (Bon a tiré) corrigé par plusieurs professeurs, par moi-même etc. Loik ma invitée chère lui, sans trop réfléchir j'accepte l'invitation... Il m'a violé ... Il m'a attrapé ma mise dans son lit et il m'a touché, m'a pénétré, alors que je pleurais en silence .... Mon corps ne répondait plus et les cris restaient noués dans mon estomac... Puis après m'avoir laissé comme une merde sur le trottoir en bas de cher lui, le mental en miettes, le corps à jamais sale.... Il a fini par détruire mon livre au passage, par pur jalousie car plus personne ne le regardais... Il c'est fait passer pour moi, et a remplacer mon BAT (Bon à tirer) par un autre, qu'il avait saccager... Quand l'édition m'a appeler je pensais que tout allait bien alors j'ai donner mon feu vert... Le jour de la livraison de mes livres, j'ai eu une sacrée surprise de voir le massacre qu'il m'en avait fait... En plus d'avoir détruit mon corps, il a détruit mon rêve, mon oeuvre... Tout ce dont l'ait gendarmé a réussi à dire à ma mère, quand cette dernière est allé mettre une main courtant, avant le viol car elle avait remarqué son comportement de pervers narcissique, c'est que je n'étaient pas loin de ma majorité sexuelle... Phrase complètement déplacée je trouve... Donc une fois passer la majorité sexuelle un viol est normal . Quand bien même ils n'ont jamais donné de suite à cette histoire, et Loïk donne toujours des cours et sort des romans chaque année... Et moi j'ai été suivis d'urgence par un gynécologue et une psychologue pendant plusieurs années. Mais depuis a chaque fois que je regarde une page blanche pour essayer d'écrire ... Je le revois au-dessus de moi, me tenant fermement, son sexe fièrement dressé...

Saint-Didier-en-Velay

gendarmerie

Je me suis faites agressée par 4 ados (17/18 ans) de mon quartier, qui m’ont tabassée dans mon parking pour me voler et partir en courant. J’ai d’abord contacter la police par téléphoné qui m’ont poliment expliqué qu’il n’étaient pas dans le coin et donc qu’il ne se déplacerait pas. Ils m’ont ensuite informer que je pouvais allé au commissariat déposer plainte. Une fois sur place, on m’a expliqué qu’il était inutile que je dépose plainte car mes agresseur ne risquer pas grand chose et qu’il était préférable que je ne risque pas de représailles. Pour conclure tout ça ils m’ont dit «  que je pouvais toujours déménager si j’avais peur… » Pour une tout autre histoire, je suis allée déposer plainte dans ce même commissariat ( Paris XI ) pour harcèlement. Il s’agissait d’un mec de mon lycée qui m’a harceler par téléphone ( appels / sms / WhatsApp,FB ) avec constamment des nouveaux numéros ou des nouveaux compte. Puis il a commencé à contacter des amis et membres de ma famille sur les réseaux sociaux. Un jour il m’a attendu au pied de chez moi et à intercepter ma mère pour lui demander où j’étais. Ce jour j’ai eu vraiment peur et j’ai finit par aller porter plainte. Je suis arrivée avec plus de 50 pages de capture d’écran de ses message et appels. J’avais également enregistré les messages qu’il me laissé sur mon répondeur. Ils ont refusé ma plainte. Et m’ont proposé de déposer une main courante pour appel malveillant. J’ai su plus tard que déposer une main courante était parfaitement inutile. Un an et demi plus tard je suis convoquer par courrier et par téléphone sans jamais en connaître la raison au commissariat de Montreuil. Lors de mon audition, les policier m’ont expliqué que j’étais convoquer car un certain « nom du mec de mon lycée qui me harceler » a porté plainte contre moi pour harcèlement. Selon lui, je serai continuellement dans une camionnette pour le surveiller. Et par ailleurs ils venaient de se faire agresser et me soupçonner d’avoir envoyé 4 personne pour lui casser la gueule. Je suis sortie de cette convocation vraiment perplexe entre envie de rire et envie de pleurer. Cette histoire est allée au delà de ce que j’aurai pu imaginer. Cela va faire 4 ans que je n’ai plus reçu d’appel ou sms malveillant, ni eu de nouvelle de la police. Mais ce que je retiens c’est que je sais lequel de nous deux à réussi à déposer plainte.

Paris

Paris XI

Bonjour, Je suis allée porter plainte pour violences conjugales en mai 2020. Lors de ma plainte, l officier m'a clairement rabaissée à base de "oui enfin c était juste des violences normales quoi", "oui enfin il vous a pas tabassé non plus", "oui enfin c était juste des violences courantes quoi"... Je me suis faite rabaissée, insultée, bousculée, secouée, ai été victime de violences psychologiques, d'enfermement, de viol (je n'était pas consentent mais "c est normal qu'il ai des envie, c est un homme ça a des envies" jusqu'à ce que je finisse par acceptée sous la pression)... Et ma plainte a été traitée plus de 18mois après, pour finir par une affaire classée car j ai eu peur des représailles... Alors certes ce n'était pas un viol à proprement parlé, certes ce n'était pas des violences physiques à proprement parler (coups par exemple), mais lorsque je suis allée porter plainte je me suis carrément demandée pourquoi est ce que j étais venue tant l'officier à minimisé les choses... Encore aujourd'hui je sais que je suis sous l'emprise psychologique de cet ex mais je n'arrive pas à en sortir...

Saint-Quentin

Saint Quentin

j'ai déposé une plainte il y a quelques années pour des violences conjugales c'est une femme qui m'a reçue, ce qui m'a donné quelque espoir. je suis vite tombée en désillusion, j'avais ramené "trop" de photos de mes bleus, "trop" de screen de messages de menaces insultes et avoeux je ne me suis sentie aucunement à l'aise et très invalidée par la suite je n'ai aucune information sur l'enquête, je n'ai même pas su si il avait été interrogé, si quelque chose avait été fait jai simplement attendu plus d'un an pour recevoir un courrier du procureur avec écrit "classement sans suite" avec la case de motif totalement vide...

Dunkerque

police nationale de Dunkerque

Il m’a violer ( je ne raconterai pas l’histoire car trop de souffrance).. J’ai osé déposer plainte, on ne m’a pas cru, il n’aura jamais rien. Il s’en sort sans quoi que ce soit, et moi avec des séquelles à vie..

Il y a 8 ans, je me suis faites agresser sexuellement par un voisin. Je n'avais rien à dit à personne. Suite à des problèmes de voisinage mes parents ont décidé de porter plainte contre cette personne. Au commissariat, seule avec une gendarme, j'en ai profité pour essayer de lui parler de ce qu'il m'avait fait quelques mois plus tôt. On m'a dit que j'étais trop jeune pour comprendre ce que c'est qu'une agression sexuelle, que je mentais pour essayer d'aider mes parents. J'ai appris par la suite que plusieurs personnes avaient déjà déposé plainte contre lui pour des faits similaires. Toutes ont été classée sans suite.

La Ferté-Gaucher

Suite à l'ouragan IRMA qui à touché l'île de SAINT MARTIN, j'ai décidé de accueillir à mon domicile un ami qui se trouvait dans une situation précaire.Vivant seule dans un T3 je pouvais l'héberger le temps qu'il se remette. Dès son arrivée il s'est montré très charmeur et par la suite nous avons entretenu une relation de quelques semaines. Son comportement changea du tout au tout: il est devenu obesessionnel, tentant par ex de rentrer dans les WC alors que j'y étais,m'insultant quand j'étais polie avec un caissier, fouillant mon téléphone, se masturbant sur mes vêtements pendant que j'étais absente. J'ai stoppé la relation, lui expliquant que je ne pouvais pas vivre comme ça mais que je ferai tout pour qu'il trouve un logement ainsi qu'en formation ou un emploi. Il ne voulait pas partir et me faisait vivre un calvaire chaque jour menaçant de se faire du mal ( la police a du intervenir avec les pompiers et le samu à mon domicile car il s'était enfermé dans les WC avec une corde et un couteau). Avec beaucoup de difficulté et l'aide de ma mère, la sienne j'ai finalement pu le faire partir de mon logement, puis les choses se sont tassées. Il était hébergé chez un couple d'amis a lui, aussi originaires de saint Martin et qui avaient déjà un enfant il me semble.Nous étions en contact par moments. Le soir du 7 mai 2018 il me contacte tout content pour me dire qu'il a trouvé un logement en colocation et me demande s'il peut passer rapidement chez moi pour m'expliquer. J'accepte. Une fois chez moi il me demande à rester cette nuit sur le canapé car il était gêné de rentrer chez ses amis car il commençait à se faire tard et il ne voulait pas les déranger ni leur bébé.jai accepté et me suis mise à cuisiner.Je m'étais prise de la bière pour la soirée et lui s'était servi du vin, au cours de la soirée qui se passait normalement il m'a servi du vin aussi, puis m'en a reservi jusqu'à temps qu'il 'y en ait plus. J'étais HS KO TECHNIQUE.Je me suis allongée sur mon canapé et ai commencé à somnoler. Il m'a proposé un massage du dos pour mieux me détendre. J'ai le souvenir d être allongée sur le ventre incapable de bougé,je n'avais plus de haut. Je me souviens avoir rassembler mes forces pour lui dire merci c'était gentil de sa part mais que je lui laissais finalement ma chambre qu'il aille dormir. Pendant la nuit je me suis réveillée à plusieurs reprises car j'avais une sensation bizzare et j'avais mal au niveau de l'anus, je lui ai dit de me laisser tranquille et d'aller dormir. Le matin du 8 mai je me réveille nue dans mon canapé déplier je vois près de moi des torchons sales du lubrifiant et une bouteille d'huile alimentaire. J'ai de terribles douleurs au bas ventre ( j'ai de l'endométriose) et a l'anus, je me lève je vais aux WC et comprend qu'il s'est passé quelque chose. Furieuse j'essaie de lui faire avouer mais rien et tente de le faire partir. Il insistait étrangement pour récupérer son vélo et d'autres affaires a lui avant de partir. Je ne suis allée au commissariat central que le lendemain et c'est LÀ que le VRAI CAUCHEMAR commence. Une fois à l'accueil où il y avait plusieurs personnes juste à côté de moi une agent me demande séchement pourquoi je suis là, je lui répond que je veux déposer plainte, elle me demande pourquoi alors je lui demande si ce n'est pas possible de s'isoler pour que je lui explique. Elle s'énerve et me dit que si je ne dis pas pourquoi je veux déposer plainte (devant tout le monde ) je rentre chez moi. Je lui dis que je viens pour viol, j'ai dû expliquer dans les grandes lignes toujours devant tout le monde ce qu'il m'était arrivé. Je n'étais pas bien du tout j'avais honte et me sentais doublement sale. J'ai patienter de longues heures avant d'être reçu par un brigadier honnêtement très gentil et très a l'écoute,il faisait en sorte que je ris que je ne me sente pas coupable ou autre. Malheureusement ce n'était pas lui qui allait prendre en charge mon dossier,on m'a ensuite donné une adresse mail où écrire pour avoir des nouvelles de l'affaire. Puis j'ai été envoyé à l'hôpital pour y subir des examens, la j'ai dû encore tout raconter. J'ai vu le médecin légiste qui m'a examiné et il m'a dit qu'il avait bien constater des lésions au niveau de l'anus mais m'a dit que selon lui j'étais constipé, il ne m'a pas poser la question, il l'a affirmé !! Il y avait des lésions vaginales aussi. C'est le brigadier M******* qui a pris mon dossier,j'ai eu beaucoup de difficulté à rentrer en contact avec lui et quand je l'ai eu au téléphone il était clairement agacé, ma envoyé baladé en me disant qu'il l'avait déjà convoqué une 1ere fois mais qu'il ne s'était pas présenté et que les vacances approchant, il valait mieux le laisser profiter un peu. J'ai eu exactement la même réponse venant d'un célèbre avocat sur Toulouse qui m'a rigoler au visage. Depuis mon viol cet individu n'arrêtait pas de me harceler: il s'est rendu à mon domicile en mon absence et quand j'ai voulu porter plainte pour cela également,la femme policière qui m'a reçu ma dit qu'elle allait modifier mon témoignage parce que ça faisait" parano" il piratait mes réseaux sociaux etc etc je n'avais plus de vie. J'ai donc de nouveau contacter le brigadier pour lui dire ce qu'il se passait mais là il s'est clairement énervé et ma de nouveau envoyer bouler en me disant qu'il n'aurait pas pu pirater mes comptes et que je regardais trop la télévision, qu'il fallait que j'arrête de l enmerder et que si je m'étais bien comporter je n'aurais pas eu ce genre de problème.. Courant octobre il me semble j'ai été convoquée pour la confrontation, c'était pire que tout car je me suis retrouvé face à lui et son avocate ( je ne savais pas que je pouvais aussi avoir un avocat) et le brigadier M***** qui rigolait ou soufflait d'exaspération aux réponses que je donnais son avocate Idem et mon violeur également, je ne comprenais plus ce qu'il se passait j'étais perdue, je me suis même demander à un moment si ce n'était pas un gag.Ils agissaient tous les 3 comme si ils étaient persuadé que je mentais et que je leur faisais perdre du temps. Pendant cette confrontation j'étais la jeune africaine qui bouffait l'argent et la santé de ce pauvre petit blanc alors que c'est moi qui l'entretenais.J'ai eu du mal à retenir mes larmes, mais à la fin de la confrontation, devant mon violeur et son avocate le brigadier M**** s'est de nouveaux énervé contre moi, me disant d'arrêter de boire de faire quelque chose de ma vie, puis en me reconduisant a l'accueil devant tout le monde il m'a dit que ma plainte n'aboutirait pas d'arrêter de boire ( de nouveau oui: à partir du moment où vous avez bu, vous ne pouvez pas être considéré comme une victime, bien que je lui ai précisé qu j'avais bu certes mais j'étais à mon domicile,je suis en droit de boire chez moi, non ? Ou bien quand on est une femme on ne peut pas, ne doit pas boire une goutte d'alcool ?) et d'aller voir un psychologue, et ça devant tout le monde a l'accueil. Ce jour là je ne sais même plus comment je suis arrivée jusqu'à chez moi. En janvier on m'indique que ma plainte a été classée sans suite. La je meurs littéralement,mais décide de lancer une plainte au civil. Je vais voir Me Let***** elle m'écoute et m'explique ce que nous allons faire ( je tiens à préciser qu'à l'époque je n'avais pas beaucoup de moyens, je travaillais à temps partiel mais j'ai dû arrêter. C'est important pour la suite parce que malheureusement en ce qui me concerne il y a clairement un rapport entre les moyens dont dispose la victime et une prise en charge sérieuse par les avocats). Elle a accepté le dossier et ma demandé d'écrire une lettre expliquant tout ce qu'il s'était passé depuis l'arrivée de cet homme chez moi jusqu'au viol. C'était un traumatisme de plus pour moi alors je lui ai envoyé ce qu'elle me demandait des mois après. Une fois qu'elle a reçue mon récit, elle m'a fait un mail me disant qu'elle avait bien reçu mon témoignage, qu'il y avait eue une erreur car l'aide juridictionnelle m'avait été refusée à tort mais que ça serait vite corrigée. Puis plus aucune nouvelle.. j'ai appelé à plusieurs reprises son cabinet, j'ai laissé des messages aux différents secrétaire, lui ai envoyé des mails pour savoir où en était mon dossier, qu'est ce qu'il allait se passer ensuite etc. Je n'ai jamais eu de retour. Je lui ai aussi fait savoir que depuis mon viol je subissais du harcèlement de cette personne mais rien. J'ai finalement décidé de la joindre afin de récupérer mon dossier, j'ai envoyé des mails et ai appelé mais toujours rien à ce jour, impossible même de récupérer mon dossier. Voici mon histoire. J'ai voulu faire court et ne détaillant pas tout. Je ne sais pas si je vais m'en remettre un jour, mais je tenais à vous partager mon histoire car vous n'êtes pas seules, je comprends et partage votre souffrance.

Toulouse

Commissariat central

Lors d'une pause déjeuner je me suis posé isolée dans un parc et un homme d'environ 25 ans m'a aborder pour me demander de lui toucher le penis qu'il avait sorti de son pantalon. Quand j'ai appelé la police pour leur raconter la personne au téléphone ne m'a pas du tout prise au sérieux et m'a dit que ça ne servait à rien de porter plainte... J'ai revu l'exhibitioniste plusieurs fois roder dans le même parc... Je suis aller déposer plainte (où ça s'est bien passé) mais quand j'ai revu le mec une énième fois les flics au téléphone m'ont encore envoyer bouler alors que j'avais le mec en vue et qu'ils auraient pu se déplacer pour le choper... Le commissariat était à 5 minute à PIED !

La Rochelle

Centre ville

Je suis allée au commissariat en mai 2013 pour déposer une plainte pour un viol commis en janvier 2013. J'étais accompagné de mon nouveau copain qui m'avait aidé à sauter le pas pour enfin déposer une plainte et soutenu dans ma démarche. Sur place on lui a interdit de m'accompagner. Je me suis retrouvée seule face un homme qui m'a jugé : - il a commencé par faire une remarque sur mon âge en me disant que je faisais vraiment très jeune et j'ai du lui prouver que j'avais bien 20 ans et non 17 comme il me le soutenait. - il m'a interrompu à de nombreuses reprises pour se permettre des remarques déplacées. - il m'a demandé si j'avais bien fais comprendre à mon violeur que je n'étais pas consentante. - il m'a fait culpabiliser en me disant que j'étais allé volontairement chez cette homme et que je n'aurais pas du. ( limite il me disait que c'était normal qu'il m'ait violé) - il m'a demandé si je ne faisais pas juste ça parce que je voulais justifier d'avoir tromper mon ancien copain avec mon violeur (alors que ça n'a absolument aucun rapport avec mon récit) je n'ai jamais eut de relation avec mon violeur à part le viol... - il m'a ensuite demandé quels sous vêtements je portais ce jour là... - il a enfin décrété que la plainte n'était pas justifiée et a refuser de la prendre. -il m'a dit d'un ton paternaliste que je ne devais pas aller chez des hommes seules - il a excusé les faits de cet homme en minimisant son acte et en disant que j'allais quand même pas enmerder un pauvre gars qui voulait juste du sexe. Je suis ressortie en pleurs et complètement choquée. J'ai mis des années à me remettre de cette entretien et de la culpabilité qui m'ait tombé dessus ce jour là. La plainte non reçue à été une épreuve presque plus difficile à porter que les fais de viol.

Lyon

Commissariat du 1er arrondissement

Ma meilleure amie a été victime d'une agression sexuelle (voir de viol mais black out). Elle s'est décidée à déposer plainte et a reçu un très bon accueil de la brigadiere à la brigade des moeurs ; idem à l'hôpital ensuite, et ce tout au long de la procédure... SAUF par le psychologue en charge d'évaluer son état et donc le préjudice subi : il l'a reçu une dizaine de minutes sur un coin de table, ne s'est pas présenté, a régulièrement remis sa parole en question, s'est étonné qu'elle pense à son agresseur tous les jours et a fini l'entretien en lui disant qu'elle faisait une fixation. Elle est sortie en pleur et prête à tout laisser tomber. Mais policière, avocate commise d'office, association de soutien, magistrate... ont été très bien.

Amiens

Central

J'étais pleine de bleues, la levre arrachée, le nez cassé, enceinte et completement abbatue car je quittais mon mec, Paris, mon job de reve, mes amis, mon appart, ma vie. J'avais enfin décidé de fuire mon taré de mec qui, encore une fois, m'avait fracassé alors que je souhaitais le quitter. Alors que je partais porter plainte, à reculons, les policiers m'ont chacun leur tour regardé en souriant pour se moquer. Ils levaient les yeux au ciel et se disaient que c'etait "encore un cas comme ca". Je me suis sentie nulle, rabaissée, j'ai eu l'impression que c'etait moi la folle. L'un d'entre eux m'a finalement dit "ca ne sert à rien de porter plainte pour ca ne vous fatiguez pas". J'insiste, mais lorsque j'ajoute des faits importants, des fois où il m'a mis de gros coups de poings, le policier dit "oui bon ça bref". Quelques jours plus tard,la police à Paris (boulogne) m'a appelé alors que mon ex apprenait pour ma plainte. Mon ex etait dans son bureau, et le policier me demandait d'arreter de mentir. Mentir... Je suis déjà morte en moi mais je continue à mourir un peu plus, alors qu'en parallele je subis un avortement, car on me dit que je ne peux pas avoir un bebe avec un "fou". Quelques années plus tard, je retombe sur un homme un peu spécial, qui lui aussi un jour met la main sur moi. Il se confiera à une amie en disant "je ne m'inquiete pas, elle a deja porté plainte pour son ex, la police n'a jamais rien fait". Voila. Les 2 personnes sont des personnes connues, nous sommes tous les 3 dans le milieu des médias. Corruption vous dites ? Moui... mais même sans ca, c'est bien vrai, "la police n'a jamais rien fait".

Lyon

9eme

Bonjour Je suis séparée de mon conjoint de l'époque mais nous sommes tous les 2 sur le bail et nous faisons coloc le temps de trouver un appart (note : nous avons un 3 pièces donc 2 chambres). Une nuit, il s'introduit dans ma chambre et se mets à me doigter (ses doigts étaient bien en moi) . Je me réveille et je le dégage immédiatement. Lendemain matin, au commissariat, j'explique ce que j'ai su is, on m'a gentiment expliquer que "rien ne disait qu'on était séparé vu qu'on était sous le même toit donc je ne pouvais être que consentante. De plus, un viol c'est qu'avec le sexe" J'étais jeune (20 ans), je n'y connaissais rien en droit et je ne voulais pas affronter un autre flic du même genre dans un autre commissariat même des années après

Fontenay-sous-Bois

Fontenay-sous-Bois

Cela s’est passé début août . J’étais séparée de mon ex compagnon depuis 4 mois. Lors d’une soirée un peu arrosée j’ai décidé de le rejoindre car je voulais lui parler et il me manquait. Nous avons continué la soirée ensemble jusqu’à aller chez lui, et c’est là que le drame s’est produit. Il avait de son côté consommé de la cocaine et il est devenu complètement paranoïaque et violent, m’assenant de coups, de gifles, et me projetant au sol. Je me suis débattue comme j’ai pu et mes cris ont poussé les voisins à appelé la police. Nous avons été amenés tous les 2 au commissariat central de Montpellier mais nous n’avons pas reçu le même traitement. Mon ex compagnon a été entendu, tandis que l’on m’enfermait dans une cellule pendant quelques heures. J’ai par la suite été escortée au chu pour constater les coups, et à mon retour, le policier en chef est venu me voir et m’a dit je cite « bon ! Tu t’en sors avec 2 jours d’itt, ça va il t’a pas non plus defoncé ». Il m’a ensuite demandé ce que j’allais faire chez lui vu qu’on n’était plus ensemble, et que dans ce sens je l’avais bien cherché. Pour finir, comme ils avaient trouvé de la cocaine partout dans l’appartement, ils m’ont accusé d’en avoir consommé : « regarde tes narines ! T’as le nez qui coule tu t’en ai mis plein le nez ». Je pleurais, en état de choc, et leur expliquais que mon écoulement était dû à cela. Je n’avais pris aucune drogue, et pour témoigner de mon innocence j’ai demandé un test urinaire (ndlr je suis infirmière en psychiatrie, je connais la procédure de test aux produits illicites). Ce qu’on m’a catégoriquement refusé, continuant néanmoins ces accusations mensongères. Je me suis mise en colère face à toute cette injustice et dit à ce chef tout ce que je pensais. Il a donc décidé de m’enfermer 5h de plus dans cette cellule, n’entendant ni mes excuses, ni mes implorations. Mon ex, lui, a été libéré bien plus tôt que moi…

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

Cela s’est passé début août . J’étais séparée de mon ex compagnon depuis 4 mois. Lors d’une soirée un peu arrosée j’ai décidé de le rejoindre car je voulais lui parler et il me manquait. Nous avons continué la soirée ensemble jusqu’à aller chez lui, et c’est là que le drame s’est produit. Il avait de son côté consommé de la cocaine et il est devenu complètement paranoïaque et violent, m’assenant de coups, de gifles, et me projetant au sol. Je me suis débattue comme j’ai pu et mes cris ont poussé les voisins à appelé la police. Nous avons été amenés tous les 2 au commissariat central de Montpellier mais nous n’avons pas reçu le même traitement. Mon ex compagnon a été entendu, tandis que l’on m’enfermait dans une cellule pendant quelques heures. J’ai par la suite été escortée au chu pour constater les coups, et à mon retour, le policier en chef est venu me voir et m’a dit je cite « bon ! Tu t’en sors avec 2 jours d’itt, ça va il t’a pas non plus defoncé ». Il m’a ensuite demandé ce que j’allais faire chez lui vu qu’on n’était plus ensemble, et que dans ce sens je l’avais bien cherché. Pour finir, comme ils avaient trouvé de la cocaine partout dans l’appartement, ils m’ont accusé d’en avoir consommé : « regarde tes narines ! T’as le nez qui coule tu t’en ai mis plein le nez ». Je pleurais, en état de choc, et leur expliquais que mon écoulement était dû à cela. Je n’avais pris aucune drogue, et pour témoigner de mon innocence j’ai demandé un test urinaire (ndlr je suis infirmière en psychiatrie, je connais la procédure de test aux produits illicites). Ce qu’on m’a catégoriquement refusé, continuant néanmoins ces accusations mensongères. Je me suis mise en colère face à toute cette injustice et dit à ce chef tout ce que je pensais. Il a donc décidé de m’enfermer 5h de plus dans cette cellule, n’entendant ni mes excuses, ni mes implorations. Mon ex, lui, a été libéré bien plus tôt que moi…

Montpellier

Commissariat central de Montpellier

Il m'est arrivé une mauvaise prise en charge après une agression fin 2019. Quelqu'un dans mon immeuble m'a agressé en plein jour, il a essayé de me violer et de m'étrangler, il y avait des caméras qui ont tout filmé. Pour porter plainte il m'a fallut près de 4 jours ! La première fois c'était le jour-même, je suis allée directement au commissariat centrale de Cannes, j'ai attendu 5 heures, personne n'a pris ma plainte et personne ne s'est occupé de moi dans la salle d'attente. On m'a dit de revenir le lendemain, mai le lendemain la personne qui s'occupait des dépôts de plaintes pour TENTATIVE DE VIOL ET D'ASSASSINAT n'était pas là !! Je suis revenue (par piston) 3 jours plus tard.... enfin on m'a reçu et les policiers après avoir regardé la vidéo m'ont dit que si le papy qui descendait ses poubelles n'étaient pas arrivé, je ne serais peut-être plus là pour leur raconter tout ça... Par contre dans le procès verbal ils ont minimisé ce qui s'était passé en ne parlant que d'une "agression", pas de tentative de viol ni d'assassinat. Bien sûr je m'en suis aperçue trop tard. J'étais seule, en panique totale, aucun voisin n'est venu avec moi au commissariat. Tout le monde s'en fichait complètement. J'ai même eu droit après, à des réflexions du genre : t'as pas fait ce qu'il faut ! Ho et puis tu nous emmerdes avec ton histoire ! ou encore : t'aurais dû aller le voir et lui dire en face ce que tu penses de lui (mon agresseur), mais t'es une lâche ! Celle-là j'avoue que c'est la meilleure (de la part d'un homme évidemment...) Merci les voisins et la police. Ha oui il n'y a pas eu de suite, pas de procès, bien qu'il n'en soit pas à sa première tentative de viol. Les policiers m'ont dit qu'il avait un dossier long comme le bras chez eux. Soit-disant qu'il serait schyzo... c'est marrant comme ils sont tous schyzo les agresseurs ces temps-ci ! Du coup il s'est pris juste 10 jours d'HP et hop dehors ! La police l'attendait pour prendre sa déposition, arrivé au poste, Le juge est allé le récupérer au commissariat en disant aux flics qu’il fallait le laisser sortir… c’était le 31 décembre. Back home, c'est à dire à l'étage en-dessous de chez moi... 😒

Cannes

Commissariat central de Cannes

J'ai porté plainte plusieurs fois contre le même individu (mon ex-conjoint) entre 2009 et 2011. Je me suis rendue plusieurs fois au Commissariat Central de Bordeaux, dont plusieurs fois avec ma mère. A chaque fois, il s'agissait du même individu. J'ai plusieurs fois été agressée verbalement et physiquement (avec hématomes) par ce type. Quand j'ai essayé de partir, il m'a menacé de se suicider et/ou de me tuer. Ces menaces de mort, je l'ai recevait par sms. Quand je suis allée porter plainte, en montrant les centaines de sms reçus, on a pas voulu prendre ma plainte. Je n'ai eu le droit qu'à une main courante et à l'époque, je ne savais pas qu'on pouvait exiger une plainte en bonne et due forme. Cet ex-conjoint s'est de nombreuses fois vanté d'avoir des contacts dans la police de ce commissariat (dont un beau-frère). Je sais que toutes ses exes copines ont été harcelées et battues comme je l'ai été. Je ne sais pas si elles sont, elles aussi, allées porter plainte mais je sais que toutes les plaintes que j'ai déposées n'ont jamais abouti. Tout a été effacé, ou peut-être même jamais enregistré! Il y a de graves disfonctionnements dans ce système! Je n'ai aucune confiance en la police, en la justice et je doute sincèrement des hommes en uniforme et c'est à cause de ces traitements médiocres et honteux que des violeurs, hommes violents continuent de se sentir forts pendant que nous passons notre vie à tenter de nous reconstruire !

Bordeaux

Central

J’ai porté plainte pour divulgation de photos et vidéos intimes. La gendarme qui a pris ma plainte était compréhensive mais a dû demander des renseignements à des collègues pour qualifier la plainte. Elle a passé un coup de fil et j’entendais les gendarmes lui répondre. Ils se sont moqués et on éclaté de rire quand elle a expliqué mon cas. Je me suis sentie honteuse et ridiculisée. Je pensais que je serais traitée de façon professionnelle et seule la femme gendarme, qui a essayé de me réconforter, a fait son travail sans jugement.

Beaune-la-Rolande

J’ai déposé plainte en Août 2019 Il y a 2 ans et demi cette ordure m’a violé Rien n’a bougé malgré ses convocations auxquelles il ne s’est jamais présenté. Entre temps il a pris la fuite, ça fait maintenant 1 an qu’il a quitté la ville et que personne ne sait où il est. La police ne fait rien pour le rechercher. Quand je contacte la personne en charge de ma plainte, celui ci me répète constamment qu’il l’oublie et qu’il a d’autres affaires à s’occuper. Cette homme qui a abusé de moi est en liberté et rien n’est fait pour le punir pendant que moi je dois essayer de me reconstruire après ce TRAUMATISME qui m’a ruinée. Mais je ne compte pas lâcher l’affaire, je me battrais aussi longtemps qu’il le faudra pour que toutes les personnes victimes de ces actes soient enfin reconnues comme légitimes car elles le sont, et rien ni personne ne devraient abuser d’elles. Les personnes commettant ces actes horribles et inhumains doivent être punis. Les victimes doivent être entendus, personne ne doit remettre en cause ni leur propos, ni leur douleur.

nîmes

En sortant de la fac, ma copine et moi retournons à ma voiture. Un homme était posté entre deux voitures face à nous, il se masturbait. J'appelle la police, nous poursuivons l'homme en fuite. La police l'intercepte et nous arrivons au commissariat de Pessac. Nous sommes séparées ma copine et moi. L'homme qui prend ma déposition est respectueux, je sens qu'il me prend au sérieux et me demande d'aller identifier formellement l'agresseur derrière la vitre sans teint. Tout se passe bien. Ma copine dans l'autre pièce a eu droit à un autre interrogatoire. Il s'est attardé à lui demander si on s'embrassait, s'étreignait, etc. et pour finir lui a dit "En même temps avec des yeux comme les vôtres, faut pas s'étonner...". Aujourd'hui, elle est encore traumatisée par ce comportement.

Pessac

Pessac

Coucou, je hais les flics depuis enfant. Pourquoi ? Ma mère a été victime de violence conjugale par mon père pendant des années et des années. Et une des (rares) fois où elle a appelé les flics, ils sont venus et je les ai entendus dire, à la porte d'entrée (sans se donner la peine de vraiment rentrer) : madame il faut régler vos problèmes de couple en privé ... Ça marque une gosse (je devais avoir environ 10 ans) et j'ai développé une haine contre eux ! Un jour où elle était en sang (des années plus tard) elle a enfin été prise au sérieuse et elle a pu porter plainte ... Et je sais que aujourd'hui RIEN a changé !!!

Vitry-sur-Seine

À 13 ans, j’ai subi une tentative d’enlèvement dans la rue. Après avoir été écoutée respectueusement au commissariat lors du dépôt de plainte, mon dossier a été saisi par la police judiciaire pour tenter de retrouver l’auteur des faits. Le commissaire chargé de l’enquête m’a accueillie avec ces mots : « Bon, tu vois tous les dossiers sur mon bureau ? Ce sont des réelles affaires de viols, d’homicides, etc… Et à cause de petites gamines qui inventent des histoires, je perds mon temps alors que je pourrai m’occuper de ces affaires. Alors dis moi tout de suite que tu mens, et on en parle plus ». Ainsi, à peine rentrée, pour la simple raison que j’étais une jeune fille, ce commissaire m’accusait de mentir. L’entretien a été pour moi un véritable cauchemar. Au lieu de m’écouter, il cherchait par tous les moyens à vérifier si je disais ou non la vérité, si j’étais comme « toutes ces gamines en mal d’histoires, qui inventent un événement traumatisant pour se rendre intéressantes ». Il m’a demandée mon portable pour fouiller dans mes messages, dans le seul but de vérifier s’il y avait des éléments qui pourraient prouver un mensonge. Ma vie privée a été ainsi intrusée, j’ai été traitée tout du long de cet entretien comme une potentielle coupable, et non comme une victime, ma parole a été sans cesse mise en doute. Encore une fois, certainement pour l’unique raison que j’étais une jeune adolescente, de sexe féminin, qui ne pouvait aisément rétorquer ou s’insurger. À 13 ans, face à ce commissaire qui m’impressionnait, qui me menaçait, j’ai tenu bon, mais j’ai eu peur pendant deux heures. Moins d’une semaine après une agression, je me retrouvais une seconde fois dans une situation d’impuissance et d’insécurité. Je passe certains détails de cet entretien, qui sont encore douloureux pour moi à relater aujourd’hui, 15 ans plus tard. L’affaire a été classée sans suite, après des trop brèves recherches, car ils manquaient d’éléments pour retrouver l’agresseur en question. Ma mère m’a relatée que lorsque ce commissaire le lui a annoncé, elle en a profité pour lui dire que l’entretien que j’avais passé avec lui m’avait profondément secouée. Il lui a répondu qu’il avait « joué au mauvais flic », que ça faisait parti de son boulot. Alors, non. Avoir ce comportement face à n’importe qui, et encore plus face à un.e enfant, un.e adolescent.e, n’est ni banalisable, ni justifiable. J’ai été en effet davantage traumatisée par le déroulement de cet entretien que par l’agression que j’ai subie. Malgré le fait que je connaissais la véracité de mon témoignage, j’ai traversé mon adolescence en ayant des moments de doutes, en me demandant si je n’avais pas imaginé, halluciné, interprété. Je suis restée pendant un temps avec un sentiment de honte et de culpabilité, comme si j’avais menti. Une partie de moi avait malheureusement cédée à l’image que ce policier désirait me faire porter. Plusieurs années après, à la suite d’une agression sexuelle, je ne suis pas allée porter plainte, de peur qu’on me prenne à nouveau pour une hystérique affabulatrice. Aujourd’hui, j’arrive enfin à parler plus librement de cette partie de mon histoire, et heureusement, ma honte, mon silence, se sont transformés en une colère légitime et un désir de dénoncer ces injustices. Merci aux créatrices et créateurs de ce site de faire avancer la cause, et de contribuer à faire cesser ces comportements sadiques, maltraitants, causés par des élans sexistes. Aucune enfant, adolescente, jeune fille, femme, doit se retrouver dans la situation de n’être pas crue, au sein même d’une institution qui se donne pour but de recueillir et de respecter la parole.

Paris

Un soir je suis allée au commissariat Le visage tuméfié, l’accueil a été froid et on m’a dit qu’il fallait un certificat médical. J’ai demandé si je pouvais aller aux urgences et revenir, on m’a répondu qu’il était tard et qu’on ne prendrait pas ma plainte à cette heure ci. De revenir le lendemain. C’était la 1ere fois que j’osais demander du secours et je n’y suis jamais retournée (pour moi car plus tard j’ai eu à porter plainte pour protéger mes enfants).

Saint-Malo

Saint-Malo

Je suis allée un soir au commissariat, le visage tuméfié. L’accueil a été froid et on m’a dit qu’il fallait un certificat médical. J’ai demandé si je pouvais aller aux urgences et revenir, on m’a répondu qu’il était tard et qu’à cette heure ci on ne prenait plus de plainte. C’était la 1ere fois que j’osais appeler au secours. Je n’y suis jamais retourné (pour moi).

Saint-Malo

Saint-Malo

Harcelee par mon ex que j ai quitté pour violences... je me décide enfin à porter plainte et prend mon courage a deux mains (oui quand on a vécu l enfer c est dur de parler... mais la c était une question de survie). Je suis très bien reçue aucun propos déplacé. Toutefois on me dit que ce sera transmis à la gendarmerie et que ce sera long car mon ex vit dans un autre département on me conseille de changer de numéro de téléphone (ce que je fais même si c est galère par rapport a mon travail)... puis pas de nouvelles. Je recontacte quelques mois plus tard la police pour savoir où ça en est: dossier classe sans suites. Mon ex n a jamais été convoque, après tout c est juste une histoire de ménage et de séparation mal digeree! Bilan tu te fais taper et violer par ton mec, que tu le quittes et qu il te harcele c est normal et ce n'est pas grave...

Calais

Harcelee par mon ex que j ai quitté pour violences... je me décide enfin à porter plainte et prend mon courage a deux mains (oui quand on a vécu l enfer c est dur de parler... mais la c était une question de survie). Je suis très bien reçue aucun propos déplacé. Toutefois on me dit que ce sera transmis à la gendarmerie et que ce sera long car mon ex vit dans un autre département on me conseille de changer de numéro de téléphone (ce que je fais même si c est galère par rapport a mon travail)... puis pas de nouvelles. Je recontacte quelques mois plus tard la police pour savoir où ça en est: dossier classe sans suites. Mon ex n a jamais été convoque, après tout c est juste une histoire de ménage et de séparation mal digeree! Bilan tu te fais taper et violer par ton mec, que tu le quittes et qu il te harcele c est normal et ce n'est pas grave...

Calais

J’ai porté plainte pour viol en 2017. On m’a fait attendre pendant 5heures avant de me dire « il y a plus de femme pour prendre votre plainte revenez plus tard ». J’ai insisté alors pour la faire avec un homme j’avais pas envie de revenir et d’attendre encore 5h alors que c’était un gros pas pour moi d’être là. Toutes les questions culpabilisantes y sont passées de la tenue à pourquoi j’ai mis si longtemps à porter plainte. Comme c’est une femme qui m’a violee j’ai eu aussi les commentaires lesbophobes. Ils ont mis 9 mois à traiter ma plainte, j’appelais une fois par mois jusqu’au cinquième mois pour savoir si ça avançait, on m’a dit qu’ils avaient plus grave et plus important à faire et que je devais cesser d’appeler. Le pire ça a été la confrontation quand ça a été repris dans un plus petit commissariat des alentours: elle a évidemment dit tout l’inverse de ce que je disais et nié le fait qu’elle m’avait violée, alors à un moment le flic m’a regardé et m’a dit « si vous mentez il serait temps de vous en sortir avec dignité ». Autant dire que de la dignité à ce stade de la procédure j’en avais plus à revendre dans tous les cas. Ça a été classé sans suites.

Caen

Caen

Bonjour, Voici mon témoignage concernant le commissariat Waldeck Rousseau à Nantes, où j'ai porté plainte pour viol. Déjà la première personne que j'ai vu m'a demandé : ''Comment ça viol ?" Alors que j'étais encore dans la file d'attente. Je lui ai demandé si c'était possible d'aller dans un bureau pour discuter parce que l'accueil était remplie de monde. Elle a soufflé puis je lui ai raconté mon histoire. Elle m'a demandé : "Mais je comprends pas pourquoi vous attendez un an pour porter plainte ? Vous travaillez avec lui, vous auriez pas pu le faire avant ? Et comme ce n'était que des doigts, c'est plutôt pour attouchements qu'il faudrait porter plainte. De toute façon ce n'est pas moi qui vais prendre votre plainte." J'ai pu déposer plainte auprès d'un policier formé pour ce genre de plainte, ça s'est donc très bien passé. On m'a reconvoquée pour éclaircir certains points de la plainte. C'était un autre policier. Il m'a demandé si dans mon sommeil j'aurais pu être consentante, montrer mon consentement. Il m'a redemandé de répéter tout ce qui s'était passé puis n'a rien écrit de plus. Il m'a demandé si j'étais amoureuse de lui et si c'était par jalousie que je portais plainte. Il m'a bien évidemment demandé de quelle façon j'étais habillée pendant que je dormais. Pourquoi je portais plainte un an après et pas dès le début et ce que j'attendais en portant plainte contre lui, si je souhaitais être dédommagée financièrement, si c'était de la vengeance. Ils ont convoqué mes amis et ont demandé comment je me comportais en société, si j'avais beaucoup de conquêtes. La plainte a évidemment été classée sans suite malgré les aveux de la personne, les témoignages de mes amis.

Nantes

Waldeck Rousseau

J'ai voulu déposer plainte directement après les faits, qui sont survenus à 4h du matin. Arrive au poste de police eb larme on a refusé ma plainte en me disant de revenir demain et que xa allait passer. Le lendemain j'y retourne on me dit qu'il faut réunir la brigade des mœurs et que jaurai un rendez vous pour déposer plainte que dans 15 jours. On me laisse seule pendant 15 jours sans possibilités d'aide. Lors de la plainte, on me demandera comment j'étais habillé, si je suis sur que c'est pas moi qui l'ai allumé, si mes relations sexuelles se sont bien passés, si j'ai eu beaucoup de copains, et on me prend en photo pour montrer mon style vestimentaire. L'homme qui a prit la plainte était le directeur de la brigade des mineurs. Si c'était à refaire, je ne reporterai pas plainte, car la victimisation secondaire que l'on ressent lorsqu'on se confie à ce type de personne est juste inhumain. Encore aujourd'hui je me sens seule, incomprise, mon corps me degoute, les hommes me dégoûtent, et j'ai aucune confiance en la justice et la police qui sont censee nous protéger. Je pensais qu'une formation était obligatoire pour recueillir nos plaintes, honte à eux. Je n'ai pas eu de nouvelle pendant 6 mois

Pau

Le commissaire m’a demandé comment j’étais habillé après m’avoir expliqué que les vidéos des caméras de surveillance avait forcément était supprimé. Puis il m’a demandé si j’avais pris du plaisir.

Arles

// Harcèlement sexuel, pédocriminalité, détournement de mineur-e de 15 ans et moins. // Personnellement à Strasbourg j'ai porté plainte en janvier 2020 contre le pédocriminel de 10 ans mon ainé qui m'a forcée à regarder des "trucs", qui m'a harcelée sexuellement, forcé à lui parler et m'a convaincu-e à l'époque que nous étions ami-es et envoyé des vidéos pornos de mes 13 à mes 17 ans. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, tout avait lieu par téléphone ou réseaux sociaux (coucou les modérateurs des tchats de Skyrock et de Facebook à qui je faisais régulièrement des signalements !). Ça aurait dû être classé en délit aggravé sur mineur-e de 15 ans d'après la policière qui a enregistré ma plainte (elle était super, elle). Plusieurs mois passent, ça a été classé sans suite faute de preuve. Alors que j'avais ramené plus de 800 pages de conversations (à l'époque je croyais qu'on était amis...) avec très souvent des propos explicites. Suite à cet évènement, j'ai des troubles de la mémoire, des troubles dissociatifs, et une amnésie traumatique qui m'a fait oublié plusieurs années de ma vie. Mais non, pour eux ce n'était pas suffisant pour le condamner, alors qu'il a avoué les faits, et que je connais deux victimes en dehors de moi qui ont subi les mêmes choses par la même fxcking personne 😨

Strasbourg

Commissariat Central

A 20ans, en vacances à Bilbao avec des potes nous sommes allés en boîte, nous avons bu et rencontrés des personnes. Je suis allée fumé avec une de ces personnes, avec qui je m'entendais bien et avec qui je dansais, il m'a attiré à l'écart et à abusé de moi. Je ne l'avais dit à personne jusqu'à cette année. J'ai 25 ans et decide d'aller porter plainte. En plus de me faire culpabiliser sur le fait que j'avais bu et que "Faut pas s'étonner aussi si tu dansais avec lui", on m'a dit "tu étais habillé comment ?" "pq tu n'es pas venu avant, tu es sûre que tu invente pas ?" déjà en pleure je leur ai répondu qu'il ne faut pas s'étonner vu la justice de merde que nous avons et me suis barré. Je ne fais plus confiance à personne depuis. Merci la police.

Nantes

Central

Plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes, en ligne. Je les contacte suite à une plainte pour viol qui a été classée sans suite. Ce soir-là, je suis en détresse, je pleure, je n'en peux plus. L'idée que mon violeur soit libre et que moi je dois vivre avec un traumatisme me blesse. Je leur demande ce que je peux faire et que je ne comprends pas que la justice laisse passer ça, que j'ai vécu des violences pendant ma plainte. Je lui demande s'il y a moyen que je puisse faire appel. La policière à l'autre bout du chat devient très agressive, me dit qu'elle ne peut rien faire pour moi, qu'elle n'est là que pour prendre des faits pour lesquels il n'y a pas eu de plainte. Elle finit par être insultante et quand j'essaye de lui expliquer que je comprends qu'elle soit à bout et que le métier de policier est difficile, que j'en ai conscience puisque ma mère était gendarme, elle me dit avec mépris que je n'y connais rien. Elle me fait patienter pour que quelqu'un d'autre prenne la suite après insistance de ma part. Elle me met en lien avec une psychiatre de leur service. J'explique à la psychiatre que la conversation que je viens d'avoir est très grave. La psychiatre confirme mon ressenti et me donne par la suite un RDV dans un commissariat à proximité de chez moi, qui malheureusement ne m'aidera pas. Je m'en veux de ne pas avoir pris de screenshots, la conversation était surréaliste et ultra violente. J'ai du mal à croire moi-même qu'on ait pu me répondre de cette manière.

C'était en 2001. J'y suis allé accompagnée de mes parents pour expliquer que lorsque j'avais 6 ans mon cousin m'avait violée à plusieurs reprises. On m'a écoutée mais on a remis en doute plusieurs fois ma parole "tu es sûre?" "Ça s'est vraiment passé comme ça?" A la fin, on m'a demandé si je voulais porter plainte, en me disant que la vie de mon cousin serait ruinée et que ce serait de ma faute. Alors j'ai dit non. Je n'ai pas porté plainte. À l'époque c'est un article dans un magazine d'ado parlant de l'inceste qui m'a incité à en parler à mes parents. Et bien les gendarmes m ont dit qu'il serait bien que j'arrête de lire ces bêtises, que ça donnait de mauvaises idées. En partant, le gendarme a ri en me mettant une tape sur l'épaule et en s'esclaffant "allez ça va c'est pas grave!". Mon cousin n'a rien eu, il a été protégé et moi j'ai vécu 20 ans à croire que tout était de ma faute, que j'avais foutu la merde dans ma famille. Il m'a fallu 6 ans de thérapie pour comprendre que c'était moi la victime. Ce fut un 2e choc.

Esbly

Gendarmerie

La policière était d'un accueil glacial et condescendant. J'étais en pleurs car les faits s'étaient déroulés à peine 48h avant. Un homme que je ne connaissais pas me suit à la sortie d'une boîte de nuit alors que je suis très alcoolisée. Il se faufile dans mon immeuble, rentre chez moi, me met dans le lit... bref. Au commissariat, cette policière, qui refuse mes demandes d'avocats et qui empêche une adulte qui était venue me soutenir d'entrer dans la salle, me fait un véritable interrogatoire, très incriminant, qui se réitère quelques fois pendant une semaine. Elle me demande avec un sourire au coin de sa bouche, combien de verres j'avais bu, comment j'étais habillée, si j'aimais danser, si mon copain savait que "je l'avais trompé", "il est dans la salle d'attente, n'est-ce pas ?", etc. Ils trouvent cet homme, qu'ils retiennent quand même pendant longtemps, qui serait connu des services de police, et qui se défend bien évidemment de mes accusations. Avec ses valises posées à côté de moi pour les vacances de février, cette dame m'explique qu'il n'y a pas assez de preuves et qu'il faut confronter mon agresseur ou alors il faudra signer un document. Je suis en pleurs, je ne comprenais rien à ce qui se passait, je suis étrangère et mes parents étaient à des milliers de km, ne connaissant même pas la langue. Elle m'explique que je ne supporterai pas les accusations lors du procès, que j'étais trop faible. Elle est toujours terriblement froide et condescendante. Je suis terrifiée face à la possibilité de re-rencontrer cet homme... alors je signe ce document. Je ne sais toujours pas ce que c'était mais j'imagine qu'une sorte de désistement... et c'est loin d'être tout, je me souviens de beaucoup de choses qui resteront à jamais dans mon esprit, dont le nom et le visage de cette dame. Et je me dis que je n'obtiendrai jamais justice. Plus tard, je subirai d'autres violences de la part d'autres hommes, mais plus jamais je n'aurai la force de le dénoncer. Alors, je me tais, et je m'enfonce toujours plus dans cette peine, allant jusqu'à faire une tentative de suicide quelques années plus tard. J'ai eu l'impression que ces incriminations et manipulations avaient comme objectif de me briser afin de se débarrasser de moi avant ses vacances. Deux semaines après cela, une juriste qui m'avait été présentée par une amie m'explique que c'était la première fois qu'elle avait entendu un accueil aussi contraire à la loi dans ce commissariat et qu'il fallait porter plainte... Ce que je ne ferai jamais, pour des raisons évidentes. NB. Je tiens toutefois à remercier les pompiers qui m'avaient amené à l'hôpital peu après les faits, car ils avaient été très généreux dans leur empathie.

Rennes

J'arrive à l'accueil du commissariat. Je signale que je veux déposer plainte pour des violences sexuelles de la part de mon conjoint, le fonctionnaire de police me dit tout fort "ALORS MADAME ON APPELLE CELA UN VIOL". Toutes les personnes qui attendaient ont entendu. Une fois devant l'autre policier qui va m'entendre, je décide au final de ne faire qu'une main courante pour signaler que j'ai quitté le domicile avec mon enfant car nous étions en danger. Je dis ne pas être prête pour la plainte. Le policier m'écoute et au moment de finir l'audition, il me demande : "Madame, vous n'êtes pas en train de me mentir j'espère ? Vous ne partez pas pour un autre homme au moins ?" Depuis, je n'ai pas osé y retourner pour porter plainte. J'ai peur de revivre la même chose.

Dax

Commissariat de Dax

Commissariat de Dunkerque, 2017. Je porte plainte pour mon viol. La policière me dit lors du procès-verbal : "Je ne vais pas vous mentir, ces plaintes ne mènent souvent à rien. Mais l'important c'est que vous ayez porté plainte et que vous êtes passé au-dessus." J'ai trouvé ça terrible à dire à une victime. J'ai voulu faire un complément de plainte avec de nouveaux éléments un ou deux mois plus tard. Je me suis rendu au commissariat. On ne m'a pas laissé entrer, en me disant que ça ne faisait pas, les compléments de plainte, et qu'on me rappellerait pour en faire un. On ne m'a jamais rappelé. Pas même pour me dire que mon dossier a été classé sans suite. Je l'ai découvert seul en devant deviner où se trouvait mon dossier (au tribunal d'Avignon). Je n'ai jamais reçu de lettre ni de coup de fil.

Dunkerque

Dunkerque

Mon ex qui rodé dans mon.Jardin la.nuit et m attend derrière ma porte .. j appelle.les gendarmes qui ne.viennent pas après avoir déposé plus de 10 mains courantes contre lui ( appels incessants, suivie dès que je sortais de chez moi, il volait mon chien la.nuit pour que je vienne le récupérer chez lui, déposait des affiches dans mon jardin...).Quand j arrivais à la gendarmerie on.me disait toujours : " il ne vous a pas touché " ...il vous aime encore ça va lui passer...

Commissariat de Nîmes, 2015, j'ai à peine 18 ans. Je suis un homme transgenre (FtM). J'ai été violé quand j'étais mineur (15 ans) et avant ma transition. Mon violeur avait insisté pour voir ma poitrine. Je pensais qu'il me laisserait tranquille si je le faisais. Il ne m'a pas laissé tranquille. Je me rends au commissariat sur un coup de tête, sur le chemin du retour du travail et j'explique vouloir porter plainte. Le policier qui me prend en charge me mégenre et me reproche d'avoir montré ma poitrine à mon violeur. Que les hommes sont comme ça. Que mon violeur a certainement cru que c'était OK / que ça faisait office de consentement. Après ça il insiste sur le fait qu'il doit appeler mes parents, qui n'étaient pas au courant à l'époque, si je veux porter plainte. Il s'énerve parce que je refuse. Je n'ai plus tenté sérieusement de porter plainte avant 2017, où ma plainte a été classée sans suite.

Nîmes

Nîmes

Bonjour , j'ai subis des attouchements par mon oncle a l'âge de 11 et 14 ans j'ai déposer plainte . Cette histoire a duree 3 ans il leur a fallu 3 ANS pour que je puisse passer devant le tribunal , 3ANS ou il a fallu que je passe devant plein de psychologues qu'il puisse dire si je suis quelqu'un de fiable ou une menteuse , il n'a était condamné qu'a 1 ans de prison ferme . Le problème c'est qu'il s'est enfuit au portugal et les autorités refuse d'aller le chercher labas . Il et en liberter et il vient de faire de nouveau apelle ... A l'âge de 18ans un de mes amis a abuser de moi pendant mon sommeil , j'ai tellement eu peur de j'en est fait une amnésie temporai sur ce qu'il m'avait fait . Je suis aller porter plainte sa était des mois et des mois de souffrance pour moi parce qu'il était en liberter il leurs a fallu presque 1 ans pour l'arrêter et le mettre en prison provisoirement , quand je suis passer devant le tribunal , je suis aller voir un psychologue et celui-ci est aller marquer dans son rapport que j'étais une MYTHOMANE, la juge ne m'a pas cru et il l'on libéré , il les a manipulés comme il a fait avec moi il avait 12 condamnation ou peut être plus pour viol et agression sexuelle . Quand j'ai appris sa j'ai halluciné qu'il laisse un tel monstre dehor , je comprend pas pourquoi il prene pas sa olus au sérieux. Y mon demander si j'avais bu ou consommer quelque chose d'illégal , y mon demander comme j'étais habiller et il mon demander de leurs apporter les vêtements que j'avais au moment des faits . A croire que selon notre état et comment on est habillé justifie ce genre de comportement. Suite a cela j'ai fait une dépression de 2 ans où j'ai perdu 20kg , je ne manger plus , je rester dans mon lit a pleure tout les soir ,j'avais peur de sortir de chez moi et me dire je peut les croiser n'importe où . J'avais une telle souffrance en moi que je ne me rendais pas compte de mon état. Je suis aller voir un infirmier psychologue parceque j'avais peur de rester dans une pièce seul avec un homme , il s'est moquer de moi en disant que s'est pas normal d'avoir peur des hommes , que je suis folle . Aujourd'hui j'ai 21 ans et il m'arrive par fois d'y repenser et d'en pleurer parce qu'il habite à quelque kilomètre de chez moi , heureusement j'ai trouver mon âme soeur et il m'écoute et ne me juge pas , il ma beaucoup aider dans mon parcours et surtout il ma sorti de ma dépression .

Mende

commisaria de mende

Quand je suis allée porter plainte pour agression sexuelle, le policier m'a posé des questions très crues en instant d'un air autoritaire alors que j'étais sous le choc et confuse, comme si j'étais la coupable. Il m'a demandé comment j'étais habillée (il était 9h du matin et j'allais au lycée). Quand il m'a demandé l'origine de l'agresseur et que je lui ai dis asiatique, il m'a répondu que ce n'était pas possible. Il m'a demandé des détails physiques (lunettes, forme du visage etc). Quand je lui ai dis que je ne savais pas (sidération pendant l'agression) il m'a dit de faire attention à tout ça la prochaine fois... Après ça j'ai vécu 3 autres agressions sexuelles dans ma vie, et je ne suis plus jamais retournée porter plainte.

Je me suis fait agressée avec tentative de viol dans une ruelle et me suis défendue en frappant l’agresseur, me retrouvant avec des cotes cassées et un gros traumatisme. Au commissariat une FEMME policière qui me dit, à la pauvre gamine terrifiée que j’étais qui revenait simplement de la bibliothèque 10min de chez moi où j’avais travaillé jusqu’à 22h : « c’est votre faute, vous aviez à pas à être dehors si tard toute seule, et puis si vous vous étiez pas défendu il vous aurait pas frappé, vous avez cherché les problèmes ».

Lyon

Je suis allée au commissariat car un homme avait soulevé ma jupe dans les escaliers du métro pour me toucher les fesses. On m’a demandé pourquoi j’étais là, j’ai expliqué ce qui m’était arrivé et on m’a invité à revenir une prochaine fois car il y avait trop de monde. Pourtant la salle l’acceuil était vide, j’ai dit que j’étais prête à attendre mais cela m’a été refusé. A l’époque ça m’a juste découragée, je suis partie et évidement je ne suis jamais retourner déposer plainte.

Paris

Commissariat de police du 11eme

J'ai été agressée en plein jour, dans la rue, à un arrêt de bus. Ma mère m'a emmenée porter plainte. En prenant ma déposition, le policier m'a regardée de haut en bas : "vous étiez habillée comme ça?". Je portais un débardeur, une chemise ouverte et un jean.

Laxou

Provinces

Il y a 3 ans, lors d’un festival, je me réveille à l’infirmerie après avoir été droguée et, potentiellement, agressée sexuellement. Je suis transportée en urgence par la police dans un commissariat de nuit pour pouvoir déposer ma plainte et passer des examens médicaux. Mon calvaire commence dans la voiture où les policiers rigolent entre eux et me disent que « lorsqu’on ne sait pas boire, on ne boit pas ». Lorsque j’arrive au commissariat, on me fait patienter seule pendant une heure. Un officier vient finalement me chercher et m’emmène dans une salle avec 7 ou 8 autres agents. On me demande de souffler dans un long et large tube plusieurs fois. Tout le monde rigole. Je comprends alors qu’on me fait mimer une fellation. On me demande ensuite d’expliquer pourquoi je suis là et quel est le motif de ma plainte. Alors que j’essaie de parler, encore sous l'emprise de la drogue, on me reprend sans cesse. On me dit de parler plus fort, de m’exprimer correctement, de ne pas buter sur mes mots. Personne ne prend de notes, ils sont debout ou assis, tout autour de moi et me regardent le sourire aux lèvres. Un policier m’interrompt une énième fois pour faire une blague et je décide de sortir de la salle. Je me fais vite rattraper, et un officier décide de m’assoir sur un banc et de me menotter à celui-ci pour que « je me calme et redescende un peu ». Assise et impuissante, des policiers menacent de s'en prendre à moi et me réprimandent. Alors menottée à ce banc, j'utilise mon téléphone pour prévenir mes amies de ce qui est en train de se passer. Un policier vient me dire que je n’ai pas le droit d’être sur mon téléphone, comme je ne le range pas, il me le prend, me le fait déverrouiller et l’emmène avec lui dans la salle avec tous ces autres officiers. Lorsqu'il vient me le rendre, je lui demande de me détacher car j’ai mal au poignet. Il accepte mais décide de me mettre toute seule dans une salle car je ne suis « toujours pas calmée ». Dans cette salle, étant l'entrée du commissariat, je décide d’appuyer sur le bouton de sortie de secours et de m'enfuir. Quelques minutes plus tard, je reçois un appel. C’est une policière du commissariat à qui j'explique ce qu’il s’est passé. Elle me dit que ce n’est pas normal mais que je dois revenir pour poser ma plainte. Je décide d’y aller car elle me promet que je ne croiserais pas les précédents officiers. Dans son bureau, elle me pose quelques questions, puis me dit qu’elle ne peut malheureusement rien faire pour le moment. Je dois attendre le lendemain matin pour pouvoir faire mes tests médicaux et poser ma plainte. C’est à ce moment qu’un des policiers rentre dans le bureau, et me dit qu’on va me transférer dans le commissariat de jour qui s'occupera de moi. Il est 4h du matin. Je suis transférée dans ce deuxième commissariat. On me fait rentrer dans une salle vide et on me dit d’attendre qu’on vienne me chercher. Je passe ma nuit, à attendre sur un banc, sans eau, sans wc, seule et encore dans les vapes. A 7h, deux officiers viennent enfin me chercher et m’emmènent au centre hospitalier pour y faire des tests. Je retourne ensuite au commissariat, où je suis reçue par le chef de la brigade des mineurs, même si majeure à l'époque. Il me pose toute sorte de questions faisant partie d’un formulaire, puis me raccompagne dans les locaux de la police, demande à un officier de me ramener au festival et part. Je suis restée 8 heures dans la salle d’accueil du commissariat. Personne ne m’a ramené, malgré mes nombreuses demandes et explications. Personne ne m’a demandé ce que je faisais là. Je suis restée 8 heures, sans eau, sans affaires, sans moyen de rentrer, sans batterie. C’est en demandant un chargeur à une personne entrant dans le commissariat que j’ai pu prévenir mes amies et le festival qui ont fait les démarches nécessaire pour que l'on me ramène. Il leur a fallu 8 mois pour procéder aux examens gynécologiques, médicales et toxicologiques. La tardivité de ma prise en charge (plus de 9h après les faits) et de ces examens n'a pas permis de m'éclairer sur ce qui m'était arrivé. Je vis aujourd'hui avec ce double traumatisme, ne me souvenant pas de l'un, n'ayant que trop de souvenirs de l'autre. Merci de libérer la parole.

Paris

Lors de ma déposition pour viol je me suis retrouvée face à deux hommes....déjà en voyant ça ça m'a écœuré. Au niveau des questions, étant d'origine maghrébine, j'ai eu le droit à des questions sur ma religion sur le fait d'être vierge ou non. Celui qui me posait les questions m'a demandé si mes parents étaient au courant de l'agression et leur réaction. Il m'a également demandé si j'avais eu des petits amis auparavant et les pratiques sexuelles que j'ai pu avoir. Suite à cette déposition j'ai essayé de retirer ma plainte par peur de devoir être de nouveau interrogée (spoiler en plus de 10 ans j'ai jamais eu de nouvelles) j'ai reçu un courrier du procureur précisant que la plainte était maintenu vu les éléments (présence de GHB dans le sang). Bref ma déposition a été un réel traumatisme. Je suis de nature grande gueule mais après le choc psychologique de l'agression j'étais incapable de m'imposer et demander à parler à une femme ou même leur dire que ma vie privée, familiale ou ma religion ne les regarde pas. Ma déposition a été ma double peine.

Nancy

Lobau

Je suis venue déposer plainte pour viol. Le commissaire m’a dit que « contrairement aux lois anglaises, en France quand on boit on est responsable de ses actes ». C’est une psy deux ans plus tard qui m’apprendra qu’il a menti et que lorsque la victime a bu, c’est double peine pour le violeur. C’est uniquement grâce à la psy du commissariat et une collegue femme que les policiers m’ont rappelé et que j’ai pu porter plainte auprès DE LA commissaire cette fois, deux heures plus tard, plus haut gradée que lui. Merci à elles. Aujourd’hui, deux ans et demi plus tard, malgré le fait qu’il ait l’ADN du violeur (bien connu de leurs services), je n’ai aucune nouvelle sur l’avancée de l’enquête.

Rennes

Commissariat général de Rennes

Je suis venue déposer plainte pour viol. Le commissaire m’a dit que « contrairement aux lois anglaises, en France quand on boit on est responsable de ses actes ». C’est une psy deux ans plus tard qui m’apprendra qu’il a menti et que lorsque la victime a bu, c’est double peine pour le violeur. C’est uniquement grâce à la psy du commissariat et une collegue femme que les policiers m’ont rappelé et que j’ai pu porter plainte auprès DE LA commissaire cette fois, deux heures plus tard, plus haut gradée que lui. Merci à elles. Aujourd’hui, deux ans et demi plus tard, malgré le fait qu’il ait l’ADN du violeur (bien connu de leurs services), je n’ai aucune nouvelle sur l’avancée de l’enquête.

Rennes

Commissariat général de Rennes

J’ai porté plainte en 2018 au commissariat de Nantes suite à une agression sexuelle commise par un ami de l’époque. Après avoir annoncé la raison de ma présence au guichet d’accueil, j’ai dû attendre dans le hall, en état de choc et aux yeux de tous pendant près d’une 1h30 avant qu’un agent de la brigade des moeurs ne vienne me chercher pour le dépôt de plainte. Une fois dans le bureau on passe en revue tout le déroulement de la soirée dans les moindres détails, on insiste bien sur le fait que j’avais bu. Quelques jours plus tard on me rappelle pour une confrontation. Lorsque j’arrive au commissariat, je dois suivre un autre agent que celui qui avait pris ma plainte initialement, il me dit que mon agresseur a reconnu les faits, repasse encore sur toute la soirée en détails. Il a fini par m’expliquer que même si mon agresseur avait reconnu les faits, au vu de mes « antécédents » et de mon état d’ébriété je n’avais aucune chance que ça aboutisse, et puis que ce serait dommage de gâcher une si longue amitié juste pour ça. J’ai donc abandonné la procédure.

Nantes

Commissariat central - Waldeck-Rousseau

Je me suis faite violée en 2012, à Paris, dans le 12ème. J'avais passé la soirée avec mon copain de l'époque et des amis. C'était une de mes premières soirées alcoolisée. J'étais ivre, on s'est disputé avec mon copain. Il est parti et je me suis retrouvée seule dans la rue. Sans batterie dans mon téléphone, sans argent et j'ignorais où j'étais exactement. J'ai croisé le chemin d'un homme qui m'a fait croire qu'il allait m'aider, me raccompagner chez moi, à Bagnolet. Je l'ai suivi. Il m'a entraînée dans une petite cour non éclairée, en bas de grandes barres d'immeubles. Là il m'a frappé, je suis tombée, il a enlevé ma culotte et m'a violée. Je portais une robe. Je n'ai pas osé crier. J'avais trop peur. Quand il a eu fini, il m'a frappé à nouveau et a volé mon téléphone, puis il s'est sauvé. Je n'avais plus de culotte. J'ai éré, plutôt, je me suis traînée dans la rue. Anéantie. Des inconnus sont venus à mon secours car je pleurais beaucoup, je leur ai raconté ce qui venait de se passer et ils ont appelé la police. Ils sont arrivés vite, deux hommes et une femme. Ils ne m'ont pas aidé du tout. Ils étaient très méchants. Ils ont dit que j'étais trop ivre, hystérique, ont refusé de me croire. Ils ont dit que je mentais probablement ou que si quelque chose était arrivé, c'était de ma faute car j'étais trop bourrée. Ça m'a mise hors de moi. J'ai commencé à leur crier dessus. La femme était la pire. Aucune compassion, aucun soutien. Elle m'a attrapé par le bras pour me calmer j'imagine, elle m'a fait un gros bleu. Ils ont refusé de me conduire à l'hôpital, de me ramener chez moi, ou de prendre ma plainte. Ils ont dit que la seule chose à faire c'était de me mettre en cellule de dégrisement. Ils ont dit que c'était de ma faute. J'ai refusé d'aller en cellule de dégrisement bien évidemment. Alors ils sont parti. Ce sont les inconnus qui les avaient appelé qui ont fini par me payer un taxi pour que je rentre chez moi. Cinq jours plus tard, un membre de la famille de mon copain a réussi à retrouver le commissariat et les policiers concernés. Ils ont soutenu que je mentais et que j'étais trop ivre, que c'était probablement des conneries. Je n'ai jamais porté plainte finalement et j'ai du apprendre à vivre avec ça. Je me suis faite agressée sexuellement à d'autres reprises après ça. Je n'ai jamais porté plainte et ne le ferai jamais, parce que je sais que c'est foutu d'avance.

Paris

J'ai été violée en mai 2017 mais je n'ai réellement réalisé ce qui c'était passé et eu le courage de porter plainte qu'un an plus, en 2018, ce qui m'a été reproché par les policiers lorsque je suis allée porter plainte. En mai/juin 2018, je décide donc d'aller dans le commissariat du 5ème arrondissement à Marseille et la policière à l'entrée me dit de repasser plus tard car c'était bientôt l'heure de la pause déjeuner et qu'ils ne pouvaient pas prendre ma plainte. Je reviens donc sur les coups de 14h déterminée à porter plainte car je savais que si je ne le faisais pas ce jour-là je n'aurai jamais le courage de le refaire. À 14h je me représente au commissariat et je dis que je viens pour porter plainte pour viol et là la policière en question me dit que j'aurai dû dire directement tout à l'heure que c'était pour viol puis pendant 1h tous les policiers du commissariat viennent tour à tour faire un tour dans le bureau pour voir la petite victime de viol et on me dit qu'on ne peut pas prendre ma plainte car ils n'ont pas le droit/compétence de le faire??? Et me suggère d'aller au commissariat de Noailles. Quelques jours après je vais au commissariat central et là-bas on refuse également ma plainte car les faits ce sont passé à Aix-en-Provence et non pas à Marseille. Je vais donc au commissariat de Aix-en-Provence, je dis que je viens pour porter plainte pour viol et on me dit qu'on ne prendra ma plainte qu'après quelques sessions avec une psy car on ne veut pas de témoignage larmoyant et qu'on veut que je le raconte avant à une psychologue??? J'ai donc eu 3 séances avec une psychologue avant d'avoir eu le droit d'enfin porter plainte pour viol. Et évidemment depuis 2018, je n'ai eu aucun retour de la police concernant mon dossier. L'homme qui m'a violé n'était même pas au courant de ma plainte contre lui...

Marseille

5e arrondissement, Noailles et Aix-en-Provence

Quand j'avais 13 ans, j'ai fais des photos qu'on appelle maintenant 'nudes'. Des nudes destiné à mon copain de l'époque, qui m'en faisait également ! Bien entendu, il m'a fait du chantage et a afficher les nudes dans mon collège. Harcèlement pendant 12 ans, harcèlement sexuel et harcèlement moral et physique. J'ai porter plainte au commissariat de la ville de mon collège : Lattes. Ils m'ont dit d'aller à l'hôtel de police de Montpellier. J'ai déposé ma plainte et pendant celle-ci, ils m'ont dit :" en même temps a 13 ans, on montre pas son corps comme ça, après faut pas s'étonner si on se fait agresser ". J'avais 13 ans.

Montpellier

Hôtel de police

J’ai porté plainte pour viol en réunion au commissariat de Bobigny. Un policier du nom de GUETTA a voulu m’intimider, il a dit que c’était bizarre que mes agresseurs paient par carte l’hôtel où j’ai été agressée si c’était un vrai viol. Il m’a également dit « la semaine dernière, une fille est sortie du tram, un mec l’a assommée et elle s’est réveillée avec une bite dans la bouche ! Ça c’est un viol carré, toi ton viol il est pas carré ». Il a dit que s’il avait une fille comme moi il l’attacherait à un poteau et la laisserai crever là. Lorsque mon père était dans la salle d’attente, il a entendu ce même policier dire à la mère de certains de mes agresseurs « Ça sera plus sympa qu’une balade à Disneyland, ne vous inquiétez pas ». À un moment je disais que j’avais peur de rentrer chez moi, le policier a soufflé l’air exaspéré en disant « ils ne vont rien te faire, t’habites où ? T’HABITES OÙ ?? » En hurlant à 2 cm de mon visage. Un autre policier a dit « C’est bizarre on a dit que tu étais une chaudasse pourtant tu nous chauffes pas là ». On m’a aussi demandé si je trouvais un de mes agresseurs mignon, lorsque j’ai répondu non on m’a dit « Ah bon tu le trouves pas mignon lui ? Pourtant t’as fait des trucs avec. » Alors qu’il m’a juste violée.

Bobigny

Commissariat de Bobigny

J'ai appelé la police qqs heures après les faits. J'ai juste voulu de l'aide (voir un médecin surtout). Je n'étais pas dans une démarche de porter plainte. La police est arrivé là où j'étais. Quand j'ai dit le nom de mon agresseur tout a basculé. On m'a emmené au commissariat. Je voulais juste aller à l'hôpital, je n'avais pas le droit fallait attendre. Le policier n'a pas pris la peine de noter ses questions il ne m'a pas fait relire le pv: la preuve mon nom est mal écrit. Ce même policier m'a posé la question si c'était la première fois que je faisais une fellation, si c'était la première fois que je faisais la sodomnie et il a fait référence aux faits de viol en employant le mot "aventure". Il m'a ensuite conduit aux urgences (UMJ). En arrivant j'apprends par mon ancien agent que la police a fuité à la presse que j'ai porté plainte contre mon agresseur. Les policiers du 1DPJ ont déformé sans cesse mes dires. Une policière m'a (un mois plus tard) gardé pendant cinq heures et demie pour m'auditionner SANS PAUSE, sans nourriture. Elle m'a demandé à plusieurs reprises pourquoi je portais une robe, pourquoi je n'ai pas mis un pantalon avant d'aller voir mon agresseur. Je suis traumatisée par cet accueil et je ne cesse d'y penser car j'en suis sure que je suis pas la seule qui a été mal reçue par ce commissariat.

Paris

1 DPJ

J’ai voulu porter plainte immédiatement après une agression sexuelle un matin dans la rue. Le policier qui a pris ma plainte a fait une remarque sur ma tenue courte d’après lui (jupe tailleur), il a dit à mon ex qui m’accompagnait qu’il fallait surveiller mes tenues. Il m’a aussi demandé si je n’avais pas rêvé car j’expliquais que l’agresseur était reparti en faisant des bonds en arrière et en se léchant les lèvres. J’ai apporté les contacts de deux témoins qui étaient prêts à témoigner (et qui avait fait fuir l’agresseur), ils n’ont jamais été contactés. La plainte a été classée sans suite. C’était il y a 19 ans

Nogent-sur-Marne

Nogent-sur-Marne

J'ai voulu déposer une main courante contre mon ex copain. Il ne supportait pas notre rupture et me harcelait depuis des mois : il m'attendait en voiture en bas de chez moi alors qu'il habitait à 2h de route, me menaçait par messages, m'appelait avec plusieurs numéros inconnus, et continuait de me contacter avec de faux comptes même après avoir été bloqué sur tous les canaux de communication... J'ai pris des captures d'écran et je suis allée déposer une main courante. Un policier m'a reçue, gentil mais visiblement peu formé. Il a requalifié ma main courante en "nuisances" car pour lui, cela n'était pas du harcèlement, malgré mes nombreuses captures d'écran faisant état de menaces sur ma personne. Pendant ce temps, ses collègues (hommes et femmes) passaient derrière lui et riaient. Je me suis sentie mal à l'aise pendant toute la procédure et j'en suis ressortie avec un sentiment de culpabilité énorme.

Troyes

Commissariat de police

J'ai déposé plainte à l'hôpital avec des policiers puis la plainte a été transmise à la gendarmerie où les gendarmes m'ont accusé de mentir .Mon conjoint a été mis en garde à vue qq heures puis les gendarmes m'ont demandé de le laisser de penser à mes enfants .Il n'y a pas eu de poursuites .

Cholet

Cholet

Je devais avoir 15 ans, et un homme au double de mon âge m'a fait des avances déplacés lors d'une soirée entre amis. Choqué par les propos et les regards, par la peur que j'ai ressentie tout au long de la nuit, je décide avec ma mère de portée plainte le lendemain même. Un lieutenant m'a reçu, entre les questions dérangeantes sur la façon dont j'étais habillé, si j'avais consommé de l'alcool ou de la drogue, ou si je l'avais chercher, il soupirait, écrivant a moitié ce que je disais et en ne posant quasi aucune question sur cette homme. Après une déposition bourré de fautes et d'incompréhension, il a pris de longue minute en regardant son texte de loi afin de trouver une "raison valable" pour que je porte plainte, comme si un pédophile me disant qu'il voulait me voir sans sous-vêtements n'était pas assez. Je me suis sentie bien pire au commissariat qu'à cette soirée.

Saint-Loup

J'ai été violée plusieurs fois par le même homme de 18 ans à la période du collège. Il me menaçait de me tabasser si je ne faisais pas tout ce qu'il exigeait. A la même période, une amie a vécu des faits similaires avec un autre homme, mais elle en a parlé à sa mère et est allée porter plainte. Je l'ai soutenue comme j'ai pu alors que la police allait régulièrement chez elle pour la convaincre de retirer sa plainte, alors qu'ils ont essayé de la faire passer pour une folle et une menteuse en concertation avec sa psy. Du coup je n'ai jamais osé en parler à qui que ce soit, je n'ai jamais porté plainte. Je pense que je ne le ferai jamais parce que j'ai peur et je n'ai pas envie de retourner en enfer. Le pire c'est qu'une autre fille de mon collège, plus jeune encore, était venue me voir pour me parler de mon agresseur en me disant qu'elle était amoureuse de lui. J'ai essayé de lui dire que c'était un manipulateur et qu'il était violent, que ce n'était pas normal de céder à des avances à notre âge. Elle l'a mal pris et je n'ai plus eu de nouvelles... Je culpabilise de n'avoir rien fait parce qu'il a fait beaucoup de dégâts, mais je n'ai pas la force de le faire. A toutes celles qui sont tombées sur lui, pardon.

Briare

Briare

Je venais enfin de me décider à porter plainte pour viols conjugaux contre le père de ma fille, plusieurs années après les faits. Motivée par le jugement de garde à venir, je souhaitais ajouter cette plainte au dossier, pour protéger ma fille. En à peine quelques minutes l'officier a remis en question tout ce que je disais, prétextant qu'il fallait "me titiller" un peu pour être sûre que je disais bien la vérité, que lui aussi ça lui arrivait de faire comme ça avec sa femme, et m'a expliqué plusieurs fois qu'il fallait bien que je reflechisse car je risquais de gâcher sa vie (à mon ex donc). Je suis partie encore plus honteuse qu'en arrivant, sans que ma plainte soit enregistrée avec pour conseil de consulter la psy en charge de ces dossiers au commissariat. J'ai fait une séance (peut-être deux?), au cours de laquelle je me suis entendue dire que ce n'était pas sain d'avoir ce genre de rancœur envers le père de la fille et que le fait qu'il m'ait peut-être forcée pendant qu'on était en couple ne voulait pas dire qu'il allait le faire avec elle. Je n'y suis jamais retournée et n'ai jamais réussi à porter plainte ailleurs.

Montpellier

Central

Je m'appelle Camille, j'ai 22 ans et j'ai été violée en mai 2013 à l'âge de 13 ans par mon premier petit copain. J'ai déposé plainte en novembre 2016 après plus de 3 ans de harcèlement de la part de mon agresseur (messages, appels, rumeurs, insultes, emprise,...) Nous avons été convoqués au commissariat de Bourg-en-Bresse avec mes parents, suite à une dénonciation d'un psychologue que j'avais consulté pour dépression. Mes parents ont été entendus en premier, me laissant seule pendant plus de 3h dans la froide salle d'attente du commissariat. Puis arrive mon tour, la policière ne voulait pas prendre ma plainte ce jour là et voulait me rediriger vers le pôle mere enfant comme je n'avais que 16 ans. Mais on m'avait convoquée ce jour là, j'étais prête à parler et je m'étais préparée, je ne pouvais plus attendre au risque de ne plus être capable de parler. Certes elle a râlé, mais à accepté d'installer une webcam dans son bureau pour m'interroger. Elle m'a interrogée pendant plus de 5h, me forçant à utiliser des mots avec lesquels je n'étais pas à l'aise et me demandant tous les détails de ma vie sexuelle actuelle. Elle me demande comment j'étais habillée au moment des faits : Jean pull ballerines. Mais là, elle me regarde et me dit "Vous êtes jolie, vous le savez et vous en jouez. Vous avez cherché ce qu'il vous est arrivé". J'avais 16 ans, j'avais passé la puberté, je n'avais plus le physique que j'avais à 13 ans. J'étais en larmes dans son bureau, je me sentais encore plus mal, et surtout, ces mots venaient d'une femme... J'avais apporté des preuves avec moi, une clé USB remplie de conversations messenger et Skype avec mon agresseur, ou il me supplie de ne pas déposer plainte, des captures d'écran du harcèlement que j'ai vécu au collège et au lycée, une lettre de mon médecin et de ma psychologuen,... Quand on a quitté son bureau, elle nous a pourtant rassurés en nous disant qu'on pouvait l'appeler quand on le souhaitait, pourtant 3 mois après, elle dit à ma mère d'arrêter d'appeler sinon elle mettra le dossier sous la pile... Certains témoins (mais pas tous) ont été convoqués, dont mes amis et mon ex copain, la même policière à dit à mes meilleures copines que j'étais une allumeuse, et à posé des questions intimes à mon ex, qui avait encore 17 ans à l'époque... Il ne savait pas quoi lui répondre, il s'était bien dans ses questions qu'elle cherchait à me faire passer pour une chaudasse, elle lui demandait par exemple les positions que l'on faisait. Puis, mon dossier a été perdu pendant 1 an, et la policière en charge à enchaîné les arrêts maladie et vacances. Enfin, on arrive à la confrontation, fin 2017. La policière nous a encore étonnés, ne souhaitant pas prendre part à la confrontation, elle a demandé à un de ses collègues de s'en occuper. Celui ci n'avait même pas lu le dossier et n'avait aucune question à nous poser à part "souhaitez vous rester sur vos dépositions ?". Heureusement, j'ai une avocate en or, Maître Debourg, qui a posé énormément de questions suite à la lecture de la déposition de mon agresseur. A la fin de la confrontation, le policier demande "est ce que à cause du stress de votre première fois il est possible que vous n'ayiez pas remarqué les refus de la plaignante ?", il a répondu "Je ne me souviens plus, mais oui tout est possible". Le policier ne voulait pas écrire cette phrase et voulait nous faire partir, ce qui arrangeait bien mon agresseur. Mon avocate et un 2e policier se sont levés et l'ont forcé à écrire cette phrase dans le rapport. C'est le seul bon policier que j'ai croisé... il y en a, mais ils sont rares. Puis, je n'ai eu aucune nouvelle du dossier jusqu'en février 2019... Où elle a été classée sans suite pour faute de preuves... Nous nous sommes rendues compte avec mon avocate que tout le dossier avait été bâclé, il n'y a pas eu d'enquête ni d'expertise medicale ou psychologique, certains témoins écartés et des preuves égarées. Nous avons fait appel de la décision en octobre 2019, et 2 ans après, j'attends toujours une réponse à cette demande d'appel.

Bourg-en-Bresse

Bourg-en-Bresse

Je suis allée dans la boîte de nuit le Cloud et je me suis faite agressée par un homme qui m’a infligé un coup de pied de toutes ses forces dans mes fesses (pour aucune raison car ivre) J’ai crié et je suis allée voir les videurs qui n’ont rien fait pour moi si ce n’est de dire à l’homme de « se calmer » le ton est monté, je me fais exclure de la boîte, cet homme a poursuivit sa soirée. Je retourne dans la boîte pour prendre mon agresseur en photo, ses amis se jettent sur moi en me poussant pour m’empêcher de collecter une preuve. Le lendemain, le 20 août, je décide d’aller porter plainte au commissariat de Lattes auquel je me rends, qui indique qu’ils ne prennent pas de plainte et qu’il faut se rendre a l’hôtel de police de Montpellier. Une fois arrivée sur place, je rentre dans un sas a l'entre avec une femme brune que je vois au loin et qui communique avec moi par un micro et haut parleu. Je lui explique la raison de ma venue. Je lui dit que je souhaiterais porter plainte pour agression physique ou sexuelle mais je ne sais pas car je ne suis pas sure de la qualification. Elle insiste « mais comment ça vous savez pas ? » Je suis déstabilisée, deux hommes rentrent dans le sas avec moi, je raconte mon histoire à voix hautes devant des hommes que je ne connais pas, j’ai honte. La femme m’indique qu’elle ne peut rien pour moi car je dois aller chez mon médecin pour un certificat, je lui explique que je n’ai pas de lésion physique et que mon médecin n’est pas disponible pour me recevoir. J’insiste pour qu’elle prenne ma plainte, elle refuse. Je lui dis que je compte bien rester jusqu’à ce qu’elle s’occupe de moi. Elle me répond qu’elle ne compte pas m’aider, que je peux rester des heures mais qu’elle ne s’occupera pas de moi car son équipe est en sous effectif. Le ton monte, et elle m’agresse verbalement. Je quitte les lieux sans porter plainte, humiliée une deuxième fois, mais cette fois ci par la police.

Montpellier

Hôtel de Police

Encore vous ? On va vous faire un abonnement. Vous n'en avez pas marre de venir déposer plaintes sur plaintes ? Vous pouvez pas calmer un peu le jeu. A force normal que monsieur le prenne mal non ?

Montargis

Central

Bonjour, Je ne sais pas si ce témoignage pourra être pris en considération car il ne s’agit pas d’une vss. Je rentrais d’Angleterre pour voir ma famille. J’ai pris le rer b depuis Roissy et me suis faite agressée dedans, les 2 hommes m’ont volé un de mes sacs. Je suis descendue a la station suivante (comme indiqué par le 17 après les avoir immédiatement appelés) pour aller porter plainte au commissariat le plus proche, Drancy donc. Le policier refusait de prendre ma plainte en me disant que c’était inutile, que cela ne servait que pour les assurances mais que si je n’avais pas de facture de mes affaires, de toute façon ce serait inutile. J’ai du insister tres lourdement pour qu’il la prenne, pas de chance pour lui j’avais une facture… pendant le dépôt de plainte, sa réaction : « ben oui mais il ne faut pas prendre le rer seule a cette heure la hein » (il était 19h…) ou encore « ben oui mais bon c’est le 93, c’est comme ça ici »… pas un mot de soutien, juste l’impression que c’était de ma faute si on m’avait volé mes affaires. Je ne sais pas si cela rentrera dans votre démarche étant qu’il s’agit d’un vol et non vss, mais leur réaction m’avait juste dégoûtée et je suis ressortie en me sentant encore plus coupable. Bon courage an tout cas !

Drancy

Je me suis fait violer par 3 hommes dans un bâtiment abandonné, un ami était témoin des faits. Nous sommes allés au commissariat dès qu'on a pu sortir afin que je puisse porter plainte et contacter ma mère. En chemin, j'ai jeté ma jupe parce que j'étais persuadé que le fait qu'elle soit courte me porterait préjudice. Le commissaire qui a pris ma plainte a voulu interroger mon ami en premier, et lui a entre autres demandé si j'avais l'air de prendre du plaisir, si j'avais joui Quand est venu mon tour, il a commencé par dire que je n'avais rien à faire là bas, puis m'a demandé comment j'étais habillé Enfin, il m'a demandé à quand remontait ma dernière relation sexuelle, ce qui est normal dans l'enquête, mais il m'a ensuite demandé si c'était avec mon copain. Il se trouvait que ce n'était pas avec mon copain, et il s'est permis de me dire que les jeunes faisaient n'importe quoi et qu'il ne fallait pas s'étonner que des malheurs nous arrivent Quand j'en ai parlé à ses collègues ils n'ont rien voulu entendre et m'ont dit que j'avais mal compris. Voilà bientôt 3 ans que cela m'est arrivé, et alors qu'ils avaient l'ADN et le casier de deux de mes agresseurs, je n'ai plus de nouvelle depuis plus d'un an. Je n'ose pas appeler pour savoir si l'affaire est classée, parce que je sais que ce sera le commissaire Abraham, celui qui a pris ma plainte, qui sera au bout du fil. J'ai fini par avoir une haine plus grande pour ce policier et ses collègues complices, que pour mes agresseurs.

Reims

Hôtel de Reims police

Assistante sociale a l'hôpital, je suis appelée pour rencontrer une femme hospitalisée suite à des violences conjugales. Au bout de 3 entretiens, et 48h d'hospitalisation, elle se décidé à porter plainte. J'appelle les forces de l'ordre, en expliquant la situation, la situation d'hospitalisation et demande à ce qu'un agent vienne prendre sa plainte. Ils ont jamais voulu envoyer quelqu'un 😡 "elle a qu'à se déplacer"... Ouais mais elle peut pas la... Le lendemain la dame a quitté l'hôpital et est rentré... au domicile conjugal 😡 Ce jour là j'ai perdu ma foi en la police / gendarmerie 🙄🙄

Compiègne

Centre ville

Août 2021. J’ai auditionné pour une amie à moi qui a porté plainte pour viol. Ayant moi-même porté plainte pour viol une semaine avant, dans le même commissariat, y retourner a été très dur. Lors de l’audition le gendarme me demande comment elle était habillée. Je lui réponds. Il me demande si elle avait un comportement « d’allumeuse », si elle avait un « décolleté ». Je lui demande qu’est-ce que cela change ? Ça ne justifie rien ! Il me répond « mais vous savez des fois y a des femmes qui chauffent des gars et après … (blanc) ». Oui ? Et ? Je comprends pas l’intérêt monsieur. Évidemment dans l’écrit de l’audition ses mots n’ont pas été retranscrits et mes réponses ont été raccourcies et changées.

Sélestat

Sélestat

J'ai porté plainte pour viol le 31 janvier 2014 contre mon cousin. J'avais alors 16 ans et ma mère m'accompagnait. Les policiers qui se sont occupés de mon affaire ont été professionnels et compétents. Je m'estime chanceuse de ne pas avoir eu de remarque déplacée. Mais il s'est passé quelque chose d'autre. Lors de mon audition, j'ai confié que j'avais beaucoup de mal avec les contacts physiques, même la bise me posait problème. A la fin de mon interrogatoire, un policier en charge de mon affaire insiste pour me faire la bise pour me dire au revoir. Je ne refuse pas clairement, j'hésite, je lui dis que ce n'est pas une bonne idée, je suis mal à l'aise. Face à son insistance, je cède. Je me sens mal. Avec le recul, je pense que c'était un test. J'ignore si c'est conforme à leurs procédures. En tout cas, je ne me suis pas sentie respectée, ni écoutée. Cette personne était présente lorsque j'ai affirmé que je détestais ça. Aujourd'hui, je ne comprends pas l'intérêt de me forcer à faire quelque chose qu'il sait que je déteste pour prouver quelque chose. A mon sens, c'est moralement discutable. Mon cousin habitant dans un autre département, on m'a prévenue que la procédure risquait d'être longue. J'ignorais alors à quel point. Aujourd'hui, j'ai 23 ans, bientôt 24 ans, et je n'ai toujours aucune réponse sur mon affaire.

L'Isle-sur-la-Sorgue

De l'Isle sur la Sorgue

Je vais au commissariat pour déposer plainte pour viol 6 ans après les faits : quand j'avais 14 ans, un homme de 35 ans à profiter de me naïveté pour me toucher les parties intimes et rentrer ses doigts en moi tout en me montrant à quel point il bandait. Le jour où je décide d'y aller, je tremble, je suis en panique. J'arrive au commissariat, on me dit que toutes les personnes capables de m'accueillir sont absentes/prises par quelqu'un d'autre (chose que je peux comprendre). On m'explique que je dois rentrer chez moi, qu'on me rappellera pour fixer un rendez vous. Depuis 1 an j'attends toujours.

Nancy

38 Bd Lobau, 54000 Nancy

À 20 ans, un homme me harcelait par messages téléphoniques et SMS. Aucune idée de qui c'était ni comment il a eu mon numéro mais il me laissait tous les jours des messages répugnants à caractère sexuel. Des mois se sont écoulés de la sorte jusqu'à ce qu'il m'envoie un SMS mentionnant la tenue que je portais sur moi. J'étais serveuse à l'époque. J'ai filé au commissariat sur le champs, où l'on a refusé de prendre une plainte car "dites lui d'arrêter" ca devrait suffir. J'ai insisté pour déposer une main courante et le policier a contourné son bureau pour m'epier de la tête aux pieds en disant "et c'est ca la petite jupe bleue dont il parle ?" avec un mepris déconcertant. Je me suis sentie super humiliée et pas du tout protégée. Évidemment à leur demande j'ai écrit au harceleur de me laisser tranquille, ce qui n'a fait qu'aggraver la situation. Il a même trouvé mon adresse, j'ai du demenager et changer de numéro. Merci pour rien du tout au commissariat.

Montpellier

Comédie

Bonjour, j'ai déposé plainte pour viol en 2018 au commissariat des Lilas (relié à la ville de Bagnolet où ont été commis les faits) J'ai eu la sensation d'être bien reçue sur le coup, étant d'une part dans un grand stress mais également un sentiment de "puissance" en osant aller porter plainte. En sortant et surtout après relecture de l'audition j'ai ressenti de la colère et du dégoût. J'ai l'impression que j'ai été manipulée ou orientée pour me culpabiliser et le dédouaner. On m'a demandé si j'étais amoureuse de lui (et puis, si c'était le cas, ce serait presque pire n'est ce pas? ). On m'a demandé si je m'étais débattue, si j'avais crié, pourquoi je n'étais pas partie. On m'a demandé si j'avais pris du plaisir. On m'a demandé de quelle manière j'avais commis la TS qui m'avait conduite à vouloir porter plainte deux ans après les faits. Je me souviens aussi que le policier m'ai demandé une photo de la personne que j'accusais, et qu'il ai répondu "tiens je m'attendais à un grand black c'est marrant". Je n'ai jamais été mise au courant du fait que la personne avait été entendue aussi, ni que la plainte avait été bien transmise au procureur, mais qu'il n'y a pas eu d'enquête. Plainte pas classée sans suite, juste suspendue dans le temps. Je suis terriblement en colère et j'ai ressenti un immense sentiment de mépris vis à vis de mon traumatisme. Mauvais accueil, pas de formation pour les flics. Jusqu'à quand va t on laisser les femmes victimes dans de telles souffrances ?

Bagnolet

Les lilas

Je suis allée porter plainte pour viol, le 15 juin 2016, deux jours après mes 18 ans. Les faits se sont passés deux ans auparavant. Je souffrais d'un énorme stress post-traumatique avec amnésie. J'ai été entendu pendant plus de 7h, sans pause. La gendarme qui m'a reçu était Officier de Gendarmerie. Elle était très froide et la 1e chose qu'elle m'a dite c'est quelle sera impartiale. Le gendarme à l'accueil avait dit que si une femme m'entendait ce serait mieux, je serai plus à l'aise. Il s'est trompé. J'ai eu le droit à des paroles très violentes qui me marqueront toute ma vie. "Oui d'accord vous aviez 16 ans, mais bon il fallait réfléchir avant d'aller manger chez cet ami.". "Bon, vous portiez un short quand même". Impartialité vous avez dit? Ça, et le débat entre culotte et slip, parce que si c'est une culotte c'est plus provocant. Je suis sortie de cette déposition traumatisée, avec l'envie de ne plus jamais en parler. Le pire, c'est qu'avec les années j'ai fini par me souvenir que mon violeur m'a frappé et séquestré de 13h à 17h. Je n'ai qu'une heure de souvenir. Mais bon, j'aurais dû "réfléchir". Comme si c'était de ma faute.

Mundolsheim

Gendarmerie

J'ai voulu porter plainte pour un viol que j'ai subis par mon exe, le gendarme n'a pas prit ma plainte au sérieux et ma fait des commentaires déplacer sur ma façon de m'habiller et à ajouter "personne ne veut de toi grosse merde"

Évreux

Après plusieurs années d’attouchements et autres horreurs de mon beau père, je décide à ma majorité d’en parler à ma mère qui nous emmène immédiatement au commissariat afin d’aller porter plainte contre lui. Mon beau père nie en bloc et est présent avec nous au commissariat. Je raconte mon histoire 3 fois devant 3 policiers différents, puis une policière revient vers moi et m’annonce « on ne prendra pas votre plainte, laissez tomber. Il nie les faits alors c’est votre parole contre la sienne ». Il est sorti le sourire aux lèvres.

Perpignan

J’ai 4 ans après mon viol par mon ex compagnon, voulu porter plainte. Je prends mon courage à deux mains et décide de m’adresser directement à la juridiction concernée : la brigade des mineurs de Créteil. Après quelques mail échange avec un OPJ j’ai vite reçu un appel de la colonelle de la brigade des mineurs. Dans cet appel elle me dit concrètement que ce que j’ai vécu n’est pas un viol et me dissuade de porter plainte, que cela sera classée sans suite… J’ai retranscrit quelques passages qui m’ont particulièrement blessée et découragée à porter plainte. - Ce que j’ai vécu n’est pas un viol car d’après eux il n’y a pas eu de menaces ni de contraintes physiques ni de surprises car j’étais déjà entrain d’avoir des préliminaires. - Le fait que j’ai dit à mon agresseur que je voulais rester vierge n’est pas suffisant pour justifier un viol car j’étais déjà en train de faire des préliminaires avec lui. - Il y a beaucoup trop de femmes qui pensent avoir vécu un viol alors que non, surtout depuis le mouvement « nous toutes ». - Maintenant les femmes pensent que c’est parce qu’elles ne sont pas consentante qu’il s’agit d’un viol alors qu’il n’y a pas que ça qui rentre en jeu pour qualifier un viol. - Ce n’est pas parce que Monsieur se frotte à vous et arrive à rentrer alors que vous ne vouliez pas que c’est un viol. - Il faudra penser la prochaine fois à dire non ou à se débattre car sinon la plainte n’aura pas de poids. - Vous n’avez pas vécu de viol car si c’était un viol votre traumatisme serait tellement violent qu’il vous aurait été impossible de parler avec votre agresseur ni même de le toucher après. Les victimes de viol ne reparlent pas à leurs agresseurs parce que leur corps et leurs mentals leurs en empêchent. - Je peux prendre votre plainte mais elle sera classée sans suite cela ne servira à rien. - Avoir 16 ans ne change rien à votre responsabilité car vous avez la majorité sexuelle donc on part du principe que vous saviez ce que vous faisiez.

Créteil

Brigade des mineurs de Créteil

J’ai souhaité déposer plainte pour harcèlement et menaces de la part d’un homme. Je me suis donc rendue au commissariat et ils ont dit qu’une main courante « suffirait » et qu’ils ne pouvaient pas prendre ma plainte sinon. J’avais engagé la conversation (quelques lignes tout au plus) avec un homme via une appli de rencontre et en faisant des recoupements de son côté le type me sort où j’habite, nom et prénom… assez flippant et le courant ne passait pas donc je lui dit cordialement que l’on va interrompre ici l’échange et là il vrille totalement : menaces de me retrouver dans ma ville (il avait l’adresse exacte)…. Puis la même chose sur Facebook car entre temps il avait bloqué son contact sur l’appli. J’ai gardé les captures d’écran mais c’était pas pour faire une partie de rami qu’il promettait de me « retrouver ». Donc je décide d’aller porter plainte. Les deux policiers ont donc pris la déposition (pour la main courante) mais m’ont dit à la fin : « en même temps sur ce genre de site, c’est pas étonnant » (en 2ans de présence c’était la première et seule fois où j’ai été harcelé! Donc leur commentaire pour mon vécu ne tient pas et en plus ça dédouane encore une fois les hommes de leur actes en me faisant croire que je l’avais bien cherché). C’est minime par rapport à d’autres témoignages que j’ai pu lire mais ça met la rage de voir que memes les policiers en sont à faire des « constats » patriarcaux à deux balles. Alors que c’était moi la victime. #yesallmen

Chalon sur Saone

Après avoir déposé 4 plaintes contre le père de mon enfant (harcèlement moral et insultes) avec lequel les passages de bras étaient chaotiques, il a été reçu 6 mois après le dépôt de la 1ère plainte dans le commissariat proche de chez lui. Le gendarme m’a rappelé suite à son entretien : « il est vrai que monsieur n’accepte pas du tout votre rupture mais il faut que chacun mette de l’eau dans son vin. S’il vous insulte de connaisse une fois de temps en temps, ce n’est pas si grave. Pas la peine de redéposer une plainte. »

J'ai reçu de nombreux SMS de numéros inconnus (numéros on/off qui sont des numéros provisoires et anonymes). Ces messages mentionnaient mon nom, mon adresse, et parmi les nombreuses insultes à caractère sexuel, la personne me disait qu'elle allait venir me chercher et me violer, sans aucune équivoque. Je suis allée au commissariat porter plainte. Les policiers ont pris le temps de lire tous les messages, d'en rire bien grassement, avant de refuser purement et simplement de prendre ma plainte, puisque ça n'aboutirait à rien. Ils m'ont dit d'attendre que la personne passe réellement à l'acte avant de revenir les voir.

Darnétal

J’ai été violée dans un état d’inconscience en réunion en 2017. Lors de l’enquête, j’ai du me rendre à la confrontation sous pression, sans savoir que je pouvais l’éviter, et j’ai été prévenue 1h avant de l’heure du rendez-vous. Pendant la confrontation, alors qu’on me demandait de justifier ma « réputation » et ma sexualité peu inventive et certainement pas à plusieurs, la policière m’a coupé la parole pour me dire, je cite « Il faudrait éviter de confondre un regret de lendemain de soirée et un viol mademoiselle » Devant eux. L’affaire a été classée sans suite 2 ans après J’ai subi un second viol, en état de conscience, qui m’a poussé à porter plainte pour le précédent. J’ai porté plainte en 2017. Je n’ai, à ce jour, jamais eu de nouvelles

Pau

Quand j´avais 18 ans, j´ai porté plainte pour un viol subit quand j´avais 16 ans par le grand-frère d´un ami. Le dépôt de la plainte s´est plutôt bien passé, la gendarme fut bienveillante. Mais "bien sûr" je n´échappe pas aux questions "pourquoi vous n´êtes pas venue avant? et "comment étiez-vous habillé ce soir là?" Lors de ma 2ème convocation, son comportement change. La méfiance fait place à la bienveillance. Elle me dit avoir été à l´endroit des faits, et que j´aurais pu aller dans une autre chambre. Elle me dit avoir interrogé le suspect, et me dit "Je lui ai montré votre photo, il a dit qu´il ne vous connaissait pas, et qu´en plus il a eu tellement de relations sexuelles avec plein de filles différentes à l´époque qu´il ne se souvient pas de vous ni même de cette soirée, encore moins s´il n´est pas allé jusqu´au bout." Elle ne paraît pas choquée par les paroles du suspect. Elle ajoute "Il a aussi dit que si il vous a fait du mal il en est désolé." Depuis quand s´excuse t´on auprès de quelqu´un dont on nie connaitre l´existence? Depuis quand est-on désolé pour un acte que l´on dit n´avoir jamais commis? 3ème convocation: La gendarme me dit que l´affaire est classée par le procureur, elle me dit qu´il n´y a pas eu de viol, je suis sous le choc, je pleure, elle ajoute "J´espère que ça vous servira de leçon, à l´avenir vous savez qu´on ne va pas seule dans une chambre le soir avec un homme qu´on ne connait pas." C´était UNE gendarme.

Yvetot

Gendarmerie Nationale

J'ai porté plainte il y a 6 mois contre mon banquier pour viol. Nous avons été convoqué pour une confrontation mi septembre. Durant 3h face à mon agresseur j'ai du répondre aux questions de la brigade et des avocats. Toutes m'étais adressé pour me justifier, moi la victime... La brigade m'a quand même posé la question : "Comment veniez vous habillé à la banque ?" Durant toute la procédure de la plainte à la confrontation il a fallu prouver que je n'étais "une pute" c'est rentrée dans ton intimité pour juger si tu mérites ou pas d'être violé et traité comme cela. Porté plainte pour viol c'est devoir se justifier sans cesse auprès des forces de l'ordre et la justice.

Bordeaux

Central

J’ai eu le courage 1 an après les faits d’aller porter plainte. En arrivant il a fallu que j’explique le motif de ma plainte devant plus de 6 personnes dont 5 hommes (alors que j’avais demandé à parler avec une seule personne) Quand je raconte mon viol subit chez moi par mon meilleur ami après une soirée pour célébrer son baccalauréat, le policier trouve des circonstances atténuantes pour l’accusé. Selon lui, boire une bouteille d’alcool n’a vraiment pas aidé à l’empêcher de contrôler ses pulsions, de plus que je ne suis pas “le dernier des boudins” donc c’était “compréhensible qu’il puisse craquer” Les faits se sont déroulés dans mon sommeil. Je vis dans un studio et donc il a dormi dans mon lit comme nous avions déjà fait des dizaines de fois, lorsque je suis allée me coucher j’étais complètement ivre, j’ai juste retiré mon pantalon et suis allée me coucher. Le fait que j’étais en culotte et bourré avait l’air d’être une circonstances atténuantes pour le policier puisque j’ai eu des reproches sur ma tenue. Il m’a aussi indiqué que les faits étant datés de plus d’an, que ma plainte ne serait pas du tout prioritaire.

Rouen

Brisou de barneville

Harcelée sur les réseaux sociaux et mon numéro de téléphone partagé sur Youtube pour inviter d'autres a me harceler. Refus de prendre ma plainte parce que "on ne saura jamais qui est derrière avec l'anonymat d'internet" et "de toute façon vous avez pas l'air traumatisée". Merci à ce commissariat de Marseille 👌

Marseille

Commissariat du 9e

J'ai voulue porter plainte contre mon ex. Pour viols, menaces et pour coups... On a refusé car au moment des faits nous étions en couple.. " madame vous devez faire votre devoir conjugal et obéir à votre conjoint, puis c'est un peu facile 1 ans après" On m'a vite raccompagner dehors.. Gendarmerie de buzancy dans les Ardennes

Buzancy

Gendarmerie

Après avoir subi à 13 ans des viols à répétition et après avoir suivi la violence de la brigade des mineurs et avoir vu mon bourreau condamné à un an de sursis, après avoir essayé pendant des années de reconstruire ce qu’il restait de moi, j’ai de nouveau subi la destruction morale par un homme. Celui-ci venait en bas de chez moi toquer à ma porte, m’espionner et quand il a m’a suivie du travail à chez moi et découvert que j’étais avec quelqu’un il a détruit ma vie professionnelle. Quand j’ai voulu déposer plainte au commissariat de plaisir j’ai senti la condescendance de la commissaire. Pourtant je suis arrivée avec toutes les captures d’écran des appels téléphoniques, des SMS ou je lui dis de partir de chez moi, huit témoignages sous Cerfa décrivant ce que je subissais etc. Seule est pas assez forte pour protester, j’ai finalement récupéré une main courante qu’elle a décrite comme je cite « «différend entre concubins » alors qu’il n’avait jamais été mon concubin. Alors qu’il s’agissait également de harcèlement sur le lieu de travail, puisqu’il a décrit ma vie sexuelle à toute l’entreprise. Ayant déjà connu la violence des commissariats de police j’ai laissé tomber et continué à subir, et à survivre grâce à mes proches, un psychiatre et quelques ordonnances

Plaisir

Plaisir

Après avoir subi à 13 ans des viols à répétition et après avoir suivi la violence de la brigade des mineurs et avoir vu mon bourreau condamné à un an de sursis, après avoir essayé pendant des années de reconstruire ce qu’il restait de moi, j’ai de nouveau subi la destruction morale par un homme. Celui-ci venait en bas de chez moi toquer à ma porte, m’espionner et quand il a m’a suivie du travail à chez moi et découvert que j’étais avec quelqu’un il a détruit ma vie professionnelle. Quand j’ai voulu déposer plainte au commissariat de plaisir j’ai senti la condescendance de la commissaire. Pourtant je suis arrivée avec toutes les captures d’écran des appels téléphoniques, des SMS ou je lui dis de partir de chez moi, huit témoignages sous Cerfa décrivant ce que je subissais etc. Seule est pas assez forte pour protester, j’ai finalement récupéré une main courante qu’elle a décrite comme je cite « «différend entre concubins » alors qu’il n’avait jamais été mon concubin. Alors qu’il s’agissait également de harcèlement sur le lieu de travail, puisqu’il a décrit ma vie sexuelle à toute l’entreprise. Ayant déjà connu la violence des commissariats de police j’ai laissé tomber et continué à subir, et à survivre grâce à mes proches, un psychiatre et quelques ordonnances d’antidépresseurs et de somnifères.

Plaisir

Plaisir

J'ai porté plainte grâce au soutien de mes ami.es et du personnel des urgences. Depuis le premier jour et à chaque nouvelle étape, j'ai eu le sentiment d'être face à un mur qu'il fallait détruire à mains nues : pour que l'on m'écoute, qu'on ne trahisse pas ma parole, qu'on ne minimise pas ce dont j'ai été victime. Dès l'enquête préliminaire on a essayé de me dissuader de maintenir ma plainte, elle a été classée sans suite. Mais je n'abandonne pas. Je n'abandonnerai jamais. Je l'écris ici pour m'en rappeler, pour me battre jusqu'au bout au nom de toutes les personnes victimes de violences sexuelles. À toutes celles et ceux qui ont fait face au mur de la police et a celui de la justice, je vous envoie toute la force et le soutien que je peux encore partager. Et même si j'ai les mains ensanglantées de frapper contre ce putain de mur, je ne perds pas espoir et j'irai au bout. Courage à tou.tes, ensemble on se tient debout et on les vaincra.

Marseille

Bonjour, je souhaitais témoigner de ce à quoi j’ai assisté lors de ma venue au comissariat. J’avais rendez-vous avec un policier donc j’attendais à l’accueil du comissariat avec une quinzaine de personnes qui attendaient aussi. En l’espace de 30 minutes d’attente 2 femmes sont venues car elles étaient harcelées par leur ex ou conjoint et à toutes les 2 on a demandé de raconter ce qu’elles subissaient devant tout le monde. La personne de l’accueil n’arrêtait pas de dire « plus fort Madame, plus fort », évidemment les femmes ne voulaient pas parler trop fort ce qui se comprend, enfin moi je le comprenais... j’ai trouvé que c’était inadmissible, et que pour ses femmes se devait être une double peine justement. Plusieurs petits bureaux/box étaient vides vraiment juste à côté et auraient pu être utilisés pour leur permettre d’expliquer leur problème discrètement et pas devant tout le monde. Mais non. Je tiens quand même à dire qu’avec le policier avec qui j’avais rendez-vous tout s’est bien passé, il a été super, j’étais venue pour un vol.

La Rochelle

La Rochelle

En demandant de l’aide à la police après avoir été violée en sortie de boite de nuit, ils m’ont dit de rentrer chez moi et de prendre une douche parce que j’avais trop bu et que demain ça ira mieux. Une amie les a quand même « forcer » à me conduire aux urgences de Montpellier. Lors de mon dépôt de plainte le lendemain, le gendarme m’a dit « vous avez bu beaucoup d’alcool quand même ! » et m’a fait remarqué qu’il fallait pas forcément sortir qu’avec des filles. Il m’a demandé si j’étais sur d’avoir dis non. Un an et demi après, je n’ai toujours pas de nouvelle de ma plainte.

La Grande-Motte

La grande

7 ans après les faits, plus âgée, plus éclairée, traînant de lourds bagages, … je trouve la force d’aller au commissariat expliquer ce qu’il s’est passé. Je passe des heures à tout écrire sur un carnet et me rends au commissariat. Je suis reçue par une femme, nous commençons à discuter. Au bout d’un moment, je lui explique que l’homme en question s’est, depuis, engagé dans l’armée. Depuis plusieurs années maintenant. Il essaye parfois de me recontacter en m’appelant 5,6..20 fois. La femme me répond : « Mais, vous savez, il y a des tests psychologiques à l’armée, on ne rentre pas comme ça, on recrute des personnes saines d’esprit, … » et commence à remettre en question ce que je raconte. Je suis partie. Je ne suis jamais retournée dans un commissariat. Quand j’y pense, je ressens beaucoup de rage. #impunité

Paris

Commissariat central du 10e

Il y a maintenant 16 ans, j’ai subi une importante vague de cyber harcèlement à travers les blogs mais aussi des faux profils qui usurpaient mon identité, en utilisant mes photos, mon nom et même transmettant mon adresse postale. J’ai reçu un déferlement d’insultes, de menaces et d’avances sexuelles, parfois très violentes. « Vas-y ouvre plus ta petite bouche de suceuse « , « tu ne sers qu’à sucer des bites », « je vais te défoncer petite pute »…Avec des messages quotidiens… imaginez ce que cela représente pour une ado. Je me suis décidée à en parler à ma mère et à nous rendre à la gendarmerie d’à coté pour porter plainte et faire arrêter tout cela. J’avais un dossier de centaines de feuilles d’insultes imprimées entre les mains. Pour autant, les gendarmes ont reporté la faute sur moi, m’ont dit que je n’aurais pas dû mettre des photos de moi sur mon blog et que de ce fait je ne pouvais pas porter plainte, ça ne servait à rien, mes images ne m’appartenaient plus…. Sans même qu’il y ait une once de réflexion sur ce que c’est que la diffamation, une prise en charge psychologique d’une ado humiliée et qui se sent en danger, etc. Depuis ce jour j’ai compris que je ne serai jamais aidée par la police, ils ne comprennent pas la violence insidieuse du harcèlement et nous reportent la culpabilité. Lorsque j’ai été violée plus tard, je n’en ai donc pas parlé du tout et j’ai considéré que c’était un peu de ma faute….

Saint-Pierre-du-Perray

Gendarmerie

J'ai vécu pendant 1 an dans une relation très dangereuse et toxique. Mon ex petit ami était une personne instable et violente, il me menaçait physiquement très régulièrement et exerçait une pression psychologique par la peur. Le jour où il m'a lancé une chaise dessus j'ai compris que je devais le quitter. J'ai trouvé la force de me séparer de lui mais, ayant toujours peur, j'ai continué à échanger par messages avec lui. Quand j'ai voulu m'éloigner il m'a harcelée de messages, m'a fait croire via sa mère qu'il était mort. J'avais 18 ans, j'étais seule et effrayée alors avec un ami je me suis rendue au commissariat de Pontault-Combault pour porter plainte. La policière qui m'a reçu m'a demandé si on avait des enfants ensembles, quand je lui ai dit que non elle m'a regardée d'un air étonné et m'a dit "bah arrêtez de lui parler alors". Quand j'ai expliqué que j'avais peur de rompre le contact car il avait été violent avec moi, elle n'a même pas réagi. Elle m'a simplement dit de changer de numéro de téléphone et d'adresse pour pas qu'il ne me retrouve. Elle a vu dans son casier judiciaires des choses graves, qu'elle ne m'a pas communiqué, se contentant de me faire encore plus peur en me disant "Il faut vraiment que vous fuyez cet homme". Elle a dit que ça ne servait à rien de porter plainte, que ça serait une main courante et que si il me recontactait je devrais porter plainte. Elle l'a appelé devant moi et lui a expliqué la situation. Il a été mis au courant que j'étais actuellement dans un commissariat proche de chez lui en train de déposer une main courante contre lui. Je suis sortie du commissariat terrifiée, je regardais chaque voiture, chaque personne autour de moi par peur qu'il vienne se venger. Quelques jours plus tard j'ai vu sa voiture garée près de chez moi le soir, j'ai vu la plaque d'immatriculation. J'ai appelé le commissariat et pris des photos mais on m'a dit "On peut rien faire, il est venu vous voir ? Il vous a menacé ?" Et bien sûr quand j'ai répondu que non, qu'il était juste garé dans ma rue (à plus d'une demi heure de route de chez lui) plusieurs soirs de suite, on m'a dit qu'il fallait qu'il fasse quelque chose pour qu'ils puissent intervenir, puis que j'avais pas déposé de plainte de toute façon (plainte qui a été reclassifiée en main courante sans même me demander mon avis). J'ai vécu dans la peur depuis, je l'ai bloqué sur tous les réseaux sociaux et ai changé mon pseudo partout, passé tous mes comptes en privé et j'ai déménagé. Je n'ai pas eu de problèmes mais ça aurait pu être bien plus grave et on m'a complètement abandonnée à seulement 18 ans et alors que je vivais seule.

Pontault-Combault

Police nationale Pontault-Combault

Il y a maintenant 16 ans, j’ai subi une importante vague de cyber harcèlement à travers les blogs mais aussi des faux profils qui se créaient sous mon nom, utilisant mes photos, transmettant mon adresse postale. J’ai reçu un déferlement d’insultes, de menaces et d’avances sexuelles, parfois très violentes. Avec des messages quotidiens… imaginez ce que cela représente pour une ado. Je me suis décidée à en parler à ma mère et à nous rendre à la gendarmerie d’à coté pour porter plainte et faire arrêter tout cela. J’avais un dossier de centaines de feuilles d’insultes imprimées entre les mains. Pour autant, les gendarmes ont reporté la faute sur moi, m’ont dit que je n’aurais pas dû mettre des photos de moi sur mon blog et que de ce fait je ne pouvais pas porter plainte, ça ne servait à rien, mes images ne m’appartenaient plus…. Sans même qu’il y ait une once de réflexion sur ce que c’est que la diffamation, une prise en charge psychologique d’une ado humiliée et qui se sent en danger, etc. Depuis ce jour j’ai compris que je ne serai jamais aidée par la police, ils ne comprennent pas la violence insidieuse du harcèlement et nous reportent la culpabilité. Lorsque j’ai été violée plus tard, je n’en ai donc pas parlé du tout et j’ai considéré que c’était un peu de ma faute….

Saint-Pierre-du-Perray

Gendarmerie

En 2014 à Lille, je me suis rendue au commissariat à côté de chez moi pour déposer une plainte pour violences conjugales. Ils n’ont pas voulu prendre ma plainte sous prétexte que c'était "une petite dispute qui a mal tourné". Ils m'ont alors proposé de déposer une main courante. Ce que j’ai donc fait. L’agent de police m’a emmené dans un bureau, à fermé la porte à clé. Il y avait aussi un autre homme qui était son collègue. On s’installe il me demande de lui raconter ce qui s’est passé. Au fur et à mesure il se met à me poser des questions indiscrètes mais me dit qu’il a besoin d’avoir le plus de détails possible pour le dossier. Il a commencé à me demander quelle était la fréquence de nos rapports sexuelles, que faisions nous au lit, est-ce que j’étais soumise etc... J’étais complètement tétanisée... Je voulais juste partir le plus vite possible alors j’ai répondu à toutes ses questions. Quand je réitère ma demande de déposer une plainte plutôt qu’une main courante il me répond : « Roh vous allez régler ça sur l’oreiller et ça ira mieux ». Et là le plus choquant arrive. Il me dit que lui est célibataire, qu’il a un bel appartement pas très loin du miens, qu’il cuisine bien et qu’avec lui je passerai une nuit de folie .....! J’étais sous le choc. Je pensais qu’il rigolait tellement ça me paraissait impossible ce qu’il se passait. Il s’est mit à écrire sur un petit bout de papier et me le donne. C’était son numéro de portable perso... Il me dit que si je veux qu’il m’aide avec l’histoire de mon ex je n’ai qu’à l’appeler ce soir mais passé ce delais il ne pourra plus rien faire pour moi... C’est à ce moment précis qu’il a dit cette phrase qui m’a glacé le sang. «Je te préviens rien de tout ça n’est arrivé, mon collègue qui est ici est témoin », son collègue répond « ah oui oui moi j’ai rien vu rien entendu », il reprend « Donc inutile de raconter ça à qui que ce soit ». J’ai même pas les mots pour décrire ce que j’ai ressenti. La peur. J’avais peur qu’il me retrouve, qu’il m’appelle, qu’il me viole. Et je savais que je pourrais rien n’y faire. J’étais impuissante. Alors je n'ai rien dis à personne. J’avais tellement honte et je me sentais coupable. Qu’est-ce qui avait pu faire croire à ce policier que j’étais attirée par lui ? Est-ce que je n’aurai pas dû répondre à ses questions ? J’aurais du dire quelque chose ? Puis j’ai compris plus tard que je n’avais rien fait de mal. Que c’était ces deux policiers qui abusaient de leur pouvoir. Depuis je n'ai plus confiance en la police ou la justice. A plusieurs reprises je me suis empêchée de porter plainte tant cette expérience à été traumatisante..

Lille

Lille Nord, 19 rue de Marquillies

RJ en oct 18 dans le 81 transféré au parquet 31. Décision procureur ouverture d enquête. Jamais traitée par PN Canal du Midi. Demande information en LRAR au TJ Toulouse en 2021. Réponse : en cours. Plainte juillet 21 dans 81 envoyée dans 31. Courrier TJ sept 21. Classée sans suite. Motif: désistement de plainte. Je n ai PAS retiré ma plainte !! 3 ans sans que mon ex ne soit seulement convoqué par la PN CANAL DU MIDI !!!

Toulouse

Canal du Midi PN Commissariat Central

Alors que je voulais poser une plainte pour maltraitance et harcèlement de la part de mon père (j’ai été témoin des agressions sexuelle , violence physique et psychologique qu’il a fait vivre à ma mère , mes frères et moi) J’ai mis plusieurs année à me sentir prête à en parler à la police et le jour J le policier à rigoler et m’a dit « mais enfin c’est rien c’est du passé faut penser à autre choses » J’ai eu beau dire que j’avais le droit, il a rien voulu savoir et m’a viré du poste…

Lyon

Croix rousse

Un homme m’avait suivi dans la rue jusqu’à chez moi et m’avait embrassé de force, avant d’essayer d’aller plus loin. Heureusement, des gens sont intervenus. Un policier prend ma plainte. Je sens qu’il veut dire quelque chose bien qu’il sache qu’il ne devrait pas. Il le dit quand même : « mais vous étiez seule dans la rue à 2h du matin... ». Blâmer les victimes, encore et toujours...

Grenoble

J'ai porté plainte au commissariat central de Noailles à Marseille. La policière qui m'a reçue m'a demandé de mimer les faits. Je venais pour viols. Puis, j'ai été orientée vers la Brigade des mineurs. Ça a été pendant deux mois que des réflexions du type "votre culotte était comment quand il vous l'a enlevé ?". J'avais 14 ans quand j'ai été violée. Ils se sont aussi amusés à me convoquer pour me poser des questions supplémentaires, en laissant bien grandes ouvertes les portes où d'autres venez témoigner. Une fois, j'ai reconnu la voix de mon violeur. J'ai entendu les policiers rirent avec lui en parlant de moi. Je suis partie et je ne suis jamais revenue. Aujourd'hui il est prof et moi j'ai plus aucune confiance en la police.

Marseille

Dans un secteur où plusieurs agressions et viols ont eu lieu, je rentre après des révisions chez une amie, et un homme m'attrape a la gorge pour tenter de m'entraîner derrière un bâtiment. Je me défend a l'aide d'une bombe lacrymo et porte plainte le lendemain. Le policier qui prend ma plainte me demande ce que je portais (un pantalon treillis et un sweat XL), pourquoi j'avais une lacrymo. Je lui explique que j'ai été violé.e par un ex, il réplique que "ça fait beaucoup non pour une seule personne là ?

Bordeaux

Talence

Mon copain m'a forcé pendant 1 an à avoir des relations sexuelles avec lui, bien que je pleurais, que je ne voulais pas. Il m'a fallu du temps pour réagir et ne plus le laisser faire. Et surtout me rendre compte qu'il s'agit bien de viol, même au sein d'un couple. Ce n'est pas NORMAL, il faut que cela cesse. Quand j'en parle à mes proches, on me dit souvent que ce n'est pas normal si je n'ai pas de libido... Or ne pas avoir envie et être forcée, sont deux choses totalement différentes. Minimiser n'est pas NORMAL.

J'avais 12 ans j'étais seul harcèle scolairement parents en train de divorcé, ma mère nous traité mal psychologiquement, j'étais le grand frère je devais m'occuper de ma petite soeur et petit frère, j'étais aussi atteint d'une maladie de peau qui reconvré pas mal mon corps ça gratte ça pique,avec des traitement cortisone photothérapie hospitalisation. mon père étais gentil mais ma mère a eu la garde elle avait beau avoir de l'argent pour nous nourrir ect... Les fin de mois on ne manger qu'un repas et tous les repas c'était des premier prix... Alors qu'elle avait plein d'aide et une pension de mon père mais elle a préfère garder cela pour elle son confort c'est opération esthétique... Elle a même fais passer une opération pour maigrir pour un cancer... J'ai donc commencé à dealer en tout cas a transporter de bloc a bloc pour rapporter de l'argent à ma mère pensant qu'on était dans le besoin a l'époque. j'ai vite a arrêté car devenue fou comme si tous le monde me regardé et un jour que je rentré chez moi dans un coin un groupe de mec genre 25 ans mon attraper et mon violer il n'a pas eu le temps de finir c'est deux potes guettez et cacher mais a un moment j'ai pu réussir à m'échappe grâce à un bruit qui l'avait troubler... Après cela j'ai essayé de me suicider plusieurs fois mais je n'arrivais pas car j'avais mon frère et ma sœur... Un jours j'ai pris mon courage a deux main et je suis aller à ce commissariat dû au de mes 12 ans... J'ai raconté tous cela mais le policier ne m a pas cru et m'a dit que cela était des histoires pour me faire remarquer... J'ai insisté il mon dit qu'il devait appelle mon responsable légal pour voir avec elle si cela était vrai je lui est dit que non terrifié et il m'a dit 'soit tu pars et c'est des histoires soit tu me donnes le numéro' Je suis partie en courant. Et ne suis plus jamais aller et est souffert de plein d'autres choses plus tard...

Nice

Moulin

Bonjour, j'avais 21 ans lorsque j'ai été victime de viol et que j'ai déposé plainte. Ayant été d'abord examiné par un médecin légiste à l'hôpital, je n'ai pas eu à faire le "premier" pas pour être reçue par la police. Ce sont eux, qui dans un premier temps, ce sont déplacés à l'hôpital. Quand je me suis rendue après au commissariat... j'étais escortée par eux, dans leur voiture de police comme si j'étais une coupable. Il était presque une heure du matin quand je suis arrivée au commissariat, je n'avais pas dormi la nuit précédente, plusieurs fois, j'ai demandé si je ne pouvais pas revenir le lendemain à la première heure, on a refusé, m'indiquant qu'il valait mieux déposer plainte le plus vite possible, que c'était urgent. C'était tellement urgent qu'on m'a laissé poiroté dans le froid, seule dans la salle d'attente pendant plus d'une heure sans me calculer, comme pour me tester. Les policiers passaient régulièrement, ils se marraient dans leur salle de pause. On ne m'a pas calculé tellement qu'à un moment, j'ai voulu me barrer et je me suis demandée si on ne m'avait pas oublié. Enfin, j'ai été reçu par une policière. Elle devait avoir cinq ans de plus que moi. Elle était froide comme la glace, sèche et agacée. Je lui raconte péniblement mon récit à plusieurs reprises, elle a tapé ma plainte ponctué de regards froids. Quand je la relis, les faits sont minimisés, elle a changé certains termes importants que je lui ai dis. Je suis épuisée, j'en ai marre de devoir me battre pour que ma plainte soit vraiment mon témoignage. J'insiste plusieurs fois pour remodifier des mots et coller au plus près de la vérité. Elle soupire, me montre clairement que je la gonfle à vouloir faire les modifications, mais finit par le faire parce que je ne lâche rien. Au moment de prendre les photos de mes bleus et des marques sur mon corps, j'indique à la policière les zones. Quand je lui montre mon bleu sur ma mâchoire, elle soupire, désagréable et me sort un truc comme "c'est bon, on voit quasiment rien, je prends les autres". Elle a pris quelques photos, mais pas la totalité. On ne m'a pas proposé une seule fois de boire un verre d'eau. J'ai dû le demander si on pouvait faire une pause parce que je n'avais pas bu depuis plusieurs heures, elle m'a trainé dans la salle de repos des policiers remplis d'hommes qui riaient pour que je me prenne quelque chose au distributeur (qui ne marchait pas évidemment) J'ai fini dans la salle d'eau, là où il y avait les WC pour boire au robinet. Apparemment, la police ne peut même pas donner un gobelet d'eau à une victime venant déposée plainte! Quand j'ai fini par signer ma plainte (vers 3h du mat), la policière ne m'a jamais expliqué les démarches qui allaient suivre. Elle n'a pas eu un mot de compassion, rien, juste un glaçon. Je ne sais pas comment je suis allée jusqu'au bout, parce qu'à de nombreuses reprises, j'ai eu envie de partir tellement je me suis sentie humiliée et déconsidérée. J'avais l'impression qu'on ne me prenait pas au sérieux. Et le comportement de la policière a essayé de minimiser certains des faits et de mes propos m'a clairement bouleversé. Il a fallu que je contacte moi-même le tribunal pour apprendre un an plus tard, qu'on avait classé ma plainte. Il n'y a jamais eu de confrontation, et plus jamais de nouvelles de la police.

Nice

En 2015 suite à une agression sexuelle pendant une soirée je me suis rendu au commissariat pour porter plainte. Dans un premier temps la policière à l'accueil ne voulait rien entendre, elle voulait que je fasse une main courante, il a fallu que j'insiste et que j'insiste encore (au bord de la crise de nerf) pour être enfin reçu par un OPJ et sa collègue, après m'avoir demandé comment j'étais habillé, si j'avais bu etc ils ont fini par me dire d'un air excède que si on condamné tous les hommes pour ce type d'agissement les 3 quarts seraient en prison. (Plainte classé sans suite)

Viols-le-Fort

Viols-le-Fort (34380)

C’était il y a quelques années. J’étais en couple depuis plusieurs mois. J’ai quitté mon petit ami de l’époque. Et il m’a ensuite demandé de recoucher avec lui. Je ne voulais pas. Il m’a ensuite dit qu’il m’avait filmé à mon insu en train de lui faire une fellation et que si je n’acceptais pas de recoucher avec lui il enverrait sur une clé usb la vidéo à mes parents. Je suis allée au commissariat de Créteil avec ma meilleure amie pour qu’on m’aide. Ils ont d’abord rigolé, puis ils ont refusé de prendre ma plainte et enfin ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire pour moi. Afin que mes parents ne tombent pas sur la vidéo j’ai fait un double des clés de la boîte aux lettres en cachette (seul mes parents avaient la clé) Tous les jours pendant 2 ans j’avais la peur au ventre quand je vérifiais la boites aux lettres. Après on a déménagé donc ça m’a soulagé vu qu’il n’avait pas l’adresse.

Créteil

Créteil

Un témoignage pour donner un peu d’espoir. Je suis allée dans un commissariat de Paris déposer plainte pour viol cette année. Dans ce Premier commissariat, l’accueil a été un peu spécial mais je n’en ressors pas traumatisée car la suite de la procédure s’est bien passée. Dans le hall d’accueil on me demande très fort devant cinq ou six collègues pourquoi je viens, la date des faits et le nom du Violeur. J’étais assez stupéfaite mais j’ai répondu. Un peu spécial quand même. J’ai déposé plainte devant une policière muette qui m’a demandé à la fin de mon dépôt : mais vous ne l’avez repoussé à aucun moment? On m’a ensuite fait attendre environ quarante minutes le temps de transmettre à un magistrat afin de savoir si une main courante était déposée ou si la plainte était bien prise en compte. La policière est revenue m’annoncer que j’allais devoir témoigner à la PJ. Elle m’a en revanche dit de bien répéter tout ce que je lui avait raconté et dans les détails. A ce moment là j’ai senti qu’elle me croyait, ça a été un grand soulagement. Je suis ensuite allée déposer le lendemain à la PJ où la prise en charge a vraiment été exemplaire. Les policiers sont très bien formés et cela se ressent. Même s’il y a eu des moments gênants dans le premier commissariat, je pense avoir eu la chance d’être écoutée. Courage aux victimes qui sont tombées sur des policiers incompétents et adhérents à la culture du viol. L’accueil n’est pas le même partout, je peux en témoigner. Je pense que les policiers doivent tous être formés à ces problématiques, c’est à dire pas seulement dans les services spécialisés. Mon conseil aux victimes est de ne surtout pas renoncer à déposer plainte. Peut être trouver un autre commissariat? Dans une autre ville? Il ne faut pas se laisser intimider. Je sais à quel point c’est dur tellement les victimes sont culpabilisées et découragées. Courage! Enfin, je pense que les individus qui composent la police sont le reflet de la société. Certains sont misogynes et adhèrent à La cultures du viol, d’autres non (et ce n’est pas une question de genre). Il faut se préparer à la violence et à la culpabilisation. C’est très répandu. Si la police m’a bien accueillie, j’ai coupé les ponts avec tous les gens autour de moi qui me faisaient des remarques déplacées et ne me soutenaient pas. En général ils participent totalement à la culture du viol. Courage aux victimes. J’espere Que les policiers non formés le seront. N’ayez pas honte, n’ayez pas peur, le monde change. Votre corps et votre parole comptent!

En 2013, j’ai porté plainte contre l’homme qui était mon père pour inceste et j’ai dû aller raconter mon histoire dans 5 commissariats différents avant que mon histoire soit prise en charge. J’attendais dehors, paniquée. Une proche est allée dans le premier commissariat où j’avais été et a hurlé sur les agents en les menaçants de porter plainte contre eux s’il ne prenait pas ma plainte instantanément. Ce à quoi ils ont répondu « faites-là entrer ». C’est ici que tout a commencé. Effectivement, j’ai reçu des commentaires déplacés et des questions qui n’avaient pas lieu d’être. Cet expérience m’a traumatisé au pont de ne jamais porter plainte pour les autres viols.

Sèvres

Commissariat de Sevres

Bonjour, Un soir d'octobre, il y a 5 ans, je rentrais de mon service au restaurant, tard le soir, et j'ai été sexuellement agressé par un taxi. Avant de déposer plainte, je suis allée chez ma mère, quelque jours. J'avais déjà été violée 2 ans auparavant, alors je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ça se répétait. Grâce à elle et son soutien, je reviens sur Paris, et elle m'accompagne pour déposer plainte au commissariat. Problème, ils ne peuvent pas prendre la plainte, et nous conseillent de nous rendre au commissariat d'à côté, le lendemain. J'y vais seule, ma mère a du travail. Lorsque je suis reçue, c'est dans un bureau, face à un homme visiblement agacé. Il y a une femme policière dans le bureau, aussi. Je raconte donc mon histoire, et je dis que je veux déposer plainte. L'homme lève les yeux au ciel à la fin de mon récit. Il dit qu'il ne comprend pas. Que ça sonne faux. Et que les fausses victimes, il les reconnaît aujourd'hui ; et pour lui, j'en suis une. Choquée, je réponds que son avis m'est égal, et que je veux juste déposer plainte. Que ça n'est pas la première fois que ça m'arrive, et que je ne comprends pas son comportement avec moi. En entendant ça, que j'ai déjà été violée, il rigole. Il me dit que c'est encore un mensonge : comment une femme violée aurait-elle pu faire confiance à un taxi, sans voir venir l'agression ? Alors il dit qu'il va prendre ma plainte. Et puis qu'il fera des recherches. Sur moi, ce que je fais, mes activités. Dans mon téléphone, mon ordinateur, chez moi. Qu'il trouvera des preuves que je mens, "à tout prix". Là, c'est un peu trop. Je me lève de ma chaise, et je pleure en criant que je ne comprends pas. J'interpelle la femme aussi, en lui demandant si c'est normal. Je commence à paniquer. L'homme se lève aussi, et il me pousse hors de son bureau. Je lui demande ce qu'il fait, mais il est bien plus fort que moi. Il me jettera hors du commissariat. J'appelle ma mère, elle arrive, réclame le nom du flic qui n'a pas pris ma plainte. C'est la dame présente dans le bureau qui viendra à nous, en rigolant, et en affirmant que personne ici ne nous donnera son nom. Je porterai finalement plainte dans un autre commissariat, après en avoir fait 7 avec ma mère, à 22h. Le pire ? J'ai été rappelée par la police 3 mois après. Le type que je décrivais, 2 autres victimes l'ont décrites aussi. La même agression, 3 fois, sur 3 jeunes femmes différentes, en 6 mois à peine. Profil connu des services de police, le type est un agresseur sexuel récidiviste. Mon procès est dans 6 mois. J'en veux encore aujourd'hui tous les jours à ce flic, pour m'avoir fait douter de moi, alors que les faits le prouve : je n'ai jamais menti... Force à nous toutes.

Paris

12ème

J’ai été agressée sexuellement à deux reprises par un « pote » lors de deux soirées où j’étais tellement saoule que je ne me souviens de rien. La première fois, il l’a raconté à d’autres amis je lui ai dit que je ne me souvenais de rien et que je ne voulais plus jamais qu’il vienne dormir à côté de moi. La deuxième fois, un autre ami l’a vu se coucher contre moi, je dormais déjà, et commencer à me toucher les seins et à se frotter contre moi, il est intervenu et m’a sauvé. Je suis aller porter plainte, mon ami qui est témoin a déposé aussi. La gendarmerie m’a plutôt bien reçu, mais j’apprends que le fait que j’étais ivre joue en ma défaveur, classement sans suite. Nous avons appris qu’il avait violée une autre fille à une soirée où elle était très alcoolisée, d’autres amies ont déposé contre lui et une autre à porté plainte, classement sans suite. Donc ce mec dangereux continu de choisir ses proies, au moment où elles sont le plus vulnérable pour abuser d’elles et la justice ne fait rien. (J’ai tout le dossier si ça peut aider, avec tous les témoignages, ma plainte, la déclaration de l’accusé qui a un discours décousu car il ment et s’emmêle les pinceaux, c’est effroyable)

Albertville

ALBERTVILLE

2 mois après avoir quitté mon ex violent, celui-ci m’harcèle d’appels, messages et autres tous les jours malgré les blocages et listes rouges. Une nuit il escalade le portail de ma résidence et tente de rentrer chez moi. Heureusement ma fenêtre est fermé. Je suis terrifiée. Dès le lendemain je veux porter plainte en sortant du travail. Je sonne et on me demande d’expliquer pourquoi je veux porter plainte. Je suis dans la rue et je dois parler fort pour qu’on m’entende à l’interphone. Je suis très gênée. J’explique mais la policière s’agace « Mais il n’a pas réussi à rentrer ? Donc tout va bien ? Je ne comprends rien. Rentrez.  » Dans le commissariat, je raconte les mois de calvaire, la rupture, le harcèlement qui suit et la tentative d’effraction. Tout cela à l’accueil derrière le comptoir. La policière refuse de prendre ma plainte car selon elle il n’y a pas assez d’éléments surtout que je n’ai pas appelé la police sur le moment. De plus elle rit en expliquant que c’est souvent ça les garçons, ils n’aiment pas être quittés mais que ça va passer. Je lui demande ce que la police peut faire pour m’aider. Elle me répond que la prochaine fois qu’il essayera de rentrer chez moi je devrais appeler la police. Je fonds en sanglots quand je comprends que je vais devoir attendre qu’il recommence. La policière est agacée et me dit que je ne dois pas me mettre dans des états pareils. Je quitte le commissariat et fais une crise d’angoisse dans ma voiture. Mon ex compagnon recommencera.

Poitiers

Trois cités

J'avais 18 ans quand j'étais venue déposer plainte pour harcèlement et menaces de morts de la part de mon ex en larmes, je n'ai pas été reçue car n'avait pas tous les documents j'étais paniquée et il avait 8 ans de plus que moi. J'étais victime de violences conjugales mais je n'avais que le harcèlement à déposer pour le moment car je voulais être en paix. À l'accueil du commissariat c'est une dame qui m'a reçue et m'a fait comprendre que les "ruptures ça arrive" qu'il ne faut pas "mentir pour se venger", alors que j'étais la parce que je voulais que sa traque s'arrête et j'avais peur pour ma vie connaissant déjà de quoi il était capable. On m'a gentille ment renvoyé chez moi en me sous entendant que je faisais des histoires et que je peux déposer une main courante si j'insiste tant que ça mais pas une plainte.

Plaisir

Commissariat de plaisir

En attendant une amie devant un musée, un homme me demande « Tu suces ? » je lui dis non et qu il n’a pas me parler comme ça. Il s énerve, me menace de me violer, me bloque le passage. J ai réussi à entrer dans le musée et l agent de sécurité à empêcher l agresseur de me suivre et lui a demandé de partir. Quand j ai porté plainte le lendemain au commissariat, le policier qui m’a recue n’était pas formé : il ne savait pas ce que c etait qu un « outrage sexiste ». Il n a pas qualifié les faits comme il fallait puisqu il a omis la partie Menace de viol. Une autre policiere a assisté au dépôt de plainte, elle m interrompait pour discuter avec son collègue (celui qui prenait ma plainte). Le policier m a fait comprendre qu il n’y aurait pas d’enquête. Alors même que l agent de sécurité était témoin, le policier ne comptait pas lui demander de témoigner : il m a dit que c était à moi de retourner au musée pour demander à l agent de sécurité de venir au commissariat. Évidemment la plainte a été classée sans suite

Paris

14eme arrondissement

J'ai porté plainte pour trois agressions sexuelles, commises par la même personne, sur plusieurs années. Je l'ai fait pour moi et pour une autre victime qui ne peut pas porter plainte. Je suis persuadée qu'il va récidiver et voulais protéger les autres. J'ai très bien été reçue au commissariat de police, mais quand ma plainte a été transférée à la gendarmerie plus rien n'a été fait dessus. Je les ai sollicités à de nombreuses reprises pour savoir où en était la plainte, au début ils ne la trouvaient pas parce qu'une faute avait été faite au nom de l'agresseur en l'entrant dans leurs fichiers. Ensuite, à chaque appel il m'était impossible d'avoir des informations car la personne en charge de ma plainte était toujours injoignable. Toujours la même réponse : "je vais lui transmettre votre numéro et il vous rappelera au plus vite", sans aucune surprise il n'a pas rappelé une seule fois. Je l'ai eu une fois au téléphone, par hasard (il était là au moment où j'ai appelé) et il a pu m'apprendre qu'il n'avait absolument rien fait sur le dossier. Il m'a dit qu'il avait des "affaires plus graves" que la mienne mais qu'il allait commencer à travailler dessus la semaine suivant mon appel et qu'il me tiendrait au courant à ce moment. C'était il y a 6 mois et je n'ai aucune nouvelle. À l'heure actuelle, ma plainte a plus d'un an et l'accusé n'est pas encore au courant qu'une plainte est déposée contre lui. J'ai l'impression de me battre dans le vent. Je leur ai fourni toutes les preuves dont ils ont besoon dans ma plainte,ils n'ont qu'à auditionner l'accusé et pourtant ils ne le font pas.

Saint-Martin-d'Auxigny

Lors de mes 15 ans je suis sortie pour me balader avec un ami qui avait 20 ans a l'époque (qui est le cousin d'une ancienne amie maintenant). J'étais habillée normalement, mais celui ci m'a plaquée contre un mur dans la rue et a commencé a me touche a des endroits inapropriés. Il me bloquait avec un de ses genoux et me menacait de me faire du mal si je me debattais ou criais, mon corps a refusé de bouger pendant 20 min. Je n'ai pu en parler a personne sauf a ma meilleure amie le lendemain qui m'a conseiller de porter plainte, sauf que j'étais en foyer a l'époque donc suite a ca j'ai été "privée de téléphone car c'était surement a cause de cela que c'était arrivé", et privée de sortie aussi bien évidemment. J'ai donc porté plainte contre cet homme mais plainte qui n'a pu aboutir car je n'étais plus vierge au moment des faits. Merci la justice francaise.

Vesoul

Vesoul

J'ai vécu plus de 5 ans avec un homme qui me battait régulièrement. J'étais sous emprise donc il était difficile pour moi de partir. On s'était séparé une énième fois, mais j'ai accepté de le revoir le temps d'une soirée chez lui. Très vite, il m'accuse d'avoir eu des relations sexuelles avec d'autres hommes. Ça dégénère et il me force à avoir des relations sexuelles avec lui, que je refuse. Je me débats, il me tabasse. Je suis toute tuméfiée. Il me déchire mes vêtements, mes papiers, casse mes chaussures, mon téléphone etc. J'attrape un peignoir et je cours pieds nus à l'extérieur pour demander de l'aide. J'ai peur qu'il me tue. Le Commissariat du 9 ème à Lyon n'est pas loin. J'arrive là bas, nue sous mon peignoir et marquée par les coups. L'accueil est froid. On me regarde de haut en bas et la policière qui recueille mon témoignage soupir. (Je soupçonne du racisme, je suis noire). Je lui explique la situation, je suis paniquée et à bout. Elle me demande l'adresse de mon ex conjoint. Elle s'entretient avec lui et m'accuse de l'avoir provoqué et poussé à bout. Je suis outrée, d'autant plus que je suis couverte de marques et pieds nus! Je demande à appeler ma mère qui sait que mon ex conjoint me battait, pour qu'elle leur explique la situation. La policière et ses collègues rigolent. Je me sens perdue, je me demande comment ils peuvent être aussi peu empathique et je me demande pourquoi ils me traitent ainsi. Il est 5h du matin, je suis la seule victime dans ce petit Commissariat. Je leur demande si quelqu'un peut me raccompagner chez moi. Je suis nue et pieds nus et j'habite pas à côté. La policière me lance un regard noir et me dit que le métro va bientôt réouvrir et que je n'avais qu'à le prendre. Les autres policiers me regardent avec un sourire narquois. Je suis sous le choc. Il n'ont pas pris ma plainte et me traite comme une moins que rien. Après 30 min, un policier que je n'avais encore jamais vu me propose de me ramener.

Lyon

7eme arrondissement

Après des mois de violences conjugales je prends mon courage à deux mains et décide de porter plainte. J'arrive au commissariat avec des bleus et autres traces de violence bien visibles. Ca n'a pas empêché qu'on me réponde qu'ils ne sont pas là pour régler les disputes de couples. Je n'ai même pas eu l'occasion d'expliquer ma situation, à partir du moment où j'ai dit que c'était mon copain le dialogue était clairement rompu: yeux levés au ciel, ma parole coupée sans arrêt, etc. On a refusé de prendre ma plainte.

Bordeaux

mériadeck

Je me suis rendue au commissariat du Kremlin Bicêtre pour porter plainte pour agression sexuelle. Je suis reçue dans un bureau par un policier et une policière. J'explique les faits, ce qui est déjà une grosse épreuve. A la fin de mon témoignage ils se regardent, rigolent et disent ne pas pouvoir prendre une plainte pour si peu, que ça ne servirait à rien et que je ne veux tout de même pas gâcher la vie de cet homme. Ils m'ont ainsi culpabilisée pendant 20 minutes. Je suis ressortie en pleurs, seule et désespérée

Le Kremlin-Bicêtre

Kremlin Bicêtre

Il y a des années de ça, je vais au commissariat central de Bordeaux, j'explique pourquoi je viens, on me dit : "les faits ont eu lieu à Gradignan, vous devez aller porter plainte au commissariat de Pessac". C'était peut-être comme ça que ça s'organisait en interne entre les commissariats de la communauté urbaine bordelaise mais en France c'est illégal de refuser un dépôt de plainte. On ne m'a même pas donné l'adresse du commissariat de Pessac. C'était vraiment "casse-toi, pas notre problème". Si je n'avais pas eu la force de volonté d'aller jusqu'à l'autre commissariat moi-même (et elle était déjà bien entamée après qu'on m'a dit d'aller voir ailleurs si j'y étais), j'aurais juste disparu dans la nature et personne ne se serait inquiété de ce qu'une femme visiblement en détresse n'ait pas été prise en charge.

Bordeaux

C'est plus de 8 ans après les faits que ma colère gronde et devient de plus en plus assourdissante. Je pensais pouvoir digérer tout ça ; et je ne parle pas ici que du viol que j'ai subi à 20 ans, mais également de la prise en charge pitoyable lorsque j'ai souhaité porter plainte à l'hôtel de police de Rennes. Mes parents m'y ont conduite et, guidée par une force surhumaine, j'ai pris mon courage à deux mains et ai raconté à la policière tout ce qui s'était passé, en omettant aucun détail, tel un bon petit soldat, pensant que tout était important pour la potentielle ou future enquête. J'en étais encore à penser cela. L'entretien a rapidement tourné court, et j'ai compris que cela ne mènerait à rien quand elle m'a dit, à la fin de mon histoire : "Vous aviez bu combien de verres exactement?" suivi d'un "Donc si je résume, vous ne connaissiez par les gens avec qui vous passiez la soirée?" d'un ton accusateur. Le coup de grâce, c'était la conclusion, lors de laquelle j'étais tétanisée et n'osais plus rien dire, rouge comme un tomate, me sentant honteuse, petite et ridicule : "Dans tous les cas, votre cas est tellement banal que dans la pièce d'à côté mon collègue entend la même histoire d'une jeune fille de votre âge" et "J'espère que vous vous rendez compte que si vous portez plainte, il y aura une confrontation... sauf que dans votre cas, les faits sont presque impossibles à prouver. Il faudra avoir le cœur accroché, car le jeune homme donnera une toute autre version ; il faudra vous battre, pour sans doute aucun résultat". Je suis ressortie de cette pièce au carrelage des années 70 abattue, découragée et triste de ne pas avoir été écoutée, de ne pas avoir trouvé de soutien de la part des autorités, de m'être sentie vide et incapable de rétorquer quoi que ce soit à cette agente qui remettait ma parole en doute à chaque instant. Cet épisode n'était pourtant que le début de cette double peine : seule, invitée à me taire, il faudrait désormais accepter le fait d'avoir été victime de viol mais également d'être invisible aux yeux d'une société qui n'en a que faire. Il faut que cela cesse.

Rennes

Hôtel de Police

-Tentative de viol- Hello ! Merci 1000 fois pour ce que vous faites, c'est super important ! J'en profite pour apporter ma (petite) pierre à l'édifice : En mars 2018, en rentrant de boite de nuit, je me suis fais abordé près de chez moi par un mec qui voulait rentrer et dormir avec moi 🤡 le mec est devenu très menaçant et insistant donc je l'ai laissé me suivre jusqu'à l'intérieur de mon immeuble et de mon appart sachant que j'habitais au RDC et que j'étais en coloc avec un mec plutôt baraque (La présence de mon coloc l'a fait fuire) Des que j'ai réussis à m'en débarrasser, j'ai fait le 17 pour qu'ils envoient une patrouille dans le coin sachant que c'est un quartier où y avait précédemment eu pas mal de viol... évidemment ils se sont jamais déplacés ! On passe les trois jours de stress post-traumatique... Je me présente au commissariat la semaine suivante : Pire accueil possible de la policière de l'accueil (en plein milieu de l'entrée) cad le premier contact pour toute victime souhaitant porter plainte, clairement soulée par ma présence : -c'est de ma faute j'avais qu'à pas rentrer à 5h du matin aussi "pff, sortie de boite.. 🙄" -de toute façon pas moyen de porter plainte parce que y a zéro infraction et il m'est rien arrivé de toute façon... -quand j'ai confiée à la policière que le mec m'avait dit qu'il avait un couteau "vous avez vu le couteau ???? Bah non, bah vous avez pas été agressée alors !!!!!" J'obtiens malgré tout la possibilité de déposer une main courante : j'ai cette fois ci affaire a un policier (blanc) plutôt "gentil et compatissant" mais également a côté de la plaque : -"vous les petits blancs vous pouvez plus rentrer de soirée tranquille maintenant" -"ah ça y va les rackets dans les rues en ce moment" -etc. Euh dude tu compares pas une tentative de viol et un vol de téléphone stp.. On passe le contenu en lui même de la main courante "(...)en rentrant chez elle a 5h du matin, seule et alcoolisée, (...)". J'ai clairement pas eu le force de demander à ce qu'il soit réécrit.. Bon après il a malgré tout fait en partie son taf en me donnant des numéros de psy de la brigade des mœurs Numéro que je n'ai jamais contacté, sachant que cet épisode au commissariat m'a presque autant traumatisée que ce pour quoi j'y étais aller... COMMISSARIAT CENTRAL DE NANTES - WALDECK ROUSSEAU - 2018 PS : J'y avais déjà été précédemment pour un vol d'ordinateur et une détérioration de domicile et j'avais été très bien reçue bizarrement...

Nantes

Commissariat central - Waldeck Rousseau

Il y a quelques années, je suis allée porter plainte pour harcèlement, menaces, viols et violences conjugales par mon ex conjoint. Le policier a d'abord essayé de flirter avec moi en ponctuant l'interrogatoire de sous-entendus: "votre numéro de téléphone svp? Vous inquiétez pas c'est pas pour mon usage perso! Quoique..." et autres réjouissances. Puis, au cours de l'entretien, alors que je lui demandais plus de détails sur le déroulement et pourquoi il me posait telle ou telle question ; il m'a répondu "Normal qu'il vous harcèle, vous êtes tellement chiante". Il a ensuite refusé de prendre la plainte car "il faut qu'il vous fasse pire, que vous soyiez blessée physiquement pour porter plainte" et m'a fait poser une main courante. Je n'ai plus jamais remis les pieds dans un commissariat. L'ex en question a été mis en prison cette année, jugé pour violences conjugales après que la Police ait finalement dû intervenir lors d'un épisode violent sur sa toute nouvelle conjointe. Combien a-t-il fait de victimes avant et après moi, ayant reçu le même accueil par la Police? Voilà comment un prédateur violent et dangereux reste inconnu des services de Police et agit impunément pendant des années. Il faut "accessoirement" ce que les médias appelle un drame pour le stopper.

Pantin

Commissariat central de Toulouse, en 2017. Je souhaite porter plainte contre mon ex conjoint et père de mes enfants (alors âgés de 6ans et 4ans). Je l'ai quitté l'année précédente suite à de nombreuses violences psychologiques et son comportement de plus en plus dangereux. Cette fois là, il me harcèle au téléphone (plus de 25 appels en 1h et des dizaines de sms de menace et d'insulte). Il vient d'apprendre que j'ai saisi le Juge aux Affaires Familiales et il est fou de rage. Une fois passé l'accueil (où je dois expliquer devant tout le monde ce qui m'amène, et subir le regard dubitatif du policier) on accepte de me recevoir. Le policier m'informe d'entrée qu'il ne prendra pas ma plainte, au motif que mon ex n'exprime pas clairement des menaces de mort dans ses messages. Pour info, ses messages disaient qu'un jour j'allais payer, que je ne m'en sortirais pas comme ça, que la roue finirait par tourner… Il rodait devant chez moi, devant mon travail, devant l'école de mes enfants, mais selon le policier, "on ne peut pas empêcher les gens de circuler". Toujours selon lui, Mr était simplement triste de notre rupture, et avait mal pris ma saisine du juge. Il s'est même permis de me conseiller de discuter avec mon ex pour apaiser la situation car "il n'a pas de casier, et puis vous l'aviez choisi comme compagnon, donc ça ne doit pas être un mauvais garçon dans le fond" J'ai fini par obtenir une main courante, la 4ème pour des signalements assez similaires. En sortant, ce policier a même tenté de m'inviter à boire un verre à l'occasion... J'en suis sortie dégoutée et abandonnée, et encore plus terrorisée, me demandant comment j'allais pouvoir nous mettre en sécurité mes enfants et moi, si même la police ne pouvait rien pour nous.

Toulouse

Commissariat Central

Dans le courant de l’année 2018 , forcer par mes proches à venir porter plainte pour le viol que j’avais subi, j’ai été reçu une première fois par deux policiers et suite à ma demande, j’ai été ensuite pris en charge par deux policières et lors de la plainte, les policières m’ont posé des questions horribles comme-ci c’était de ma faute : {Avez-vous aimé ça ? , Avez-vous jouis ? Comment j’étais habillé ce jour là ? Étant donné que mon oncle avez émis des doutes, est-ce que vous êtes pas débattu car vous le vouliez ? } je me suis sentis salis et comme ci c’était moi la fautive.

J'accompagne ma meilleure amie porter plainte pour harcèlement et menaces. Le policier nous isolé dans une salle pendant que les autres policiers semblent en très grande forme. Le policier lis à peine les messages et décrète qu'elle ne peut pas porter plainte car le message dit "j'ai envie de t'éplucher la gueule" et non pas "je vais". Ce sera donc une main courante. Pendant ce temps là on entend les blagues graveleuses des policiers : "elle est où ta vaginette", "toi je vais te violer"...

Paris

Du 18eme

Je me rends au commissariat avec ma mère (elle qui doit déposer plainte car je suis mineure) pour porter plainte contre mon petit ami. Pour des faits de: violences physiques, psychologiques, séquestration, menaces de mort, agression sexuelle… Lorsque j’arrive je suis quelque peu dans un état second, étant donné le choc que cela fût de revenir à la « réalité » et de prendre conscience de ce qui m’était arriver (par le biais d’amis et de ma famille). Lorsque j’arrive au comptoir et que ma mère explique que nous souhaitons porter plainte pour violence sur conjoint, un policier me regarde en rigolant et dit à la cantonade « ah bon, on n’a plus le droit de taper les femmes maintenant ? ». Lorsque j’ai été entendue par un commissaire (seule) il a pris ma déposition puis m’a dit «  vous êtes jeune, dans ces affaires là les hommes arrivent toujours à s’en sortir. Vous allez vous détruire plus qu’un autre chose, ce sera long et au final, vous n’aurez pas pris le temps de vous reconstruire ». Je suis donc partie en déposant simplement une main courante. Lorsque j’ai décidé quelques semaines plus tard d’y retourner pour insister et déposer plainte, il m’a dit les mêmes choses, mais m’a convaincue qu’en déposant une main courante dite « ciblée » ils auraient toutes ses informations personnelles pour aider au mieux la prochaine victime. 6 ans plus tard, je rencontre un policier en co voiturage qui m’informe qu’une main courante ciblée n’existe pas.

Nantes

Valdeck Rousseau

C’était il y a 10 ans, je suis allée porter plainte pour tentative de viol contre X, accompagnée de ma sœur et ma coloc car je ne me sentais pas d’y aller seule. Premier accueil? Ce monsieur, la cinquantaine, qui me demande comment j’étais habillée et pourquoi je rentrais seule la nuit. J’ai été choquée, j’étais déjà détruite, et je n’ai pas su réagir. Heureusement, un collègue à lui a su le faire taire et m’a indiqué une personne bienveillante pour prendre ma plainte, mais le mal été fait. Je me souviens toujours de ses mots, et je me suis souvent demandé pourquoi je n’étais pas rentrée dormir chez cette amie qui me l’avait proposé juste avant qu’il commence à me traquer, et ma tenue je l’ai passée en revue, je la connais par cœur. Il y a un avant et un après, même quand c’est une tentative de viol, et certains mots n’aident pas. Dix ans plus tard je tremble encore en écrivant ça.

Lyon

Hello c’est pour un témoignage Commissariat d’aix en Provence, à 17ans j’ai enfin le courage de porter plainte pour un viol subi quand j’en avais 15 parce que mon agresseur était dans le même lycée que moi et me harcelait en me montant une réputation de salope de surcroît Je suis tombée sur une femme exécrable, méchante au possible qui n’a fait que me dénigrer en me disant que c’était ma faute, que j’aurais me débattre, que non ce n’était pas un viol parce que j’étais en couple avec lui a l’époque… elle est allé jusqu’à dire que je portais plainte uniquement pour me venger du harcèlement que je subissais et s’est moquée sans cesse de moi quand j’ai fondu en pleur parce qu’elle n’arrêtait pas de me dire que c’était ma faute, que si elle a son âge un homme lui avait fait ça elle se serait défendue… elle m’a aussi soutenu que non la sidération psychique ça n’existait pas, que j’étais juste trop faible et qu’il fallait que ça change sinon ça m’arriverait de nouveau Au final elle a carrément refusé d’inclure le harcèlement dans son rapport (alors que c’est une circonstance aggravante) parce que selon elle personne ne croirait à mon histoire

Marseille

Aix en Provence (impossible de trouver aix dans les propositions au dessus, mais c’était a aix)

Un homme a tenté de me violer dans la cage d'escalier de mon immeuble. Je vais porter plainte, je raconte ce qui c'est passé : 3h du mat, je rentre chez moi, il me suit dans le hall, etc. Le flic ne cesse de me couper la parole : vous étiez où avant ? En boîte, je rentrais là. - En boîte ? Vous aviez bu ? Oui, un peu. -donc votre témoignage n'est pas fiable. -euh mais j'étais pas ivre. et le voisin peut confirmer mon histoire. -et vous étiez habillée comment ? En robe. - elle était courte ? Euh oui... - faut pas rentrer seule et ivre surtout si vous vous habillée très court aussi. Ça continue sur la culpabilisation. Mais c'est ce passage qui m'a le plus marqué. Ils n'ont jamais été interrogé mon voisin qui m'avait quand même sauvée cette nuit là

Lyon

7eme

Après une visite médicale, mon médecin m’a persuadé de porter plainte contre mon compagnon pour violences, ayant une bosse à la tête, la lèvre fendue légèrement et surtout étant en total état de choc après une altercation où il a tenté de me m’étrangler lorsque je lui ai dit que je le quittais après de multiples violences physiques et morales. (Contrôle de ma manière de m’habiller de parler de mon alimentation, géolocalisation, fouille quotidienne du téléphone des réseaux de l’ordinateur, interdiction de regarder des hommes torse nu ou en short à la tv, interdiction de communiquer de quelque manière que ce soit avec un homme etc). Lors du dépôt de plainte, rien à dire. La policière qui l’a pris a été parfaite, compréhensive, a l’écoute. Il est immédiatement mis en garde à vue. Le médecin légiste constate les blessures ainsi que des blessures antérieures sur mon corps. Arrive la confrontation puisqu’il ne reconnaît pas les faits, et là ça se complique. Déjà je suis reçue dans un bureau ou y’a 5 policiers, 2 occupés à manger leurs sandwichs en se marrant en racontant des blagues de cul, et deux autres en train d’interroger un homme pour violences sur sa conjointe … Pendant la confrontation la policière est odieuse, et ses collègues se marrent à chaque fois qu’elle m’humilie. « Vous n’aviez qu’à partir ». « Si vous souhaitiez avorter c’est même pas des violences aggravés », « ah mais c’est de sa faute si vous avez subi de l’inceste étant enfant ? Si on est pas bien dans sa tête on ne se met pas en couple », « c’est bon arrêtez de chialer il a fait 46h de garde à vue à cause de vous ». Il a été relâché sans poursuite parce que le procureur a estimé que c’est ma dépendance affective qui m’a poussé à rester et que de ce fait j’étais responsable de ce qui m’arrivait. 15 jours après, j’étais cherchée par le samu pour en tentative de suicide. Par chance, j’ai été prise en charge pas des équipes médicales géniales qui m’ont aidé à traverser cette épreuve et apprendre à construire des relations saines, mais aussi à me déculpabiliser parce que non, ce n’était pas de ma faute.

Strasbourg

Commissariat Central

J’ai déjà apporté un témoignage à Anna contre le commissariat de Montpellier mais j’en apporte encore un concernant un autre commissariat dans le même département, car malheureusement ça n’arrive pas qu’une fois. C’était il y a au moins 7 ans, j’étais adolescente et je vivais chez ma mère avec mes frères et sœurs. J’ai du appeler la police un soir car son ex dont elle s’était séparé était venu récupérer des affaires et juste avant de partir a sorti un couteau et a essayé de la poignarder devant moi et mon frère qui a l’époque avait 2 ans. On a réussi tant bien que mal à le faire sortir de la maison et bloquer toutes les entrées et j’ai appelé la police pour signaler ce qui venait de se passer et exprimer mon inquiétude car j’avais peur qu’il revienne. Tout ce qu’on m’a répondu c’est « rappelez si il revient », par chance il n’est jamais revenu. Nous sommes allées porter plainte à la police quelques jours après et la femme qui prenait ma déposition a eu beaucoup de remarques culpabilisantes à propos de ma mère. Il n’y a jamais eu de suite alors que cet homme était déjà connu des services de police pour des faits similaires. Il n’a été proposé aucune aide psychologique et cet homme a harcelé ma mère pendant des mois, la faisant tomber en dépression, allant jusqu’à une tentative de suicide car elle n’arrivait plus à s’en sortir et la police n’a jamais accepté de l’aider.

Pézenas

Sur la plateforme en ligne de la police concernant les signalements des violences sexistes et sexuelles, j'ai voulu rapporter le fait qu'un professeur de lycée "sextait/nudait" et couchait avec ses élèves, mineures de +15ans. Le policier m'a dit que si elles étaient consentantes ce n'était pas illégal. Il m'a réorientée vers la plateforme Pharos pour les agissements de ce professeur commis sur les réseaux sociaux en me donnant des informations erronées sur le fonctionnement de Pharos.(signalement techniquement impossible contrairement à ce que m'avait affirmé le policier) J'ai vraiment eu le sentiment qu'il le faisait pour mettre rapidement fin à la discussion. Malgré mon désarroi, j'ai persévéré et ai fait mes recherches de mon côté. J'ai exposé les faits à une juriste: elle m'a dit que le comportement de ce professeur était notamment constitutif d'un délit d'atteinte sexuelle sur mineure de plus de 15 ans par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions; qu'il ne s'agissait pas de consentement mais d'emprise et même la tentative d'atteinte sexuelle est punie par la loi. Si même des policiers supposés formés à ces questions spécifiques tiennent de tels propos erronés et de facto nous découragent, comment porter plainte dans un commissariat après une telle expérience? Le prof en question continue... #doublepeine

Plateforme (de la police) de signalement des violences sexuelles

J’ai eu la même histoire avec ce commissariat, j’étais dans le tram et un mec se baladait en se frottant aux jeunes filles qui n’osaient pas le remballer (je l’ai su plus tard, j’étais sur mon téléphone avec des écouteurs je n’avais pas remarqué ce qu’il se passait), il est arrivé à mon niveau en pensant faire pareil sauf que malheureusement pour lui je suis très sanguine et ma première réaction a été de lui éclater le nez, il est sorti à l’arrêt suivant avec le nez en sang et c’est à ce moment-là que le conducteur du tram a appelé les policiers. Il ne s’est rien passé quand ils sont arrivés car ils ont décrété que comme l’homme en question s’était enfui il n’y avait rien de plus à faire. Je leur ai demandé si je pouvais me rendre au commissariat directement pour déposer une plainte et ils m’ont répondu « ah non c’est bon vous avez causé assez de dommages pour aujourd’hui » j’y suis quand même allée le lendemain, bien décidée à porter plainte coûte que coûte, mais ils ont refusé

Montpellier

Central

6 mois après ma plainte, que je pensais donc classée dans suite, je reçois un appel à mon travail.il faut venir maintenant pour la confrontation ». Devant mon ahurissement et mon choc, en plus de mon impossibilité à quitter mon poste, je réponds ne pas pouvoir venir maintenant, le policier me répond « il va falloir assumer maintenant ».

Colombes

Colombes

Je suis arrivée au commissariat pour porter plainte pour le viol dont j'ai été victime à 16 ans. Il y avait une salle d'attente avec deux hommes qui attendaient. Le policier a l'accueil m'a demandé devant tout le monde le motif de ma venue. Quand j'ai répondu "viol" il a paniqué, m'a dit que ce n'était pas le bon endroit, qu'il fallait faire des analyses gynécologiques. J'ai expliqué que les faits avaient eu lieu il y a 7 ans et le flic a eu l'air très embêté. Il m'a fait attendre avec les deux inconnus qui venaient d'apprendre que j'avais été violée, il n'y avait aucune confidentialité des échanges. On m'a fait passer dans une salle avec la porte ouverte (tout le monde dans la salle d'attente entendait tout) et un policier a qui j'ai du raconter les faits. Il m'a demandé pourquoi je portais plainte seulement maintenant, comment j'étais habillée. Puis il m'a fait refait sortir pour patienter dans la salle d'attente. J'ai attendu nerveusement pendant au moins 45 min (ça faisait déjà une h que j'étais là) et finalement un policier vient me dire qu'ils ne pourront pas prendre ma plainte car ils n'auront pas le temps et doivent s'occuper des deux hommes avant moi. Lun de ces deux hommes explique qu'il est là pour un vol de portable, il trouve que c'est moins grave et propose de revenir demain pour me laisser sa place mais le policier refuse. Je commence à m'énerver. Plusieurs policiers arrivent et l'un me crié dessus "On est tous victimes ici !". Je pète un câble, je prends les papiers sur son bureau et les jette par terre, en lui demandant de quoi il est victime, lui? Les policiers me forcent à m'asseoir. Ils me font mal. Je me dégage et pars en entendant un policier me traiter de connasse. Je suis allée des le lendemain porter plainte à l'hôtel de police car je savais que si je ne le faisais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Ma plainte a été déposée. J'ai signalé le refus de dépôt de plainte du commissariat des Capucins a l'igpn mais ça n'a rien donné, j'ai reçu une lettre disant que selon témoin c'est moi qui avait été violente avec les policiers.

Bordeaux

Commissariat des Capucins

J’ai porté plainte pour viol il y a un an. J’ai été reçue par une policière stagiaire dans un couloir plein de passage d’un commissariat du 78 (Versailles) pour « déblayer le terrain » en attendant qu’un bureau se libère. (Je précise que j’avais appelé avant le secrétariat du commissariat pour leur dire l’objet de ma plainte). Une fois dans le bureau, son collègue homme ne semble pas vouloir décoller du bureau et chantonne à côté de nous, vérifie la machine à café, prends son temps ... Lors de mon récit, la policière s’est mis dans une posture de force, ne m’écoutant pas, en me coupant la parole sans arrêt en me disant « ouais mais non ça passera pas ça ». Elle m’a demandé plusieurs fois avec insistance si j’avais eu du plaisir et à plusieurs reprise : « mais pourquoi ne vous êtes vous pas débattue ? ». Elle me jugeait, je ne me sentais pas du tout à l’aise. Elle m’a même dit que d’enlever le préservatif pendant l’acte sans demander à sa partenaire n’était pas un viol. Elle a voulu prendre mes notes (que j’avais faite pour bien tout restituer lors de mon témoignage) et elle m’a dit que de toute façons je devais porter plainte que dans ce commissariat. Je suis finalement allée à la gendarmerie du 78 de La Queue Lez Yvelines où j’ai été bien mieux reçue. (1h pour avoir connaissance de ce qu’il m’est arrivée et 4h d’audition pleine avec une gendarme vraiment très gentille et à l’écoute).

Versailles

Versailles

J'étais en stage à Bourges, j'avais 16 ans. Un gars m'avait harcelé dans la rue, durant plusieurs jours... Je ne savais ni quoi faire et ni comment réagir face à ça... La goutte d'eau c'est quand il a parlé à un de mes amis pour dire que je suis allumeuse... Je suis allé porté plainte 2 fois: la première fois toute seule face à une policière qui ne portait pas en compte ma plainte car j'étais mineur et je devais être accompagné d'un adulte. La deuxième fois j'étais avec un adulte, le grand père d'une amie, et ma plainte n'a pas été encore prise en compte car je devais être avec un membre de ma famille... Je n'ai plus du tout eu le courage de porté plainte une 3eme fois, même quand ma tante était venue me voir... J'ai dû hébergé chez cette amie qui m'a aidé, et son grand père m'emmenait et me récupérait à la sortie du magasin où je faisait mon stage. Ils m'ont beaucoup aidé mais je suis triste de voir que j'ai dû faire ce schéma juste pour pas recroiser ce mec et pas retourner à la gendarmerie. Aujourd'hui j'ai 21 ans et je n'ose toujours pas reporté plainte.

Bourges

Commissariat de Police Nationale

A 16 ans j’ai été victime d’une usurpation d’identité sur un site de rencontre sur lesquels cette personne partageait mes nudes ( visage apparent) Je suis passé par 2policier différent pour au final qu’on me dise que je ne pouvais porter plainte qu’avec mon père 2eme passage au commissariat les policiers du matins se disent que j’ai assez raconté mon problème et que je serai plus à l’aise avec une policière La s’enchaîne l’heure de calvaires, on me dis que c’est de ma faute , que ça n’ira nul part que c’était à moi de ne pas le faire, que pour mon âge je suis trop active sexuellement etc, me forçant à porter la faute sur mon ancien compagnon alors que ce n’est pas lui Je n’ai pu posé qu’une main courante je n’ai pas eu le droit de porter plainte et je n’ai jamais su qui était derrière ce compte

Niort

Niort Centre

Bonjour, J’ai vu passer votre demande de témoignage sur plusieurs story émanant de tout un tas de personnes différentes Au début je les ait vu passer et me suis demander si je voulais y aller moi aussi de mon petit mot puis je me suis dit que bof c’était pas si terrible Mais depuis hier j’ai les larmes aux yeux et les mots et les images que je gardaient bien loin de moi sont revenus insidieusement à la surface Il y a maintenant 5 ans j’ai été violée par un ami lors de sa soirée d’anniversaire Poussée par mon père j’ai immédiatement porté plainte L’examen par le médecin légiste reste à ce jour mon expérience la plus traumatisante, plus même que le viol Déjà sa froideur, le fait que pour lui il était trop tôt un dimanche matin donc autant faire vite et sans affect; il m’a fallu 3 ans avant de refaire un examen gynécologique pendant lequel j’ai d’ailleurs pleuré tout du long Les questions pendant la confrontation ensuite … est ce que si je n’avais pas bu on aurait couché ensemble? Encore aujourd’hui je vois pas le rapport Je revois encore la flic me rendant mes affaires quelques jours plus tard, je n’ai jamais été autant humiliée par un regard et cet échange bref Mais vraiment l’examen gynécologique par le médecin légiste … c’était faire prolonger le viol 5 ans plus tard j’en pleure encore Ceci dit je tient vraiment à parler aussi de ce policier merveilleux qui a pris ma plainte, a été d’une patience et d’une compréhension extraordinaire et m’a permis de raconter mon histoire avec mes mots et à mon rythme, il a été un très très grand soutient ce soir la Ha oui, dernier détail de la justice froide et cruelle qui vous annonce par un courrier après des mois sans nouvelles que votre violeur ne sera pas poursuivi… on manque de preuves « C’est pas grave ma chérie, au moins la prochaine fois qu’il fait ça il y aura un précédent » Je ne savais pas que j’avais besoin de dire ces choses, les larmes commencent à brouiller ma vue, je m’arrête donc ici, merci pour votre démarche

Strasbourg

Strasbourg

J’ai déposé plainte l’année dernière lorsque que j’avais 16 ans pour viols & agressions sexuelles. J’ai du retourner plusieurs fois au commissariat avant d’avoir un rdv avec une personne spécialisé dans les violences sur mineur qui pouvait prendre la plainte, on m’a donné 3 versions différentes de comment il fallait que je procéde pour porter plainte, c’était très confus. Un homme prend ma plainte, je suis enregistrée et filmée, des personnes rentrent dans la salle toutes les 5 minutes, je ne parle pas de mon récit je dois simplement répondre à des questions. On me demande si il étais amoureuse de lui ou non au moment des faits ( c’était mon petit ami) ce à quoi je réponds non parce que c’était pas de l’amour notre relation, c’était une histoire de domination, et maintenant que je connaissais l’amour, ce n’était sûrement pas cela. J’ai compris que ça ne jouerait pas en ma faveur. Dans le récit des faits, des choses ont ete modifiées, je n’ai pas osé le dire sur le moment, je ne savais pas si c’était important ou non. Il me demande si j’ai autre chose à dire, je lui parle des saignements et de la douleur que ça m’a procuré après les faits + ematome au niveau de la poitrine qui n’ont pas été pris en compte. Tous le long du récit, il me coupe la parole des centaines de fois et me dit que tout ce qui touche à l’ordre psychologique (cad finalement ce qui permet de caractériser l’emprise) il ne le prend pas en compte donc je n’ai pas à en parler. Ma mère rendre et il lui dira en privé que ça va être compliqué que la plainte aboutisse parce que « je m’exprime trop bien pour mon âge ». Il nous fera prendre rdv avec un centre à Grenoble pour passer des tests, il ne nous dira rien sur la nature de ce que j’allais faire, on a signé les papiers sans savoir, le centre nous dit que ce sera un rdv avec des professionnels de la santé, je m’attends à un bilan sur les conséquences physiques (TCA-TDS), le centre nous dit bien qu’il n’y aura pas de test gynécologiques parce que ça sert à rien en vu des faits qui remontent à 2 ans. J’arrive sur place et a la dernière minute quand je rencontre le médecin il me dit que le mec qui gère ma plainte a demandé exclusivement un examen gynécologique. Il me précise que ça ne sert à rien et s’excuse parce que c’est simplement un moyen de voir si j’accepte ou non de le faire, pour voir si je ment ou non. Il sait d’avance qu’on ne verra rien, je le fait quand même et j’ai eu énormément de chance de tomber sur quelqu’un d’aussi compréhensif et bienveillant, il n’a pas voulu utiliser de spéculum parce qu’il sait que ça allait être traumatisant, et m’a rassuré sur le fait que je pouvais dire non à n’importe quel moment. Après cela, on m’a donné un rdv avec un psychologue de la cour d’assise de Grenoble, un « professionnel de ses cas là », on ne m’a pas dit que je pouvais en choisir un si je voulais (j’aurais choisi ma psy sinon) : Toute la séance n’a été que débat. Il commence par me dire que j’aurais pu faire quelque chose pour me défendre, ce n’est pas comme si j’avais 6 ans. Je lui parle donc des conséquences neurologiques, il me dit que ça ne veut rien dire et que la chimie n’explique rien. Il me dit que je devrais être au moins contente d’être un objet de désir et que certaines personnes aimerait avoir au moins ça. Que l’amour ce n’est pas comme dans les romans à l’eau rose, et que le désir n’est jamais respectueux ( tout un discours freudien) au point de me sortir qu’inconsciemment j’étais consentante. Il me demande comment mes parents ont pu me croire. Et que c’était à cause des problèmes avec mon père que j’allais vers des personnes malsaines, c’est pour cela que j’étais consentante parce que je savais avec quelle type de personne j’étais. Il m’a dit que de toute façon les mouvements metoo influençaient ma plainte. Et que je cherchais ce qui m’étais arrivé par manque d’amour, que ce viol était une preuve d’amour. Ma plainte a été classée sans suite, même après avoir dénoncé les propos du psy au procureur de la république.

Gap

Gap

Commissariat de Toulouse : 2019 je me fais agresser dans la rue par un homme. Je vais porter plainte on me refuse de me prendre la plainte car je sens l'alcool ! Il y a un mois je vais porter plainte contre mon ex pour violence conjugales. Je ne suis pas encore à l'intérieur que la policière me demande depuis combien de temps je suis avec lui. C'est extrêmement difficile d'aller porter plainte, on me repose la même question à l'accueil. Comme si la durée du couple était légitime pour porter plainte ou non. Au moment de deposer ma plainte, j'ai été très écoutée aucun doute sur ça et bien pris en charge. Malgré tout, le policier qui prenait ma plainte s'est permis de me dire je n'avais pas besoin d'aller sur Tinder (il me demandait où j'avais rencontré mon ex) vous êtes tellement belle et puis moi vous voyez je suis fidèle. Je venais de surprendre mon ex avec une autre et de ce fait il avait tenté de m'étrangler. Mais comment peut on sortir ça à ce moment là à une victime complètement déboussolée ? 🥺😫 Deux jours après je dois y revenir pour demander une réquisition. Les policières de l'accueil me regardent et me l'a refusent. Je me sens abandonnée j'en ai besoin pour le médecin légiste.. je me suis mise à pleurer et c'est leur chef qui leur a dit ça va pas vous donnez lui immédiatement.

Toulouse

Métro canal du midi

La gestion de ma plainte a été terrible. Je suis allée porter plainte quelques heures seulement après mon viol. J'étais encore sous le choc. Le policier a été très gentil mais m'a tout de suite demandé si je n'essayais pas de tester l'homme qui m'a fait du mal, si j'étais sûre de ne pas être consentante, si j'étais sûre d'avoir dit non parce que ça change tout apparemment. Il m'a demandé si j'étais habillée comme ça à la soirée ou non et m'a regardé avec jugement car j'avais un décolleté. Ensuite il a entendu ma soeur et lui a demandé si j'étais une allumeuse et si je mhabillais comme une aguicheuse tous les jours. Puis je n'ai plus eu aucune suite. Depuis ce moment là. Le crime reste impunie. Et moi j'ai été punie car l'homme en question était de mon école et je n'ai plus osé y mettre un pied. J'ai changé d'école pour mon Master et de ville car il m'a fait passé pour une menteuse car il était populaire. Et comme j'avais réussi à en parler, à ouvrir ma bouche, ça ne pouvait pas être vrai. En effet quand le viol est vrai la victime ne doit pas parler ou elle n'ose pas car elle est trop traumatisée. Si elle parle c'est que c'est forcément faux. J'ai même fini par minimiser ce qui m'était arrivé inconsciemment et j'ai aujourd'hui de gros troubles dans ma sexualité qui me bloque au quotidien. Merci la Justice française. Justice mon cul. En France il est aujourd'hui mieux pour sa santé mentale de ne pas porter plainte. Ce n'est pas normal.

Grenoble

Hôtel de police de Grenoble

Commissariat de Meriadeck à Bordeaux, j'arrive à 2h du matin après une énième menace de mon harceleur, harceleur m'ayant déjà frappé, ayant essayé de forcer ma porte et m'envoyant des menaces de mort par SMS. J'arrive donc au commissariat, explique ma situation, mes peurs et le fait que je crois en ses menaces : j'ai peur pour ma vie. La policière m'explique à la vue d'un message que je reçoit devant elle : " il dit que vous passerez la porte pour la dernière fois quand vous rentrerez,mais ça n'est pas illégale de vous attendre devant chez vous." Refus de prendre ma plainte ou même une main courante : " on a des choses à faire mademoiselle". Je demande à être raccompagné chez moi car j'ai peur. La réponse : " on est pas taxi". Je suis rentrée chez moi, ça a continué 6 mois de plus. Il est passé à l'acte...encore.

Bordeaux

Meriadeck

J'ai porté plainte en début d'année 2020 contre un mec rencontré sur tinder qui me harcelait de vidéos porno prises sur internet ou de lui-même. Après lui avoir raconté les faits, la femme qui est censée prendre ma deposition me dit "et donc vous voulez faire quoi ?". Je lui dis que je veux porter plainte, que c'est dans mon droit et que les faits que je viens de lui raconter sont illégaux. Elle a soufflé, a ensuite déballé un monologue sur "se mettre sur des applications de rencontres c'est dangereux", "une femme est morte récemment suite à un rdv tinder', "vous vous rendez compte que vous avez donné votre numéro à un inconnu ? On ne sait jamais ce qu'un inconnu peut avoir en tête, il peut vous retrouver juste avec ça", et "il n'y aura aucune suite, on ne peut pas le retrouver juste avec son numéro". J'ai dit que je souhaitais réellement porter plainte, elle a donc accepté de le faire. Elle ne savait pas comment qualifier les faits, et est donc allée voir des collègues avant de revenir. J'ai dû raconter une 2e fois, en détail, tout ce qu'il s'était passé, avec la porte ouverte.

Poitiers

Poitiers

Voulu porter plainte pour viol on m’en a dissuader. « On peut rien faire pour vous madame ».

Bordeaux

Commissariat central

Voulu porter plainte pour viol on m’en a dissuader. « On peut rien faire pour vous madame ».

Bordeaux

Commissariat central

J'ai porté plainte a la gendarmerie d'Heyrieux ou j'ai été très bien reçu. Ensuite le dossier est parti à L'isle d'abeau ou j'habitais avec le père de ma fille. Alors qu'il était en garde à vue un gendarme m'a appelé en me demandant "en fait y a jamais eu de témoins ?" je lui ai expliqué que c'était le principe des violences conjugales. Ensuite il m'a dit "le monsieur ça fait 10 heures il pleure en cellule on a du mal a s'imaginer". J'ai eu l'impression que c'était moi la menteuse. La plainte a été classée sans suite

L'Isle-d'Abeau

L'isle d'abeau

Bonjour, Je fais suite aux témoignages reçus concernant le commissariat de Montpellier. Mon histoire touche au commissariat de Tours mais est semblable. J’ai voulu porter plainte pour viol avec blessures physiques (visibles) et certificat médical a l’appui. Je connaissais nom et prénom puisqu’il s’agissait de mon cousin. On m’a dissuadé de porter plainte « c’est compliqué » et surtout j’ai eu le malheur d’admettre que nous avions bu, à ce moment plus personne ne m’a pris au sérieux. J’ai eu le droit aux questions concernant ma tenue, mon comportement, mes propos, on m’a demandé de rentrer dans le détail des actes… J’étais responsable de mon viol car forcément en ayant bu je devais être consentante selon les policiers qui m’ont reçue. Je n’avais que 20 ans je me reconstruis petit à petit mais mon violeur ne sera jamais inquiété et je ne serais jamais considérée comme victime aux yeux de la justice. Ce qui est affolant c’est que là victime doit vivre en silence avec son fardeau. Je me suis rendue au commissariat 2 jours après le viol, mais peu importe finalement pour eux, parce que l’on te parle des soit disant % d’aboutissement d’une plainte « vous savez c’est très long, et puis ça n’aboutira jamais en justice, il vaut mieux passer à autre chose car de toute façon vous avez votre part de responsabilité ». J’ai raté une année d’étude, je me suis mise à fumer des joints plus que de raison car c’est seulement défoncée que j’échappais à cette réalité. On devient invivable envers nos proches, au point que 6 mois après j’étais suivie par une psychologue et un psychiatre, sous antidépresseur pendant un an. Je n’ai pas réussi à avoir un contact avec un homme de façon normal pendant presque deux ans. Et quand on relève enfin la tête et que l’on essaye de vivre, on se rencontre que rien ne sera jamais comme avant. Il m’a pris mon intégrité, ma joie de vivre, ma confiance et il a détruit mon estime personnelle. Nous vivons avec cette honte d’avoir été violée, on vit avec cette culpabilité, avec cette petite voix au fond de nous qui nous « c’est de ta faute ». Non je ne suis pas responsable de ce qui m’est arrivé, non ce n’est pas normal que l’on nous dissuade de porter plainte lorsque l’on a le courage de vouloir raconter notre histoire et de rendre justice, ce n’est pas normal de nous faire taire alors que l’on veut juste éviter que cette personne fasse du mal à une autre innocente.

Réveillard

Tours

Centre ville

Bonsoir, je viens moi aussi témoigner concernant le commissariat central de montpellier… il y a 10 ans maintenant, j’ai subi un viol en pleine rue de Montpellier à 18h. En rentrant chez moi, mon père a tout de suite vu que je n’étais pas moi même, choquée par ce qui s’était passé. Il m’a encouragé à porter plainte car cela paraissait comme la meilleure chose à faire, pour ne pas que cette personne s’en sorte, pour protéger les autres également de ce prédateur, je dis ok. J’ai été reçu par le chef de la brigade des mœurs et c’est ce même homme qui m’a fait vivre une seconde agression. C’est comme ça que je l’ai vécu: il m’a accusé de menteuse, m’a dit que je voulais faire mon intéressante, m’a demandé comment j’étais habillée ce soir là, si je ne l’avais pas cherché… à chaque fois que je racontais les faits, le procès verbal que j’étais censé signer ne retranscrivait pas ce que j’avais dis.. même en faisant reprendre plusieurs fois, j’avais bien compris qu’on me décourageait dans la démarche. Ce policier a insisté plusieurs fois pour que je retire ma plainte. Et au bout de plusieurs fois de ce que j’ai vécu comme du harcèlement, j’ai voulu la retirer, complètement influencée... Je ne l’ai pas fais pour autant, j’ai tenu bon même si celle ci a été classée sans suite. Pour que cela cesse… j’ai vécu cette plainte comme une agression supplémentaire, je veux dire, RÉELLEMENT. j’étais traité comme le violeur, mes parents et moi étions juste choqués de cette façon de faire… j’ai eu la chance d’être épaulée par ma famille, on a tous vécu ça comme une agression. Je revenais du commissariat en pleurs, la boule au ventre (j’ai du y retourner plusieurs fois…) a l’époque, ma mère avait contacté un avocat qui lui avais dis que « c’était la procédure habituelle des policiers ». J’ai fais suite à cela 6 mois de dépression sous traitement médicamenteux. J’ai du travailler sur moi très longtemps pour digérer cette agression sexuelle mais aussi la manière dont la police m’avait traité car je me suis sentie d’avantage salie, en insécurité totale, en grande souffrance psychologique à cause d’eux, à aucun moment je me suis sentie respectée, au contraire rabaissée plus bas que terre a un moment de ma vie où je n’étais plus que le fantôme de moi même… j’ ai eu la chance d’avoir des parents en or qui ont tout fait pour moi mais le pire c’est qu’avant de lire tous ses posts, j’étais loin d’imaginer que je n’étais pas un cas Isolé mais en plus de ça que 10 ans après, ça continue. Ça me donne envie de gerber. Toute cette histoire m’a fait dire que porter plainte ne servait à rien. Comme si on devait souffrir en silence, comme si le coupable avait raison. La justice n’existe pas pour ce genre de crime. Voilà en conclusion je ne suis pas certaine que je recommanderai a une amie de porter plainte malheureusement si ça devait lui arriver car elle subirai davantage encore en le faisant. C’est juste insupportable, insoutenable. J’aime à croire que tous les policiers ne sont pas comme ça mais comment peut on le savoir ? C’est tellement vu et revu… Merci de libérer la parole.

LB

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